Les honorables Franco-Ontariennes !

Cette section du blogue présente les Franco-ontariennes du Nord de l’Ontario qui portent, ou ont porté, le titre « honorable » selon leurs fonctions. La liste sera continuellement mise à jour.

Qui peut porter le titre « honorable » ?

Au Canada, peu de gens peuvent porter le titre « honorable » avant leur nom. Certaines personnes y ont droit à vie dont le lieutenant-gouverneur de chaque province, les membres du Sénat canadien et les membres du Conseil privé.

D’autres peuvent porter le titre « honorable » pendant la durée de leur fonction. Cependant sur permission du gouverneur général, elles peuvent aussi porter le titre à vie. Ces personnes sont :

  • les présidents de la Chambre des communes;
  • les commissaires des territoires;
  • les dignitaires provinciaux et fédéraux (premiers ministres et ministres);
  • les juges des Cours supérieures du Canada;
  • les présidents des assemblées législatives des provinces et des territoires;
  • les membres du Conseil exécutif de chaque province;
  • les juges des cours municipales, provinciales et territoriales (nommés par les gouvernements des provinces et des territoires).

AVIS: Dans la liste qui suit, j’ai placé le titre « honorable » sans parenthèses si la personne porte le titre actuellement, et entre parenthèses, s’il agit d’une information historique. Les informations sur les juges de divers paliers étant plus difficiles à préciser, je vous invite à m’en aviser si des erreurs d’information se sont glissées.

Franco-Ontariennes honorables du Nord de l’Ontario (selon les fonctions liées à la liste ci-dessus) :

L’honorable Marie-Paule Charette-Poulin, native de Sudbury, sénateur depuis 1995, représentante du Nord de l’Ontario au Sénat du Canada. Première franco-Ontarienne nommée au Sénat (1995). Elle a pris sa retraite du Sénat en 2015.

(L’honorable) Louise Charron, native de Sturgeon Falls, juge à la Cour suprême du Canada de 2004 à 2011, juge de la Cour de district et juge locale de la Haute Cour de justice de l’Ontario (1988), juge de la Cour de l’Ontario (1990), juge à la Cour d’appel de l’Ontario (1995) et juge adjointe de la Cour de justice du Nunavut de 1999 à 2004. Première Franco-Ontarienne nommée à la Cour suprême du Canada (2004).

L’honorable Célynne S. Dorval, native de Sudbury, juge à la Cour de justice de l’Ontario pour la région de l’Est.

L’honorable Louisette Duchesneau-McLachlan, a grandi à Sudbury et Timmins, juge à la Cour de l’Ontario depuis 1979, représentante du district de Nipissing, à North Bay.

L’honorable Louise L. Gauthier, native de Timmins, juge principale régionale à la Cour supérieure de justice de l’Ontario pour la région du Nord-Est.

(L’honorable) Diane Marleau*, native de Kirkland Lake, ministre fédérale de 1993 à 1999, représentante de la région de Sudbury. Première Franco-Ontarienne élue au Parlement canadien (1988).

(L’honorable) Shelley Martel, native de Sudbury, ministre provinciale de 1990 à 1994, représentante de Sudbury Est et de Nickel Belt.

*Note historique : Il y a des Franco-Ontariens au Parlement fédéral depuis 1874. Le premier à y avoir siégé est Pierre St-Jean. M. St-Jean a également été le deuxième maire canadien-français d’Ottawa. Il faudra attendre plus d’un siècle avant qu’il y ait une première Franco-Ontarienne au parlement fédéral. En effet, Diane Marleau fut la première femme, non seulement franco-ontarienne, mais première femme francophone hors Québec, à faire son entrée en politique fédérale en 1988.

Références : http://www.lexpress.to   aefo.on.ca  www.pch.gc.ca  www.parl.gc.ca  www.scc-csc.gc.ca ajefo.ca  www.ontariocoursts.ca  www.biographi.ca

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Gaby des Groseilliers

Auteure, enseignante, passionnée de l’histoire

Née Gabrielle-Luce à Moonbeam en 1925, Gaby des Desgroseilliers a grandi à Sturgeon Falls où elle a fait ses études primaires à l’école Saint-Joseph, et son école secondaire au pensionnat Notre-Dame-de-Lourdes.

Par la suite, elle a terminé sa formation d’enseignante à l’école normale de l’Université d’Ottawa et a étudié au Ontario College of Education (aujourd’hui connu sous le nom d’OISE). Elle a également fait des études doctorales à l’Université d’Ottawa.

Elle a enseigné au primaire, au secondaire et à l’université en Ontario, au Québec et en Afrique. En 1972, elle est déménagée à Rouyn-Noranda pour y enseigner des cours d’anglais, et y a élu domicile. Elle a fait carrière à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Depuis sa retraite de l’enseignement, Madame des Groseilliers se consacre à l’écriture. Elle est l’auteure de 10 livres, incluant des romans, des contes, des essais et des nouvelles.

10364197_672476056185094_4200196628003593096_nSon 10e livre, lancé en 2014, porte sur son aïeul, l’explorateur Médard Chouart des Groseilliers, qui serait le premier Blanc à avoir exploré la région du Nord de l’Ontario entre les années 1654 et 1656.

Liste de ses publications :

  • Yvano au Québec, Maxime, Montréal, 2004, 380 p. Roman historique.
  • La petite poule rouge, ill. de A. Boutin, Tenviela, Arnfield, 2003, 36 p. Conte d’enfant.
  • L’Évangile selon Gaby, Tenviela, Arntfield, 2000, 143 p. Essai.
  • Jean de la Lune, ill. de C. Eugénie, Tenviela, Arntfield, 2000, 24 p. Chanson, poésie, conte (Jeunesse).
  • On appelle Moustache, d’Ici et d’ailleurs, Val d’Or, 1996, coll. « Policier », 180 p. Roman.
  • Jardins mémoires, Savoir, Montmagny, 1994, 179 p. Nouvelle.
  • Nouvelles du Nord. Nouvelles du regroupement de l’Abitibi-Témiscamingue, d’Ici et d’ailleurs, Val d’Or, 1990, 161 p. G. des Groseilliers, dir.
  • Tabarouète de Joual Vert, ill. de C. Schimtz, Apollo Press, Clevenand, 1984, 176 p. Biographie.
  • Créyez-moé, créyez-moé pas ! Du réel à l’irréel, Hearst, Éditions Cantinales, 240 pages. Nouvelles.
  • Le premier vrai «canayen», Médart Chouard des Groseilliers, Éditions Cantinales, roman historique, 2014.

Gaby des Groseilliers est décédée en 2014 à l’âge de 89 ans.

Références : http://www.lexpress.to  www.abitibiexpress.ca  www.franco.ca; http://www.lafrontière.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Sylvie-Maria Filion

Auteure, artiste multidisciplinaire, poet person

« J’attaquerai la réalité pour ne plus qu’elle
 revienne.
 Ou, si elle devait me revenir, il faudrait
 qu’elle me soit
 totalement soumise ». Sylvie-Maria Filion, Mon Temps d’éternité

Née dans la région du Pontiac en 1970, Sylvie-Maria a grandi à Moonbeam, et a terminé des études en Arts et Lettres à l’Université de Hearst en 1996.

Pendant son séjour d’études à Hearst, elle a fondé le journal étudiant Le 49ième. Plus tard, Sylvie-Maria a travaillé comme journaliste au journal Le Nord de Hearst, et a écrit en anglais pour d’autres journaux de la région.

Elle a également fait des études en éducation spécialisée et en psychologie, et a suivi une formation en mime corporel à Montréal.

Dès son tout jeune âge, elle excellait au niveau des arts visuels. Dessinatrice, elle s’est adonnée au portrait jusqu’à l’âge de 16 ans, puis à la bande dessinée.

Les arts de la scène l’ont interpellée à l’adolescence et Sylvie-Maria s’est alors jointe à l’équipe d’improvisation de l’école secondaire Cité des Jeunes à Kapuskasing. Lors du 13e festival provincial de théâtre franco-ontarien, elle a été nommée capitaine de l’équipe du Nord de l’Ontario, qui s’est avérée l’équipe championne de tout l’Ontario.

Avant-même sa vingtaine, Sylvie-Maria écrivait déjà des pièces de théâtre, les mettait en scène et montait des chorégraphies. À cette époque, elle a aussi écrit ses premiers poèmes…

D’une plume imagée qui fait résonner une voix distincte et fougueuse, Sylvie-Maria a publié plusieurs recueils de poésie, romans et autres textes depuis la fin des années 90. Ses publications comptent parmi celles les plus lues au Canada français,

Liste partielle de ses publications :

  • 1998 : Métapholies
  • 2002 : Le Musée des lèvres
  • 2004 : Les Bonbons des horreurs et Petite chose à genoux
  • 2008 : Mon temps d’éternité (prix de poésie Le Droit)
  • 2009 : La Nébuleuse du Celte (prix de poésie Le Droit)
  • 2011 : Mary-Jane la tueuse

Sylvie-Maria fait de la suppléance dans les écoles francophones et anglophones de l’Outaouais, travaille également comme pigiste, dirige une maison d’édition numérique (mpublishings), en plus de chanter dans des chorales et des opéras.

Mais, comme elle le fait depuis son entrée dans le monde de la littérature, Sylvie-Maria continue d’exprimer les contrariétés et les réjouissances du monde à travers sa poésie. Vous pouvez suivre son parcours créatif à partir de sa page Facebook.

Références :  www.franco.ca   http://www.canlit.ca  prisedeparole.wordpress.com http://www.wix.com  www.bulletinaylmer.com  www.facebook.com/sylviemaria.filion/info

Certification 2012

Jocelyne Côté-O’Hara

Visionnaire dans le domaine des affaires et des télécommunications, haut fonctionnaire, championne pour les femmes en haute gestion, bénévole

Native de North Bay, Jocelyne est reconnue partout au Canada pour ses qualités de cadre et de gestionnaire, tant au sein des fonctions publiques provinciale et fédérale que du secteur privé.

Elle est titulaire d’un baccalauréat en sciences sociales de l’Université d’Ottawa (1967) et d’un diplôme d’études supérieures en gestion des affaires de l’Université Harvard (1986).

D’abord active dans le domaine des relations fédérales-provinciales pour le gouvernement de l’Ontario au début des années 70, Jocelyne a ensuite été membre du conseil d’administration de la Compagnie des jeunes Canadiens, avant de travailler comme recherchiste et analyste à l’Université de Winnipeg.

Elle a participé à la préparation de la première Année internationale de la femme au Secrétariat d’État (1975) et a œuvré au ministère fédéral des Affaires urbaines.

Jocelyne a également été analyste principale au Secrétariat du Conseil du trésor où elle a eu la responsabilité d’étudier les programmes et les budgets élaborés par les ministères et les sociétés d’État.

En 1984, l’honorable Brian Mulroney l’a nommée conseillère politique principale au sein de son cabinet, et lui a confié le dossier de la condition féminine.

Elle a participé au Groupe de travail sur les obstacles rencontrés par les femmes dans la Fonction publique du Canada, dont le rapport final intitulé « Au-delà des apparences » a été déposé à la Chambre des communes en 1990.

Depuis plus de 20 ans, Jocelyne joue un rôle de leader dans la restructuration de l’industrie des télécommunications et de l’information au Canada. Elle fait sa marque dans le monde des télécommunications, notamment en tant que vice-présidente de BCTel et présidente fondatrice de la société Stentor.

Elle est également présidente du groupe Cora, une entreprise basée à Toronto qui offre des services de consultation dans les domaines de la stratégie d’entreprise, des communications et du coaching pour cadres d’entreprise.

Elle siège présentement au comité de vérification indépendant du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, et est l’une des administratrices de la société MTS Allstream, une entreprise spécialisée dans les télécommunications.

De plus, elle a terminé un mandat de trois ans au sein du Conseil de mise en œuvre de la réforme à la GRC.

Au cours de sa fructueuse carrière, elle a été membre de nombreux conseils d’administration corporatifs et communautaires dont Ryerson University, Manitoba Tel, Xerox Canada, Ontario Judiciary Council, Save the Children Canada et le Conseil des Jeux du Canada.

Engagée au sein d’organismes communautaires et sociaux. Jocelyne a également siégé à divers organismes dont, entre autres, l’Hôpital d’Ottawa, le premier conseil de Fondation franco-ontarienne, l’Association canadienne-française de l’Ontario et la Société d’aide à l’enfance.

Son leadership exceptionnel dans le monde des affaires a été couronné de distinctions dont le titre « Canadian Business Successor » décerné par la revue Canadian Business en 1988.

L’Association professionnelle des Cadres de la fonction publique du Canada a également souligné sa contribution hors pair, et elle été nommée Femme de l’année par le Canadian Women in Communications. En 2000, le National Post l’a classée parmi les 50 femmes d’affaires les plus importantes au pays.

En 2011, Jocelyne a été nommée membre de l’Ordre du Canada pour l’ensemble de sa contribution.

Références : ryerson.ca; aefo.ca (femmes de vision)  ; commonwealthgames.ca; gg.ca; mts.ca.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Tricia Foster

Auteure-compositeure-interprète, bassiste

Tricia Foster CDOriginaire de la région de Cochrane, Tricia est née dans une famille musicale, où elle chante depuis qu’elle est « toute petite ». Elle a suivi des cours de guitare et de piano, pour éventuellement se consacrer à la basse électrique.

À l’école secondaire, elle a formé le groupe Contraste, avec lequel elle a remporté le concours La Brunante en 1998 (organisée par la Nuit sur l’étang et l’Université Laurentienne).

Le premier prix de ce concours offrait l’enregistrement de trois pièces à Radio-Canada à Montréal. C’est avec le batteur Shawn Sasyniuk, originaire de North Bay, que Tricia a réalisé les trois pièces, ainsi que ses deux premiers albums solos — 412 en 2006 et Commerciale en 2008. Son 3e album, Négligée, a été lancé en 2012.

À l’âge de 17 ans, Tricia a quitté son Nord natal pour aller finir son secondaire à Ottawa, et par la suite, elle s’est installée à Montréal. Fervente de littérature, intéressée à la politique, à la philosophie, passionnée de l’environnement et des arts, Tricia a, un jour, arrêté son choix de carrière sur la musique.

Artiste aux paroles et gestes engagés, Tricia aborde son métier et sa vie avec la « simplicité d’une artisane ». Elle poursuit des études universitaires tout en gagnant sa vie, partant en tournée, créant de la musique, et laissant vivre son âme de bohème. Elle s’inspire de tout ce qui l’entoure pour nourrir ses textes, porteurs d’observation sociale.

Elle fait partie du trio Les Cowgirls avec Cindy Doiré de Timmins, en plus d’être vice-présidente de l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM).

Elle a également participé à l’enregistrement du disque Langue atout, un album éducatif pour promouvoir le français, en plus de collaborer à la musique de la série télévisée Francoeur II, sous la direction musicale de Marcel Aymar.

En 2013, elle s’est mérité le Trille Or pour l’interprète féminine par excellence, pour le meilleur spectacle de l’année et pour le Coup de coeur des médias !

Références : http://www.triciafoster.com   http://www.socan.ca  artistes.apcm.ca  www.franco-fete.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

 

Suzette Hébert-Downey

Artiste peintre, professeure de cours d’art, mentor pour les artistes, militante pour les arts régionaux, bénévole pour les arts

Suzette

Avec l’autorisation de Suzette Hébert-Downey

«Artiste dans chaque fibre de son corps, elle [Suzette] vit pour la peinture. C’est une histoire de coeur qui se poursuit entre elle, ses pinceaux et la toile. »

— Marlène Bélanger, auteure du livre Fragments de temps

Née à Hallébourg, à 10 km de Hearst, Suzette tient le pinceau dans ses mains et dans son cœur depuis sa tendre enfance.

En 47 ans de vie professionnelle à titre d’artiste peintre, Suzette a su immortaliser la beauté captivante des paysages du Nord de l’Ontario, et a fait vivre le Nord sous son pinceau…

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Suzette Hébert-Downey, 1966

À une époque où les cours d’art se faisaient rares en région isolée, Suzette est forcément devenue autodidacte.

Avec peu de moyens et des ressources limitées, elle a forgé son rêve d’artiste et poursuivi sa quête professionnelle —  celle de vivre de son art — ce qu’elle réussit à faire depuis près de cinq décennies.

Inspirée par l’oeuvre de la peintre canadienne Emily Carr, Suzette vit, peint et expose son travail dans sa propre galerie, Suzette’s Art Gallery, qu’elle a mis sur pied en 1982. Sa galerie est logée en forêt, dans une maison rustique en bois rond à Lydia Lake, à 32 km à l’est de Longlac, sur la route 11. La galerie était un rêve de vie pour Suzette !

En plus d’y exposer ses œuvres, Suzette y offre également des cours de peinture en groupe ou des cours individuels. Elle enseigne les techniques de l’huile, l’acrylique, l’aquarelle et le dessin en fusain.

Peintre réputée, ses œuvres se retrouvent dans de nombreuses collections privées, y compris en Europe, ainsi qu’à la galerie Lord Simcoe Art Gallery de Toronto et le Craftman Art Gallery de Thunder Bay. Plusieurs de ses oeuvres se retrouvent dans des livres ou des cartes, d’autres ont été utilisées pour des couvertures de livres d’auteures du Nord de l’Ontario.

Suzette, peinture fleurs

Oeuvre de Suzette Hébert Downey

Élève de plusieurs maîtres de l’aquarelle, dont Zoltan Szabo, Guttorn Otto, Rose Edin et John Leich, Suzette peint la nature du Nord, ainsi que des œuvres abstraites en utilisant l’huile, l’acrylique, l’aquarelle, l’encre de chine, le fusain et la technique « air brush ».

Elle  s’intéresse depuis toujours à la promotion des arts régionaux, et expose les œuvres d’autres artistes dans sa galerie, y compris les artistes autochtones. Suzette est un mentor pour des générations d’artistes du Nord de l’Ontario, et sert de modèle tant par son art que par son dévouement aux arts.

Elle a été l’instigatrice du premier regroupement d’artistes femmes francophones du Nord de l’Ontario, Les Filles d’Emily Carr (en anglais, The Northern Group of Five), Vous pouvez lire un article au sujet de cette collective d’artistes sur ce blogue.

Suzette a également enseigné les arts à l’Université Lakehead à Thunder Bay pendant de nombreuses années.

Fragments de temps_smEn 2010, l’auteure Marlène Bélanger a publié une biographie sur sa vie d’artiste intitulée Fragments de temps : Suzette Hébert-Downey, aux Éditions Cantinales.

Vous y trouverez, entre autres, des informations sur son enfance et son adolescence, l’influence du Quetico Centre sur son art, ses mentors, la collective d’artistes qu’elle a fondée en 1976 et le rêve de sa vie — la galerie Suzette’s Art Gallery à Lydia Lake.  Le livre présente également un catalogue général de ses oeuvres.

Suzette expose ses oeuvres régulièrement dans les galeries du Nord de l’Ontario. L’une de ses oeuvres, Forêt sans fin, fait partie de l’exposition itinérante 2013/14 rendant hommage au peintre Clément Bérini. L’exposition a voyagé dans tout l’Ontario jusqu’à l’automne 2014.

Dans le livre «Sur les traces des francophones du Nord-Ouest» publié par le Club canadien-français de Thunder Bay et l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario en décembre 2014, Suzette Hébert-Downey figure parmi les francophones influents du Nord-Ouest (secteur Greenstone).

NOTE : Suzette Hébert-Downey a généreusement accordé la permission aux Elles du Nord d’utliser une de ses oeuvres pour donner un visage au blogue (voir page d’accueil du blogue).  De plus, la page FACEBOOK des Elles du Nord présente quatre oeuvres de Suzette Hébert-Downey sur sa bannière. Merci infiniment Suzette !

Suzette, bannière

Références : http://www.escapenorth.com/suzetag/suzetag.html;  texte soumis par G. Hébert; Livre : Fragments de temps (Marlène Bélanger).

Certification 2012

Thérèse Dufour

Bâtisseuse culturelle, militante pour les services en français, bénévole

Née Thérèse Boily à Jonquière au Québec en 1930, Thérèse est déménagée à Moonbeam où elle a fondé une famille avec Gaston Dufour.

En 1966, elle et sa famille sont déménagées à Caramat, près de Longlac, et en 1972, la famille a élu domicile permanent à Geraldton.

Thérèse s’est alors engagée au sein de sa communauté pour tisser des liens entre les familles francophones vivant en milieu majoritairement anglophone.

Au premier rang de multiples projets communautaires, Thérèse a fait preuve de leadership par son engagement soutenu pour bâtir une culture francophone locale depuis quatre décennies.

Entre autres, elle a participé activement à la fondation du Club canadien-français de Geraldton (maintenant connu sous le nom de Centre culturel francophone de Geraldton), a siégé à son conseil d’administration, en plus d’y prêter ses talents à tous les niveaux de l’organisation.

En 1987, Thérèse a fait partie des membres fondateurs d’un club pour les aînés francophones de sa communauté. Elle y a joué un rôle de premier plan pour la mise sur pied de l’atelier de tissage au métier.

Elle a également fait partie des organismes locaux qui ont revendiqué l’accès à la télévision en français à Geraldton, en plus d’être Régente des Filles d’Isabelle et prêter sa voix à la chorale depuis plus de 20 ans.

Thérèse a siégé au conseil d’administration du centre d’alphabétisation, et est une membre fondatrice du Centre des femmes francophones du Nord-Ouest de l’Ontario. Son conjoint Gaston Dufour a été le président-fondateur de l’Association des francophones du Nord-Ouest (AFNOO) en 1977.

Elle habite maintenant à Moonbeam.

Références : Le Chaînon, Volume 30, numéro 4, pages 5 à 7, 2012, http://www.calameo.com

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part.