Rose Viel

Militante pour la francophonie et les femmes, bénévole d’exception

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Native de Blind River, Rose Viel a grandi au coeur d’une grande famille francophone aux abords de la rive nord du lac Huron avec ses cinq frères et soeurs.

Diplômée de l’école secondaire Jeunesse-Nord de Blind River, elle a poursuivi des études en sciences infirmières au Collège Canadore de North Bay et des études en éducation des petits au Collège Cambrian à Sudbury.

Dès l’adolescence, Rose s’est sentie interpeller par le bénévolat au sein de son école secondaire et de sa communauté avec le Club Richelieu, la Paroisse Ste-Famille et l’École St-Joseph.

Après un séjour sur le marché du travail, elle a effectué un retour aux études, cette fois en administration au Collège Boréal. C’est à cette époque qu’elle s’engage de manière encore plus active dans les dossiers francophones, d’abord à titre de présidente du Conseil des apprenants du campus d’Elliot Lake.

En 1998, Rose accepte un poste offert au sein du programme de jeune stagiaire de FedNor par l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario (AFNOO) où elle oeuvra à titre d’adjointe pendant 7 ans. Depuis près de 18 ans maintenant, Rose laisse sa marque dans les organismes francophones de Thunder Bay.

static1.squarespaceElle fut présidente du Club canadien-français de Thunder Bay de 1999 à 2007. Ce Club, créé en 1965, a comme objectif principal de promouvoir l’épanouissement social, culturel et communautaire de ses membres — des valeurs qui correspondent entièrement aux engagements de Rose depuis sa jeunesse.

Rose est également membre fondatrice de la Coopérative du regroupement des organismes francophones de Thunder Bay Inc et siège à son conseil d’administration. Le ROFTB Inc. est une coopérative à partenaires multiples qui compte sept (7) organismes francophones de Thunder Bay réunis sous un même toit. Son engagement auprès de la Coopérative fut reconnu par le gouvernement de l’Ontario en 2012, année où elle fut récipiendaire de la Distinction de l’Ontario soulignant une décennie de bénévolat assidu auprès de l’organisme.

Centr'Elles logoDepuis 2005, Rose est impliquée auprès de Centr’Elles, le Centre des femmes francophones du Nord-Ouest de l’Ontario. Elle est présentement la directrice générale de Centr’Elles, le seul organisme francophone qui oeuvre dans le domaine de la violence faite aux femmes dans cette région du Nord de l’Ontario.

Parmi ses nombreuses activités de planification et de résautage, Rose participe à des comités et conseils d’administration à l’échelle locale et provinciale. Elle siège également au conseil d’administration du Centre ontarien de prévention des agressions (COPA) depuis une décennie et occupe le poste de présidente depuis plus de six ans. Le COPA est un organisme provincial francophone à but non lucratif qui a pour mandat de prévenir les agressions faites aux enfants et de promouvoir un changement positif dans la société et dans la vie des femmes.

Mais son engagement ne se termine pas là puisque Rose siège aussi au conseil d’administration de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF), un organisme dont le mandat est de travailler à la prévention de la violence, à la formation continue des intervenantes et des directions, au démarchage en vue de mettre en place de services en français, à l’analyse des enjeux et à la réalisation de matériel éducatif et de sensibilisation en français.

On pourrait certainement dire que les droits des femmes et les droits des francophones sont la signature du dévouement de Rose Viel. Infatiguable et déterminée, elle oeuvre au sein de la communauté de Thunder Bay toujours avec le souci d’améliorer la qualité de vie des femmes et de la communauté francophone en fournissant, entre autres, des occasions de rassemblement et de développement. Le Franco-Festival de Thunder Bay, le Centre Grandir en français, l’AFNOO et le Novocentre sont quelques-uns des organismes qui ont pu compter sur son savoir, son savoir-faire et son savoir-être.

Réf. Le Chaînon, vol. 30, no 4, automne 2012, p. 39; ccftb.ca; afnoo.org; infocopa.com; aocvf.ca; textes de R. Viel

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Liliane Vincent

Traductrice, langagière visionnaire, cadre, animatrice et chercheure en éducation, auteure, fondatrice d’un réseau d’entraide en traduction, bénévole

 

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Photo : avec l’autorisation de Liliane Vincent

« C’est avec un profond engagement ancré dans mon vécu personnel de Franco-Ontarienne […] que je continue de mettre mon expérience au service de la francophonie, en matière tant de langue que d’éducation en contexte minoritaire. »

— Liliane Vincent

Liliane est née à Kapuskasing, mais a grandi à Sudbury où elle a fait ses études primaires et secondaires, ainsi que ses études universitaires de premier cycle. Elle a appris tôt à reconnaître la fierté de ses racines francophones et l’importance de l’ardeur à la tâche dans l’optique de faire évoluer la francophonie et de servir de trait d’union entre les communautés linguistiques.

Après ses études à l’École de traduction et d’interprétation de l’Université Laurentienne, Liliane a mené sa carrière professionnelle sur deux fronts : les professions langagières et le monde de l’éducation. C’est d’abord aux Services linguistiques de la Direction générale de la Gendarmerie royale du Canada que sa carrière a pris son envol au début des années 70. Quelques années plus tard, Liliane a été parmi les trois premiers inscrits au nouveau programme de maîtrise à l’École de traduction et d’interprétation de l’Université d’Ottawa (1977).

Sa carrière a évolué au sein d’organismes nationaux divers. Employée de la Fédération canadienne des enseignantes et des enseignants (FCE) pendant de nombreuses années, elle a d’abord mis sur pied et dirigé les services linguistiques. Ses compétences dans trois langues (français, anglais et espagnol) ont été mises à contribution à plusieurs reprises pour la gestion des services trilingues de traduction lors de congrès mondiaux des organisations de la profession enseignante tenus aux quatre coins du globe. Plus tard, à titre de directrice, elle a réorienté les services nationaux d’appui aux enseignantes et enseignants en milieu francophone minoritaire aux paliers élémentaire et secondaire.

En plus de concevoir un programme de recherche-action et de coordonner l’élaboration de ressources pédagogiques innovatrices, elle a mis en place des mécanismes de partage et de réseautage qui ont facilité le travail des agents et agentes francophones en éducation à l’échelle pancanadienne. Son travail à la FCE, axé sur le partenariat avec les autres intervenants de la francophonie, a porté principalement sur les défis de l’enseignement et de l’apprentissage en contexte minoritaire francophone, en particulier sur l’intégration et la réussite scolaire des enfants.

Liliane a dirigé la production et la diffusion de publications pédagogiques abordant divers thèmes, dont l’animation culturelle et la pédagogie en milieu minoritaire. Elle est aussi auteure de nombreux articles pour le compte d’organismes divers et a animé de multiples ateliers linguistiques notamment sur les anglicismes, le langage non sexiste et la démocratisation de la langue.

En 1985, elle a fondé le Réseau des traducteurs et traductrices en éducation (RTE), regroupement qu’elle présida pendant 10 ans. Passionnée de la langue française, Liliane estime que c’est en la célébrant, en la précisant, en lui conférant un droit d’évolution dynamique et en étant toujours soucieux de son intégrité que « nous aidons la francophonie à s’épanouir avec fierté, confiance et largesse ».

Ses réalisations lui ont valu de nombreux prix, bourses et distinctions au cours de ses études et de sa carrière, dont le premier Prix d’excellence de l’Association des traducteurs et traductrices de l’Ontario en 1993. En 2009, Liliane a reçu les insignes de l’Ordre des francophones d’Amérique en reconnaissance de sa remarquable contribution au maintien et à l’épanouissement de la langue française en terre d’Amérique.

Tout au long de sa vie, plusieurs causes ont retenu son attention et son cœur. Que ce soit l’accueil des réfugiés et leur intégration dans la société canadienne, l’Institut national canadien pour les aveugles, Amnistie internationale, ou le Réseau des traducteurs et traductrices en éducation, le bénévolat a toujours eu une place de choix.

Aujourd’hui retraitée de la FCE, Liliane continue de servir les communautés langagière et éducationnelle du Canada à titre d’experte-conseil. Elle est fière de son parcours de «bâtisseuse».

Réf. http://www.cslf.gouv.qc.ca; portfolio de Liliane Vincent; textes de Liliane Vincent.

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Carmen (Prévost) Vierula

Comptable en chef, vérificateur au service d’évaluation et d’audit des Nations-Unies à New York, militante pour l’éducation des enfants et les droits des femmes, bénévole

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Photo : Carmen Vierula, Fin de semaine des courses, Ottawa 2014

Dès son jeune âge, Carmen a appris de ses parents l’importance de l’éducation, de toujours faire son travail de son mieux et avec fierté, et de contribuer au bien-être de sa communauté.

Fille aînée de Doris Prévost, mineur et Hélène Bourré, elle a grandi sur la rue Norman à Dowling avec sa soeur Carole au coeur d’une grande et chaleureuse parenté francophone dans la région de Sudbury.

Carmen est diplômée de l’École secondaire Rayside et de l’Université Laurentienne où elle a obtenu un Baccalauréat en commerce en 1981.

Enfant, sa mère lui a montré à compter avec des pièces de monnaie sur la table de la cuisine. Ces leçons sur un coin de table lui ont bien servi puisque Carmen œuvre maintenant à l’Organisation des Nations Unies où elle est responsable des services de vérification à New York. Elle dirige l’évaluation de l’efficacité des processus de gestion du risque, de contrôle et de gouvernance qui concernent le siège de l’ONU, les opérations sur le terrain pour les commissions économiques et le Bureau des Nations Unies pour la coordination des Affaires humanitaires, le plan-cadre d’équipement et la caisse de retraite.

Depuis près de trois décennies, Carmen acquiert des expertises en finance, en exploitation, en vérification des technologies de l’information et en services consultatifs dans les secteurs public et privé. Elle a œuvré pendant 16 ans dans des fonctions de direction stratégique en vérification interne dans le milieu des banques centrales et de l’enseignement supérieur, et pendant 11 ans, à titre d’experte comptable dans des cabinets de comptables agréés à Calgary, à Guelph et à Ottawa. Elle a aussi enseigné le français au primaire et à l’université de Hammenlina en Finlande pendant une année.

Sa passion pour le service communautaire a connu ses débuts lorsqu’elle est devenue membre de la Coopérative Carrousel pour parents et enfants francophones à Ottawa. Carmen et son conjoint John Vierula étaient ravis de trouver un milieu culturel francophone pour appuyer l’épanouissement de leurs deux enfants. Elle s’est joint au comité d’administration du Carrousel et y a suivi une formation fournie par Centraide afin de comprendre le rôle et les responsabilités des membres bénévoles. Par la suite, elle s’est engagée auprès du conseil de la garderie scolaire, La Clémentine, et le conseil scolaire catholique de l’est de l’Ontario.

Carmen a servi au conseil d’administration bénévole du regroupement des femmes d’Ottawa en tant que trésorière et de MATCH International (organisation à but non lucratif visant à développer le leadership des femmes du sud global). En plus, elle a été membre du comité de vérification de la caisse populaire des femmes d’Ottawa.

Elle a également présidé les comités de vérification et d’administration du conseil d’administration des Services de santé Royal Ottawa (de 2002 à 2007). Elle a participé aux activités d’autres organismes bénévoles, dont Centraide et la Fondation de recherche de l’Institut des vérificateurs internes. Carmen est devenue membre du Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa en 2004 jusqu’en 2013. Avant d’assumer le rôle de vice-présidente du Bureau de 2010 à 2012, elle a été présidente du Comité de vérification.

Carmen va bientôt se joindre à ses collègues de la Banque du Canada à Ottawa dans un nouveau rôle, celui de chef des finances et comptable en chef. Entre-temps, elle a couru son 8e marathon à Ottawa en mai 2014…et prépare déjà son 9e !

NDLR : Je remercie chaleureusement Madame Raymonde Gaudette d’avoir proposé le nom de Carmen Prévost Vierula pour un profil sur les Elles du Nord, et d’avoir fait les démarches nécessaires pour me mettre en contact avec elle.

Références :  uottawa.ca; texte de C. Vierula

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Louise Vien

Artiste multidisciplinaire, graphiste, artisane, auteure, athlète, animatrice d’ateliers d’art

Louise Vien

Photo : avec l’autorisation de Louise Vien

« Tant par la forme, que par la texture et la couleur, je cherche à établir un lien avec celle ou celui qui entre en contact avec mon art.  Je souhaite favoriser la rencontre des âmes en créant des œuvres qui racontent une histoire, qui communiquent ce que nous avons de plus profond en chacun de nous , soit le sens de l’existence ». — Louise Vien

D’origine canadienne française et métisse, Marie Louise Caroline Vien est née à Timmins en 1970. Elle a fréquenté les écoles primaires Don Bosco et Sacré-Cœur avant de terminer ses études secondaires à l’École secondaire catholique Thériault à Timmins.

En 1989, Louise a quitté sa terre natale nord-ontarienne pour poursuivre des études en conception graphique, d’abord au Collège Algonquin à Ottawa, et par la suite, à La Cité collégiale, un tout nouveau collège entièrement francophone créé en 1989 (aujourd’hui connu sous le nom de La Cité). Louise figure parmi les premières cohortes d’étudiants qui ont gradué de ce nouveau collège !

Elle a oeuvré en graphisme à partir de 1992 pour le compte de divers clients pour lesquels elle a conçu des cartes de souhaits, des cartes d’affaires, des marques de commerce (logo), des dépliants, ainsi que la mise en page graphique de documents, uniformes et sites web.

De 1992 à 2002, Louise a œuvré en athlétisme amateur, notamment en patin de vitesse, en arts martiaux et en tir à l’arc. Elle a d’ailleurs récolté le prix « Outstanding Achievement » remis par la Ville d’Ottawa en 1994 pour ses performances en patin de vitesse. Elle a aussi été la première et la seule athlète canadienne à participer au Mondial de Ski Arc en France en 1998. En 2002, Louise a remporté une médaille d’or et une médaille de bronze aux Jeux autochtones nord-américains en Tae Kwon Do.

Depuis 2003, elle poursuit des études autodidactes en médecine naturelle tout en travaillant à temps partiel dans le secteur administratif de l’Hôpital d’Ottawa. Sa réelle passion depuis l’âge de 6 ans ? Les arts ! Depuis aussi longtemps qu’elle tient un crayon pour écrire, Louise tient aussi un pinceau pour peindre. Des formations auprès d’artistes de Timmins dont, entre autres, Jeannine Tremblay (1976 à 1979), Jacquie Reid (1979 à 1981) et Doris Lacroix (1981 à 1983) lui ont permis d’acquérir des techniques et de cheminer de manière toujours plus significative dans son art.

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© Louise Vien, Fly by Night

À partir de l’an 2000, Louise a renoué avec les traditions de ses ancêtres. Sa démarche artistique multidisciplinaire aux racines ancestrales lui a permis d’explorer davantage ses voies intérieures. Par la peinture à l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, la technique amérindienne du perlage (rassade), ainsi que d’autres formes d’artisanat de tradition canadienne française dont les ceintures fléchées, Louise exprime sa mission de vie, sa vision du passé, mais aussi celle de l’avenir. La nature occupe une place centrale dans sa démarche artistique.

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© Louise Vien, Tiger in Waiting

Louise Vien livrePassionnée d’histoire et de la langue de ses ancêtres, en 2012, elle a lancé le premier livre d’une série pour enfants qu’elle écrit en collaboration avec Robert Papen, un linguiste de l’Université du Québec. La série de livres est destinée à un public chez les enfants âgé de 2 à 11 ans. Connue sous le titre Roubbabou, la série comprend 13 livrets qui visent à appuyer l’apprentissage de la langue française des Métis, qui est à la base du mitchif. Issu de la langue française et de la langue crie (cree), le mitchif est une langue mixte utilisée à l’origine par les Métis du Manitoba.

Louise expose ses œuvres en groupe et en solo depuis 1977. Elle publie, elle anime des ateliers, elle participe à des festivals, elle transmet la culture et les traditions. L’Université Queens l’a choisie pour créer une ceinture unique qui a été remise aux diplômés Métis de l’Université. Louise produit aussi des œuvres d’art pour des collections publiques et privées tout en récoltant des prix et des accolades pour sa créativité, mais pour Louise, les honneurs ne sont pas ce qu’il y a de plus important. Elle dit avoir appris que « les trophées, les honneurs et les prix ne définissent pas une personne dans la vie », et elle estime que c’est la sagesse de la vie qui l’attire le plus. « C’est en restant humble devant nos succès que l’on s’apprécie le plus en tant qu’être humain. L’aspect matériel des prix amasse de la poussière tandis qu’un mot intentionnellement bien placé encourage toujours le talent d’une personne », nous confie-t-elle.

Vous pouvez suivre Louise à partir de sa page Facebook « Traditions Métis » ou son site web http://metistraditions.com/

Réferences : metistraditions.com; documents de L. Vien.

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Jocelyne Villeneuve

Auteure, pionnière du haïku canadien-français, bibliothécaire

Les érables en feu.
Ma main ralentit sa marche
sur la page blanche. 

Jocelyne Villeneuve, poème haïku

http://terebess.hu/english/haiku/villeneuve.html

Jocelyne Villeneuve

Photo : avec l’autorisation des Éditions Prise de parole

Née à Val d’Or au Québec en 1941, Jocelyne a vécu à Sudbury à partir de 1953.

Elle a fait des études à l’Université Laurentienne, d’où elle a obtenu un baccalauréat ès arts en économie en 1962.

Elle a également obtenu un diplôme en bibliothéconomie de l’Université d’Ottawa (1964), et  une spécialisation en littérature de l’Université Laurentienne (1973).

À partir de 1964, Jocelyne a travaillé à titre de bibliothécaire à l’Université Laurentienne, et ensuite, comme chef au service des acquisitions.

Victime d’un grave accident en 1967 qui l’a rendue quadriplégique, elle a dû quitter son poste à l’université. C’est alors qu’elle a réorienté sa carrière vers l’écriture.

Par des conséquences tragiques, Jocelyne a consacré les prochains 30 ans de sa vie à l’écriture. Elle a été l’une des premières écrivaines contemporaines à s’intéresser à la littérature jeunesse en Ontario français.

Auteure prolifique, elle s’est aussi intéressée à la poésie, au conte, à la nouvelle et au récit légendaire, publiant une douzaine d’ouvrages entre 1977 et 1998.

Son premier livre a été publié en 1977 aux Éditions Prise de parole à Sudbury. Ce  roman Des gestes seront posés a le mérite d’être le premier livre publié par une femme aux Éditions Prise de parole, une institution franco-ontarienne fondée en 1973.

Ses ouvrages les plus connus sont deux contes parus aux Éditions Prise de parole: Nanna Bijou: le géant endormi (1981) et La Princesse à la mante verte (1983). Ces deux ouvrages ont aussi paru en langue anglaise chez Penumbra Press.

Jocelyne a publié plusieurs livres pour enfants, dont Contes des quatre saisons (Héritage, 1978), La Ménagerie (Plaines, 1985), Contes de Noël (Plaines, 1987), ainsi que Le Geai bleu et le papillon (Vermillon, 1992).

On lui doit aussi Le Coffre (Prise de Parole, 1979), Terres des songes (Vermillon, 1986), Les Friperies (Prise de Parole, 1989) et Vie première (Meera, 1992). Plusieurs extraits de ses ouvrages ont été diffusés sur les ondes de Radio-Canada.

Jocelyne fait figure de pionnière au Canada français dans le domaine littéraire du haïku — une forme poétique d’origine japonaise à forte composante symbolique. Elle est la deuxième femme francophone au Canada à avoir publié des poèmes haïku, et la première à le faire en Ontario français en 1980.

Ses haïkus ont paru dans diverses revues et anthologies au Canada, aux États-Unis et au Japon. Elle a publié trois recueils de haïkus, soit La Saison des papillons (Naaman, 1980), Feuilles volantes (Naaman, 1985) et Marigolds in Snow (Penumbra, 1993). Elle a également laissé un recueil inédit intitulé Bagatelles.

Depuis 2012, Haïku Canada décerne un prix en son honneur. Le Prix Jocelyne Villeneuve est réservé aux auteurs de haïku francophone.

Jocelyne est décédée à Sudbury en 1998. Vous pouvez lire un portrait d’artiste publié à son sujet dans la revue Liaison en 1992.

Note historique : La première femme à avoir publié de la poésie haïku en français au Canada est  Simone Routier, native de la ville de Québec. C’était en 1928 — L’Immortel adolescent.

Références : prisedeparole.ca; terebess.hu; tess-in-the-west.xanga.com; lexpress.ca ahapoetry.com; haikucanada.org; http://library.laurentian.ca.

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NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Gaëtane Vézina

Gaëtane Vézina

Gaëtane Vézina, entourée des célèbres quintuplées Dionne, qui ont inscrit leur prénom sur la photographie originale, Callander (Ontario), entre 1938 et 1942. Photo : King Features Syndicate. Université d’Ottawa, CRCCF, Fonds Gaëtane-Vézina (P268), Ph213-79.

Première enseignante à l’École privée Dionne

Née à Buckingham au Québec en 1907, Gaëtane a fait son cours d’immatriculation au Couvent Saint-Rosaire à Ottawa (école séparée dirigée par les Soeurs grises de la Croix).

Par la suite, elle a fait des études à l’École normale de l’Université d’Ottawa.

En début de carrière, elle a enseigné à l’école Saint-Thomas de Sudbury en 1925-1926, et dans diverses écoles bilingues d’Ottawa, dont l’école Garneau, où elle a fondé et dirigé la chorale.

Lorsque la pouponnière des sœurs Dionne fut transformée en école privée, les parents des jumelles Dionne, appuyés par l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario, ont réussi à assurer une éducation française et catholique à leurs filles. Gaëtane fut embauchée en 1938 pour être la première institutrice de l’École privée DionneElle est demeurée en poste jusqu’en 1942.

Suite à son séjour dans le Nord de l’Ontario, elle est revenue à Ottawa où elle a été directrice de diverses écoles, dont l’école Jean XXIII. Elle a également enseigné à la base de l’armée canadienne à Baden-Sollingen (Allemagne) en 1954-1956.

Gaëtane a été membre de l’Association de l’enseignement français de l’Ontario (AEFO) (aujourd’hui connue sous le nom de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens).

Elle a été également été représentante de l’AEFO au Comité d’hygiène mentale de la Ontario Teachers’ Federation, et secrétaire-trésorière de l’Association des directeurs des écoles séparées d’Ottawa.

En 1951, elle a reçu l’Ordre du mérite scolaire franco-ontarien. Elle est décédée à Ottawa  en 1971.

Références : www.crccf.uottawa.ca  www.lapresse.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Solange Vaillancourt

Pionnière des arts dans le Nord, artiste multidisciplinaire, artisane, enseignante, designer d’intérieur

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Photo : avec l’autorisation de Solange Vaillancourt

«Plusieurs dessins représentent des fleurs, des feuilles et des fruits que j’ai cueillis dans mon jardin, autour de mon chalet à Hearst […].

— Solange Vaillancourt, citée dans l’Express, novembre 2010 (www.lexpress.to/archives/5738)

Native de Hearst, Solange fait parler la lumière et la beauté de la nature par le dessin, le vitrail, la peinture et l’aquarelle depuis les années 60.

Elle a fait ses études primaires et secondaires à Hearst dans les années 50 et 60, et par la suite, elle a étudié au Studio 5316 à Montréal, d’où elle a obtenu sa formation en design. Elle pratique le métier de designer d’intérieur et consultante en rénovation et construction depuis 1969.

Plus tard, Solange a suivi des formations en vitrail (1978) et est devenue encadreure certifiée en 1997.

Pionnière des arts dans le Nord de l’Ontario, elle a tenu sa première exposition solo à Hearst en 1969. Solange a été la première professeure d’art visuel à l’école secondaire de Hearst de 1970 à 1973.

Solange s’inspire de la nature pour créer la plupart de ses œuvres. En tant qu’artiste multidisciplinaire, elle utilise différents médiums sur divers supports dont les meubles récupérés, des tissus peints, des vitraux ou des mosaïques, comme ce fut le cas pour son exposition intitulée Tulipa-Tulipe.

Elle présente des expositions en solo depuis 1969 et participe régulièrement à des expositions de groupe depuis 1980 dans son Nord natal, mais également ailleurs en province.

En 2010, elle a exposé une série d’aquarelles présentant des « cœurs de fleurs » dans le cadre du festival Coup de cœur francophone, à la galerie Céline-Allard du Centre francophone de Toronto.

Elle a été la propriétaire de la galerie SigNATURE Plus à Hearst. La galerie était spécialisée dans les œuvres inspirées du monde animalier de sa région.

Solange est également présidente de BRAVO-Nord, qui fait partie du Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario.

Références : http://www.telethonfranco.ca  http://www.uhearst.ca  http://www.gohearst.ca  www.bravoart.org.  Curriculum vitae de S. Vaillancourt

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