Roxanne Dubé

Auteure-compositeure-interprète

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Crédit photo : Sophie Lauzon Photographe

«La musique a toujours été un aspect super important dans ma vie. Mon rêve ? Être heureuse, vivre de ma musique, avoir du succès. Je veux faire de mon rêve une réalité, car la musique est ma passion !» — Roxanne Dubé, 2015

Native de Smooth Rock Falls, Roxanne a fréquenté l’école secondaire Georges-Vanier d’où elle a obtenu son diplôme en 2016. Cette enthousiaste des sports a un amour tout aussi grand pour la musique.

C’est vers l’âge de 7 ans que Roxanne s’est découvert une passion pour la chanson. À cet âge précoce, elle est montée sur scène lors de la première édition du Smooth Truck Fest (un rodéo de camions à Smooth Rock Falls). Au grand bonheur de sa famille, Roxanne remporta la 2e place dans le concours de talent. La petite fille timide venait de trouver un moyen pour communiquer sa raison de vivre… SA VOIX.

Les années qui ont suivi ont secrètement nourri son rêve de faire une carrière professionnelle en musique, et c’est en 2012, à l’âge de 14 ans, qu’elle se lança dans l’aventure. Elle s’est alors inscrite à l’émission de télé québécoise Mixmania en soumettant une première vidéo sur le réseau YouTube. Sa participation à l’émission n’a pas été retenue, mais Roxanne avait franchi une étape personnelle importante et rien ne pouvait l’arrêter. L’option « abandon » ne figurait pas dans son vocabulaire…

Cette même année, elle entreprend d’apprendre à jouer d’un instrument. Son choix s’est arrêté sur la guitare. Après la guitare est venu un deuxième instrument — le piano. Étant donné qu’aucun cours de musique n’était offert dans sa ville natale, Roxanne est forcément devenue autodidacte. La jeune chanteuse ajoutait des cordes à son arc et s’enseignait les rudiments de son métier en devenir.

Vers l’âge de 15 ans, Roxanne découvre sa plume d’auteure et commence à écrire ses propres chansons, en plus d’en composer la musique. Elle s’inspire de son expérience de vie, de ses sentiments et de ce qu’elle observe au quotidien autour d’elle.

À partir de 2013, elle multiplie ses participations à des festivals et concours de chanson. Au Festival Quand ça nous chante, elle fait une rencontre déterminante avec une autre artiste franco-ontarienne — Gabrielle Goulet, auteure-compositeure-interprète, native de Bourget dans l’Est ontarien.

Roxanne et Gabrielle

Roxanne Dubé et Gabrielle Goulet

En février 2014, Roxanne a participé au concours musical La Voix du Nord et y remporte la première place, ce qui lui a donné droit à une session professionnelle d’enregistrement. Cette même année, une prestation au Festival Quand ça nous chante, accompagnée du groupe de musique de son école secondaire — les Extensions oranges —, lui confère le prix du «Meilleur coup de coeur d’un artiste solo». Ce prix lui ouvre la porte au programme Jamais Trop Tôt dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby, édition 2014. Dans le cadre de ce programme, Roxanne fut choisie pour participer à l’album Jamais Trop Tôt (12 des 24 participants avait été retenus pour participer à l’album souvenir). Vous pouvez entendre sa chanson T’aimer pour l’éternité au lien suivant :

https://jamaistroptot.bandcamp.com/track/taimer-pour-l-ternit

En 2015, elle s’est inscrite au Festival Trois-Pistoles en chanson, et a fait partie des 20 demi-finalistes, obtenant la 5e position. Sa candidature fut également retenue parmi les 10 finalistes du concours. En 2016, elle a participé à la 3e résidence artistique Rond-Point- APCM.

Unknown-2Que lui réserve l’avenir ? Beaucoup de choses ! Une audition pour l’émission La Voix (TVA) et JAM (TFO) peut-être?  L’apprentissage d’autres instruments de musique? Sûrement. Des études collégiales? Oui, c’est prévu à l’automne 2016 (en coiffure). Des concours, des festivals et des spectacles? Oui, tout ça, et plus encore. Histoire à suivre…

Réf.:

http://ici.radio-canada.ca/; http://www.jamaistroptot.ca; http://www.lavoixdunord.ca; textes de R. Dubé

Certification 2015

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Denise (Turcotte) Dufour

Artiste en fibre textile (spécialité fibre d’art), artisane, animatrice d’ateliers de courtepointe, assistante-infirmière, bénévole

Denise Dufour

Avec l’autorisation de Denise Dufour

«En l’an 2000, une transformation majeure surgit. Je me lance dans le monde de l’art, la création de tableaux en fibre textile et broderie en développant une façon bien à moi de créer et d’exprimer la fibre d’art».

— Denise Dufour, extrait d’un texte pour une entrevue dans la revue bravoart, automne  2013

Fille d’Élie Turcotte et d’Éliza Marquis, Denise est née à Moonbeam en 1944. Elle a fréquenté l’école primaire St-Jules, et par la suite, elle a poursuivi ses études secondaires et terminer un programme d’études dans le domaine d’assistante-infirmière en 1962-63.

Elle a grandi près d’un lac entouré de paysages sereins, ayant à la portée de la main une abondance de baies sauvages et de légumes frais du jardin familial, et surtout, ayant joui d’une grande liberté dont elle conserve un vif et heureux souvenir.

Elle a épousé Gaston Dufour de Moonbeam en 1964 et a élevé avec lui une famille de trois fils, tout en travaillant à l’hôpital Sensenbrenner de Kapuskasing de 1975 à 1997. Denise avait également travaillé à l’Hôpital Notre-Dame de Hearst en 1963-64, et depuis 1996, elle exerce sa profession à temps partiel dans une résidence pour personnes âgées de son village.

Dès l’enfance, Denise s’est sentie interpelée par l’univers des textiles. Elle confectionnait des ensembles pour ses poupées et des vêtements pour elle-même. Elle aimait également le tricot, le tissage, la courtepointe et l’art de la fibre.

Artiste autodidacte, elle explorait, manipulait et découvrait les tissus de toutes sortes en empruntant différentes approches intuitives. Les tissus n’avaient pour elle aucune retenue, se dévoilant sous toutes leurs facettes, coutures et couleurs !

En 1990, Denise a commencé à suivre des formations en peinture et en courtepointe, ce qui non seulement a servi à nourrir son sens inné de l’esthétique, mais lui a fourni des techniques lui permettant d’approfondir son art.

Sous ses doigts, le textile et le visuel se sont unis pour créer un univers original, inventif, reflétant un projet artistique en devenir. «J’éprouve un plaisir personnel et profond lorsque je manipule et marie le tissu et l’acrylique», de dire Denise.

Pendant une dizaine d’années, Denise a participé à des congrès de courtepointe et a également enseigné des cours de courtepointe dans sa région natale. Cependant, à partir de l’an 2000, son intérêt pour la fibre d’art a pris forme et a donné une direction nouvelle à son œuvre.

Elle a co-écrit le livre Expressions et Créations en Fibre d’Art dans lequel il est question de la fibre d’art comme mode d’expression de soi. Le livre présente une démarche appuyant le travail créatif, d’une part, et le travail technique, d’autre part. L’ouvrage sera publié aux Éditions du Vermillon à Ottawa (date non déterminée).

Pour enrichir sa palette de couleurs, Denise teint elle-même ses tissus. Quand vient le moment de concevoir une oeuvre, elle effectue des recherches, s’entoure de ses tissus et crée des esquisses et des croquis qui inspirent son processus de création.

Elle participe régulièrement à des expositions en solo et de groupe dans plusieurs villes de l’Ontario et du Québec, mais plus particulièrement les villes du Nord ontarien, dont Kapuskasing, Moonbeam, Hearst, Timmins, Chapleau, Englehart, Kirkland Lake et Sault-Ste Marie.

Denise se sent privilégiée d’être entourée de la pure nature du Nord — une inspiration qu’elle estime être sans pareil. Pour Denise, l’art est aussi un moyen de faire connaître et découvrir les richesses naturelles du Nord de l’Ontario.

Soucieuse de l’avenir de sa communauté, de ses enfants et de ses petits-enfants qu’elle aime plus que tout, Denise transmet souvent des messages écologiques par son œuvre — la coupe à blanc, la disparition des forêts, la pollution, le réchauffement de la planète, voilà des thèmes qui trouvent une place de choix dans sa démarche artistique. D’ailleurs, pour elle, l’artiste a fonction de messager dans notre société…

Denise Dufour, oeuvre

Spectacular Aurora, Denise Dufour

Les œuvres de Denise sont répertoriées dans divers catalogues. L’une de ses œuvres récentes, Spectacular Aurora, a été choisie pour faire partie d’une exposition avec le Northern Ontario Arts Association (NOAA) au cours de la prochaine année. Elle a également  récolté un prix pour cette  même œuvre.

Une autre de ses œuvres, Danse de nuit, fait partie de l’exposition itinérante «Clément Bérini : honorer, inspirer, rassembler», présentée par BRAVO-Sud (2013-14).

Denise a récolté plusieurs prix et mentions d’honneur depuis 1990, notamment pour ses courtepointes.

Rêver, créer, évoluer, persévérer — tels sont les mots d’ordre qui guident Denise dans son parcours de vie et d’artiste. À l’automne 2013, la revue bravoart a tracé le portrait de Denise Dufour, artisane du Nord.

Denise Dufour, bravoart

Références : textes de D. Dufour; Catologue «Clément Bérini : honorer, inspirer, rassembler»; noaa.ca.

Certification 2013

Lorraine Desjardins, s.c.o.

Religieuse, enseignante, formatrice, conseillère, missionnaire, animatrice générale (supérieure) de la Congrégation des Sœurs de la Charité d’Ottawa

Sr Lorraine-2(Photo :  Archives des Soeurs de la Charité d’Ottawa)

«Osons avec audace et créativité, avec une ardeur nouvelle en témoins prophétiques, vivre en femmes de compassion et d’espérance,
 dans la nouveauté de notre mission». (Vision 2010-2016)

— 30e Chapître général des Soeurs de la Charité d’Ottawa, soeursdelachariteottawa.com

Née à Kapuskasing en 1943, Sr Lorraine est la fille de Roland Desjardins de Kapuskasing et de Fernande Guénette de Moonbeam. À partir du Jardin d’enfants jusqu’à la 8e année, elle a fréquenté l’école Immaculée-Conception sous la direction des Sœurs Grises de la Croix.

Immaculée C.

Photo : École Immaculée Conception, avec l’aimable autorisation d’Andrew Liptak, http://postalhistorycorner.blogspot.ca

À l’âge de 13 ans, l’écolière Lorraine a participé à un concours de français provincial à Ottawa, et fut l’heureuse gagnante d’un premier prix en littérature et d’un deuxième prix en orthographe. C’était à l’époque des pages écolières dans les quotidiens francophones de l’Ontario (notamment la page du populaire et bien-aimé Oncle Jean dans le journal Le Droit), et les débuts de la radio et de la télévision francophone, incluant CFCL à Timmins.

L’adolescente Lorraine fit ses études secondaires à l’école Sainte-Rita à Val Rita (9e et 10e années) et, par la suite, ses 11e et 12e années au Pensionnat Notre-Dame-du-Sacré-Cœur (couvent de la rue Rideau à Ottawa).

Dès 1959, alors âgée de 16 ans, la jeune postulante Lorraine a entrepris son engagement apostolique en faisant son entrée dans la Congrégation des Sœurs de la Charité d’Ottawa (autrefois connue sous le nom de Sœurs Grises de la Croix). En 1961, elle a pris le nom de Sœur Jean-Luc.

Après avoir terminé son École normale à l’Université d’Ottawa en 1962, Sr Lorraine a enseigné dans des écoles d’Ottawa pendant 6 ans, tout en étudiant en vue de l’obtention d’un baccalauréat.

Sr Lorraine et famille

Photo : de g.à.d. Jean-Luc Desjardins (frère de Sr Lorraine), Roland (père), Sr Lorraine à l’âge de 24 ans, Fernande (mère); août 1967; avec l’aimable autorisation de Sr Lorraine Desjardins.

Les chemins du Canada et de l’Afrique se sont croisés une première fois dans la vie de Sr Lorraine en 1969 lorsqu’elle est allée enseigner en mission au Lesotho à l’âge de 26 ans. Elle y était également en service à la formation des jeunes religieuses à vœux temporaires.

Trois ans plus tard, un défi de santé a ramené Sr Lorraine en terre canadienne où elle a poursuivi son œuvre d’enseignante à Orléans et à Fauquier, avant d’effectuer un retour aux études à l’Université Laurentienne pour y obtenir un baccalauréat ès arts avec une concentration en histoire et en littérature en 1976.

Suite à deux ans d’enseignement au Collège Notre-Dame, une institution secondaire tenue par la Congrégation à Sudbury, Sr Lorraine a foulé le sol africain une deuxième fois pour y relever le défi d’un engagement missionnaire en Zambie. Elle y a été responsable de la formation des novices pour la Congrégation pendant 8 ans auprès des jeunes femmes provenant de la Zambie et du Malawi.

En 1987, Sr Lorraine est déménagée au Malawi en Afrique centrale où elle a assumé la responsabilité régionale de 35 religieuses dévouées en éducation, en santé et en pastorale paroissiale dans cette région du monde.

Un autre virage attendait cependant Sr Lorraine, qui après 17 ans de mission en Afrique, est revenue à la Maison mère à Ottawa en 1992 pour y oeuvrer à la Direction générale de la Congrégation des Sœurs de la Charité d’Ottawa, à titre de conseillère. À cette fonction s’est aussi ajoutée celle de trésorière générale en 2001.

Trois ans plus tard, elle a été élue au poste de supérieure générale (animatrice générale) de la Congrégation au Chapitre général de 2004 pour un mandat de six ans. Elle y a été réélue pour un deuxième mandat en 2010. Ce mandat a pris fin en 2016.

En juin 2011, Sr Lorraine a célébré son Jubilé d’or (50 ans de vie religieuse). À l’occasion de cette grande fête, le Chœur d’Orléans a chanté au couvent de la rue St-Joseph plusieurs chants de leur répertoire religieux et profane en son honneur.

Note historique : C’est en 1845 que quatre Sœurs Grises de Montréal sont arrivées à Bytown (maintenant Ottawa) pour y fonder une école (la première école bilingue de l’Ontario) et un hôpital qui allait devenir l’Hôpital général d’Ottawa. En 2013, 168 ans après la fondation, les bienfaits de l’oeuvre de Sr Élisabeth Bruyère retentissent dans onze pays : Canada, États-Unis, Haïti, Brésil, Japon, Thaïlande, Cameroun, Malawi, Zambie, Lesotho et République d’Afrique du Sud. Les Sœurs de la Charité ont œuvré dans le Nord de l’Ontario à partir de leur première mission à Mattawa en 1878. Les Elles du Nord présenteront prochainement l’historique de l’œuvre des religieuses des Soeurs de la Charité d’Ottawa en terre nord-ontarienne sur ce blogue.

Références : ipir.ulaval.ca; stjosephorleans.ca; lapresse.ca (Oncle Jean); postalhistorycorner.blogspot.ca; soeursdelachariteottawa.com; texte de Sr L. Desjardins

Certification 2013

Claire Deslauriers Dupuis

Pionnière du Nord-Est, enseignante, femme d’affaires, maître de poste, bénévole

Claire Dupuis

Photo : avec l’autorisation de la municipalité de Mattice-Val Côté*

«[Madame Claire Dupuis] a toujours travaillé dans l’ombre sans se plaindre, une femme, dont le bénévolat, est resté en partie ignoré. C’est notre chance de lui dire merci, de reconnaître son dévouement ». 

Si Missinaïbi m’était conté…L’histoire vécue des pionniers de Mattice-Val Côté, p. 19

Née en 1916 à Harrington au Québec, Claire était enseignante de formation. En début de carrière, elle a enseigné à Montréal et à Québec, et par la suite, à Mattice et au Lac Shallow à partir de 1940.

En 1944, elle a épousé Armand Dupuis de Mattice et a élevé avec lui une famille de trois fils.

Claire était douée pour les arts, dont la peinture et l’écriture, et son mari l’était tout autant pour la peinture et la sculpture de glace, en plus d’être poète et musicien.

À partir de 1945, le couple Dupuis a été propriétaire du Mattice Hotel, dont ils ont assuré la construction. Suite au décès d’Armand dans un accident de voiture en 1960, Claire a relevé le défi des affaires et a poursuivi seule la gestion de l’entreprise familiale.

De 1948 à 1962, Claire a également été standardiste au service de Northern Telephone à Mattice, en plus d’être secrétaire dans une école de 1950 à 1967, et secrétaire du Statute Labour Board de 1960 à 1966.

Pendant 9 ans, Claire a été assistante-Maître de Poste à Mattice (1950-1960), et par la suite, Maître de poste jusqu’en 1980. À titre de Maître de poste, elle a rendu de multiples services aux citoyennes et citoyens de Mattice, dont celui de les aider à remplir des formulaires, rédiger des lettres, lire leur courrier, etc.

Malgré ses nombreuses responsabilités, Claire a toujours oeuvré pour le bien-être de sa communauté. Elle a toujours mis ses services à la disposition des personnes analphabètes, et grâce à ses efforts, la communauté a pu profiter de l’installation d’une première patinoire en 1953.

De plus, en 1979, Claire a mis ses talents d’auteure au profit de la municipalité de Mattice pour le projet du livre Ébauche historique, qui a mené éventuellement à la publication de deux tomes de Si Missinaïbi m’était conté…l’histoire vécue des pionniers de Mattice-Val Côté.

Au moment de sa retraite en 1981, Claire est déménagée à Morrisburg dans l’Est ontarien où ses fils Serge et Paul, ont mis sur pied un réputé parc de dinosaures. Le Monde Préhistorique met en valeur le talent artistique des sculpteurs Dupuis. On y retrouve une cinquantaine de reproductions réalistes de dinosaures et de mammifères préhistoriques grandeur nature, dispersés sur un terrain de 153 acres. Les sculpteurs Dupuis ont également sculpté plusieurs dinosaures dans leur ville natale.

Dynosaure

Dinosaure sculpté par les frères Dupuis de Mattice.
Photo prise à Mattice, octobre 2013, par Dan Gaouette, DG Imaging, Kapuskasing.

En 1984, le gouvernement de l’Ontario a reconnu l’oeuvre bénévole de Claire pour l’essor et le développement de Mattice-Val Côté. Le ministre Allan Pope lui a ainsi remis la médaille du bicentenaire pour honorer ses multiples services rendus à la communauté et son dévouement.

Note historique sur la famille Dupuis : En 1924, Cléophas Dupuis (qui allait devenir le beau-père de Claire en 1944), avait installé son moulin à scie au bord de la rivière Missinaïbi, à Mattice. Ce moulin, transporté par train à Mattice, avait d’abord été en activité à Ste-Lucie, au Québec. Suite au décès de Cléophas en 1939, ses fils Armand et Albert ont pris en charge le moulin et ont formé Dupuis Lumber. En 1945, Armand  a cédé ses parts à son frère qui est alors devenu l’unique propriétaire.  C’est à cette période qu’Armand a fait construire le Mattice Hotel. http://www.scierieshearst.com

*J’aimerais remercier chaleureusement Suzanne Fauchon de la Municipalité Mattice-Val Côté pour son appui dans mes recherches sur les pionnières et pionniers de cette municipalité.

Référence : Si Missinaïbi m’était conté…l’histoire vécue des pionniers de Mattice-Val Côté, 1986.

NDLR : J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Estelle Deschamps

Auteure-compositeure-interprète

Estelle D.

Photo : avec l’autorisation d’Estelle Deschamps

Née en 1961 à Cochrane, Estelle est l’aînée d’une famille de quatre enfants. Elle a grandi à Cochrane où elle a fréquenté l’école secondaire Cochrane HIgh School.

Dès sa tendre enfance, Estelle était habitée par une passion — celle de chanter. Fille d’une musicienne et chanteuse, sa mère Irène Contant Gravel, a su lui transmettre son amour de la musique dans les rencontres de famille.

Même si la route qui mène vers la réalisation des rêves d’enfance est parfois parsemée d’embûches et de défis, Estelle a toujours su dans quelle direction elle voulait aller  — la direction de la scène, du spectacle, du studio d’enregistrement et, surtout, celle d’une relation chaleureuse avec son public.

Dans les années 80 et 90, sa carrière musicale a été mise en arrière-plan lorsqu’elle a fait le choix d’élever sa famille de trois enfants. Néanmoins, la passion brûlante de la musique ne s’est jamais éteinte… Le rêve de chanter devant public a toujours continué de vivre en elle.

Estelle a ouvert un nouveau chapitre de sa vie lorsqu’elle a commencé à chanter en public en 1999 dans un restaurant à Cochrane. Le blues, le rock et le country coloraient sa voix. Petit à petit, elle s’est frayé un chemin dans les sillons de l’industrie musicale en participant à des événements, à des festivals et à des concerts sur de nombreuses scènes du Nord de l’Ontario.

C’est à cette époque qu’Estelle a également commencé à écrire ses premiers textes de chansons. Le vieux dicton dit bien que c’est en forgeant qu’on devient forgeron — petit à petit, un mot et une note à la fois, Estelle se forgeait « une place bien à elle » par ses paroles, sa musique et ses chansons !

Tout en s’appropriant son métier, Estelle gagnait l’estime de son public grandissant une chanson à la fois, un spectacle à la fois. En 2010, elle a formé le groupe Hooked avec 4 autres musiciens, dont John Lemieux de Smooth Rock Falls, avec qui elle collabore encore aujourd’hui.

En 2005, Estelle fut l’artiste invitée pour la première partie d’un spectacle de Joe Meloche, en 2008 pour un spectacle de Julian Austin et en 2010 pour le groupe Sens. Son rêve se rapprochait de plus en plus de la réalité.

Le 2 juillet 2013, Estelle a lancé son tout premier album intitulé Battle of Emotions sur lequel se trouvent 13 chansons originales de style pop, écrites et composées pour la plupart par Estelle, dont deux chansons en français. Elle a enregistrée son CD en partie à Timmins au Bliss Recording Studio, ainsi qu’à Nashville au Tennessee avec son collaborateur et complice musical John Lemieux.

Estelle D. CDLe 2 novemmbre 2013, Estelle a eu l’honneur d’être intronisée au Great Northern Opry à Sault Ste Marie lors d’un événement qui reconnaît les talents des musiciens country du Nord de l’Ontario. Le 3 décembre, le conseil municipal de Cochrane lui rendait aussi hommage.

La voix d’Estelle n’a pas fini de résonner dans l’écho du Nord. Loin de chanter pour vivre, Estelle vit pour chanter… D’ailleurs, son deuxième album Attention fut lancé en 2016 !

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Références : estelledeschamps.com; Le Weekender (18 avril 2013); Cochrane Times Post (10 juillet 2013); northerncountry.ca; texte de E. Deschamps

Certification 2013

Marie Duhaime

Enseignante, pionnière. visionnaire pour l’éducation en français en Ontario et pour les services aux enseignantes et enseignants retraités, historienne communautaire, bénévole

Marie Duhaime

Marie Duhaime, SOCIÉTÉ HISTORIQUE DU NIPISSING “NOTRE HISTOIRE” 1979-89.

«Marie s’est trouvée par sa participation, son exemple et son efficacité à ouvrir la porte à tous les francophones qui l’ont suivi [sic], par la suite surtout dans les postes supérieurs de l’Association [des enseignantes et des enseignants de l’Ontario] »

—Léa Blake, enseignante, soeur de Marie Duhaime, Société historique de Nipissing (biographie de Marie Duhaime), 2003  

Marie est née, la troisième d’une famille de 14 enfants, à St-Charles (Grand Sudbury) en 1907. Dès sa jeune enfance, elle a eu une passion pour l’école, et a eu l’occasion de la fréquenter tôt puisqu’elle était située juste en face de la maison familiale !

Alors qu’elle était encore jeune, sa famille a déménagé à Coniston où elle a poursuivi ses études jusqu’à la huitième année.

Par la suite, Marie a étudié à l’école Modèle de Sturgeon Falls. À cette époque, c’était la seule école où il était possible d’obtenir un brevet pour se diriger dans la carrière de l’enseignement.

Marie a poursuivi ses études et en 1933-34, elle a obtenu son brevet Première classe de l’École normale d’Ottawa, et éventuellement, son baccalauréat en éducation.

Elle a enseigné au primaire et au secondaire dans plusieurs villes et villages de l’Ontario. Elle a débuté sa carrière dans une petite école de campagne à Cache Creek, tout près de Cache Bay, puis ensuite à Verner.

Par la suite, Marie a enseigné à Iroquois Falls, Ansonville, et Sturgeon Falls.

Marie a été au service de la profession d’enseignante dans le Nord de l’Ontario pendant 45 ans. Au fil de sa carrière, de nombreux comités ont profité de son expertise dont, entre autres, son association professionnelle (AEFO) au niveau local et régional.

En plus de participer activement à la fondation d’unités régionales de l’AEFO, de groupes de la FFCF, des Cercles de Fermières et des ACFO régionales, elle a été la présidente provinciale de l’AEFO en 1960-61 et la présidente de la F.E.O. en 1964-65.

Lors du congrès de l’CMOPE (Conférence mondiale de la profession enseignante) en 1973, Marie fut chef de la délégation ontarienne à Addis-Abbeba, Ethiopie.

En 1976, elle a fondé l’unité française de ERO/STO (Enseignantes et enseignants retraités de l’Ontario) à Sturgeon Falls, dont elle fut la présidente.

En 1979, Marie a été une des membres fondateurs de la Société historique du Nipissing. Elle a été membre active de la Société jusqu’en 1991.

Elle a effectué d’innombrables recherches sur les pionniers francophones de sa région, et a été responsable de la section des pionniers de  Nipissing Ouest pour la publication « Nos belles figures d’autrefois » publiée en 1980  par la Société historique du Nipissing.

En reconnaissance de son dévouement à la profession enseignante, Marie a reçu la décoration de membre à vie de l’AEFO en 1969, et fut également la première femme du Nord a être décorée du Mérite franco-ontarien en éducation en 1978.

Elle est décédée en 1993 à l’âge de 86 ans.

Note historique : Depuis 1977, 14 Franco-Ontariennes du Nord ont été décorées du Mérite franco-ontarien en éducation. Vous pouvez lire la liste sur ce blogue en cliquant sur Mérite.

Références : ourontario.ca  http://www.regionducielbleu.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Claire Drainville


Enseignante, andragogue, traductrice, chef de file pour la culture et le fait français en Ontario et au Canada

Claire Drainville

(Photo : courtoisie de Claire Drainville)

« [Claire] a contribué professionnellement et bénévolement au rayonnement de la langue et de la culture françaises de sa région et du Canada ».

— Laura Gueguen-Charron, ancienne présidente de la Compagnie des Cent-Associés francophones, 2007

Née au Québec en 1940, Claire a vécu dans cinq provinces canadiennes où elle a fait rayonner la culture et la langue française partout sur son passage.

Elle a obtenu un brevet d’enseignement pour l’enseignement au primaire en 1957, et a également suivi des formations en andragogie plus tard dans sa carrière.

Depuis les années 70, Claire œuvre pour le développement et la sauvegarde de la langue française à travers le Canada.

Elle a enseigné le français langue seconde dans les écoles de Sydney en Nouvelle-Écosse, où elle a également mis sur pied un regroupement culturel de francophones à la base militaire de Sydney — le premier de ce genre à Sydney.


Par la suite, elle est déménagée en Ontario où elle a fondé la firme Claire Communication afin d’offrir des cours de français aux adultes de la région de Thunder Bay à partir de 1976. À la même époque, elle offrait également un service de traduction.

Elle a été membre fondateur de l’Association francophone du Nord-Ouest à Thunder Bay et membre active du Club français local.

Au cours de sa carrière, Claire s’est également investie dans les activités culturelles, notamment Les danseurs, Les étoiles filantes de Thunder Bay et l’organisation de soirées internationales et de voyages culturels.

Elle a également contribué à l’ouverture d’une école de langue française à Thunder Bay et plus tard, à Dryden, elle s’est impliquée au niveau de l’éducation et de la pastorale en français.


À partir de 1986, Claire a habité à Oshawa où elle est demeurée pendant 25 ans. Elle a alors été active au sein de l’Association canadienne-française de l’Ontario, du centre communautaire L’Amicale de Durham, et du Club canadien-français dont elle a été la présidente.

Sa carrière a été couronnée de distinctions et de reconnaissance. En 1987, elle a reçu la Plaque du Premier ministre de l’Ontario pour son dévouement dans le Nord-Ouest et, en 1997, l’Ordre du mérite Franco-Nord-Ouest ontarien.

Claire a également reçu deux certificats d’excellence professionnelle du Collège Durham.

De plus, en hommage à ses hautes qualités de civisme et à sa contribution exceptionnelle à la promotion et à l’enrichissement de la vie française en Amérique du Nord, et plus particulièrement, au Canada, Claire a reçu les insignes de membre de la Compagnie des Cent-Associés francophones en 2007.

En 2012, elle a été nommée Personnalité francophone du Nord-Ouest, un prix remis par l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario.

Présentement, Claire habite à Dryden où elle fait du bénévolat culturel, social et éducatif. Elle est membre du Conseil d’administration de l’AFNOO à titre de secrétaire et membre à vie.

Récemment, elle a créé à l’occasion de la Journée internationale des femmes, un groupe au féminin dont l’objectif est d’avoir une rencontre mensuelle pour un partage culturel et social.


Références : francopresse.ca; afnoo.org;  lexpress.to; texte de C. Drainville

Certification 2013