Julie Champagne

Vérificatrice interne en chef de la Banque du Canada, comptable agréée, experte-conseil en gestion de petites et moyennes entreprises, contrôleur financier, bénévole

Julie Champagne

« Ma famille et mes amies ont toujours joué un rôle primordial dans ma vie. Je puise mes forces et mon énergie dans la solidarité féminine qui m’entoure – mère, sœur, tantes, cousines, collègues de travail et amies de longue date. » — Julie Champagne

Originaire de Sudbury, Julie a grandi auprès d’une mère qui a su lui transmettre le goût d’apprendre et de persévérer dans le travail et l’adversité, et auprès d’un père qui lui a démontré les richesses que l’on accumule en donnant son temps et ses talents.

Julie a fait ses études scolaires, du primaire jusqu’à à l’universitaire, dans sa ville natale obtenant son baccalauréat en commerce de l’Université Laurentienne en 1993. Elle a poursuivi des études en vus d’acquérir son titre de comptable agréée en 1996. Son parcours professionnel l’a d’abord conduite de Sudbury à Toronto, puis ensuite à Ottawa où elle occupe présentement le poste de vérificatrice interne en chef de la Banque du Canada.

Au départ, son parcours professionnel a pris racine en 1993 au sein du cabinet de services professionnels Deloitte & Touche (aujourd’hui Deloitte). À cette époque, Julie travaillait en plein secteur financier de Toronto sur « Bay Street ». À ses débuts, elle a fait partie du groupe des Services de certification de base pour le secteur financier, et s’est jointe par la suite au groupe des Services en risque d’entreprise et, éventuellement, à l’équipe de Solutions (consultation de gestion de petites et moyennes entreprises).

En 1999, toujours à l’emploi de Deloitte & Touche, Julie a fait la navette entre Toronto et Ottawa dans son rôle de contrôleur pour Paribas Bank of Canada (aujourd’hui BNP Paribas), mais son parcours de vie allait bientôt prendre une nouvelle direction lorsqu’elle accepta un nouvel emploi auprès de Export et développement Canada (EDC) en l’an 2000.

À l’emploi du EDC, Julie fut directrice de la vérification interne, souscriptrice en assurance et cautionnement de contrat et conseillère au premier vice-président du secteur Développement des affaires. Elle a aussi participé à un programme d’échange des cadres en se joignant aux Services correctionnels du Canada à titre de directrice du département de la vérification interne des Services correctionnels pendant 2 ans. À cette époque, elle fut l’une des rares cadres à obtenir une semaine de travail de 4 jours, lui permettant ainsi de passer plus de temps avec son jeune fils.

En 2009, une autre porte s’ouvre à Julie — celle de la Banque du Canada où elle occupera d’abord le poste de sous-chef dans le Département de vérification interne (sous la direction de Carmen Vierula dont vous pouvez lire le profil sur ce blogue en cliquant sur ce lien). En 2012, Julie est nommée au poste de vérificatrice en chef à la Banque du Canada en remplacement de Madame Vierula qui avait accepté une mutation de deux ans aux Nations-Unies.

IIA Julie ChampagneMalgré un univers professionnel riche en situations d’apprentissage et chargé en responsabilités, et d’une vie de famille bien remplie, Julie a toujours été une femme engagée dans sa communauté tant au niveau local que national et international.

Entre autres, elle est membre du conseil d’administration de l’Institut des auditeurs internes (IAI), section d’Ottawa depuis 2008 (présidente de 2011 à 2013) et elle fut la coprésidente de la Conférence nationale de l’Institut des auditeurs internes du Canada qui a eu lieu à Ottawa en octobre 2014 (réunissant 500 praticiens et praticiennes à l’échelle pancanadienne).

Le 1er octobre 2014, elle a accepté un nouveau défi — celui de présider le Groupe de travail en développement professionnel au sein de l’Institut des auditeurs internes Canada.

Sur le plan international, Julie fait partie du «Central Bank Internal Audit Group», regroupant les chefs d’audit des banques centrales d’un sous-ensemble des pays du G20. De plus, en octobre 2014, elle fut l’animatrice de la Conférence de chefs d’audit des banques centrales de pays francophones à la Banque du Canada où plus de 15 pays d’Europe, d’Afrique et des Caraïbes seront représentés.

Soucieuse de conserver une vie équilibrée, sa priorité demeure sa famille, notamment son fils maintenant âgé de 9 ans. La forme physique, mentale et spirituelle sont au cœur de sa vie afin d’être bien en mesure de suivre les activités variées de son fils athlétique qui, selon Julie, n’a que deux vitesses — « à toute allure et au repos ! ». Sa vie professionnelle l’a menée dans plusieurs pays du monde et Julie se dit toujours prête à conquérir de nouveaux défis en croquant dans la vie à pleines dents !

Réf. Textes de J. Champagne

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Émilie Charette

Athlète de compétition en arts martiaux, agente de changement pour la francophonie auprès des jeunes

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Émilie Charette au Championnat mondial de Kickboxing junior en Italie 2014, médaille d’argent !

« J’aime la discipline. J’aime aussi la sensation de prendre place sur le tapis de zone de combat. La sensation de monter dans l’arène est fantastique et incroyable !. La passion de mon sport, c’est un « rush » d’adrénaline ». — Émilie Charette

Étudiante en 12e année à l’école secondaire du Sacré-Cœur à Sudbury, Émilie a découvert très jeune l’univers des arts martiaux. En fait, son premier souvenir de compétition en arts martiaux remonte à l’âge de 4 ans !  C’est aux côtés de son père Yves Charette, lui-même adepte des arts martiaux depuis plus de 25 ans, qu’Émilie fut intiée à cette discipline.

L’entraînement fait partie du quotidien d’Émilie depuis déjà plus d’une douzaine d’années. L’athlète de compétition prend plaisir, non seulement aux défis physiques à relever auprès de ses adversaires, mais surtout, aux rencontres, à la camaraderie et aux amitiés qui se tissent dans ces hauts lieu d’athlétisme.

Émilie Charette

Médaille d’or ! Tournoi de judo à Sudbury

Que ce soit la lutte, le jiu-jitsu, le judo ou le kickboxing, Émilie se dédie à son sport et jouit déjà d’une notoriété dans son domaine.

Dans certaines des compétitions auxquelles elle participe, elle doit parfois relever le défi d’affronter des opposants masculins (par exemple, au NAGA en 2011). En 2012, alors âgée de 15 ans, Émilie a remporté la médaille d’or au Championnat provincial ontarien du Brazilian Jiu-jitsu (catégorie Teen Rooster Weight Division).

Lors du Toronto Pro SuperShow (la toute première compétition de Mixed Martial Arts (MMA) amateur  en Ontario, Émilie a été la première fille à participer aux évènements de compétition.

En 2012, elle fut également consacrée championne ontarienne au Championnat provincial de Kickboxing, et en 2013, elle fut couronnée championne nationale du CASK (Council of ammateur sport Kickboxing).

De plus, la jeune athlète a remporté l’argent aux jeux d’hiver de l’Ontario en Kickboxing trois fois (2010, 2012 et 2014) ! Elle a aussi participé au OFSAA (Ontario Federation of Schools Athletics Associations) où elle s’est classée 4e en lutte en 2013.

Médaille ÉmilieMais les honneurs ne s’arrêtent pas là ! En septembre 2014, Émilie a représenté le Canada au Championnat mondial junior de kickboxing en Italie. Elle y a d’ailleurs remporté une médaille d’argent ! Ce championnat rassemblait sous un même toit les meilleurs athlètes provenant de 60 différents pays.

Émilie Charette et père

Émilie Charette et son père Yves Charette, son entraîneur au Championnat mondial du Kickboxing en Italie, septembre 2014

En plus de ses responsabilités scolaires et athlétiques, Émile est une agente de changement pour la francophonie dans son milieu scolaire. Elle est la personne contact (PéCo)  pour la FESFO à son école et a participé deux fois au Stage franco-ontarien de formation en leadership par l’entremise de la FESFO, dont une fois à titre de participante en 2013 (avec grande distinction) et, une deuxième fois, dans un rôle d’animatrice jeunesse en 2014.

À ceux qui n’appuient pas l’idée d’une femme au combat en arts martiaux, surtout dans le domaine de la compétition, Émilie répond que « cela ne la dérange pas ». Pour elle, les arts martiaux représentent plus qu’une simple zone de combat — c’est un endroit où on apprend à affronter la vie dans son sens le plus large. Son père Yves précise que le combat féminin est plus technique que le combat masculin puisque les femmes compensent leur lacune en force physique par une technique plus articulée. Il appuie sa fille dans ses choix et ses objectifs, tant dans le domaine de la compétition que dans la vie.

Aujourd’hui, Émilie avance vers ses rêves et espère un jour devenir athlète professionnel au sein de la catégorie Mixed Martial Arts (MMA), une discipline de sport de combat dont les pratiquants maîtrisent et empruntent leurs techniques au judo, karaté, jiu-jitsu, boxe thaï, etc.

Elle poursuit présentement ses études au Collège Boréal où elle est la directrice de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège. En 2016, Émilie a reçu le Prix Jeunesse du Club Richelieu international en reconnaissance de son leadership communautaire.

Voici un reportage de TFO 24.7 mettant en vedette Émilie Charette.

Vous pouvez également visionner son combat au Championnat du monde au chronomètre 3:26.

NOTE : Yves Charette, professeur au programme de Massothérapie au Collège Boréal depuis 1997, a été l’entraîneur de l’équipe nationale junior à la compétition World Association of Kickboxing Organizations (WAKO) de 2014 qui a eu lieu du 6 au 14 septembre 2014 en Italie. M. Charette, qui est ceinture noire au cinquième degré, a plus de 25 ans d’expérience dans le sport. Comme propriétaire d’un centre d’arts martiaux à Sudbury, il a entraîné une multitude d’athlètes locaux de tout âge, notamment sa fille Émilie, et l’amateur de l’UFC, Mitch Gagnon. http://www.boreal.ca

Réf. www.kisssudbury.com; www.thestar.com; www.cbc.ca (entrevue à Morning North); TFO 24.7; www.northernlife.ca

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Pierrette Carrière

Historienne, fondatrice d’un centre d’alphabétisation en Ontario français, militante pour l’apprentissage des adultes en français et l’avancement des femmes en education

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Photo : avec l’autorisation de Pierrette Carrière

« J’ai continué de me conscientiser à l’histoire du français au Canada et en France à l’École internationale de Bordeaux qui commençait à s’intéresser aux « ex-colonies » et leurs « accents d’Amérique ». Je me suis emballée pour la cause».

— Pierrette Carrière

Née à Sturgeon Falls en 1948, Pierrette a fait ses études secondaires au couvent Notre-Dame-de-Lourdes de 1963 à 1967 et, par la suite, fit sa 13e année au Sturgeon High School (1967-68).

C’est à ce moment que Pierrette a cotôyé l’entourage intime du créateur visionnaire franco-ontarien André Paiement, auprès duquel elle a vécu une première prise de conscience quant à la cause canadienne-française artistique et sociale.

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Collection Gaston Tremblay

Après ses études secondaires, Pierrette a fréquenté l’Université d’Ottawa d’où elle est diplômée avec maîtrise en Études anciennes et spécialisation en archéologie classique. À cette époque, elle a fait partie du premier groupe d’étudiants canadiens français en archéologie, qui avaient été choisis par l’Université Laval pour faire un stage pratique à Pompéi et Herculanum près de Naples en Italie.

En 1974, Pierrette a été embauchée par le Collège Algonquin à Ottawa pour enseigner des cours d’histoire au sein d’un nouveau programme d’enseignement destiné aux adultes. Au contact de ses étudiants et étudiantes, elle a pris conscience des embûches causées par l’analphabétisme fonctionnel chez les Canadiens français du Québec et des autres provinces canadiennes.

Tout en maintenant sa charge d’enseignement au Collège Algonquin, Pierrette a suivi des formations en alphabétisation au Québec, dans les centres alpha à Montréal et auprès des écoles dans la région d’Ottawa-Hull. Elle poursuivit ses études à l’Université de Montréal où elle a obtenu une maîtrise en andragogie (M.Ed.) en 1988. Avec ses étudiants et des membres dévoués des deux rives de l’Outaouais, Pierrette a réussi à fonder le premier centre d’alphabétisation unilingue francophone en Ontario, La Magie des Lettres à Ottawa.

Pendant 30 ans, l’oeuvre professionnelle de Pierrette a été de faire avancer l’éducation et l’alphabétisation en français. Elle a créé du matériel andragogique en utilisant la technique de l’histoire-photos, une technique qui avait fait ses preuves en Amérique du Sud auprès des femmes pauvres violentées. Pierrette a adapté cette technique auprès des étudiants et étudiantes du niveau II en recyclage académique au Collège Algonquin et les apprenantes et apprenants à La Magie des Lettres.

Pierrette a également été profondément engagée dans la cause des femmes et de leur avancement en éducation. Elle a signé de nombreux articles dont des textes publiés dans la revue Women’s Education des Femmes. Elle a aussi été membre de C.C.L.O.W. (Canadian Committee On Learning Opportunities for Women).

Au cours de sa carrière, Pierrette a siégé à divers comités et conseils d’administration, notamment au sein d’Action-Éducation-Femmes (AEF) où elle a laissé sa marque. L’AEF est un organisme dont le mandat était d’assurer la promotion de l’éducation des femmes francophones et anglophones à travers le Canada. L’organisme visait, entre autres, à aider les femmes à mieux se réseauter afin d’augmenter leurs chances de réussite.

Maintenant à la retraite de l’enseignement et de la gestion éducative, Pierrette ne dépose pas son stylo pour autant. Au contraire ! Elle poursuit sa démarche d’écriture et de « la force des mots » en Ontario français en abordant, cette fois, la rédaction de l’histoire spirituelle de l’Ordre de Jacques-Cartier, une société initiatique secrète entièrement dévouée à la protection de la culture canadienne française dans l’ensemble du Canada de 1926 à 1965.

Pierrette a toujours mis en pratique le travail collaboratif en Ontario français et se considère comme étant une fière héritière de l’Ordre de Jacques-Cartier, surtout que cette société s’est spécialisée dans l’art du réseautage. Ses recherches actuelles et ses réflexions personnelles sur l’Ordre de Jacques-Cartier touchent non seulement sa tête d’auteure, mais aussi son âme francophone et son coeur de bâtisseuse…

Réf.  http://bv.cdeacf.ca/CF_PDF/1989_09_PD103_1986OCT.pdf; textes de Pierrette Carrière

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Suzanne F. Charron

Enseignante, agente de communication, gestionnaire, bénévole, auteure

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Photographe : Rachelle Bergeron. Avec l’autorisation des Éditions Prise de parole.

« Suzanne F. Charron a de toute évidence développé une vraie passion pour le personnage [Joe LaFlamme, l’indomptable dompteur de loups]. Passion dont on peut sentir le courant traverser les 250 pages du livre. Abondamment illustré, celui-ci se dévore comme un roman. » — La Presse, 16 décembre 2013

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Suzanne F. Charron, 1964-65, 8e année

Née à Sturgeon Falls, Suzanne vit présentement dans le Grand Sudbury avec son conjoint. Enfant, elle a fréquenté l’école primaire Saint-Joseph. Par la suite, elle a fait ses études secondaires au couvent Notre-Dame-de-Lourdes et à l’école secondaire Sturgeon Falls High School. En 1970, Suzanne s’est dirigée vers une formation en enseignement à l’École normale de l’Université Laurentienne.

En début de carrière, elle a enseigné au niveau élémentaire et a également mis sur pied la classe de la prématernelle ainsi que la bibliothèque scolaire à Gogama. En 1984, elle a été la première journaliste de l’ancien journal La Boîte à Nouvelles de Cochrane/Iroquois Falls.

En plus d’enseigner et de s’occuper de ses deux enfants, Suzanne a acquis une vaste expérience en communication écrite et orale tout au long de sa carrière. Elle a été gestionnaire de projets pour divers organismes sudburois et a occupé des postes administratifs à la radio de Radio-Canada à Sudbury. Elle a également été secrétaire de direction au bureau sudburois de l’Ontario Institute for Studies in Education (OISE) où elle a contribué à l’établissement du bureau provincial francophone.

Pendant les années 90, Suzanne a travaillé au sein de deux ministères ontariens dans leurs bureaux de Sudbury. D’abord au ministère du Développement du Nord et des Mines où elle œuvré à titre de commis aux informations et premier contact du public pour l’ensemble du Ministère. Elle fut rapidement promue au poste d’agente d’information bilingue dont la fonction principale était la rédaction d’articles, de communiqués de presse et de discours pour la ministre.

Au ministère de la Santé, de 1994 à 1999, elle a été la première et la seule communicatrice en région (qui n’était pas sur les lieux à Queen’s Park). Elle s’occupait, entre autres, de la coordination des communications, des relations avec le public et les médias, de l’organisation et de la coordination des conférences de presse. De plus, pendant cinq ans, elle a coordonné la tournée annuelle de recrutement des professionnels de la santé.

En 2000, Suzanne a oeuvré au sein du Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario à North Bay  où elle a joué un rôle clé dans l’établissement de l’identité visuelle du Conseil à travers le Nord-est ontarien.

Entre 1990 et 2005, Suzanne a entrepris des études de baccalauréat, d’abord en études françaises à l’Université Laurentienne, ensuite en sciences du langage à l’Université du Québec à Montréal. Ses aires de spécialisation sont la linguistique, la grammaire appliquée et l’histoire. Durant cette période, elle a oeuvré dans le domaine de la francisation de la population immigrante au Collège Montmorency à Laval. À son retour en Ontario en 2007, Suzanne a obtenu le poste de rédactrice francophone en communications à l’Université Laurentienne.

En 2013, l’historienne a pris les devants et Suzanne publie alors son premier ouvrage — une biographie présentant la vie d’un personnage légendaire du Nord ontarien — Joe LaFlamme (1889-1965). Natif du Québec, le célèbre dompteur de loups a vécu une bonne partie de sa vie dans le Nord de l’Ontario à Gogama. En vue de la rédaction de cette biographie, sa recherche exhaustive a inclus la recension de nombreux articles sur Joe LaFlamme dans des journaux, des magazines et des livres provenant des quatre coins du continent nord-américain, ce qui démontre l’étendue de la popularité du personnage à cette époque. « J’ai interrogé beaucoup, beaucoup de personnes pour mon livre […] J’ai pu recueillir les anecdotes des gens qui ont personnellement connu Joe LaFlamme».

Joe LaFlammeSuzanne a publié son livre en français sous le titre Joe LaFlamme : L’indomptable dompteur de loups (Prise de parole) et aussi en anglais sous le titre Wolf Man Joe LaFlamme: Tamer Untamed (Scrivener Press). Cet homme doué pour la communication avec les animaux sauvages a incarné l’esprit de toute une époque, au moment où le Nord était synonyme de liberté et d’aventure. Wolfman

Suzanne partage présentement son temps entre la promotion de ses deux livres et la rédaction d’un autre ouvrage. Malgré un horaire chargé, elle s’est toujours impliquée dans des causes bénévoles qui lui tiennent à cœur en siégeant à divers conseils d’administration et comités directeurs. Elle a aussi participé au jury ontarien de sélection du Prix des lecteurs Radio-Canada 2001. Elle est aujourd’hui membre du Club Richelieu Féminin de Sudbury.

Réf. prisedeparole.ca; westnipissing.com; scrivenerpress.com; textes de S. F. Charron

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Lise Charron

Militante pour les familles des soldats canadiens, entrepreneure, animatrice d’ateliers en croissance personnelle, intervenante auprès de la jeunesse en difficulté, bénévole d’exception

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Lise Charron, lors du dévoilement de la plaque dédiée aux Soldats du Suicide au cimetière Beechwood, le 15 septembre 2013. Photo : Brian Long

« Grâce à la famille de Jack Bouthillier, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres familles endeuillées, j’ai aussi rencontré des militaires actifs et j’ai assisté à une foule incroyable d’événements commémoratifs. C’est toute ces petites choses-là qui m’ont amené aujourd’hui à ce que je fais. Je leur dis merci de m’avoir autant inspirée ».

— Lise Charron, dans le journal Le Nord, novembre 2013

Née à St-Vital de Clermont en Abitibi en 1958, Lise a grandi à Hearst à partir de l’âge de 9 ans. Suite à ses études secondaires, elle a œuvré pendant 5 ans à l’école catholique Pavillon Notre Dame à Hearst, d’abord au sein du service de garde d’enfants, et par la suite, à titre d’intervenante auprès des enfants en difficulté (1982-87).

En 1987, Lise est déménagée à Thunder Bay où elle s’est impliquée dans divers secteurs, dont le Club canadien français à titre de coordonnatrice d’activités et de présidente, et aussi, au sein du service de garde à l’école catholique Franco-Supérieur à Thunder Bay. Motocycliste passionnée, elle a été active au chapitre Harley Owners Group en tant qu’édidtrice du H.O.G. (Harley Owners Group) pendant 2 ans et secrétaire pendant quelques mois.

Mais c’est à l’été 2009 que sa réelle mission de vie s’est révélée — le soutien aux parents des militaires canadiens, et plus particulièrement, aux familles des Soldats* suicidés. Suite au contact avec la famille de Jack Bouthillier, un jeune Soldat natif de Hearst qui a combattu en Afghanistan, Lise a été profondément touchée par la détresse des parents qui perdent « un des leurs qui a servi notre pays ». Tristement, Jack Bouthillier, celui qui était affectueusement connu sous le nom de Bouts, a perdu la vie en Afghanistan alors qu’il était âgé d’à peine 20 ans en 2009. Face à cette tragédie humaine, Lise a décidé de s’engager dans la cause de la reconnaissance du sacrifice des troupes canadiennes.

Inspirée par Raynald et Elaine Bouthillier, les parents de Jack, Lise a mis sur pied un premier projet en 2009 — RIDE EN ROUGE, où elle encourageait les gens à « porter du rouge les vendredis » en guise de symbole de soutien aux troupes. Lise a d’ailleurs participé à l’organisation du premier « Red Friday Ride » à Thunder Bay en septembre 2009.

Suivirent plusieurs projets dont le Projet S.O.S. Honour Our Canadian Soldiers (Honorons nos Soldats canadiens) qui poursuit le fil conducteur de l’œuvre bénévole de Lise envers les familles des Soldats canadiens. Peu importe le projet ou le contexte, l’objectif de Lise demeure toujours le même — réunir les différents organismes qui oeuvrent continuellement au soutien des familles dont un membre fait partie des Forces canadiennes, et offrir un appui chaleureux et compatissant aux familles, surtout lorsqu’il y a eu un suicide d’un Soldat. « Mon but à moi, ce n’est pas de critiquer ou d’essayer de changer l’armée, mais d’aider les familles touchées à briser le tabou, à en parler et à donner à ces Soldats, qui se sont enlevé la vie pour peu importe la raison, que ce soit avant les combats ou encore après leur retour dans la vie civile, la reconnaissance qu’ils méritent », Lise Charron, citée dans le journal Le Nord, novembre 2013.

Par l’entremise d’une variété d’activités depuis 2009, Lise multiplie ses efforts de sensibilitsation pour honorer la mémoire des Soldats. Elle a entrepris des levées de fonds pour des projets de reconnaissance envers les membres militaires, en plus d’administrer des sites web, blogues et pages Facebook dédiés à la cause de la reconnaissance des Soldats et à l’honneur de leur mémoire. Lise effectue à l’occasion des recherches pour venir en aide aux familles et organise ou participe à des activités commémoratives, dont les cérémonies aux chandelles célébrées le 21 février de chaque année.

Si les familles endeuillées le demandent, elle prépare des montages souvenir et remet des épinglettes aux parents éprouvés par le deuil. En 2013, elle a coordonné la dédicace d’une plaque et d’un arbre en souvenir des Soldats du Suicide au cimetière militaire national Beechwood à Ottawa.

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La cérémonie de dédicace (arbre et plaque) aux Soldats du Suicide a eu lieu au cimetière national militaire Beechwood, le 15 septembre 2013  à Ottawa. Photo : Guy Théroux

Depuis 2011, Lise coordonne également un groupe bilingue sur Facebook intitulé « Nous nous souvenons d’eux ». Elle y publie les anniversaires de décès des Soldats et leurs photos. En collaboration avec les familles de la Croix d’Argent, elle a dédié le 21 février comme étant la journée dédiée aux Soldats du Suicide.

Pour Lise, aider l’autre à vivre à travers son deuil ou son épreuve est une mission sans compromis, un cri du coeur, une raison d’être. Elle a d’ailleurs reçu la médaille du Jubilée de diamant de la Reine Elizabeth II en 2012 soulignant son engagement bénévole envers les militaires canadiens, ainsi que la plaque de la Légion canadienne royale à Loretteville QC pour son dévouement lors de la campagne de coquelicots 2012. Lise a également été nominée pour son travail de bénévole auprès des familles militaires par le Women’s Leadership Conference dans la catégorie « A Bold Vision ».

*Dans ce texte, le mot Soldat prend la lettre S majuscule. C’est un moyen pour Lise de rendre hommage aux troupes canadiennes. 

Références : Le Journal Le Nord (Semaine du souvenir, novembre 2013); honoronsnossoldatscanadiens.com; www.lisecharron.com; lapelpins-boutique.blogspot.ca; soldiersofsuicide.com; textes de L. Charron.

 

Hélène Chayer

Enseignante, conseillère pédagogique, agente d’éducation, poste-cadre en éducation, visionnaire pour l’éducation et la francophonie, experte-conseil en planification stratégique

Hélène Chayer

Photo : avec l’autorisation d’Hélène Chayer

« J’ai essayé d’être à l’écoute des gens et j’ai toujours misé sur la collaboration pour faire avancer les dossiers.  Que j’ai été chanceuse de vivre une expérience comme celle de la création du Conseil scolaire du Nouvel-Ontario, entourée de gens qui  n’avaient pas peur de se retrousser les manches et qui avaient à cœur le succès de ce nouveau conseil» !

— Hélène Chayer

Native de North Bay, Hélène est la fille ainée de Jeanne Vachon et d’André Chayer. Pendant son enfance, elle a fréquenté l’école St-Vincent de Paul, l’école St-Thomas, puis l’école secondaire Algonquin.

Hélène Chayer

Photo de famille : Hélène à gauche avec ses parents et ses deux soeurs (1965)

Hélène a poursuivi des études de baccalauréat en éducation à l’Université Laurentienne et a obtenu une maîtrise en administration scolaire à l’Université d’Ottawa. Elle a également suivi des formations spécialisées en bilinguisme, en direction d’école et en supervision.

Pendant trois décennies, sa carrière en éducation l’a amenée à relever de nombreux défis. D’abord comme enseignante et conseillère pédagogique à North Bay de 1977 à 1985. Elle a publié des documents pour l’enseignement des arts visuels, ainsi que plusieurs pistes pédagogiques qui ont permis aux enseignantes et enseignants d’intégrer l’animation culturelle dans leur enseignement.

Hélène s’est ensuite lancée à la direction d’école pour le Conseil des écoles catholiques du Grand Toronto. De 1988 à 1990, elle a été à l’emploi du ministère de l’Éducation en tant qu’agente d’éducation.

De 1990 à 1993, Hélène a été surintendante de secteur pour le Conseil des écoles séparées catholiques du district de Sudbury et le Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario, poste qu’elle a occupé à nouveau de 1994 à 1998. Elle a également fait un stage à la direction d’école.

En 1998, Hélène a été nommée directrice de l’éducation et secrétaire-trésorière pour le Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario, la première femme à occuper ce poste jusqu’en 2007.

Tout au long de sa carrière professionnelle, Hélène s’est engagée au sein de divers comités provinciaux et nationaux. Elle a été, entre autres, présidente du Centre franco-ontarien des ressources pédagogiques pendant cinq ans. En collaboration avec deux autres directions de l’éducation, elle a également mis sur pied une nouvelle approche d’enseignement qui fut adoptée par la majorité des conseils scolaires de langue française en Ontario.

Avant de prendre sa retraite du milieu scolaire en 2012, Hélène a été coordonnatrice à l’Association des gestionnaires de l’éducation franco-ontarienne pendant deux ans.

Femme de vision et d’engagement, elle a été membre de nombreux organismes et conseils, dont le Conseil des gouverneurs de l’Université Laurentienne, le Conseil d’administration de l’Office de qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) et le Regroupement national des directions générales de l’éducation.

En 2010, Hélène a reçu le prix de distinction de l’Université Laurentienne lors de leur Gala 50e anniversaire. Elle a également reçu le mérite de l’Association des gestionnaires de l’éducation franco-ontarienne en 2012 pour souligner sa contribution exceptionnelle au domaine de l’éducation, en particulier, dans le volet administratif.

Maintenant à la retraite de l’enseignement, Hélène ne s’arrête pas pour autant ! Elle continue à mettre ses expertises au service de sa communauté dans Nipissing Ouest, notamment dans le dossier des arts visuels.

Elle dit avoir «vécu plein de belles expériences en éducation, et de moins belles aussi, où il a fallu laisser tomber les gants blancs mais toujours au profit des francophones». Son conseil aux générations de l’avenir ? « Il ne faut pas avoir peur de s’impliquer… on grandit et on fait grandir » !

Le conjoint d’Hélène, Daniel Gingras, est natif de Hearst, et ensemble, ils ont deux filles qui se sont installées elles aussi dans le Nord.

Références : eqao.com; texte de H. Chayer

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Ida (Miron) Comeau

Artisane, enseignante, infirmière auxiliaire, chef de file communautaire pour les services aux femmes et pour la mise en valeur des pratiques artisanales, bénévole d’exception

Ida Comeau, Artnet

Avec l’autorisation d’Ida Comeau,  L’Union culturelle des Franco-Ontariennes, Projet Artnet

«On apprenait à la maison que quand tu jettes une roche dans l’eau, le cercle s’agrandit. Ça commence par la famille, les grands-parents, ensuite la garderie, la société, les amis…»

—   Ida Comeau, citée dans le Projet Artnet, L’Union culturelle des Franco-Ontariennes, 2013

Née à Verner en 1931, Ida est la fille d’Hermas Miron, forgeron de métier, et d’Anna Dauphinais de Lavigne. L’aînée d’une famille de sept enfants, elle a grandi sur la ferme des grands-parents Miron.

L’enfance ne fut pas sans ses défis et ses malheurs pour Ida. La maladie grave de sa mère a mené à un décès précoce en 1941 alors qu’Ida n’avait que 10 ans.  Orietta, sa jeune tante paternelle âgée de 17 ans,  a pris la relève de la famille pendant un an.

Deuil d’une mère, déménagement au village suite au décès, adaptation aux absences d’un père qui partait travailler au loin, décès des grands-parents maternels, adoption dans une nouvelle famille en 1943 — la tristesse a voilé l’enfance d’Ida qui dû apprendre très jeune à surmonter les épreuves de la vie. Et surmonté, elle a fait !

Enfant, elle a fréquenté les écoles à Warren, puis à Kirkpatrick et à Verner jusqu’à sa 10e année. Par la suite, elle s’est inscrite au cours d’école ménagère, qui à l’époque, était une formation populaire pour beaucoup de jeunes filles. Elle a d’abord étudié les arts ménagers chez les religieuses à Montebello, puis ensuite à Amos, où elle a complété avec succès les quatre ans de théorie et de pratique.

«Le choix de ce cours était très judicieux parce que j’y ai reçu une formation solide et des principes de vie incontestables. Ces religieuses m’ont inculqué des valeurs qui m’ont aidé à traverser plusieurs moments difficiles au cours de ma vie», de dire Ida Comeau lors d’une entrevue menée par Julie Champagne de la Société historique de Nipissing en 2003.

Ida Comeau, artisanat

Oeuvre artisanale, Ida Comeau

Les diplômes du Québec n’étant pas reconnus en Ontario à l’époque, Ida n’a pas pu se consacrer à l’enseignement à la fin de ses études comme elle l’aurait souhaité. Elle a alors entrepris des démarches pour cofonder une entreprise de travaux manuels destinée aux touristes, mais les défis financiers ont bloqué ce projet. Elle est alors retournée aux études pour compléter sa 11e et 12e années, et a été enseignante par la suite pendant quatre années et demie.

C’est en 1962 qu’Ida a uni son destin à celui de Gratien Comeau avec qui elle a élevé deux enfants à Sturgeon Falls.

Le fil conducteur de sa vie a été la vie familiale, mais également l’implication communautaire et le bénévolat. Inspirée d’une part par son père qui « vibrait à tous les événements de son entourage » et suivant l’exemple de sa mère qui avait été présidente des Dames fermières, Ida s’est impliquée de multiples façons dans sa commuanuté. Même à l’époque de son école primaire, Ida faisait déjà du bénévolat en étant membre de la Croisade eucharistique et de la Jeunesse étudiante catholique comme chef de groupe.

En même temps qu’elle élevait sa famille, Ida Comeau a accueilli des enfants de foyers défavorisés chez elle pendant plusieurs années pour les appuyer dans leurs devoirs scolaires et leur donner accès aux encyclopédies qu’elle possédait.

Suite à son entrée dans le groupe des Châtelaines d’Au Château, Ida a raffermi une mission personnelle : celle de se prêter à la communauté dans plusieurs domaines de bénévolat. Depuis les années 40, nombreux sont les groupes et organismes qui ont profité de ses talents et de ses connaissances, entre autres :

  • L’Association du diabète de Sturgeon Falls/Nipissing Ouest
  • Le Centre de ressources familiales de Sturgeon Falls
  • L’Association de l’intégration communautaire du Nipissing Ouest
  • La Fédération des femmes canadiennes-françaises
  • L’Union culturelle des Franco-Ontariennes
  • Le Centre d’alphabétisation ALEC (membre fondatrice)

Au cours des années 80, Ida a effectué un autre retour aux études, cette fois dans le domaine des soins infirmiers auxiliaires. Diplôme en main, elle a œuvré dans le milieu hospitalier en tant que membre du personnel de l’hôpital Au Château.

Par la suite, elle a accepté le poste de directrice intérimaire au Centre de ressources familiales de Sturgeon Falls de 1984 à 1987 où elle avait œuvré auparavant à titre de conseillère auprès des femmes en situation de crise. De 1987 à 1989, elle a été conseillère pour l’Association de l’intégration communautaire du Nipissing Ouest.

Ida est active au sein de la Fédération des femmes canadiennes-françaises depuis plus de 40 ans. Elle y a joué plusieurs rôles dont secrétaire et présidente, et a toujours servi la cause des femmes du point de vue de leur santé, de leurs droits, de l’égalité et des services. Elle est également membre de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes et est profondément engagée dans le dossier de la sauvegarde des techniques artisanales en Ontario français.

Lors de la Journée internationale des femmes du 8 mars 1998, Ida fut honorée par «Les Femmes professionnelles du Nipissing Ouest» qui l’ont nommée Femme de l’année.

En 2013, Ida a participé au projet Artnet sous l’égide de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes. Ce projet vise à mettre en valeur les pratiques artisanales dans femmes de l’Ontario français. En 2014, elle continue toujours ses activités de bénévolat…histoire à suivre sur Les Elles du Nord.

VIDÉO ARTNET : La vidéo ci-dessous (4,22 min) présente Ida Miron Comeau qui met en valeur les pratiques artisanales des Franco-Ontariennes.

Références : Entrevue menée par Julie Champagne, Société historique du Nipissing (2003); Projet Artner de l’Union culturelle des Franco-Ontariennes (2013)

Certification_2014