Hélène Koscielniak

Enseignante, surintendante scolaire, auteure

Koscielniak, Hélène

Photo : Claude J. Gagnon, avec l’autorisation d’Hélène Koscielniak

« Les plaisir inattendus sont les plus doux. […] il a fallu moins d’un chapitre pour que je vibre au diapason du ”cosmos intime” de Normande. Je mourais de savoir comment elle réaliserait son projet fou ».

 — Marie-Josée Martin, Liaison, 139, 2008, compte rendu sur le livre Marraine

Native de Fauquier, Hélène habite Kapuskasing depuis 1958.

Elle détient une maîtrise en administration éducationnelle de l’Université d’Ottawa et a œuvré pendant 34 ans dans le milieu de l’éducation à Kapuskasing où elle a occupé plusieurs postes dont enseignante, conseillère pédagogique, directrice d’école et surintendante.

Hélène s’est impliquée dans plusieurs organismes connexes au milieu scolaire dont la Direction générale de la condition féminine de l’Ontario, les Services familiaux de Cochrane-Nord, la Cité collégiale, Contact-Nord, le Conseil d’administration de Science Nord, ainsi que le Comité consultatif de langue française de TFO.

Elle a pris sa retraite du Conseil scolaire des Grandes Rivières en 2001,  et depuis, elle poursuit son rêve d’écrire. Entre 2007 et 2012, elle a publié cinq romans et un témoignage :

  • Marraine, Éditions L’Interligne, 2007
  • Carnet de bord, Éditions L’Interligne, 2009
  • Contrepoids, Éditions L’Interligne, 2011
  • Filleul, Éditions L’Interligne, 2012
  • Frédéric, Éditions L’Interligne, 2014
  • Témoignage de la marraine, texte dans le collectif Haïti, je t’aime ! Ayti, mwen renmen ou ! Éditions du Vermillon, 2010

Hélène participe à de nombreux événements culturels et littéraires dont La caravane littéraire 2013 organisée par l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français (AAOF), ainsi que des conférences, salons du livre, tables rondes, etc.

Elle a été finaliste ou lauréate de plusieurs prix et distinctions dont le Prix de littérature éclairée du Nord 2010 pour son livre Carnet de bord et le Prix de littérature éclairée du Nord 2009 pour son roman Marraine.

Elle a également été finaliste au Prix Christine-Dumitriu-van-Saanen (édition 2007) pour Marraine et  finaliste au Prix des lecteurs de Radio-Canada 2008 pour Marraine également.

Hélène a été finaliste au Prix des lecteurs de Radio-Canada 2013 pour son roman Filleul et a remporté le Prix de littérature éclairée du Nord pour Contrepoids en 2013.

Références:  interligne.ca   www.uhearst.ca   textes de H. Koscielniak

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Certification 2012

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Carmen (Gravel) Laberge

Enseignante, politicienne, auteure, animatrice d’ateliers, bénévole

(Photo : courtoisie de Carmen Laberge)

Carmen (Gravel) est née en 1938 à Grégoire’s Mills où elle a fait ses études primaires.

Par la suite, elle a fréquenté l’école Ste Jeanne d’Arc de Fauquier et le couvent Notre-Dame-du-Sacré-Coeur à Ottawa.

En 1960, elle a obtenu un certificat d’enseignante à l’École normale d’Ottawa.

Carmen a dévoué 35 ans à la profession d’enseignante qu’elle a exercée dans des écoles à Ottawa, à Vanier, à  Fauquier et à Smooth Rock Falls.

De 1964 à 1967, elle a oeuvré en mission à São Paulo au Brésil où elle a, entre autres, offert des enseignements religieux, de la formation de catéchètes et assurer la préparation des enfants et des adultes aux sacrements.

Parmi ses expériences en enseignement, Carmen a rédigé un programme à l’intention des enfants surdoués pour le Conseil scolaire de Kapuskasing et a révisé des ouvrages pédagogiques pour le ministère de l’Éducation.

Au cours de sa carrière, elle a œuvré dans multiples champs d’action dont conseillère municipale, responsable de cours de formation pour adultes, préposée de cours et surveillante d’examens pour le ministère de l’Éducation.

Elle s’est également beaucoup investie dans sa communauté à titre d’animatrice liturgique en paroisse pendant 33 ans, en plus d’être directrice de chorale. Elle a été bénévole à la bibliothèque municipale de Fauquier pendant plus de 35 ans, dont 15 ans à titre de présidente du comité de la bibliothèque.

Son travail exemplaire de bénévole a été souligné à deux reprises. En 2000, le ministère des Affaires civiques, de la Culture et des Loisirs lui a remis un médaillon pour célébrer «Les distinctions de l’Ontario pour services bénévoles», puis en 2010, le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport a également souligné ses 30 ans de bénévolat.

Carmen est  passionnée de généalogie, de musique et d’écriture. En 1981, elle a rédigé un livre (PRO-F-ONT) sur l’historique de Fauquier, un projet parrainé par l’AEFO et destiné aux élèves du niveau secondaire.

En 2001, elle a publié un premier livre aux Éditions Cantinales de Hearst intitulé Les gens heureux ont une histoire. Elle poursuit ses recherches généalogiques et ses formations dans ce domaine.

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Son livre relate l’histoire de l’exil volontaire de ses grands-parents qui ont quitté la région du Lac-Saint-Jean pour s’établir comme défricheurs en Ontario en 1917.

Par l’entremise du récit de sa famille, Carmen livre un témoignage de la vie des pionniers de la région de Grégoire’s Mill et de Fauquier, et évoque la vie des familles nombreuses des années 40 dans un contexte social, religieux, historique et politique.

Les gens heureux ont une histoire, préfacé par la doyenne et pionnière de Fauquier, Thérèse Grzela Gravel, a été mis en nomination pour le Prix des lecteurs de Radio-Canada.

Elle prépare actuellement des ateliers d’écriture menant à la rédaction d’un récit de vie personnelle et familiale.

Toute personne intéressée à correspondre avec Carmen au sujet de ses ateliers ou de son livre peut communiquer avec elle à l’adresse cglab@live.ca.

Visionnez un poème patrimonial écrit par Carmen pour rendre hommage à l’école Sainte-Jeanne-d’Arc de Fauquier au moment de sa démolition en 2009 (2,40 min.).

Références :  brisedunord.com; texte de C. Laberge

Certification 2012

Paige Génier

Militante pour la cause des ours polaires, chanteuse

Paige Genier

Native de Cochrane, Paige a mis en marche une campagne pour la protection des ours polaires en 2012, à l’âge de 12 ans.

Outrée par une loi américaine, le Sportsman Heritage Act, qui permet aux chasseurs de tuer les ours polaires pour faire de leur tête un trophée, Paige a adapté la chanson « My Heart Will Go On » de Céline Dion pour en faire un hymne aux ours polaires.

L’ours polaire est une espèce protégée, ainsi, avec le soutien du conseil municipal de Cochrane, Paige a créé un vidéo YouTube où elle chante son hymne aux ours polaires en souhaitant éveiller les consciences et mettre fin à cette loi.

Depuis novembre 2012, Paige est en pourparler avec RedFoo du groupe LMFAO, afin qu’il se rende à Cochrane pour donner un concert dédié à la sensibilisation de cette cause.

C’est à Cochrane en Ontario que se trouve l’Habitat et le Centre du patrimoine de l’ours polaire.

Paige est étudiante à l’École secondaire Cochrane High School.

Références : http://www.facebook.com/paigegenier?ref=ts&fref=ts&__req=d  www.thestar.com

Certification 2013

Joëlle Roy

Auteure-compositeure-interprète, créatrice culturelle

Joëlle Roy

«[..] soulevant la foule avec ses chansons originales et sans prétention, ses blues, ses rythmes enlevants, sa maîtrise de la guitare, sa grande simplicité et la belle complicité qu’elle a su créer avec ses musiciens». — Josette Noreau, Liaison, no140, 2008, p.41.

Originaire du Témiscamingue dans le Nord ontarien, Joëlle réside en Huronie depuis plusieurs années.

Elle a complété un baccalauréat en théâtre et en éducation à l’Université d’Ottawa. Au cours de sa carrière, elle a œuvré comme animatrice culturelle et radiophonique, et également comme enseignante.

En 2009, Joëlle a obtenu un doctorat en Études francophones à l’Université de la Louisiane à Lafayette.

Présente sur les scènes franco-ontariennes depuis les années 80, elle a chanté son répertoire au Festival franco-ontarien, à la Nuit sur l’étang et à l’Opéra du Centre National des Arts.

Son style vocal et musical voyage à partir du blues vers le rock, le jazz, le folk et le country, et même, les rythmes latins. Joëlle aime dire, raconter et réfléchir à travers ses chansons souvent teintées d’humour.

Joëlle Roy-livreCréatrice dans l’âme, Joëlle a signé la pièce musicale Nirvana Blues, publié un roman aux Éditions David à Ottawa intitulé Xman est back en Huronie (2011), réalisé trois enregistrements solos, un CD de Noël avec Michel Paiement et quatre participations à des compilations musicales franco-ontariennes, dont un CD d’artistes pour la cause de l’Hôpital Montfort.

Elle a également écrit et produit le premier opéra-blues franco-ontarien Capitaine en 1999, dont l’histoire se passe autour et sur le lac Temiscamingue dans les années 40.

Sa carrière d’artiste autodidacte et multidisciplinaire lui a valu plusieurs accolades. Joëlle a été la lauréate du concours Ontario Pop en 1987 à titre d’auteure-compositeure.

En 1998, l’Association des centres culturels de l’Ontario (ACCO) lui a accordé la bourse André Paiement pour l’originalité de son projet d’opéra-blues.

JoëlleRoy-CDElle a également été lauréate du concours Chanson du fond du cœur de l’OCFF (Ontario Council for Folk Festivals) en 2008, dans la catégorie Blues.

En littérature, son roman Xman est back en Huronie a été finaliste au prix littéraire Trillium en 2012.

Joëlle est présentement directrice de la Meute culturelle de Lafontaine. Son plus récent CD intitulé Ce moment est parfait, est disponible chez l’APCM et iTunes depuis mars 2013.

Références : uhearst.ca; apcm.ca; membres.multimania.fr; festivalduloup.on.ca; myspace.com/superjo007; journaux.apf.ca; texte de J. Roy.

Certification 2013

Murielle Turcotte

Politicienne, visionnaire pour les arts régionaux, chef de file pour les femmes, la culture et la francophonie

Murielle

Photos : avec l’autorisation de Murielle Turcotte

Née à Départure Lake, fille de Gérard Ouellette et de Noëlla Guénette, Murielle a grandi à Kapuskasing à partir de l’âge de 7 ans. Elle vit à Moonbeam depuis 1975.

Après avoir terminé ses études à l’Académie d’Youville en 1968, elle a complété une session d’études à l’École normale de Sudbury, pour ensuite obtenir son diplôme en bibliothéconomie du Cambrian College à Sudbury en 1971.

Elle a travaillé à la bibliothèque de l’école secondaire de Chapleau en 1971-1972.

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Par la suite, elle est revenue  à Kapuskasing où elle a fait carrière au sein du Conseil scolaire des écoles catholiques-françaises (maintenant connu sous le nom du Conseil scolaire catholique du district des Grandes Rivières). Elle a pris sa retraite du Conseil en 2009 après y avoir dédié 37 ans de service administratif.

En 1994, Murielle s’est intéressée à la politique municipale et est devenue la première femme à être élue au Conseil municipal de Moonbeam depuis l’incorporation du village en 1922.

Depuis 20 ans au sein du Conseil, Murielle a fait figure de pionnière par les projets qu’elle a soutenus et développés, notamment dans le domaine des arts, de la culture et du patrimoine.

Elle a mené de front plusieurs projets culturels dont la mise sur pied du Festival des arts de Moonbeam en 2001, la fondation de la Galerie d’art de Moonbeam qui a ouvert ses portes en 2006,  et l’ouverture du Centre culturel Moonbeam.

À titre de coordonnatrice du Centre culturel Moonbeam/Galerie d’art, elle fait la promotion des arts régionaux et appuie des projets spéciaux, dont celui du site «Les femmes de la Route 11 : les Elles du Nord », un projet qui retrace la contribution des femmes francophones au développement et rayonnement du Nord de l’Ontario.

À titre de conseillère municipale, elle a géré de nombreux dossiers à travers les années, dont Administration et Finances, Centre communautaire et Récréation, Centre culturel Léonard, Personnel et Hôpital Sensenbrenner.

Murielle est également active au sein de l’Association des municipalités francophones de l’Ontario (AFMO). Elle y siège à titre de directrice, représentante du Nord depuis 2001 et vice-présidente du Nord. Parmi ses dossiers prioritaires se trouvent l’éducation et la culture.

Murielle célébre cette année ses 20 ans de poliitique active et poursuit son oeuvre politique en ayant été rééléue pour un 6e mandat le 27 octobre 2014 au conseil municipal de Moonbeam !

Références : http://www.moonbeam.ca, www.afmo.on.ca

Élection 2014

Certification 2012

Hélène Brodeur

Enseignante, auteure, traductrice, poste-cadre à la fonction publique, pionnière de la littérature franco-ontarienne

« Hélène Brodeur est pour l’Ontario ce qu’Antonine Maillet est pour l’Acadie ou Gabrielle Roy pour les provinces de l’Ouest : une figure emblématique de la littérature canadienne »

— Béatriz Mangada, professeure de français, Madrid

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Photo reproduite avec permission de l’AEFO (Femmes de vision)

Née à Saint-Léon de Val-Racine dans les Cantons-de-l’Est en 1923, Hélène quitté sa terre natale avec sa famille pour s’enraciner dans le Nord de l’Ontario. Hélène a grandi à Val Gagné, près de Timmins, à partir de l’âge de 4 ans.

La vie des années 20 à 40 dans le Nord de cette époque n’avait rien de facile pour les familles pionnières. Crise économique. Maigres ressources. Longues soirées d’hiver. La télévision n’était même pas encore inventée et il n’y avait pas de bibliothèque où l’enfant Hélène pouvait s’abreuve de connaissances et de divertissement. La famille et les voisins formaient une «communauté».

Elle a obtenu un diplôme de l’École normale de l’Université d’Ottawa, et a été institutrice dans une école de rang jusqu’en 1946.

Par la suite, elle s’est établie à Ottawa et a obtenu un baccalauréat ès arts  de l’Université d’Ottawa. Elle a été professeure de français et d’histoire au niveau secondaire.

Hélène a également été traductrice pour le compte de nombreux éditeurs, ainsi que pigiste pour divers journaux et revues. Elle a signé des textes en français et en anglais pour la CBC Châtelaine, MacLean, Flight Magazine, Extension Magazaine, North… Elle a publié des nouvelles dans la revue du département des lettres françaises de l’Université d’Ottawa (Incidences).

À partir de 1964, elle a été agente d’information au gouvernement fédéral (Conseil du Trésor). En 1975, elle a occupé la fonction de directrice-adjointe de l’information à Statistique Canada et, par la suite, directrice des communications jusqu’en 1977.

Elle a commencé à écrire professionnellement en 1957, faisant d’elle l’une des premières femmes de la littérature franco-ontarienne, mais c’est à partir de 1977 qu’elle se dédie à la création littéraire à temps plein.

Au cours des années 80, Hélène a écrit la première saga franco-ontarienne, Les Chroniques du Nouvel-Ontario (trois tomes), dans laquelle elle relate de manière romancée, l’histoire de la colonisation du Nouvel-Ontario.

Liste partielle de ses publications :

  • Chroniques du Nouvel-Ontario : tome 1, La Quête d’Alexandre, 1981 (prix Champlain); tome 2, Entre l’aube et le jour, 1983 (prix littéraire Le Droit); tome 3, Les Routes incertaines, 1986
  • Les Ontariens, scénario de 13 émissions pour TVOntario, 1982-1983
  •  L’Ermitage, 1996
  • Marie-Julie, 2001

Sa carrière fut couronnée de prix et de distinctions dont le Prix du Nouvel-Ontario en 1984 et le premier prix du livre du Journal Le Droit en 1985.

Elle est décédée à Ottawa en 2010.

Chroniques Nouvel Ontario

Références: lexpress.to/archives ; prisedeparole.ca; crccf.uottawa.ca; «Hélène Brodeur : une romancière au service de notre histoire », Yolande Grisé, Liaison, no42, 1987, p. 26-27.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part.