Filles de la Sagesse — Éducatrices

« Les Filles de la Sagesse œuvrant en éducation ne font pas qu’espérer créer une entreprise, publier une œuvre, ouvrir une route portant leur nom. Elles savent les chemins de patience, de bonté, de don joyeux qu’il a fallu ouvrir pour que des jeunes prennent la direction de leur vie et, à leur tour, balisent des voies nouvelles pour les générations à venir. » 

Extrait d’un article tiré de la fiche #10 du dossier de presse composé à l’occasion du 125e des FDLS, rédigé en collaboration sous la responsabilité de Carmen Bussière

Femmes d’engagement et d’audace, les origines fondatrices des Filles de la Sagesse remontent à 1703 en France. Depuis leur fondation, les religieuses de la congrégation ont foulé le sol de 25 pays répartis sur 5 continents. C’est en 1884 qu’elles sont arrivées au Canada pour poursuivre leurs nombreuses œuvres, dont celle d’ouvrir le chemin des générations en éducation franco-ontarienne.

À partir de 1904, elles ont œuvré comme éducatrices dans les villes et villages de l’Ontario français, dont plusieurs étaient dans le Nord de l’Ontario : Sturgeon Falls, Cache Bay, Field, Lavigne, Alban, Azilda, Espanola, North Bay, Astorville, Massey, Blind River, Sault-Sainte-Marie, Dubreuilville, Elliot Lake, Timmins, Sudbury, et aussi ailleurs en Ontario dont Lefaivre, Ottawa, Orléans, Vanier, Welland et Toronto.

Les débuts en enseignement ont été difficiles pour elles à cette époque étant donné la pauvreté, la maladie, les moyens didactiques rudimentaires et les lois contraignantes pour l’éducation. C’était à l’époque du Règlement 17 où la loi en Ontario interdisait l’enseignement en français dans les écoles ! Ayant l’éducation en français à cœur, les Filles de la Sagesse ont trouvé des moyens créatifs pour sauvegarder la culture et la langue française malgré le Règlement 17.

C’est en ajoutant des cours de musique, de chant, de couture, de diction, de théâtre, d’éducation physique, des cours de secrétariat et des voyages éducatifs EN FRANÇAIS que les Filles de la Sagesse ont pu outiller la communauté francophone contre l’assimilation.

Les orphelinats dont s’occupaient les religieuses ont été éventuellement remplacés par des écoles primaires, et plus tard, se sont ajoutées également les écoles secondaires (pensionnats et externats) à Blind River, Sturgeon Falls, Lefaivre, Sault-Sainte-Marie et Ottawa. Une des écoles modèles de l’Ontario — l’ancêtre de l’École normale —  a vu le jour à Sturgeon Falls en 1912 sous l’égide des Filles de la Sagesse.

Écoles des Filles de la Sagesse dans le Nord de l’Ontario (liste partielle) :

  • Pensionnat Notre-Dame-de-Lourdes, Sturgeon Falls, 1904
  • École Saint-Joseph, Sturgeon Falls, 1904
  • École modèle, Sturgeon Falls, 1912
  • École Saint-Ignace, Sault-Sainte-Marie, 1914
  • École Saint-Joseph, Blind River, 1929
  • Couvent Notre-Dame, Sault-Sainte-Marie

Références : Bulletin Écho Écho Écho, Janv.-Fév.-Mars 2010 / Numéro 25, Filles de la Sagesse du Canada; http://www.sagesse.ca; crccf.uottawa.ca; francoidentitaire.ca.

NDLR : J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

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