Thérèse (Cousineau) Lamarche

Pionnière du Nord-Est ontarien, entrepreneure, bénévole

Thérèse Cousineau

Photo : avec l’aimable autorisation de Yolande B.  Lamarche Génier

«À 89 ans, [Thérèse] chantait encore des chansons anciennes. Elle récitait aussi, à l’occasion des réunions de famille, un poème qu’elle avait appris à l’âge de 12 ans, «Les trois amours d’Yvonne».

— Yolande B. Lamarche Génier, fille de Thérèse

Thérèse est née en 1904 dans la paroisse de St-Rédempteur, à Hull au Québec, fille de Trefflé et d’Ada Cousineau.

Dès l’âge de 14 ans, Thérèse a commencé à travailler comme ouvrière chez E.B. Eddy à Hull, un fabriquant d’allumettes en bois.

À l’époque, Thérèse avait été engagée par Mme Sauvé, superviseure, pour prendre les allumettes et les placer dans des petites boîtes. Elle y a travaillé pendant deux ans, soit de 1918 à 1920.

Thérèse a également travaillé chez Continentale à Ottawa, une manufacture de sacs de diverses tailles pouvant varier de ¼ de livre jusqu’à des sacs de très grande taille pour envelopper des pianos.

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Photo : Thérèse Cousineau (Lamarche) en 1920

Le 22 mai 1921, alors qu’elle était âgée de 17 ans, la famille de Thérèse est déménagée à Cochrane sur une ferme dans les rangs 2 et 3 de Glackmeyer. Le père de Thérèse, ainsi que son frère Donat, y étaient déjà installés.

Trois ans après son arrivée en terre ontarienne, Thérèse a épousé Hector Lamarche, un voisin du rang 4 et 5 qu’elle fréquentait depuis son arrivée à Cochrane. Le couple Cousineau Lamarche est déménagé à Smooth Rock Falls pour le travail d’Hector au moulin de l’Abitibi Power and Paper Company.

Ensemble, ils ont élevé une famille de 7 enfants, dont 4 ont été mis au monde par Ada Cousineau, sage-femme et mère de Thérèse.

Son passé d’ouvrière lui fournissant une expérience industrielle et un savoir-faire, Thérèse est devenue entrepreneure dans le Nord de l’Ontario à partir de la fin des années 30, durant la Deuxième guerre.

Tout en élevant sa famille, Thérèse fabriquait des couvre-pieds piqués avec des retailles et des échantillons d’habits que le magasin Perkus lui donnait. Elle tricotait également à la machine des bas pour les soldats d’outre-mer. La Croix Rouge lui fournissait la laine et lui donnait 25 cents la paire.

Autodidacte et artisane, Thérèse confectionnait aussi des roses en papier crêpé que ses filles vendaient de porte à porte.

Malgré ses nombreuses occupations, Thérèse a toujours été au service de sa communauté, soit par le chant à l’église (accompagnée à l’orgue par Mme Clarabelle Lachance) ou par la préparation des corps des enfants décédés, en vue des visites funèbres.

En 1941, la santé de Thérèse a obligé la famille à considérer un retour à la ferme à Cochrane. À partir de 1944, Thérèse et Hector ont quitté Smooth Rock Falls de manière définitive pour s’installer à la ferme, ce qui n’a pas empêché Thérèse de poursuivre son entreprenariat à Cochrane.

Elle s’est alors intéressée à la culture des plantes et des fleurs, a fabriqué des tapis et des coussins et a organisé des rafles en vue de ramasser de l’argent pour acheter des oies, des dindes et des poussins. Elle a également fabriqué  des bouquets de noces avec du papier « Ice Box », et décoré des gâteaux pour les noces et les anniversaires.

Durant les années ’70, une équipe de la télévision de Radio Canada est venue chez Thérèse pour mener une entrevue avec elle et filmer sa décoration d’un gâteau de noces. Cette entrevue a été enregistrée pour l’émission  « Le temps de vivre ».

Au cours de sa vie, Thérèse a été membre de nombreux organismes, dont les Dames catholiques, l’Union Culturelle des Franco-Ontariennes (à titre de présidente et de directrice générale), les Filles d’Isabelle, et le Club de l’Age d’Or de Cochrane auquel elle a siégé en tant que membre du conseil d’administration.

Thérèse est décédée en 1996 à l’âge de 91 ans. Plusieurs descendants vivent toujours à Cochrane, dont sa fille Yolande et sa petite-fille Monique.

Note historique :  La fabrique d’allumettes de bois à Hull QC a été fondée en 1854 par l’Américain Ezra Butler Eddy. Dès 1869, l’usine produisait 1,5 million d’allumettes à l’heure ! À cette époque, E. B. Eddy fabriquait 99 % de toutes les allumettes vendues au Canada, en plus d’en exporter vers les États-Unis et la Grande-Bretagne. La Ville de Gatineau a fait un hommage aux filles et jeunes femmes ayant travaillé à l’usine d’allumettes E. B. Eddy. Plusieurs d’entre elles y avaient laissé leur santé, et même leur vie à cause de conditions de travail dangereuses. Ces femmes ont formé le premier syndicat féminin du pays. Le boulevard des Allumettières a été officiellement inauguré à Hull en 2007 en leur honneur.

Références : texte de Yolande B. Lamarche Génier et Monique Y. Génier;  ccrcf.cuottawa.ca; ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/327787/un-lieu-un-nom-le-boulevard-des-allumettieres-un-hommage-aux-ouvrieres-de-hull

Certification 2013

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Yvonne Mary Blanche Leroux

Première infirmière des soeurs Dionne

« Cinq petits bouts prématurés, décharnés, rachitiques, affamés – couchés à cinq dans un panier de boucher – calés entre des couvertures, emmaillotés dans des tissus à chemises et à draps […] vaisselle décente, pas de moustiquaires, pas de portes, pas de propreté, puis des mouches le jour et des maringouins la nuit.  »

— Extrait du journal intime d’Yvonne Leroux quelques jours après son arrivée à la ferme des Dionne

Née à Callander en 1912, Yvonne a été l’une des premières diplômées du programme en « nursing » de l’hôpital St-Joseph à North Bay qui, par la suite, a été son employeur.

Le 29 mai 1934, la supérieure en chef de l’hôpital St-Joseph a reçu la demande d’envoyer une infirmière «qui parlait français» pour aller prêter secours médical au Dr Allan Dafoe, sur une ferme située à mi-chemin entre Callander et Corbeil, environ 15 km de North Bay.

Une patiente du Dr Dafoie, madame Elzire Dionne, venait de mettre au monde cinq petites jumelles, et à moins d’un miracle, les chances de survie des quintuplées Dionne étaient très minces…

Âgée de 21 ans,  Yvonne  a répondu à l’appel du Dr Dafoe, et se rendit sur place à Callander, son village natal, sans avoir la moindre idée de la tâche monumentale qui l’attendait  — rien de moins que la responsabilité de « sauver la vie » de cinq fillettes pesant chacune entre 1,5 livre et 2 livres (0,6 à 0,9 kg), qui devaient être nourries au compte-gouttes et être surveillées jour et nuit !

Dionne bookDans un livre écrit en 1964 par James Brough intitulé, We Were Five : The Dionne Quintuplets Story From Birth to Girlhood to Womanhood, les jumelles Annette, Marie, Yvonne, Émilie et Cecile ont insisté sur leur reconnaissance à l’égard de l’infirmière Leroux qui, selon elles, était responsable de les avoir « maintenues vivantes ».

Yvonne est demeurée au service des sœurs Dionne jusqu’en décembre 1936.

Après avoir quitté la famille Dionne, Yvonne a prononcé des conférences aux États-Unis et au Canada et fut l’invitée de multiples émissions. Elle fut connue et reconnue à l’échelle mondiale pour son travail exemplaire auprès des cinq sœurs.

En 1936, une poupée représentant Yvonne Leroux a été fabriquée par la compagnie américaine Alexander Dolls, dans la collection prisée «Madame Alexander», en production de 1923 à 1947. Vous pouvez voir des images de cette poupée à l’adresse suivante :

http://www.worthpoint.com/worthopedia/exceptional-1936-madame-alexander-292060856

Yvonne a épousé Fred Davis, le photographe officiel des jumelles Dionne. C’est lui qui avait d’ailleurs pris les toutes premières photos des sœurs en date du 30 mai 1934.

Yvonne est décédée en 1981.

Note historique : Au moment de la naissance des jumelles en 1934, il n’y avait eu que 500 cas de naissances officialisées de quintuplés au monde — aucun de ces enfants n’ayant vécu plus de 50 jours. D’après les notes du journal intime d’Yvonne Leroux, le médecin traitant, Dr Dafoe, ne s’attendait pas à ce que les jumelles Dionne survivent ! Elles sont, fort possiblement, les premières quintuplées au monde à avoir survécu à leur naissance.

Références : archeion.ca; www.quintland.com/diary.html; thecanadianencyclopedia.com; archivescanada.accesstomemory.org

Article sur l’historien Floyd Andricks, un membre de la parenté d’Yvonne Leroux (en anglais).

http://www.ourmidland.com/news/af41d54f-b42a-5def-a284-b49b75d4c3f6.html

NDLR : J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Jocelyne Contant

Poste cadre et experte-conseil en planification et en gestion des systèmes de soins de santé, visionnaire dans les soins de longue durée et les soins palliatifs, infirmière, professeure, bénévole

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Photo : avec l’autorisation de Jocelyne Contant

« [Jocelyne] a une longue et formidable carrière dans le secteur de la santé. Elle s’est engagée auprès de la Fondation afin d’aider à faire évoluer les soins palliatifs dans notre région, et soutenir les gens à mieux vivre leur fin de vie ».

http://www.outcarefoundation.org (traduction libre)

Jocelyne  est née en 1948 à Kapuskasing où elle a fréquenté l’école Immaculée Conception et l’Académie d’Youville.

Par la suite, elle a terminé des études de baccalauréat en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa en 1970, ainsi qu’une maîtrise en gestion des services de santé (MHA) en 1991.

Elle a également obtenu une certification spécialisée du Collège canadien des directeurs de services de santé (Certified Health Executive) en 1993.

Jocelyne Contant Jardin

École Immaculée Conception, Kapuskasing, 1953-54
Jocelyne Contant est la 3e de droite debout en arrière

De 1975 à 1992, Jocelyne a œuvré dans les hôpitaux de la région d’Ottawa à divers titres, dont celui d’infirmière de chevet, d’infirmière-chef, de directrice et coordonnatrice pour la prévention des infections.

En 1980, au moment de l’ouverture du nouvel Hôpital Général sur la rue Smyth, Jocelyne a été nommée première directrice de programme en soins infirmiers pour la chirurgie, l’obstétrique, la gynécologie et la médecine familiale.

À partir de 1992, elle a joué un rôle clé dans la direction et planification des systèmes de soins de santé dans l’Est ontarien. Entre autres, elle a été vice-présidente et directrice des soins au Winchester District Memorial Hospital, directrice générale du Conseil régional de la santé de l’est de l’Ontario, et la première directrice générale du Centre d’accès aux soins communautaires (CASC) de l’est de l’Ontario.

De 2004 à 2006, Jocelyne a été directrice générale et administratrice de la Résidence Saint-Louis, un établissement de soins de longue durée à Ottawa. À la même époque, elle a été conseillère en services hospitaliers au ministère de la Santé et des Soins de longue durée.

En début de carrière, elle a été professeure en soins infirmiers au Collège Algonquin d’arts appliqués et de la technologie au sein de l’équipe francophone. Plus tard dans sa carrière, elle a également été professeure à l’École interdisciplinaire des sciences de la santé à l’Université d’Ottawa.

Lors de la création du Réseau local d’intégration des services de santé Champlain (RLISS) à Ottawa, Jocelyne a été la première directrice de la planification, intégration et de l’engagement communautaire, et à ce titre, a été responsable du développement du tout premier plan d’intégration des services de santé pour la région de l’est de l’Ontario. Elle a mené à bien une démarche rassemblant 28 projets qui visaient à aider les citoyens de la région à « mieux vieillir » à la maison.

Elle a également été coprésidente avec le Dr José Pereira des groupes de planification du premier programme régional des soins palliatifs Champlain et, par la suite, a été la première directrice générale  du programmes des soins palliatifs Champlain en 2011-2012.

Depuis sa retraite, Jocelyne est conseillère autonome en services de la santé et continue de siéger à de nombreux comités et conseils d’administration. Elle siège présentement au conseil d’administration du OutCare Foundation, un organisme dédié à l’amélioration et à l’accessibilité des soins palliatifs dans l’Est ontarien. Elle participe également au comité d’investissement communautaire de Centraide Ottawa.

Références : outcarefoundation.org; bruyere.org; octc.ca; champlainlhin.on.ca; textes de J. Contant

Certification 2013

Claire Deslauriers Dupuis

Pionnière du Nord-Est, enseignante, femme d’affaires, maître de poste, bénévole

Claire Dupuis

Photo : avec l’autorisation de la municipalité de Mattice-Val Côté*

«[Madame Claire Dupuis] a toujours travaillé dans l’ombre sans se plaindre, une femme, dont le bénévolat, est resté en partie ignoré. C’est notre chance de lui dire merci, de reconnaître son dévouement ». 

Si Missinaïbi m’était conté…L’histoire vécue des pionniers de Mattice-Val Côté, p. 19

Née en 1916 à Harrington au Québec, Claire était enseignante de formation. En début de carrière, elle a enseigné à Montréal et à Québec, et par la suite, à Mattice et au Lac Shallow à partir de 1940.

En 1944, elle a épousé Armand Dupuis de Mattice et a élevé avec lui une famille de trois fils.

Claire était douée pour les arts, dont la peinture et l’écriture, et son mari l’était tout autant pour la peinture et la sculpture de glace, en plus d’être poète et musicien.

À partir de 1945, le couple Dupuis a été propriétaire du Mattice Hotel, dont ils ont assuré la construction. Suite au décès d’Armand dans un accident de voiture en 1960, Claire a relevé le défi des affaires et a poursuivi seule la gestion de l’entreprise familiale.

De 1948 à 1962, Claire a également été standardiste au service de Northern Telephone à Mattice, en plus d’être secrétaire dans une école de 1950 à 1967, et secrétaire du Statute Labour Board de 1960 à 1966.

Pendant 9 ans, Claire a été assistante-Maître de Poste à Mattice (1950-1960), et par la suite, Maître de poste jusqu’en 1980. À titre de Maître de poste, elle a rendu de multiples services aux citoyennes et citoyens de Mattice, dont celui de les aider à remplir des formulaires, rédiger des lettres, lire leur courrier, etc.

Malgré ses nombreuses responsabilités, Claire a toujours oeuvré pour le bien-être de sa communauté. Elle a toujours mis ses services à la disposition des personnes analphabètes, et grâce à ses efforts, la communauté a pu profiter de l’installation d’une première patinoire en 1953.

De plus, en 1979, Claire a mis ses talents d’auteure au profit de la municipalité de Mattice pour le projet du livre Ébauche historique, qui a mené éventuellement à la publication de deux tomes de Si Missinaïbi m’était conté…l’histoire vécue des pionniers de Mattice-Val Côté.

Au moment de sa retraite en 1981, Claire est déménagée à Morrisburg dans l’Est ontarien où ses fils Serge et Paul, ont mis sur pied un réputé parc de dinosaures. Le Monde Préhistorique met en valeur le talent artistique des sculpteurs Dupuis. On y retrouve une cinquantaine de reproductions réalistes de dinosaures et de mammifères préhistoriques grandeur nature, dispersés sur un terrain de 153 acres. Les sculpteurs Dupuis ont également sculpté plusieurs dinosaures dans leur ville natale.

Dynosaure

Dinosaure sculpté par les frères Dupuis de Mattice.
Photo prise à Mattice, octobre 2013, par Dan Gaouette, DG Imaging, Kapuskasing.

En 1984, le gouvernement de l’Ontario a reconnu l’oeuvre bénévole de Claire pour l’essor et le développement de Mattice-Val Côté. Le ministre Allan Pope lui a ainsi remis la médaille du bicentenaire pour honorer ses multiples services rendus à la communauté et son dévouement.

Note historique sur la famille Dupuis : En 1924, Cléophas Dupuis (qui allait devenir le beau-père de Claire en 1944), avait installé son moulin à scie au bord de la rivière Missinaïbi, à Mattice. Ce moulin, transporté par train à Mattice, avait d’abord été en activité à Ste-Lucie, au Québec. Suite au décès de Cléophas en 1939, ses fils Armand et Albert ont pris en charge le moulin et ont formé Dupuis Lumber. En 1945, Armand  a cédé ses parts à son frère qui est alors devenu l’unique propriétaire.  C’est à cette période qu’Armand a fait construire le Mattice Hotel. http://www.scierieshearst.com

*J’aimerais remercier chaleureusement Suzanne Fauchon de la Municipalité Mattice-Val Côté pour son appui dans mes recherches sur les pionnières et pionniers de cette municipalité.

Référence : Si Missinaïbi m’était conté…l’histoire vécue des pionniers de Mattice-Val Côté, 1986.

NDLR : J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Estelle Deschamps

Auteure-compositeure-interprète

Estelle D.

Photo : avec l’autorisation d’Estelle Deschamps

Née en 1961 à Cochrane, Estelle est l’aînée d’une famille de quatre enfants. Elle a grandi à Cochrane où elle a fréquenté l’école secondaire Cochrane HIgh School.

Dès sa tendre enfance, Estelle était habitée par une passion — celle de chanter. Fille d’une musicienne et chanteuse, sa mère Irène Contant Gravel, a su lui transmettre son amour de la musique dans les rencontres de famille.

Même si la route qui mène vers la réalisation des rêves d’enfance est parfois parsemée d’embûches et de défis, Estelle a toujours su dans quelle direction elle voulait aller  — la direction de la scène, du spectacle, du studio d’enregistrement et, surtout, celle d’une relation chaleureuse avec son public.

Dans les années 80 et 90, sa carrière musicale a été mise en arrière-plan lorsqu’elle a fait le choix d’élever sa famille de trois enfants. Néanmoins, la passion brûlante de la musique ne s’est jamais éteinte… Le rêve de chanter devant public a toujours continué de vivre en elle.

Estelle a ouvert un nouveau chapitre de sa vie lorsqu’elle a commencé à chanter en public en 1999 dans un restaurant à Cochrane. Le blues, le rock et le country coloraient sa voix. Petit à petit, elle s’est frayé un chemin dans les sillons de l’industrie musicale en participant à des événements, à des festivals et à des concerts sur de nombreuses scènes du Nord de l’Ontario.

C’est à cette époque qu’Estelle a également commencé à écrire ses premiers textes de chansons. Le vieux dicton dit bien que c’est en forgeant qu’on devient forgeron — petit à petit, un mot et une note à la fois, Estelle se forgeait « une place bien à elle » par ses paroles, sa musique et ses chansons !

Tout en s’appropriant son métier, Estelle gagnait l’estime de son public grandissant une chanson à la fois, un spectacle à la fois. En 2010, elle a formé le groupe Hooked avec 4 autres musiciens, dont John Lemieux de Smooth Rock Falls, avec qui elle collabore encore aujourd’hui.

En 2005, Estelle fut l’artiste invitée pour la première partie d’un spectacle de Joe Meloche, en 2008 pour un spectacle de Julian Austin et en 2010 pour le groupe Sens. Son rêve se rapprochait de plus en plus de la réalité.

Le 2 juillet 2013, Estelle a lancé son tout premier album intitulé Battle of Emotions sur lequel se trouvent 13 chansons originales de style pop, écrites et composées pour la plupart par Estelle, dont deux chansons en français. Elle a enregistrée son CD en partie à Timmins au Bliss Recording Studio, ainsi qu’à Nashville au Tennessee avec son collaborateur et complice musical John Lemieux.

Estelle D. CDLe 2 novemmbre 2013, Estelle a eu l’honneur d’être intronisée au Great Northern Opry à Sault Ste Marie lors d’un événement qui reconnaît les talents des musiciens country du Nord de l’Ontario. Le 3 décembre, le conseil municipal de Cochrane lui rendait aussi hommage.

La voix d’Estelle n’a pas fini de résonner dans l’écho du Nord. Loin de chanter pour vivre, Estelle vit pour chanter… D’ailleurs, son deuxième album Attention fut lancé en 2016 !

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Références : estelledeschamps.com; Le Weekender (18 avril 2013); Cochrane Times Post (10 juillet 2013); northerncountry.ca; texte de E. Deschamps

Certification 2013

Ordre du Canada

Dans cette catégorie, je présenterai des Franco-Ontariennes natives du Nord qui ont été décorées de l’Ordre du Canada. Cliquez sur le nom pour voir la fiche-photo.

Il y a trois grades (niveaux) à l’Ordre du Canada : compagnon (le plus élevé), officier et membre. Chaque grade possède des lettres distinctes que les personnes récipiendaires de l’Ordre sont en droit d’apposer à la suite de leur nom. Des promotions au niveau des grades sont possibles.

Les nominations à titre de compagnon sont faites en reconnaissance de réalisations exceptionnelles et du mérite au plus haut degré, en particulier dans le cadre de services rendus au pays ou à l’humanité.

Les nominations à titre d’officier sont faites en reconnaissance de réalisations et du mérite remarquables, en particulier dans le cadre de services rendus au pays ou à l’humanité.

Les nominations à titre de membre sont faites en reconnaissance de services distingués rendus à l’égard d’une collectivité, d’un groupe ou d’un domaine d’activité en particulier.

* * *

CARRIER-FRASER, Mariette (membre)

Native de Jogues (à compléter sous peu)

CHARRON, Louise, l’Honorable  (compagnon)

Native de Sturgeon Falls, l’honorable Louise Charron  a été nommée compagnon de l’Ordre du Canada par le gouverneur général David Johnston le 30 décembre 2012. Me Charron a été juge à la Cour suprême du Canada de 2004 à 2011. Elle a été la première franco-ontarienne de naissance à siéger à la Cour suprême.

CÔTÉ-O’HARA, Jocelyne (membre)

Native de North Bay, Jocelyne est reconnue partout au Canada pour ses qualités de cadre et de gestionnaire, tant au sein des fonctions publiques provinciales et fédérales que du secteur privé. Son leadership exceptionnel dans le monde des affaires a été couronné de distinctions dont le titre « Canadian Business Successor » décerné par la revue Canadian Business en 1988. Elle a reçu l’Ordre du Canada en 2011 pour l’ensemble de sa remarquable contribution.

PAQUETTE, Gilberte, Sr., s.c.o. (membre)

Née en 1923, Soeur Gilberte Paquette, s.c.o., a grandi près de Cochrane, à Mace et à Frederick House. Elle est entrée en congrégation des Sœurs Grises de la Croix en 1942 (maintenant Soeurs de la Charité d’Ottawa). Pionnière à Ottawa et en Ontario, Soeur Gilberte a été directrice générale de l’Hôpital général d’Ottawa. Elle a également fondé la première unité régionale de soins palliatifs de la province au Centre de santé Élisabeth-Bruyère.

Sr Gilberte a reçu l’Ordre du Canada en 1985 pour sa contribution remarquable à l’organisation et à la gestion des soins de santé à Ottawa. Elle est décédée à Ottawa en 2009 à l’âge de 86 ans.

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Référence : gg.ca

Aline Plouffe

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Photo via la page FB 400e anniversaire des francophones -Timmins

Enseignante, chef de file pour la francophonie dans le Nord-Est et les services aux aînés

Née Aline Laviolette, Aline a été résidente de Timmins pendant plus de 60 ans où elle a œuvré à titre d’enseignante pendant 33 ans.

À travers les années, elle s’est impliquée dans plusieurs associations francophones de la région de Timmins. Entre autres, elle a été  membre fondateur du comité pour Le Mirage, une résidence pour personnes âgées francophones.

Aline est la deuxième enseignante du Nord de l’Ontario à avoir été décorée du Mérite franco-ontarien en éducation en 1980. La décoration du Mérite est remise par l’AEFO depuis 1977. Il s’agit d’une distinction qui met en lumière la contribution des individus qui se sont distingués au sein de leur profession d’enseignante ou d’enseignant.

Aline est décédée à Timmins en 2004.

Référence : archiver.rootsweb.ancestry.com; federationgenealogie.qc.ca

NDLR: J’ai rédigé ce court résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille. Toutefois, si ce profil contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. Si vous avez des informations à ajouter pour compléter ce profil, écrivez-moi à elles@triyana.ca