Lyse Morisset

Ingénieure biochimiste, enseignante, chercheure, journaliste scientifique, gestionnaire, mentor pour les femmes en sciences

Lyse Morisset

Photo reproduite avec la permission de l’AEFO, Femmes de vision.

Née à Sudbury, le parcours professionnel de Lyse se distingue tout au long d’une brillante carrière scientifique qu’elle a entreprise au début des années 70.

Tour à tour enseignante, rédactrice, chercheure et gestionnaire, cette ingénieure biochimiste fut la première femme à être diplômée en génie chimique à l’Université d’Ottawa en 1968.

À l’époque de ses études universitaires, Lyse fut l’une des rares femmes à obtenir une bourse d’études dans son domaine. En fait, sur un total de 800 bourses décernées entre 1952 et 1972, seulement 4 ont été remises à des femmes. Lyse fut l’heureuse lauréate de la prestigieuse bourse Athlone en ingénierie.

Elle fut également l’une des premières femmes au Canada à se spécialiser en biotechnologie (maîtrise en génie biochimique obtenue à la University College de Londres en Angleterre).

D’abord chercheure en microbiologie et journaliste scientifique, Lyse a aussi enseigné les sciences naturelles à l’Université York à Toronto. Par la suite, à la fin des années 70, elle a oeuvré à titre de conseillère scientifique à la Commission royale sur la planification de l’énergie électrique à Toronto (1975-1979).

Sa carrière scientifique la ensuite menée à Montréal où elle a géré le programme de recherches externes à l’Institut de recherche en biotechnologie. À partir de 1982, elle s’est jointe au Conseil national de recherches du Canada et, en 1987, elle a agi à titre de conseillère principale au Conseil consultatif national des sciences et de la technologie. Ce groupe de personnes avait alors pour mandat de conseiller le premier ministre du Canada sur les questions reliées aux sciences et à la technologie.

Au sein de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, ses aires de recherche ont porté sur l’impact socio-économique des projets nucléaires. Lyse a également siégé au Conseil canadien du programme de l’environnement de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en plus d’être consultante sur les questions touchant à la santé et à l’environnement.

Soucieuse d’ouvrir des portes aux femmes, Lyse a toujours encourager les carrières en science. Entre autres, elle fut vice-présidente nationale de l’association Femmes en sciences et en génie. Pour son mentorat auprès des femmes en science, le Business and Professional Women’s Club d’Ottawa a publiquement reconnu sa contribution à l’avancement du statut de la femme en 1990.

Lyse fut également impliquée auprès de l’Université d’Ottawa de maintes façons, dont à la présidence de l’Association des anciens de l’Université d’Ottawa et en tant que membre du Bureau des gouverneurs de l’Université.

Maintenant à la retraite, Lyse explore sa passion pour les plantes, leurs propriétés, et leur hybridation. Elle fut, entre autres, récipiendaire du Trophée Cullen 2012 remis par la Ottawa Horticultural Society.

Mot de remerciement : J’aimerais remercier chaleureusement l’AEFO de m’avoir permise d’utiliser leur fiche Femmes de vision pour les informations biographique et la photo de Lyse Morisset.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part.