Colette (Bédard) Thériault

Artiste peintre animalier, animatrice d’ateliers d’art

Colette T.

Photo : avec l’autorisation de Colette (Bédard) Thériault

Née à Kapuskasing en 1968, Colette a toujours été inspirée par la beauté et les mystères du Nord de l’Ontario. La nature, la forêt, la faune et la flore ont attiré son œil à un jeune âge lors des nombreuses activités extérieures vécues en famille à travers les saisons du Nord.

Dès sa tendre enfance, Colette a uni sa fascination de la nature à sa passion du dessin. Interpelée par la découverte de la nature, elle a choisi de compléter des études de baccalauréat en biologie à l’Université Laurentienne.

Mais le crayon et le pinceau continuaient d’habiter son âme et en 2004, Colette a choisi de se consacrer à temps plein à son rêve — celui de vivre de son art. Autodidacte, elle s’est spécialisée dans le détail réaliste, et son talent lui a rapidement valu des commandes d’amateurs d’art à travers le Canada et les États-Unis. Une de ses œuvres se trouve présentement au Pentagone à Arlington en Virginie (É-U).

Sa fascination pour la nature, conjuguée à sa formation scientifique, ont créé une œuvre unique et intime dans l’univers de la peinture de type naturaliste, où se rencontrent des oiseaux, des animaux domestiques, des animaux de compagnie et des animaux sauvages. Colette dessine et peint également les chiens policiers, militaires et de service (héros canins).

Colette Thériault, chien

Toile au pastel, © Colette Thériault. Reproduite avec permission.

Colette explore divers matériaux et surfaces pour capter l’essence de ses sujets, privilégiant les teintes pastelles sur fond de suède ou de papier de verre. Elle utilise également des matériaux plus traditionnels tels le crayon graphite et l’aquarelle.

Depuis plusieurs années, Colette expose ses œuvres en groupe et également en exposition solo à divers endroits dont le Sudbury Art Club et La Cloche.  Plusieurs de ses œuvres ont remporté des prix. Elle offre également des cours d’art à d’autres artistes et anime des ateliers communautaires dans divers clubs d’art de la région de Sudbury.

En 2012, Colette  est devenue membre du prestigieux «Artists for Conservation*», un organisme de renommée internationale qui se dévoue à la célébration et à la protection de la nature. À l’automne 2014, elle a animé des ateliers pour le compte de Vision’Art à Sudbury.

 http://www.nouvelon.ca/visionart/atelier.php

Colette appuie de nombreuses causes communautaires dont le Wild at Heart Wildlife Refuge Centre (Walden, Ontario), Pet Save (Sudbury, Ontario), ARK (Animal Rescue of Kap (Kapuskasing, Ontario), et Kisma Wildlife Preserve (Tremont, Maine).

Elle habite présentement dans la région de Sudbury. Vous pouvez visiter les sites de cette artiste aux liens suivants :

www.colettetheriault.com
www.natureart.ca
https://www.facebook.com/pages/Animal-Artistry-of-Colette-Theriault/47918342119

Note historique: Le prestigieux organisme « Artists for Conservation » comprend actuellement (en date de 2013) 437 membres provenant de nombreux pays, dont 78 membres du Canada. Colette est  la seule femme francophone native du Nord de l’Ontario à faire partie de ce groupe. http://www.artistsforconservation.org.

Références : colettetheriault.com  petportraitsbycolette.blogspot.ca natureartists.com  artistsforconservation.org; textes de C. Thérieault

Certification 2013

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Léocadie Turgeon

Pionnière du développement du Nord, femme d’affaires

« Si toutes les femmes avaient combattu le feu comme [Léocadie Turgeon], elles auraient sauvé la ville ».

— Gus MacManus, maire de Grant (maintenant Hearst)  au moment du grand feu de 1914

Née en 1883 à Saint-Ange-de-Ham-Nord au Québec, Marie Vitaline Léocadie Beaudoin a élu domicile avec son conjoint Pierre Turgeon, à Hearst, en juin 1912.

Après avoir quitté sa terre natale, Léocadie a d’abord vécu et travaillé aux États-Unis avant de se marier en 1899 à l’âge de 16 ans. Par la suite, le couple Turgeon a vécu dans les Laurentides, puis ensuite à Cobalt, à Cochrane, à Val Gagné (appelé Nushka à l’époque), à Matheson, et enfin, à Hearst (appelé Grant à l’époque).

Au début des années 20, tout était à faire dans le Nord de l’Ontario, et comme le précise Gérard Payeur de l’Écomusée de Hearst— ce n’était pas un pays pour les paresseux et les peureux, seuls les plus forts et les plus débrouillards y arrivaient.

Léocadie était une bâtisseuse et une défricheuse qui n’avait pas froid aux yeux. Peu de temps après son arrivée en terre nord-ontarienne, elle a tenu une maison de chambres à trois étages sur la rue Front à Hearst (Hôtel Windsor). Éventuellement, le couple a acheté un des premiers terrains à St-Pie-X (appelé MacManusville à l’époque) où ils ont construit une ferme.

En 1914, un grand feu a ravagé la ville au complet, y compris leur hôtel de la rue Front. Léocadie a cependant réussi à sauver la maison de ferme, faisant de cette maison la seule habitation encore debout après l’incendie. Léocadie y a accueilli les rescapés du feu.

Par la suite, elle et son conjoint ont bâti une nouvelle maison de chambres sur la rue Front, que Léocadie a vendue en 1949 lorsqu’elle est devenue veuve. Elle est décédée à Hearst en 1984 à l’âge de 101 ans.

Témoin d’une époque riche en développement et en rebondissements de 1922 à 1984, les mémoires de Léocadie font partie du folklore local et du patrimoine franco-ontarien.

Non seulement a-t-elle participé à l’émission Villages et visages sur les ondes de TFO en 1976, mais son histoire de pionnière a également été racontée dans le livre Gens de chez nous, publié aux Éditions Cantinales en 1997.

Gens de chez nous

Références : ecomuseedehearst.ca (chronique #27, Gérard Payeur)  lenord.on.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

denise truax

Pionnière de l’édition en Ontario français, chef de file culturel

Photo : avec l’autorisation de Prise de parole

«J’adore mon métier. Ma première décision d’éditrice, je l’ai prise à l’adolescence quand j’ai écrit mon nom avec des lettres minuscules uniquement […]».

— denise truax, citée dans Liaison, n 141, 2008

denise est née à Sherbrooke et a grandi à Sturgeon Falls à partir de l’âge d’un an.

Elle habite présentement la ville de Sudbury où elle dirige la maison d’édition Prise de parole depuis 1988. Prise de parole est la plus grande maison littéraire du Canada français hors Québec, mise sur pied par Gaston Tremblay en 1973.

Avant de devenir la directrice générale de Prise de Parole, denise a fondé les Éditions L’Interligne à Ottawa en 1981, et est la mère nourricière de la revue littéraire Liaison (1978-1983).

Reconnue comme étant une « architecte des structures culturelles », denise a contribué à la création du Regroupement des éditeurs canadiens-français, dont elle a été la première présidente.

Elle a également participé à la mise sur pied du Salon du livre du Grand Sudbury.

Visionnaire engagée dans la valorisation, l’organisation et la production de la littérature canadienne de langue française, elle a reçu le prix Robert Dickson, en 2008, pour souligner l’ampleur de son dévouement à la culture en Ontario français et au Canada.

Engagée dans la communauté culturelle, denise s’est donné le mandat d’assurer les intérêts des créateurs et des artistes, tant par sa présence sur la scène littéraire que par sa participation à d’innombrables consultations et études.

Au cours des décennies, elle a assumé plusieurs titres de responsabilité à l’échelle nationale, provinciale et régionale, avec l’intention de développer les organismes de représentation et de soutien à la création et à la diffusion artistique.

Elle a tenu des postes de premier rang dans des organismes à vocation culturelle et communautaire tels la Fédération culturelle canadienne-française et le Regroupement des éditeurs canadiens-français.

Elle a également cofondé le Salon du livre de Sudbury et siégé au conseil d’administration du Conseil des Arts de l’Ontario pendant 5 ans.

Références : planete.qc.ca; id.erudit.org/iderudit/1404acprisedeparole.ca  zonedecriture.radio-canada.ca; texte de d. truax.

Certification 2013

Jacinthe Trudeau

Violonniste, compositeure, professeure de musique

Depuis sa tendre enfance dans le Nord de l’Ontario, Jacinthe tient le violon dans ses mains et en fait de la poésie musicale.

Elle est née à Saint-Charles en 1978, et habite présentement à Sudbury où elle a fondé sa propre école de musique — Jacinthe Trudeau Music School.

Les influences musicales de sa jeunesse, soit la musique classique, les genres canadiens-français, américains, métis et irlandais, côtoient des styles appartenant à de multiples cultures et origines. Sa musique fait voyager son public à travers les pays et les âmes de ses habitants.

En 1996, Jacinthe a remporté le concours « Canadian Junior Fiddle Champion »,  et fut également  nommée « Canadian Fiddler Entertainer of the Year » en 1998.

Elle a un baccalauréat en sciences, spécialisé en mathématiques, ainsi qu’une formation de l’Université Laurentienne pour l’enseignement de la musique.

Son style musical est considéré comme étant « roots, folk et blue grass ». Elle a fait deux disques dont Echo en 1999 et Independent en 2009.

Son disque Echo a remporté le prix du meilleur album folklorique au Canadian Aboriginal Music Awards en l’an 2000.

Jacinthe a également obtenu le Trille Or du Meilleur album instrumental lors du 1er Gala de la chanson et de la musique franco-ontarienne en mars 2001 pour ce même disque.

Références : music.cbc.ca      aboriginalpeopleschoice.com    apcm.ca  northernlife.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Louise Tanguay

Photographe, conférencière, auteure, organisatrice de voyage photos

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Photo : avec l’autorisation de Louise Tanguay

Originaire de Hearst, Louise exerce son métier de photographe dans l’Outaouais. À ses débuts, elle a travaillé pour le journal Le Nord à Hearst.

Depuis 30 ans, elle photographie la nature sans filtre, sans effets spéciaux, sans retouches informatiques, et avec « l’œil d’une artiste qui fait parler la lumière ».

Comme un peintre  qui utiliserait sa palette 
de couleurs, Louise utilise son appareil-photo pour communiquer sa vision personnelle du monde.

Ses photographies ont été publiées au Canada, 
aux États-Unis, en Europe et en Asie. Ses conférences audiovisuelles 
ont fait le tour du Québec et ses œuvres photographiques ont remporté de nombreux prix d’excellence.

Louise a publié plusieurs ouvrages dont Natura et Flora, parus au Canada et en France en 2003 et 2004.

Natura

Ses photos font également partie de plusieurs livres sur les jardins du Québec. Son livre Flora a figuré parmi les 
Coups de cœur Sélection du Reader’s Digest en 2007.

Elle offre des ateliers et des formations en photographie, et organise des voyages thématiques pour les photographes dans tous les pays du monde.

Elle prononce également des conférences et donne des présentations dans les écoles.

Louise a un catalogue de cartes artistiques à l’adresse http://www.polarhorizons.com et vend aussi ses cartes dans différentes boutiques dont The Papery à Ottawa.

Flora

Références : louisetanguay.com; editions-homme.com; tfo.org

Certification 2012

Murielle Turcotte

Politicienne, visionnaire pour les arts régionaux, chef de file pour les femmes, la culture et la francophonie

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Photos : avec l’autorisation de Murielle Turcotte

Née à Départure Lake, fille de Gérard Ouellette et de Noëlla Guénette, Murielle a grandi à Kapuskasing à partir de l’âge de 7 ans. Elle vit à Moonbeam depuis 1975.

Après avoir terminé ses études à l’Académie d’Youville en 1968, elle a complété une session d’études à l’École normale de Sudbury, pour ensuite obtenir son diplôme en bibliothéconomie du Cambrian College à Sudbury en 1971.

Elle a travaillé à la bibliothèque de l’école secondaire de Chapleau en 1971-1972.

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Par la suite, elle est revenue  à Kapuskasing où elle a fait carrière au sein du Conseil scolaire des écoles catholiques-françaises (maintenant connu sous le nom du Conseil scolaire catholique du district des Grandes Rivières). Elle a pris sa retraite du Conseil en 2009 après y avoir dédié 37 ans de service administratif.

En 1994, Murielle s’est intéressée à la politique municipale et est devenue la première femme à être élue au Conseil municipal de Moonbeam depuis l’incorporation du village en 1922.

Depuis 20 ans au sein du Conseil, Murielle a fait figure de pionnière par les projets qu’elle a soutenus et développés, notamment dans le domaine des arts, de la culture et du patrimoine.

Elle a mené de front plusieurs projets culturels dont la mise sur pied du Festival des arts de Moonbeam en 2001, la fondation de la Galerie d’art de Moonbeam qui a ouvert ses portes en 2006,  et l’ouverture du Centre culturel Moonbeam.

À titre de coordonnatrice du Centre culturel Moonbeam/Galerie d’art, elle fait la promotion des arts régionaux et appuie des projets spéciaux, dont celui du site «Les femmes de la Route 11 : les Elles du Nord », un projet qui retrace la contribution des femmes francophones au développement et rayonnement du Nord de l’Ontario.

À titre de conseillère municipale, elle a géré de nombreux dossiers à travers les années, dont Administration et Finances, Centre communautaire et Récréation, Centre culturel Léonard, Personnel et Hôpital Sensenbrenner.

Murielle est également active au sein de l’Association des municipalités francophones de l’Ontario (AFMO). Elle y siège à titre de directrice, représentante du Nord depuis 2001 et vice-présidente du Nord. Parmi ses dossiers prioritaires se trouvent l’éducation et la culture.

Murielle célébre cette année ses 20 ans de poliitique active et poursuit son oeuvre politique en ayant été rééléue pour un 6e mandat le 27 octobre 2014 au conseil municipal de Moonbeam !

Références : http://www.moonbeam.ca, www.afmo.on.ca

Élection 2014

Certification 2012