Marie-Louise (Chassé) Meilleur

Doyenne de l’humanité

Lors de son 117e anniversaire en 1997, quand on a dit à Marie-Louise Meilleur qu’elle était la plus vieille personne au monde, elle aurait répondu : « Pauvre Canada ! » tout en riant…»

— Document biographique préparé par la Société historique du Nipissing (ourontario.ca)

En août 1997,  le Livre Guinness des records a proclamé la Canadienne Marie-Louise Chassé Meilleur, alors âgée de 116 ans, doyenne de l’humanité (la personne la plus âgée sur la planète). Au moment de la proclamation, elle vivait à Corbeil, dans le Nord de l’Ontario.

Née Marie-Louise Fébronie Lévesque à Kamouraska QC le 29 août 1880, Marie-Louise a été mère de douze enfants (dont deux sont décédés en bas âge) issus de deux mariages. Elle était fille de pêcheur qui était également propriétaire d’un hôtel à Kamouraska.

À 19 ans, elle a épousé Gérard Leclerc, un pêcheur de métier de son village. Il est décédé d’un trouble respiratoire au début de la Première Guerre mondiale, et Marie-Louise est alors déménagée à Rapide-des-Joachims avec ses quatre enfants.

Elle y a rencontré son deuxième mari, un bûcheron et contre-maître franco-ontarien nommé Hector Meilleur qu’elle a épousé en 1915, et avec lequel elle a eu six enfants. Après le décès de son deuxième mari, elle a vécu chez sa fille à Deep River, et par la suite au  Manoir Nipissing de Corbeil où elle a passé les dernières 10 années de sa vie.

En 1986, lors d’une entrevue avec Southam News, Marie-Louise a mentionné qu’elle retournerait volontiers au poêle à bois et à la lampe à l’huile d’autrefois, car elle trouvait que la vie à la course des gens du 20e siècle nuisait à leur qualité de vie…

Au moment de son entrée au Manoir Nipissing de Corbeil en 1988, elle était âgée de 107 ans, pouvait encore marcher seule, en s’aidant d’une canne, et faisait preuve d’un vif sens de l’humour.

Le travail ardu, redire les bonheurs de sa jeunesse, aimer sa famille, conserver un bon sens de l’humour et avoir la foi en Dieu — tels ont été les secrets de longévité de cette Grande Dame canadienne française !

À l’occasion de son Assemblée annuelle en 1997, la Société historique du Nipissing a présenté ses hommages à Marie-Louise Meilleur pour sa contribution générale à la société, en particulier, celle d’être un si bel exemple pour tous ceux qui l’ont connue.

Marie-Louise Meilleur est décédée le 16 avril 1998 à l’âge de 117 ans. Elle a été la doyenne de l’humanité entre le 4 août 1997 et le 16 avril 1998. (la femme la plus âgée sur la planète). Les données officielles suggèrent qu’elle est, encore aujourd’hui, la personne qui a vécu le plus longtemps de l’histoire du Canada.

Faits historiques intéressants liés à l’année de naissance de Marie-Louise Meilleur :

  • 1880 est aussi l’année où Calixa Lavallée a composé l’hymne national Ô Canada. L’hymne a été joué pour la première fois le 24 juin 1880.
  • L’année 1880 correspond au début de la construction du chemin de fer transcanadien, un projet initié par le premier ministre de l’époque,  John A. Macdonald.
  • 1880 est l’année où la première femme médecin à obtenu sa licence pour pratiquer au Canada, Dre Emily Stowe.
  • 1880 est aussi  l’année de naissance d’une autre femme qui deviendra très célèbre : l’écrivaine et activiste américaine, Helen Keller qui était sourde, muette et aveugle.
  • L’Américain Thomas Edison invente l’ampoule électrique.
  • Au moment de la naissance de Marie-Louise, le Canada n’avait que 13 ans !

De plus, saviez-vous que ?

  • Marie-Louise Meilleur a vécu dans une maison en bois rond sans électricité jusqu’aux années 50.
  • Le manoir où Madame Meilleur a vécu les 10 dernières de sa vie était logé dans l’édifice qui avait été construit pour la pouponnière des jumelles Dionne à Corbeil.

Vous pouvez visionner un reportage de Stéphane Laberge pour Radio-Canada à Corbeil au sujet de Marie-Louise Meilleur le 14 août 1997 (cliquez sur le lien ci-dessous). http://archives.radio-canada.ca/emissions/500-15671/page/4/ 2e réportage (en anglais) : http://youtu.be/KzVO9YKIDkU Références : Document biographique préparé par la Société historique du Nipissing (date inconnue, ourontario.ca); demogr.mpg.de/books/odense/6/11.htm9; www3.sympatico.ca/mgchassey/M_Lse/M_Lse.htm; listverse.com/2010/02/07/top-10-oldest-people-ever; freepages.genealogy.rootsweb.ancestry.com/~meilleuro/01214-04.htm#Corbeil%20woman%20set%20to%20mark%20115th

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

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Marie Duhaime

Enseignante, pionnière. visionnaire pour l’éducation en français en Ontario et pour les services aux enseignantes et enseignants retraités, historienne communautaire, bénévole

Marie Duhaime

Marie Duhaime, SOCIÉTÉ HISTORIQUE DU NIPISSING “NOTRE HISTOIRE” 1979-89.

«Marie s’est trouvée par sa participation, son exemple et son efficacité à ouvrir la porte à tous les francophones qui l’ont suivi [sic], par la suite surtout dans les postes supérieurs de l’Association [des enseignantes et des enseignants de l’Ontario] »

—Léa Blake, enseignante, soeur de Marie Duhaime, Société historique de Nipissing (biographie de Marie Duhaime), 2003  

Marie est née, la troisième d’une famille de 14 enfants, à St-Charles (Grand Sudbury) en 1907. Dès sa jeune enfance, elle a eu une passion pour l’école, et a eu l’occasion de la fréquenter tôt puisqu’elle était située juste en face de la maison familiale !

Alors qu’elle était encore jeune, sa famille a déménagé à Coniston où elle a poursuivi ses études jusqu’à la huitième année.

Par la suite, Marie a étudié à l’école Modèle de Sturgeon Falls. À cette époque, c’était la seule école où il était possible d’obtenir un brevet pour se diriger dans la carrière de l’enseignement.

Marie a poursuivi ses études et en 1933-34, elle a obtenu son brevet Première classe de l’École normale d’Ottawa, et éventuellement, son baccalauréat en éducation.

Elle a enseigné au primaire et au secondaire dans plusieurs villes et villages de l’Ontario. Elle a débuté sa carrière dans une petite école de campagne à Cache Creek, tout près de Cache Bay, puis ensuite à Verner.

Par la suite, Marie a enseigné à Iroquois Falls, Ansonville, et Sturgeon Falls.

Marie a été au service de la profession d’enseignante dans le Nord de l’Ontario pendant 45 ans. Au fil de sa carrière, de nombreux comités ont profité de son expertise dont, entre autres, son association professionnelle (AEFO) au niveau local et régional.

En plus de participer activement à la fondation d’unités régionales de l’AEFO, de groupes de la FFCF, des Cercles de Fermières et des ACFO régionales, elle a été la présidente provinciale de l’AEFO en 1960-61 et la présidente de la F.E.O. en 1964-65.

Lors du congrès de l’CMOPE (Conférence mondiale de la profession enseignante) en 1973, Marie fut chef de la délégation ontarienne à Addis-Abbeba, Ethiopie.

En 1976, elle a fondé l’unité française de ERO/STO (Enseignantes et enseignants retraités de l’Ontario) à Sturgeon Falls, dont elle fut la présidente.

En 1979, Marie a été une des membres fondateurs de la Société historique du Nipissing. Elle a été membre active de la Société jusqu’en 1991.

Elle a effectué d’innombrables recherches sur les pionniers francophones de sa région, et a été responsable de la section des pionniers de  Nipissing Ouest pour la publication « Nos belles figures d’autrefois » publiée en 1980  par la Société historique du Nipissing.

En reconnaissance de son dévouement à la profession enseignante, Marie a reçu la décoration de membre à vie de l’AEFO en 1969, et fut également la première femme du Nord a être décorée du Mérite franco-ontarien en éducation en 1978.

Elle est décédée en 1993 à l’âge de 86 ans.

Note historique : Depuis 1977, 14 Franco-Ontariennes du Nord ont été décorées du Mérite franco-ontarien en éducation. Vous pouvez lire la liste sur ce blogue en cliquant sur Mérite.

Références : ourontario.ca  http://www.regionducielbleu.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Aline Côté-Lortie

Traductrice, enseignante, visionnaire pour la culture et la sauvegarde du français en Amérique, militante pour l’éducation, bénévole

« Si je parle français, c’est grâce à ma grand-mère, une Lacoste descendante du fameux capitaine Elzéar Bernier ».

— Aline Côté-Lortie, Journal de Chambly, 2004

Née à Sudbury en 1932, Aline a été consciente de son héritage francophone dès un jeune âge grâce aux valeurs inculquées par ses parents quant au sentiment d’appartenance à sa culture.

Dans sa jeune vingtaine, elle a été membre de l’Association de la jeunesse franco-ontarienne dont elle a également été la présidente.

Aline a été membre de la Société historique du Nouvel-Ontario à Sudbury jusqu’en 1957 au sein de laquelle elle a organisé de nombreuses activités culturelles en français. Elle y a investi son cœur à faire connaître l’histoire de la francophonie ontarienne.

À la fin des années 60, elle a épousé le premier officier francophone de la GRC qui est venu travailler à Sudbury, et est alors déménagée à Maniwaki au Québec, avant de s’installer à Chambly sur la Rive-Sud de Montréal en 1969.

Mère de 5 enfants, Aline s’est toujours impliquée dans sa communauté par l’entremise des comités d’école. Elle a été commissaire à la Commission scolaire régionale de Chambly, présidente de la Commission scolaire de Mont-Fort et membre de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

Elle a également siégé au conseil d’administration du Centre local de santé communautaire (CLSC) du Richelieu et a fait partie de plusieurs comités de santé et de services sociaux tout au long de sa carrière.

En 1983, elle est devenue membre de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF) pour laquelle elle a organisé un congrès à Montréal en 1985. À la suite de ce congrès, elle a été membre du conseil d’administration de l’ACELF pendant 13 ans.

Au comité de l’ACELF, elle a organisé des échanges d’élèves francophones entre les écoles francophones hors Québec et le Québec afin de faire vivre aux jeunes qui venaient séjourner au Québec « un contexte totalement français ».

À titre professionnel, elle fut directrice adjointe chez Bell Canada, traductrice à la Cour, puis enseignante en français dans une école anglophone.

L’amour de la langue française a toujours été au cœur de sa vie et son engagement pour la promotion de la langue et de la culture française au Canada a été honoré.

En 2004, elle a été nommée «membre honoraire» de l’ACELF pour sa contribution à la cause de l’éducation en français au Canada.

Elle fut également adoubée associée dans la Compagnie des Cent-Associés francophones. La Compagnie rend hommage à des individus qui contribuent à la promotion et au rayonnement de la langue, de l’éducation et de la culture française au Canada.

Note historique : L’ACELF a été créée en 1947. D’abord connue sous le nom de Comité de la survivance française, elle a adopté, en 1966, le nom de Association canadienne de l’éducation de langue française. L’ACELF a fait revivre la Compagnie des Cent-Associés pour en faire un organisme honorifique.

Références : Journal de Chambly, 16 nov. 2004;  documentationcapitale.ca; www.acelf.ca/apropos/membres-honoraires.php

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Denyse (Monette) Séguin

Pionnière du Moyen-Nord, infirmière, chef de file pour les femmes et pour l’éducation en français, fondatrice de l’UCF♀ à North Bay, bénévole

DenyseSéguin

(Photo : courtoisie de Denyse Séguin)

Née à Noëlville en 1933, Denyse est la 2e d’une famille de 15 enfants. À partir de l’âge de 3 ans, elle a grandi sur la ferme ancestrale à Monetville, ville ainsi nommée pour son arrière-grand-père Cyrille Monette, un pionnier fondateur de cette municipalité.

Denyse a fait ses débuts scolaires à l’école du rang de Monetville, ensuite à l’école du village à Noëlville, et par la suite, ses études secondaires à Sturgeon Falls.

En 1950, Denyse a obtenu son diplôme en Nursing de l’Hôpital Général de Mattawa et sa licence de la province d’Ontario. Suite à une année de travail à Ottawa, elle est  revenue à Mattawa en 1953, année où elle a épousé Édouard Séguin avec qui elle a fondé une famille de huit enfants.

La famille Séguin a vécu à Mattawa, puis à Noëlville, avant de s’installer  à North Bay.

L’implication de Denyse dans le développement de sa communauté a commencé en 1960 lorsqu’elle a été élue présidente de l’API (Association parents-instituteurs) à l’école St-Jean de Brébeuf, à Widdifield.

Par la suite, en 1963, elle a fondé l’Union catholique des fermières de l’Ontario (l’UCFO) pour la région de North Bay avec douze autres femmes. Leur but était de «rassembler les femmes en milieu rural pour mieux les accompagner dans un monde en évolution».

Pendant de nombreuses années, Denyse a organisé la Boutique de Noël, ce qui permettait aux femmes de North Bay et de la région d’exposer leurs créations et de les vendre.

Elle a également été coordonnatrice du journal régional «L’Étincelle» pendant 5 ans (1967-1972) — un journal qui permettait aux femmes de partager leurs besoins, leurs activités, leurs questionnements et leurs solutions à divers problèmes de la vie quotidienne.

Malgré ses nombreuses activités familiales, communautaires et paroissiales (chorale, conseil de paroisse),  Denyse est retournée au travail à temps partiel à l’hôpital Civic de North Bay en 1970.

À cette époque, elle a également été membre fondateur d’un comité de parents qui souhaitaient mettre en place une école secondaire de langue française. Elle a été élue première présidente du Conseil de parents de l’École secondaire Algonquin.

Durant les années 80, Denyse a été animatrice pour le cours «Nouveaux départs» offert par l’UCF♀ — un cours  destiné à aider les  femmes à se replacer dans le monde du travail après des années de travail à domicile.

En 1988, elle a collaboré avec l’honorable Greg Sorbara, alors ministre délégué à la Condition féminine, pour l’aider à mieux connaître les besoins des groupes de femmes.

Denyse a occupé divers postes au sein de l’UCF♀ tant au niveau local que régional, et éventuellement, au niveau provincial lorsqu’elle a été élue présidente provinciale en 1986.

Elle a également siégé à l’ACFO, au conseil d’administration du Centre d’alphabétisation ALEC du Nipissing, ainsi qu’au conseil d’administration de la Société historique du Nipissing.

Conseil de Denyse aux générations —

 « Dans toutes les personnes que l’on côtoie, il y a du bon. Il ne faut pas juger au premier abord. Prenons le temps d’écouter et de regarder attentivement. Pour réussir dans la vie, nous devons avoir un sens profond du devoir et un sens de respect pour les autres. »

Denyse habite toujours à North Bay où elle a élevé sa famille de 8 enfants. Aujourd’hui, elle est fièrement grand-mère de 17 petits-enfants et arrière-grand-mère de  9 petits-enfants !

Note historique : En 1969, au cours d’une assemblée spéciale de l’UCF♀ tenue à North Bay, une proposition fut mise de l’avant pour changer le nom de l’organisme à Union culturelle des Franco-Ontariennes, et ce, dans le but d’intégrer les femmes des milieux urbains. À partir de 1970, le nouveau nom a été adopté et toutes les femmes francophones pouvaient dorénavant adhérer à l’UCF♀. Pendant plusieurs années, les femmes de l’UCF♀ ont obtenu du ministère de l’Agriculture des cours variés (cuisine, artisanat, musique, etc.). À North Bay, Madame Chémery, une économiste ménagère du ministère d’Agriculture venait donner des cours. À la fin des années 70, l’UCF♀ offrait également de l’aide financière aux femmes qui voulaient suivre des cours de leadership et de développement personnel à l’Université de Sudbury.

Référence : Document biographique préparé par la Société historique du Nipissing (date inconnue, ourontario.ca); texte de l’UCF♀ (par Marie-Pauline Demers, soumis en avril 2013); texte de M. Séguin

Certification 2013

Claire Drainville


Enseignante, andragogue, traductrice, chef de file pour la culture et le fait français en Ontario et au Canada

Claire Drainville

(Photo : courtoisie de Claire Drainville)

« [Claire] a contribué professionnellement et bénévolement au rayonnement de la langue et de la culture françaises de sa région et du Canada ».

— Laura Gueguen-Charron, ancienne présidente de la Compagnie des Cent-Associés francophones, 2007

Née au Québec en 1940, Claire a vécu dans cinq provinces canadiennes où elle a fait rayonner la culture et la langue française partout sur son passage.

Elle a obtenu un brevet d’enseignement pour l’enseignement au primaire en 1957, et a également suivi des formations en andragogie plus tard dans sa carrière.

Depuis les années 70, Claire œuvre pour le développement et la sauvegarde de la langue française à travers le Canada.

Elle a enseigné le français langue seconde dans les écoles de Sydney en Nouvelle-Écosse, où elle a également mis sur pied un regroupement culturel de francophones à la base militaire de Sydney — le premier de ce genre à Sydney.


Par la suite, elle est déménagée en Ontario où elle a fondé la firme Claire Communication afin d’offrir des cours de français aux adultes de la région de Thunder Bay à partir de 1976. À la même époque, elle offrait également un service de traduction.

Elle a été membre fondateur de l’Association francophone du Nord-Ouest à Thunder Bay et membre active du Club français local.

Au cours de sa carrière, Claire s’est également investie dans les activités culturelles, notamment Les danseurs, Les étoiles filantes de Thunder Bay et l’organisation de soirées internationales et de voyages culturels.

Elle a également contribué à l’ouverture d’une école de langue française à Thunder Bay et plus tard, à Dryden, elle s’est impliquée au niveau de l’éducation et de la pastorale en français.


À partir de 1986, Claire a habité à Oshawa où elle est demeurée pendant 25 ans. Elle a alors été active au sein de l’Association canadienne-française de l’Ontario, du centre communautaire L’Amicale de Durham, et du Club canadien-français dont elle a été la présidente.

Sa carrière a été couronnée de distinctions et de reconnaissance. En 1987, elle a reçu la Plaque du Premier ministre de l’Ontario pour son dévouement dans le Nord-Ouest et, en 1997, l’Ordre du mérite Franco-Nord-Ouest ontarien.

Claire a également reçu deux certificats d’excellence professionnelle du Collège Durham.

De plus, en hommage à ses hautes qualités de civisme et à sa contribution exceptionnelle à la promotion et à l’enrichissement de la vie française en Amérique du Nord, et plus particulièrement, au Canada, Claire a reçu les insignes de membre de la Compagnie des Cent-Associés francophones en 2007.

En 2012, elle a été nommée Personnalité francophone du Nord-Ouest, un prix remis par l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario.

Présentement, Claire habite à Dryden où elle fait du bénévolat culturel, social et éducatif. Elle est membre du Conseil d’administration de l’AFNOO à titre de secrétaire et membre à vie.

Récemment, elle a créé à l’occasion de la Journée internationale des femmes, un groupe au féminin dont l’objectif est d’avoir une rencontre mensuelle pour un partage culturel et social.


Références : francopresse.ca; afnoo.org;  lexpress.to; texte de C. Drainville

Certification 2013

Sonia Lamontagne

Auteure, poète, artiste, rédactrice

Sonia Lamontagne 2015

Photo  par Mélanie Provencher

«Quand nos émotions n’ont de place que dans l’art, on apprend vite à communiquer par des formes, des lignes, des couleurs.

Mon art est ma façon d’honorer les émotions et la vie. L’occasion de m’arrêter pour en savourer les fragments ».                  

 — Sonia Lamontagne

Sonia est née à Fauquier où elle a grandi jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle a quitté son village natal en 2003 pour poursuivre des études en français, en psychologie et en éducation à l’Université Laurentienne à Sudbury.

Par la suite, elle a enseigné deux ans à l’école secondaire Jeunesse-Nord de Blind River avant de s’aventurer dans d’autres avenues — celles de l’écriture et de la peinture.

Artiste autodidacte et amoureuse de la culture depuis sa tendre enfance, son processus créatif et artistique est « intuitif, guidé par les mouvements de l’âme et du corps ».

Fascinée par la nature singulière et plurielle de l’être humain en devenir, Sonia ressent « la musique » qui se dégage des gens — cette musique qui invite chacune, chacun à l’authenticité d’être.

Pour Sonia, l’art est une façon privilégiée d’entrer en relation avec les gens. Par l’entremêlage des couleurs, des matériaux, des substances et des émotions, elle chemine sur la route de la découverte des autres, et de soi.

Elle dessine, peint, restaure, recycle, fabrique, encadre, et elle écrit…

En 2011, elle a publié un premier livre aux Éditions Prise de parole. Son recueil de poésie À tire d’ailes lui a valu le Prix de poésie Trillium en 2012. Sonia est la première femme du Nord de l’Ontario à avoir été lauréate de ce prix.

ATireDaile

Dans À tire d’ailes, sa plume voyage dans l’univers de la quête identitaire d’une jeune femme du Nord de l’Ontario qui explore le quotidien, les confusions du cœur et les vagues à l’âme d’une jeunesse incertaine, mais qui finit par s’ouvrir sur une prise de conscience personnelle et universelle.

Sonia participe régulièrement à des salons du livre, des tables rondes et des festivals qui célèbrent la poésie, la musique et les arts en Ontario et au Québec. Entre autres, elle a participé au Grand Rassemblement des 40 ans de la maison d’édition Prise de parole et la 40e Nuit sur l’étang à Sudbury en mars 2013.

Passionnée de psychologie humaine, des arts et de la langue française, Sonia poursuit sa formation en rédaction professionnelle, en édition, et en art-thérapie dans la région de l’Outaouais. Elle est responsable des communications à l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF).

Lamontagne, Sonia

Références : page Facebook de Sonia Lamontagne; prisedeparole.ca; http://lanuit.ca/; onesttousdesartistes.tv ; http://www.newswire.ca; www.omdc.on.ca; http://www.aaof.ca

Certification 2013

Julie Béchard-Fischer

Travailleuse sociale, militante pour la justice envers les femmes, défenseure des droits de la personne et des droits francophones, mentor auprès des jeunes filles, bénévole

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Photo : avec l’autorisation de Julie Béchard-Fisher

«Ces cinquante dernières années, plus de femmes ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes que d’hommes ne l’ont été sur les champs de bataille du XXe siècle».

— Manon Loizeau, préface de La moitié du ciel : enquête sur des femmes extraordinaires qui combattent l’oppression, 2010

Née à Montréal, Julie habite l’Ontario depuis sa tendre enfance. Vivant d’abord à Welland, ensuite à Georgetown, la famille de Julie a éventuellement élu domicile permanent à Timmins.

Julie a fait ses études primaires et secondaires à Timmins. Par la suite, elle a fait des études en Techniques de travail social au Collège Boréal (1996-1997), et elle a complété un baccalauréat en psychologie à l’Université de Hearst en 1997.

Sensible à la réalité des femmes et aux questions de justice sociale, Julie revendique avec passion l’accès à des services en français et l’amélioration de la condition de vie des femmes dans sa région depuis une quinzaine d’années.

Elle est présentement la directrice-fondatrice du Centre Passerelle pour femmes de Nord de l’Ontario. Ce centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel a vu le jour en 2005.

Julie est également la directrice-fondatrice d’une maison d’hébergement pour les femmes d’expression française qui sont aux prises avec un conjoint violent. La Villa RenouvEllement accueille des femmes et leurs enfants de la région de Timmins depuis 2008.

Entre 1997 et 2005, Julie a travaillé au sein de l’Association canadienne pour la santé mentale où elle a été gestionnaire de cas et intervenante en santé mentale et en gestion de crise.

Très impliquée dans sa communauté depuis son adolescence, Julie a siégé à plusieurs conseils d’administration et organismes, dont les Services d’orientation et d’aide immédiate aux victimes, la Conférence Entre Elles, l’Hôpital de Timmins et du district, et plus récemment, le Comité d’action inter-agence contre la violence familiale de Timmins et l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.

À titre de bénévole, Julie a  une longue implication auprès des Guides du Canada et des Grands frères et Grandes sœurs de Porcupine (1991-2002).

Elle a également été professeure à temps partiel dans le programme de Techniques de travail social au Collège Boréal. Elle y a enseigné l’introduction à la psychologie, l’éthique en travail social, les ressources communautaires et les techniques d’observation et d’enregistrement.

Dans son rôle de directrice du Centre Passerelle, Julie participe à l’élaboration de divers protocoles d’entente avec des partenaires communautaires dans les secteurs de santé mentale, de toxicomanie, des services à l’enfance, du secteur de justice, et autres secteurs. Ces protocoles visent à assurer que les femmes qui vivent de la violence jumelée avec d’autres défis aient accès à une gamme de services adaptés à leur culture et à leur langue.

En 2011, le gouvernement de l’Ontario lui a remis le Prix de distinction pour les services aux victimes. Ce prix rend hommage non seulement à des victimes d’actes criminels, mais aussi aux professionnels et bénévoles du secteur des services aux victimes qui se sont distingués dans leur collectivité.

Écoutez Julie nous parler du projet de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes à Timmins (2 min.).

Références : centrepasserelle.ca  francofemmes.org  news.ontario.ca textes de J. Béchard-Fischer

Certification 2013