Linda Fillion-Pope

Enseignante, auteure, conférencière, entraineure, animatrice télévisuelle, organisatrice d’événements, chef de file pour l’avancement des femmes

Linda Fillion-Pope

Avec l’autorisation de Linda Fillion-Pope

«Des forêts allongées le long d’une route, solitaire, droite. Jardins d’hiver, têtes blanchies. Saison de la froidure. Tombe, tombe la neige, efface mes pas, neige sur mes rêves d’amours perdus. Tombent, tombent les étoiles, fleurs de givre collées à ma fenêtre. Merveille dans le soir».

— Linda Fillion-Pope, extrait de son poème «De neige», dans Du Nord Enneigé, 1985.

Fille d’Antonio Fillion et de Thérèse Poulin, Linda est née à Québec en 1950, mais a grandi à Mattice dans le Nord-Est ontarien. Elle a fréquenté l’école primaire St-François-Xavier à Mattice, puis l’Académie St-Joseph à Hearst.

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Lettre envoyée à Linda Fillion-Pope par Tommy C. Douglas, le 4 mai 1966

Déjà, pendant l’enfance, des talents d’expression se manifestaient dans l’univers scolaire de Linda qui a mérité plusieurs prix de concours oratoires et d’orthographe. À l’école secondaire, elle publiait également des poèmes dans le journal étudiant.

En 1966, un de ses essais a été publié dans le quotidien Le Droit, pour lequel elle a reçu une lettre de félicitations de Tommy C. Douglas, le premier chef du Nouveau Parti Démocratique (1961-1971) et le fondateur de Medicare au Canada.

Envisageant une carrière en enseignement, Linda a poursuivi des études universitaires, d’abord à l’Université de Hearst en histoire, sociologie et lettres françaises, et par la suite, une quatrième année d’études en histoire et en sociologie à l’Université Laurentienne. Elle a également terminé des études de baccalauréat en éducation, spécialisé en histoire et en français.

Linda a  été formée comme enseignante d’éducation physique, en plus de suivre un cours de maîtrise en sociologie de l’éducation. Elle a obtenu une certification de Type A (enseignement au niveau intermédiaire et secondaire) en histoire et en sociologie à l’Université de Toronto, ainsi qu’une formation en ordinateur pour la salle de classe à l’Université Laurentienne.

C’est à l’école secondaire Thériault située à Timmins que Linda a fait carrière à partir de 1973. Elle y a enseigné différentes matières, dont l’éducation physique, les sciences sociales et l’histoire. Elle a également été entraineure pour l’équipe de gymnastique, de piste et pelouse et les meneuses de jeu.

Linda s’est également impliquée dans plusieurs comités auprès des élèves, dont le Jour du Souvenir, le Club d’histoire, la foire scientifique et auprès de la Fédération des enseignants (équité, action politique, négociation).

Elle a participé à de nombreuses campagnes électorales, dont celles de son conjoint Alan Pope, député provincial de Cochrane-Sud de 1977 à 1990. Au début des années 80, elle a  oeuvré à titre de conseillère à la commission scolaire du Timmins Board of Education.

Linda est engagée dans la cause des femmes depuis plus de 35 ans. Elle a livré des séminaires, prononcé des conférences, participé à des recherches, animé des émissions de télévision, dont 10 ans à la barre de l’émission «Actualités» à la télévision communautaire de Timmins, en plus de contribuer à des comités et des réseaux d’information pour les femmes.

Au cours de sa carrrièe, elle a signé plusieurs articles dans les revues Femmes d’action et Liaison, ainsi que dans de nombreux journaux où elle a traité des dossiers d’importance aux femmes incluant l’engagement politique, l’égalité des rôles, l’importance des études universitaires et la socialisation des jeunes filles.

En 1985, elle a publié un recueil de poésie aux Éditions Vermillon à Ottawa dans lequel figure, entre autres, une série de poèmes sur les conditions de vie des femmes.

Du Nord Enneigéelle pleure, des larmes creusent

son visage ravagé, oublié

toute sa vie, le temps est froid

elle pleure, des yeux perdus

un cœur enneigé, dépouillé

de tous ses rêves, seule au delà du temps

elle pleure

(Extrait du poème «Madame», dans Du Nord Enneigé, p. 50)

À titre de professeure d’histoire, Linda a organisé des événements visant à sensibiliser les élèves aux contributions des vétérans de guerre, à l’Holocauste, à la situation politique du Québec, aux questions autochtones, aux rôles et responsabilités des politiciens, aux religions du monde et à la déportation des Acadiens et Acadiennes.

Les thèmes de dignité, de respect et de tolérance ont été des fils conducteurs de son engagement communautaire et social depuis les années 70. Aujourd’hui à la retraite, Linda poursuit son voyage dans l’écriture. Elle travaille sur un 2e recueil de poésie…

Note historique : Le conjoint de Linda, l’avocat Alan Pope, est né à Ayr, en Écosse, mais a grandi à Timmins. Il a d’abord été élu conseiller municipal à Timmins en 1972 et élu comme député de Cochrane-Sud en 1977, poste qu’il a conservé jusqu’en 1990. Au cours de sa carrière politique, il a été nommé ministre des Richesses naturelles en 1981, ministre de la Santé en 1985, puis procureur général en 1985. Il a participé à la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur ontarien à l’automne 1985. Alan Pope a aussi été ministre responsable des Services en français.

http://www.archiveshearst.wordpress.com

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Références : cv de L. Fillion-Pope; livre Du Nord Enneigé; articles de jounaux; livre : Si Missinaïbi m’était conté…l’histoire des gens de Mattice-Val Côté; texte de L. Fillion-Pope.

Certification 2013

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Louise I. (Lefebvre) Fortin

Enseignante, animatrice, soliste, musicienne, comédienne, mentor et chef de file pour la culture musicale dans le Nord de l’Ontario, bénévole

Louise Fortin(Photos : avec l’autorisation de Louise Fortin)

«La musique rassemble les gens d’une communauté pour s’amuser, pour célébrer, pour marquer certains événements en laissant nos différences de côté. La musique donne vie et couleur à ces rencontres.»

— Louise Fortin, 2013

Native de Kapuskasing, Louise est la fille cadette d’Henri Lefebvre et d’Évelyne Losier. Elle a fait ses études primaires à l’école Immaculée Conception de Kapuskasing, et ses études secondaires de 1962 à 1966, au Mont St-Joseph à Ottawa, un pensionnat dirigé par les Soeurs de la Charité d’Ottawa.

Passionnée de musique et de théâtre depuis son enfance, Louise a suivi des cours de ballet, de patinage artistique et de musique.

Déjà, enfant, l’univers musical l’attirait parce qu’il la transportait ailleurs dans un autre monde — un monde enjoué, féérique, magique. Elle a fait ses premières classes en piano sous l’égide des Sœurs de la Charité à Moonbeam.

Par la suite elle a étudié le piano et le chant au pensionnat Mont St. Joseph d’Ottawa, et à l’âge adulte, elle a poursuivi des études en chant et en théâtre.

Louise a obtenu un brevet d’enseignement à l’École normale d’Ottawa, un baccalauréat ès arts de l’Université Laurentienne et un diplôme A. Mus. du conservatoire  Conservatory Canada à London, Ontario.

En 1969-70, elle a fait ses débuts en enseignement auprès des enfants inuits dans les Territoires du Nord-Ouest. Par la suite, Louise a enseigné à Cornwall avant de reprendre la route du Nord de l’Ontario où elle a enseigné à Kapuskasing au primaire et au secondaire de 1980  jusqu’à sa retraite en 2005.

Tout au long de sa carrière en enseignement, Louise a joué plusieurs rôles dont celui de professeure de musique, professeure d’immersion française, titulaire de salle de classe, animatrice culturelle et animatrice pastorale. Elle a été également professeure de chant et de piano, soliste et choriste, directrice de chorale et comédienne dans des troupes de théâtre communautaire.

La culture, la musique, le plaisir des rencontres et le rassemblement des jeunes ont toujours été au cœur de sa vie.  Elle a organisé des spectacles et a mis en scène des pièces de théâtre en milieu scolaire et communautaire. Elle a également été à la direction de plusieurs chorales dans le Nord de l’Ontario.

À titre de professeure privée de piano, de chant et de théories, Louise a eu le bonheur d’accompagner plusieurs élèves qui ont bien réussi les examens du conservatoire de musique. Plusieurs d’entre eux ont reçu des mérites à l’échelle provinciale et certaines sont devenues des professeures de musique.

Depuis plus de 30 ans, Louise met ses talents au service de la communauté musicale du Nord de l’Ontario. Elle est membre du comité du Festival de musique de Kapuskasing depuis 1980 où elle s’est investie sur plusieurs plans : la sauvegarde de l’œuvre des fondateurs du festival, la prise en charge des changements nécessaires pour tenir à jour la section vocale du festival, la traduction des documents officiels du festival (correspondance, articles pour les médias, programmes, etc.), ainsi que la promotion de l’événement.

Elle est présentement membre du comité exécutif du Festival de musique de Kapuskasing qu’elle préside depuis 2009. Elle est également membre du conseil d’administration du Centre de santé communautaire de Kapuskasing.

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(Photo : Louise Fortin et sa petite-fille Christiane au Festival de musique de Kapuskasing, 2010)

Sa carrière et son œuvre ont été parsemées de reconnaissance. En 1988, Louise a reçu la médaille d’excellence du conservatoire de musique Conservatory Canada lors de la remise des diplômes où elle fut promue au grade « Associate Performer » (A. Mus.). Elle a également reçu le médaillon Arts & Culture de la ville de Kapuskasing en 1989 pour sa contribution exemplaire aux arts de la ville, notamment pour son rôle inestimable dans le succès retentissant du Festival de musique.

Pour Louise, les célèbres paroles de la chanson Chante-la ta chanson de Jean Lapointe sont la résonance de toute une vie qu’elle a consacrée à la musique — oui, elle a chanté les beautés de la vie, et surtout, elle a su aider ses élèves, ses chorales et ses petits-enfants à trouver la mélodie qui chantait en elles et en eux…

Certification 2013

Références : ckgn.ca;  Article : «Un succès à répétition depuis 1971 : Kapuskasing attend son Festival de musique avec impatience», Jacques Côté, Liaison, no42, 1987, p. 7; arts-ville.org; texte de L. Fortin

Solange (Lemire) Fortin

Enseignante, chef de file pour la francophonie à Sault Ste Marie, visionnaire pour le fait français en Ontario, la culture et les arts, bénévole

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Photo : avec l’autorisation de Solange Fortin

Se référant à la crise linguistique à Sault Ste Marie, les paroles de Solange en 1990 —

« Cette crise a  eu cependant un effet positif. Ce que nous appelons les francophones assis sur la clôture, c’est-à-dire les francophones qui ne s’affichent pas pour ou contre un centre-scolaire communautaire, ont été obligés de réagir. Cela a créé un lien d’unité ».

—   Solange Fortin, Femmes d’action, Vol. 19, no 4, p. 7, 1990

Née à Rouyn-Noranda Qc, Solange a grandi à Sault Ste Marie. Elle a fréquenté l’école primaire Saint-Ignace, une école fondée en 1902 par les pères Jésuites et dirigée par la Congrégation des Filles de la Sagesse à partir de 1914.

Par la suite, elle a fait des études secondaires au Pensionnat Notre-Dame-de-Lourdes à Sturgeon Falls, puis à Ottawa, suivies d’une année de formation à l’École normale de Sudbury.

Solange a enseigné pendant un an à l’école primaire St-Joseph à Cochrane avant de retourner vivre à Sault Ste Marie en 1972.

Femme de vision et d’action, Solange s’est dévouée à la communauté francophone de Sault Ste Marie pendant plus de 15 ans.

Elle a, entre autres, mis sur pied le Centre francophone de Sault Ste Marie en 1979, en plus d’en devenir la première coordonnatrice de 1981 à 1985. En 1983, Solange a également mis sur pied le premier Club d’âge d’or pour les aînés francophones de sa communauté.

Enseignante pour le Conseil des écoles séparées de Sault Ste Marie de 1986 à 1990, Solange était vivement intéressée par la création d’un milieu d’apprentissage enrichi pour les élèves francophones de Sault Ste Marie. C’est ainsi qu’elle a ardemment œuvré pour la mise en place des éléments fondateurs d’un projet de centre scolaire-communautaire francophone — le premier de son genre en Ontario.

Mais une crise linguistique se préparait à cette époque à Sault Ste Marie*, et non seulement le projet du centre scolaire-communautaire n’a-t-il pas vu le jour à ce moment-là, mais Solange s’est également retrouvée au cœur de la tempête linguistique étant donné son rôle de présidente du Centre francophone au moment des manchettes.

Le coup a été dur ! Suite à plusieurs menaces, Solange et sa famille ont dû prendre la décision de quitter leur ville pour aller vivre dans l’Est ontarien. Ce fut tout de même un changement positif, car ce déménagement a permis aux enfants de s’épanouir en français.

Solange n’a pas abandonné ses objectifs pour autant ! De 1990 à 1994, elle été la directrice générale du Centre culturel La Ste-Famille à Rockland. Pendant une trentaine d’années, elle a oeuvré à la Fondation franco-ontarienne à titre de coordonnatrice-gestionnaire.

Femme d’engagement social, Solange s’est toujours impliquée dans des causes qui lui tiennent à cœur, dont, entre autres, le Centre espoir Sophie, le Comité des affaires temporelles de la Communauté du Saint-Frère-André et l’Assemblée des centres culturels de l’Ontario. Elle a œuvré au sein de l’ACFO–Rive Nord, de la Fédération des organismes culturels francophones de l’Ontario Nord (FOCFON) et de l’Assemblée des centres culturels de l’Ontario (ACCO).

Elle s’implique présentement auprès de la Saint-Vincent de Paul, du Centre Pauline-Charron, du Centre espoir Sophie et du Comité des affaires temporelles de la Communauté chrétienne du Saint-Frère-André.

En 2012, son dévouement à la francophonie lui a valu la Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II pour l’ensemble de son travail depuis plus de 40 ans en Ontario français.

*En 1990, le conseil municipal de Sault Ste Marie, « inquiet des dépenses que pourrait occasionner la nouvelle Loi 8 sur les services en français », avait déclaré l’anglais comme seule langue de travail de la municipalité (le 29 janvier 1990). Le résultat de cette déclaration et décision a été  « le choc, l’insulte, et l’humiliation » chez les 3 000 francophones qui vivaient à Sault Ste Marie.

Note historique : L’ancêtre du Centre francophone de Sault Ste Marie était le Club Social fondé au début des années 50. Dès le départ, le Club Social avait comme objectif de promouvoir la culture canadienne-française à l’échelle locale. Le Club Social est ensuite devenu le Club des Copains en 1965, et ce dernier a été remplacé par le Centre francophone de Sault Ste Marie en 1979 qui s’est alors fusionné avec l’ACFO locale sous la direction de Solange Fortin.

Références : Entrevue : «L’avenir n’est pas rose à Sault Ste-Marie», Femmes d’action, Vol.19, No4, 1990, p.6-7; Article : «Soo Language Wars», Chatelaine, juillet 1990; fondationfranco-ontarienne.ca; centrefrancophone.net; http://www.ledroit.org/redaction/100ans/2013/03/26/crise-linguistique-a-sault-sainte-marie-une-alliance-inedite-entre-journaux/; cv et texte de S. Fortin

Certification 2013

Sylvie-Maria Filion

Auteure, artiste multidisciplinaire, poet person

« J’attaquerai la réalité pour ne plus qu’elle
 revienne.
 Ou, si elle devait me revenir, il faudrait
 qu’elle me soit
 totalement soumise ». Sylvie-Maria Filion, Mon Temps d’éternité

Née dans la région du Pontiac en 1970, Sylvie-Maria a grandi à Moonbeam, et a terminé des études en Arts et Lettres à l’Université de Hearst en 1996.

Pendant son séjour d’études à Hearst, elle a fondé le journal étudiant Le 49ième. Plus tard, Sylvie-Maria a travaillé comme journaliste au journal Le Nord de Hearst, et a écrit en anglais pour d’autres journaux de la région.

Elle a également fait des études en éducation spécialisée et en psychologie, et a suivi une formation en mime corporel à Montréal.

Dès son tout jeune âge, elle excellait au niveau des arts visuels. Dessinatrice, elle s’est adonnée au portrait jusqu’à l’âge de 16 ans, puis à la bande dessinée.

Les arts de la scène l’ont interpellée à l’adolescence et Sylvie-Maria s’est alors jointe à l’équipe d’improvisation de l’école secondaire Cité des Jeunes à Kapuskasing. Lors du 13e festival provincial de théâtre franco-ontarien, elle a été nommée capitaine de l’équipe du Nord de l’Ontario, qui s’est avérée l’équipe championne de tout l’Ontario.

Avant-même sa vingtaine, Sylvie-Maria écrivait déjà des pièces de théâtre, les mettait en scène et montait des chorégraphies. À cette époque, elle a aussi écrit ses premiers poèmes…

D’une plume imagée qui fait résonner une voix distincte et fougueuse, Sylvie-Maria a publié plusieurs recueils de poésie, romans et autres textes depuis la fin des années 90. Ses publications comptent parmi celles les plus lues au Canada français,

Liste partielle de ses publications :

  • 1998 : Métapholies
  • 2002 : Le Musée des lèvres
  • 2004 : Les Bonbons des horreurs et Petite chose à genoux
  • 2008 : Mon temps d’éternité (prix de poésie Le Droit)
  • 2009 : La Nébuleuse du Celte (prix de poésie Le Droit)
  • 2011 : Mary-Jane la tueuse

Sylvie-Maria fait de la suppléance dans les écoles francophones et anglophones de l’Outaouais, travaille également comme pigiste, dirige une maison d’édition numérique (mpublishings), en plus de chanter dans des chorales et des opéras.

Mais, comme elle le fait depuis son entrée dans le monde de la littérature, Sylvie-Maria continue d’exprimer les contrariétés et les réjouissances du monde à travers sa poésie. Vous pouvez suivre son parcours créatif à partir de sa page Facebook.

Références :  www.franco.ca   http://www.canlit.ca  prisedeparole.wordpress.com http://www.wix.com  www.bulletinaylmer.com  www.facebook.com/sylviemaria.filion/info

Certification 2012

Tricia Foster

Auteure-compositeure-interprète, bassiste

Tricia Foster CDOriginaire de la région de Cochrane, Tricia est née dans une famille musicale, où elle chante depuis qu’elle est « toute petite ». Elle a suivi des cours de guitare et de piano, pour éventuellement se consacrer à la basse électrique.

À l’école secondaire, elle a formé le groupe Contraste, avec lequel elle a remporté le concours La Brunante en 1998 (organisée par la Nuit sur l’étang et l’Université Laurentienne).

Le premier prix de ce concours offrait l’enregistrement de trois pièces à Radio-Canada à Montréal. C’est avec le batteur Shawn Sasyniuk, originaire de North Bay, que Tricia a réalisé les trois pièces, ainsi que ses deux premiers albums solos — 412 en 2006 et Commerciale en 2008. Son 3e album, Négligée, a été lancé en 2012.

À l’âge de 17 ans, Tricia a quitté son Nord natal pour aller finir son secondaire à Ottawa, et par la suite, elle s’est installée à Montréal. Fervente de littérature, intéressée à la politique, à la philosophie, passionnée de l’environnement et des arts, Tricia a, un jour, arrêté son choix de carrière sur la musique.

Artiste aux paroles et gestes engagés, Tricia aborde son métier et sa vie avec la « simplicité d’une artisane ». Elle poursuit des études universitaires tout en gagnant sa vie, partant en tournée, créant de la musique, et laissant vivre son âme de bohème. Elle s’inspire de tout ce qui l’entoure pour nourrir ses textes, porteurs d’observation sociale.

Elle fait partie du trio Les Cowgirls avec Cindy Doiré de Timmins, en plus d’être vice-présidente de l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM).

Elle a également participé à l’enregistrement du disque Langue atout, un album éducatif pour promouvoir le français, en plus de collaborer à la musique de la série télévisée Francoeur II, sous la direction musicale de Marcel Aymar.

En 2013, elle s’est mérité le Trille Or pour l’interprète féminine par excellence, pour le meilleur spectacle de l’année et pour le Coup de coeur des médias !

Références : http://www.triciafoster.com   http://www.socan.ca  artistes.apcm.ca  www.franco-fete.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

 

Sylvie Ferlatte

Actrice-chanteuse

Photo : avec l’autorisation de Luc Myre

Native de Sturgeon Falls, Sylvie a fréquenté l’École secondaire Macdonald Cartier à Sudbury où elle a fait partie de la célèbre troupe de théâtre Les Draveurs.

Elle a été à l’emploi du Théâtre du Nouvel Ontario pendant quelques années avant de poursuivre ses études à l’École nationale de Théâtre (Montréal) d’où elle a obtenu son diplôme en 1983.

Au cours de sa carrière, Sylvie a joué à la télévision, au cinéma et au théâtre.

Le public a été marqué par sa performance dans le rôle de la jeune femme atteinte du sida dans L’amour avec un grand A de Jeannette Bertrand. Elle a également joué dans de nombreuses séries connues dont, entre autres, La Galère, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Histoire de filles, Chop Suey, Emma et Fortier.

Au théâtre, Sylvie a joué du Molière, Tchekhov, Shakespeare, Corneille, Gélinas, et a aussi fait partie de la distribution des trois productions des Girls à Clémence (1999, 2000 et 2002). Elle est également de la distribution des Belles-sœurs (pièce en version musicale et pièce présentée à Paris).

Au cinéma, Sylvie a joué dans plusieurs films dont Le frère André, Blizzard, 2 secondes et Rafales.

Elle a été mise en nomination aux Gémeaux en 2004 pour son rôle de Mme Breton dans la série Emma, et elle a également obtenu le prix du Mérite au Ontario Collegiate Drama Festival en 1978.

Elle est présentement en tournée dans le rôle d’Angéline Sauvé, dans la pièce musicale triomphale « Les belles-soeurs » de Michel Tremblay.

Références : revueliaison.ca http://www.theatredaujourd’hui.qc.ca http://www.lucmyre.com http://www.radio-canada.ca; http://www.belles-soeurs.ca

Certification 2012

Christine Fortin

Éducatrice communautaire sur le VIH/SIDA, militante pour la santé des jeunes

Bannière Patrick

343332b(Photo : avec la permission de Christine Fortin)

« Patrick pour la vie/Patrick4Life AIDS Awareness and Education est un organisme sans but lucratif qui se dévoue à éduquer les jeunes sur comment ils et elles peuvent prévenir la propagation du VIH et du SIDA et nous assurerons la sensibilisation par l’éducation, le leadership, les levées de fonds et les partenariats.

Nous croyons fermement que les jeunes ont la capacité d’être des chefs de file pour prévenir la propagation du VIH et du SIDA. »

Mission, patrick4life.org

En 1986, en partenariat avec son conjoint Christian Fortin, Christine a fondé l’organisme « Patrick pour la vie/Patrick4life » dans le but d’éduquer des milliers de jeunes de North Bay et des environs sur le sujet du VIH/SIDA.

À la suite du décès de son fils Patrick, Christine a transformé sa tragédie familiale en service aux autres. Patrick, atteint d’hémophilie, a contracté le SIDA par l’entremise de transfusions sanguines au cours des années 1980 alors qu’il n’avait que 7 ans.

L’organisme sans but lucratif a de nombreux projets en cours dans les écoles et dans la communauté dont :

  • Partici-Patrick (2 000* élèves de la 4e à la 8e année de North Bay et des environs)
  • Festival familial Marchez Courez pour Patrick (activité annuelle de prélèvement de fonds).
  • Jeunes ā jeunes (une invitation aux jeunes de North Bay et des environs à se joindre au mouvement « Patrick pour la vie/Patrick4life ».

*Les données sont de 2012, donc le nombre d’enfants atteints par les activités de Patrick pour la vie est beaucoup plus élevé.

Par voie d’un partenariat entre l’action et le prélèvement de fonds, Christine s’est donné comme mandat de sensibiliser les jeunes de la région de North Bay au VIH/SIDA.

Tous les conseils scolaires de North Bay participent au programme, ainsi que des écoles de Mattawa, Sturgeon Falls, Haileybury et Fort Albany.

En 2010, Christine et son conjoint Christian ont reçu un doctorat honorifique de Nipissing University en reconnaissance de leur oeuvre à la fondation de Patrick4Life.

En 2012, la famille Fortin a été honorée par le Club Rotary de North Bay pour leur dévouement à l’éducation sur le SIDA. Le Club leur a remis le prix Paul Harris, ainsi nommé pour le fondateur du Club Rotary à Chicago en 1905.

En 2012, Christine s’est égalementt mérité un prix de reconnaissance pour son courage, sa détermination et sa contribution communautaire. Le prix  « Executive of the Year » lui fut remis au 15e gala de l’organisme Influential Women of Northern Ontario.

Depuis sa fondation, Patrick pour la vie a éduqué plus de 12 000 élèves.

Références : patrick4life.org; influentialwomen.ca;kapuskasingtimes.com;  northbaynipissing.com

Certification 2013