De North Bay à Thunder Bay, l’histoire des femmes du Nord de l’Ontario — une invitation

BIENVENUE SUR MON BLOGUE DÉDIÉ À L’HSTOIRE DES FEMMES DU NORD ! Vous y trouverez plus de 200 articles. Bonne lecture !
Elle du Nord

Elle du Nord : artiste peintre Suzette Hébert-Downey

Qui a été la première femme francophone à pratiquer la médecine dans le Nord de l’Ontario? La première à diriger une école ou un conseil scolaire?

Qui fut la première Franco-Ontarienne à partiquer comme avocate ou journaliste dans votre communauté?

Ou la première femme à siéger au conseil municipal de chaque ville et village le long de la Route 11 et des autres routes du Nord de l’Ontario (Route 17, Route 66, Route 101, etc.)?

Connaissons-nous les noms des pionnières, des chefs de file et de la relève franco-ontarienne à North Bay, Corbeil, Sudbury, Chapleau, Timmins, Cochrane, Moonbeam, Kapuskasing, Hearst, Geraldton, Wawa, Thunder Bay, Kenora, etc.?

Nombreuses sont les femmes qui ont contribué au patrimoine humain du Nord de l’Ontario, de la province et du pays. Quelle est leur histoire?

Je vous invite à m’accompagner dans cette aventure de blogue où je souhaite raconter la contribution et le patrimoine légués par les «Elles du Nord», ces femmes de la francophonie ontarienne dans le domaine des arts, de l’éducation, des affaires, du sport, de la santé, de la politique, de la francophonie, du développement communautaire, du bénévolat, de la littérature…

Les femmes de la Route 11 et des villes et villages qui la longent et la côtoient sont les fondatrices et les reflets d’une région en mouvement depuis le 19e siècle. Membres, bénévoles et militantes au sein des associations, groupes, écoles, services, hôpitaux, conseils municipaux — qui sont-elles ?

Je suis à la recherche de noms, de dates, d’anecdotes, de photos. Connaissez-vous une Franco-Ontarienne qui, par ses actions et sa présence, a contribué à faire du Nord ce qu’il est depuis sa fondation ou à faire rayonner le Nord ailleurs au pays et au monde ? Le Nord de l’Ontario — une communauté vivante et dynamique, peuplée de gens de coeur et de volonté, un lieu où habite une proportion importante de la population francophone de l’Ontario. Parlons-en.

Je vous invite à fouiller dans vos archives personnelles, familiales et communautaires pour y découvrir des noms de femmes francophones originaires du Nord, ou encore des femmes venues d’ailleurs, dont le Nord est devenu leur domicile de coeur, peut-être y habitent-elles toujours ou peut-être ont-elles quitté leur terre natale pour d’autres lieux, sans jamais oublier les profondeurs de leurs racines. Toutes ont brillé par leur excellence et leur rayonnement en Ontario. Je les appelle les «Elles du Nord».

Elles sont :

  1. Les pionnières — les femmes des siècles derniers qui sont nées dans le Nord ou qui sont venues d’ailleurs pour développer le Nord, mettre sur pied ses institutions, faire grandir ses communautés.
  2. Les chefs de file — ces femmes nées ou ayant grandi dans le Nord, ou encore qui sont venues d’ailleurs pour y vivre, et qui se sont distinguées par leurs réalisations dans le Nord ou en province, et sur la scène canadienne ou internationale.
  3. La relève — les femmes du Nord qui représentent aujourd’hui la relève culturelle, musicale, politique, sociale…
  4. Les femmes qui ont accompli de Grandes Premières : une célébration chronologique des premières des femmes du Nord de l’Ontario dans tous les domaines possibles.

À bientôt !

Jeannine   

© Jeannine Ouellette 2012-13-14

Cliquez pour voir la page Facebook des Elles du Nord.

Année 2

Rose Miron

Médecin

Rose Miron

Dre Rose Miron. Photo de graduation, Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, 1957. Collection : Henriette Miron Sylvestre

Le 17 novembre 1918, Rose Miron vit le jour à Verner dans le Nord de l’Ontario. Née dans une famille de 12 enfants, elle était la fille de Joseph Miron et Delvina Lepage, dont les parents étaient originaires de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Qc.

Un grand destin attendait cette jeune fille du Nord née au tournant du 20e siècle – celui d’être une des premières femmes de sa région à devenir médecin !

Rose avait des aspirations peu communes aux jeunes filles de son temps – «elle avait de l’ambition», comme on le disait à cette époque. Aussi a-t-elle poursuivi des études de baccalauréat à l’Université d’Ottawa d’où elle a gradué en 1953. Trois ans plus tard, elle a gradué de la Faculté de médecine de cette même université (1957).

Avant d’être médecin, Rose avait d’abord oeuvré à titre d’enseignante. En effet, dans les années 50, il était encore difficile pour les femmes de se faire accepter dans les facultés de médecine, mais forte de sa détermination, Rose a persisté et a réussi malgré les attitudes et les embûches du milieu.

Il faut dire qu’à l’époque où Rose Miron poursuivait sa carrière en médecine, les rôles des femmes étaient encore restreints à des fonctions particulières rattachées essentiellement au rôle de mère que la société et la religion leur confiaient. La plus forte majorité des femmes canadiennes françaises des années 50 devaient donc cesser leurs activités professionnelles suite au mariage afin de vaquer aux occupations familiales. Rose Miron a choisi une autre route – celle du célibat, ce qui lui a permis de poursuivre son rêve professionnel.

Suite à ses études en médecine, Dre Miron a fait son internat aux États-Unis, plus précisément à St.Thomas Hospital (Akron) dans l’état de l’Ohio, en 1957-58. Par la suite, elle a poursuivi sa résidence médicale à Cleveland de 1958 à 1961.

À son retour au Canada, elle fut embauchée par l’Hôpital général de Hamilton au sein de leur équipe d’anesthésie. Dre Miron a également entrepris d’autres études, dont une spécialisation à l’Université McGill, afin d’obtenir un certificat du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada. Lorsqu’elle a terminé cette spécialisation, Dre Miron a repris son poste en anesthésie à l’Hôpital Général de Hamilton en janvier 1965.

Malheureusement, une maladie grave mit fin à sa carrière et entraîna son décès précoce en 1974. Malgré une carrière interrompue dans la fleur de l’âge, Dre Miron est une femme d’exception pour sa génération, non seulement par le fait qu’elle ait étudié la médecine à une époque où peu de femmes francophones du Nord de l’Ontario choisissaient cette profession, mais aussi par le choix de sa spécialisation, car l’anesthésie n’était pas un choix typique pour une femme médecin à cette époque. Dre Miron fait figure de pionnnière et a tracé la route pour les générations qui ont suivi…

Dre Miron fut également une présence aimante auprès des membres de sa famille, particulièrement ses neveux et ses nièces qui conservent un excellent souvenir de leur tante Rose — une femme de science fonceuse et une femme de coeur courageuse!

Note : Je tiens à remercier la nièce de Dre Miron, Henriette Miron Sylvestre, pour sa généreuse collaboration à la rédaction de ce profil ! Je lui suis reconnaissante de sont temps et de sa générosité.

Certification 2015

Rayanne Dupuis

Soliste classique (cantatrice d’opéra)

Habitant Paris depuis de nombreuses années, la cantatrice de renommée internationale, Rayanne Dupuis, est native de Kapuskasing où elle a grandi jusqu’à l’adolescence. Dès l’âge de 6 ans, sa mère enseignante l’avait inscrite à des cours de piano.

Enfant timide, Rayanne a néamoins participé à de nombreux concours de chant organisés dans sa ville natale, et ce, à partir de l’âge de 8 ans. L’amour de la musique classique et du chant lyrique est alors devenu pour elle une réelle passion et un moyen privilégié d’expression.

La famille Dupuis déménagea à Sudbury où Rayanne poursuivit ses études au Collège Notre-Dame et fit partie de la chorale scolaire fort bien réputée de ce collège d’études secondaires.

Pendant son séjour à Sudbury, Rayanne a également chanté pour la reine Elizabeth II lors du passage de celle-ci à Science Nord. À l’âge de 15 ans, Rayanne assista à son premier opéra mettant en vedette Joan Sutherland et Judith Forst, et sa carrière s’est alors précisée suite à un coup de cœur pour cet art vocal.

Rayanne Dupuis rôle

Rayanne Dupuis dans le rôle de Lulu, mai 2000 à l’Opéra théatre de Metz (France). http://www.rayannedupuis.net

Rayanne étudia en chant à l’Université de Toronto et à la prestigieuse Yale University aux États-Unis, en plus d’obtenir un doctorat en arts musicaux de la State University de New York (SUNY) à Stony Brook.

Elle fit ses premiers pas dans le métier au sein de la Canadian Opera Company dans les années 1990, et depuis 20 ans, sa carrière l’a fait voyager aux quatre coins de la planète.

Polyglotte, elle chante en plusieurs langues et accumule des premières qui lui valent des salutations chaleureuses de la part des critiques à l’échelle mondiale.

Rayanne a chanté avec les grands orchestres du monde dont l’Orchestre symphonique de Montréal, la BBC Londres et la Deutsche Orchestra Berlin. Elle a chanté des opéras à Edmonton, en Floride, à Austin, Seattle, Reims, Nantes, Angers et Montpellier. Elle a également enregistré plusieurs CD sur diverses étiquettes.

Interprète du répertoire contemporain, son talent vocal somptueux se traduit également par des performances riches et nuancées sur scène. La vie parisienne est idéale pour le type de carrière que Rayanne a choisie, mais elle n’oublie pas ses racines du Nord pour autant…

Visionnez un extrait mettant en vedette Rayanne Dupuis.

 

Réf. Sudbury Living Magazine (Nov.11/13) ; http://www.rayannedupuis.net

Certification 2015

Lyse Morisset

Ingénieure biochimiste, enseignante, chercheure, journaliste scientifique, gestionnaire, mentor pour les femmes en sciences

Lyse Morisset

Photo reproduite avec la permission de l’AEFO, Femmes de vision.

Née à Sudbury, le parcours professionnel de Lyse se distingue tout au long d’une brillante carrière scientifique qu’elle a entreprise au début des années 70.

Tour à tour enseignante, rédactrice, chercheure et gestionnaire, cette ingénieure biochimiste fut la première femme à être diplômée en génie chimique à l’Université d’Ottawa en 1968.

À l’époque de ses études universitaires, Lyse fut l’une des rares femmes à obtenir une bourse d’études dans son domaine. En fait, sur un total de 800 bourses décernées entre 1952 et 1972, seulement 4 ont été remises à des femmes. Lyse fut l’heureuse lauréate de la prestigieuse bourse Athlone en ingénierie.

Elle fut également l’une des premières femmes au Canada à se spécialiser en biotechnologie (maîtrise en génie biochimique obtenue à la University College de Londres en Angleterre).

D’abord chercheure en microbiologie et journaliste scientifique, Lyse a aussi enseigné les sciences naturelles à l’Université York à Toronto. Par la suite, à la fin des années 70, elle a oeuvré à titre de conseillère scientifique à la Commission royale sur la planification de l’énergie électrique à Toronto (1975-1979).

Sa carrière scientifique la ensuite menée à Montréal où elle a géré le programme de recherches externes à l’Institut de recherche en biotechnologie. À partir de 1982, elle s’est jointe au Conseil national de recherches du Canada et, en 1987, elle a agi à titre de conseillère principale au Conseil consultatif national des sciences et de la technologie. Ce groupe de personnes avait alors pour mandat de conseiller le premier ministre du Canada sur les questions reliées aux sciences et à la technologie.

Au sein de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, ses aires de recherche ont porté sur l’impact socio-économique des projets nucléaires. Lyse a également siégé au Conseil canadien du programme de l’environnement de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en plus d’être consultante sur les questions touchant à la santé et à l’environnement.

Soucieuse d’ouvrir des portes aux femmes, Lyse a toujours encourager les carrières en science. Entre autres, elle fut vice-présidente nationale de l’association Femmes en sciences et en génie. Pour son mentorat auprès des femmes en science, le Business and Professional Women’s Club d’Ottawa a publiquement reconnu sa contribution à l’avancement du statut de la femme en 1990.

Lyse fut également impliquée auprès de l’Université d’Ottawa de maintes façons, dont à la présidence de l’Association des anciens de l’Université d’Ottawa et en tant que membre du Bureau des gouverneurs de l’Université.

Maintenant à la retraite, Lyse explore sa passion pour les plantes, leurs propriétés, et leur hybridation. Elle fut, entre autres, récipiendaire du Trophée Cullen 2012 remis par la Ottawa Horticultural Society.

Mot de remerciement : J’aimerais remercier chaleureusement l’AEFO de m’avoir permise d’utiliser leur fiche Femmes de vision pour les informations biographique et la photo de Lyse Morisset.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Article publié dans Le Voyageur, 17 décembre 2014

Un beau merci à la journaliste Andréanne Joli d’avoir publié un texte portant sur le succès du calendrier «Paroles de femmes en Ontario français 2015 ». L’article est paru dans l’édition du journal Le Voyageur en date du 17 décembre 2014.

Merci également à vous toutes et tous qui soutenez et suivez les projets des Elles du Nord depuis 2012 !

Article-2

 

Mimi O’Bonsawin

Auteure, compositeure et interprète

« Dans la vie, il faut suivre son cœur, être soi-même et faire exactement ce que l’on aime. Il faut toujours continuer à avancer par en avant et, comme je le dis dans ma chanson Pedalin’, il faut surtout persister malgré les défis et les difficultés ! » — Mimi O’Bonsawin

Née à Sudbury en 1994, Mimi a fait ses études primaires à l’école catholique Sainte-Thérèse à Hanmer et ses études secondaires au Collège Notre-Dame de Sudbury. Auteure, compositeure et interprète, elle chante les paysages de son Nord natal, inspirée par ses racines autochtones Abénaki et son patrimoine culturel canadien français. À l’automne 2014, Mimi a lancé son premier album éponyme : Mimi.Mimi CD

Son parcours musical remonte à l’enfance. Ses parents Pete et Carole l’ont toujours encouragée à développer son talent musical en l’inscrivant à des leçons de danse et de chant. À l’âge de 8 ans, Mimi a chanté sur la colline du Parlement à Ottawa lors d’une fête en l’honneur de l’honorable Jean Chrétien. Le rêve de la chanteuse ne l’a jamais quittée depuis !

D’origine Abénaki du côté de son père et Canadienne française du côté de sa mère, Mimi intègre fièrement les influences culturelles et ancestrales de ses racines dans sa musique. Quant à ses influences modernes, elles incluent les grands de la musique, dont Bob Marley, Janis Joplin, Otis Redding et CCR, pour ne nommer que ceux-là.

Depuis 2012, Mimi travaille en étroite collaboration avec le producteur, musicien et parolier canadien Thomas Wade avec qui elle a collaboré pour écrire son premier album. Les 12 chansons originales qui composent le répertoire de son album témoignent d’une richesse vocale et d’un talent empreint de la maturité d’une « vieille âme ». Les critiques élogieuses soulignent que Mimi est à la fois habitée par les sons et les textures musicales des temps anciens et ceux de l’époque moderne.

En 2014, en plus de lancer son premier album, elle a participé à l’évènement Canadian Music Week à Toronto. Depuis 32 ans, cet évènement offre une plateforme annuelle aux musiciens, comédiens et cinéastes canadiens qui souhaitent se tailler une place au sein de cette industrie.

Les valeurs de Mimi sont ancrées dans le respect de l’Autre et de la Terre, de la volonté de toujours se dépasser et de continuer à apprendre, ainsi que d’un désir profond d’être fidèle à son âme artistique, mais aussi à son âme humaine. Une de ses chansons intitulée Courage to Stand dénonce le taxage (bullying) dans les écoles et encourage les jeunes victimes à se tenir debout avec courage. En 2012, sa chanson a fait partie des activités réalisées dans le cadre du 20 avril, Jour dédié aux victimes du taxage dans la ville et les écoles de Sudbury. Vous pouvez écouter la chanson Courage to Stand au lien suivant :

https://soundcloud.com/rich-and-gary-kiss-1053/kiss-1053-mimi-obonsawin

Vous pouvez également écouter cinq chansons de l’album Mimi au lien suivant : http://www.reverbnation.com/mimiobonsawin

Visitez son site web pour en connaître davantage et pour vous procurer son album : http://mimi.ca

Références : http://mimi.ca; https://soundcloud.com/rich-and-gary-kiss-1053; http://www.northernlife.ca/news/lifestyle/2012/03/15-mimi-music-career-sudbury.aspx

Certification_2014

Jeannine (Dussault) Sills

HOMMAGE À JEANNINE DUSSAULT SILLS : une Elle du Nord native de Sault Ste Marie, d. le 4 décembre 2014

JeannineSills

Jeannine Dussault Sills, de sa page FB

Jeannine Dussault Sills est née à Sault Ste Marie où elle a fait ses études primaires et secondaires auprès des Filles de la Sagesse. Elle est également une diplômée de l’École normale d’Ottawa. Elle vivait à Honolulu, Hawaï depuis de nombreuses années où elle a été enseignante et a élevé sa famille.

En 1985, elle déposa une thèse de maîtrise à la University of Hawaii à Manoa portant sur la langue française à Sault Ste Marie (A study of the French spoken in Sault Ste. Marie, Ontario, Canada). Plus récemment, en septembre 2013, elle a publié un texte portant sur ses racines canadiennes françaises et la place de l’histoire de ses ancêtres dans sa vie. Vous pouvez lire l’article au lien suivant :

https://voyageurheritage.wordpress.com/2013/09/13/the-storykeepers-project-11-sault-ste-marie-ontario/

Je souhaitais présenter prochainement un profil complet de Jeannine Dussault Sills sur ce blogue, mais tristement, elle nous a quittés le 4 décembre 2014 avant que je puisse obtenir toutes les informations.

Les Filles du roiJe tenais à mettre en lumière sa contribution, non seulement à la langue française en terre d’Amérique, mais aussi au patrimoine et à l’histoire, notamment celle de la Nouvelle-France.

Depuis de nombreuses années, Jeannine était impliquée au sein de la Société des Filles du roi et des soldats du Carignan inc. dont elle était la présidente (voir note ci-dessous au sujet de cette société).

Jeannine était une bénévole assidue dans sa communauté à Honololu où elle s’impliquait dans divers projets au sein de sa paroisse. Sa maison était également un foyer d’accueil pour les chats abandonnés et elle était membre de divers groupes et sites portant sur la généalogie ou l’histoire canadienne française.

Jeannine a appuyé mon projet de recherche sur les Elles du Nord avec enthousiasme depuis le début de ce site en 2012. Avec son aide, j’ai préparé une fiche hommage à sa sœur Jeannette Dussault qui avait travaillé dans une usine de munitions à Sault Ste Marie pendant le Deuxième guerre (voir ci-dessous). Jeannine a également offert son soutien à mon projet de blogue Histoires plurielles  par la relecture de textes. Je lui suis très reconnaissante. Elle va nous manquer…

Site Histoires plurielles : https://histoiresplurielles.wordpress.com/

DUSSAULT, Jeannette, Algoma Steel, Sault Ste Marie, 1943-45. Cette fiche est aussi archivée sur le site  http://www.saultmuseum.com/ .

DUSSAULT, Jeannette, Algoma Steel, Sault Ste Marie, 1943-45. Cette fiche est aussi archivée sur le site http://www.saultmuseum.com/ .

NOTE : «L’objectif de La Société des Filles du roi et soldats du Régiment de Carignan est de rendre hommage à la mémoire de nos courageux ancêtres, les filles du roi et les soldats du Régiment de Carignan-Salières du17ième siècle en Nouvelle-France. Nous désirons mousser la fierté de notre patrimoine canadien français et encourager l’étude de son histoire et de sa culture ainsi que la recherche généalogique et promouvoir des objectifs éducatifs qui y sont reliés.» http://www.fillesduroi.org

Julie Champagne

Vérificatrice interne en chef de la Banque du Canada, comptable agréée, experte-conseil en gestion de petites et moyennes entreprises, contrôleur financier, bénévole

Julie Champagne

« Ma famille et mes amies ont toujours joué un rôle primordial dans ma vie. Je puise mes forces et mon énergie dans la solidarité féminine qui m’entoure – mère, sœur, tantes, cousines, collègues de travail et amies de longue date. » — Julie Champagne

Originaire de Sudbury, Julie a grandi auprès d’une mère qui a su lui transmettre le goût d’apprendre et de persévérer dans le travail et l’adversité, et auprès d’un père qui lui a démontré les richesses que l’on accumule en donnant son temps et ses talents.

Julie a fait ses études scolaires, du primaire jusqu’à à l’universitaire, dans sa ville natale obtenant son baccalauréat en commerce de l’Université Laurentienne en 1993. Elle a poursuivi des études en vus d’acquérir son titre de comptable agréée en 1996. Son parcours professionnel l’a d’abord conduite de Sudbury à Toronto, puis ensuite à Ottawa où elle occupe présentement le poste de vérificatrice interne en chef de la Banque du Canada.

Au départ, son parcours professionnel a pris racine en 1993 au sein du cabinet de services professionnels Deloitte & Touche (aujourd’hui Deloitte). À cette époque, Julie travaillait en plein secteur financier de Toronto sur « Bay Street ». À ses débuts, elle a fait partie du groupe des Services de certification de base pour le secteur financier, et s’est jointe par la suite au groupe des Services en risque d’entreprise et, éventuellement, à l’équipe de Solutions (consultation de gestion de petites et moyennes entreprises).

En 1999, toujours à l’emploi de Deloitte & Touche, Julie a fait la navette entre Toronto et Ottawa dans son rôle de contrôleur pour Paribas Bank of Canada (aujourd’hui BNP Paribas), mais son parcours de vie allait bientôt prendre une nouvelle direction lorsqu’elle accepta un nouvel emploi auprès de Export et développement Canada (EDC) en l’an 2000.

À l’emploi du EDC, Julie fut directrice de la vérification interne, souscriptrice en assurance et cautionnement de contrat et conseillère au premier vice-président du secteur Développement des affaires. Elle a aussi participé à un programme d’échange des cadres en se joignant aux Services correctionnels du Canada à titre de directrice du département de la vérification interne des Services correctionnels pendant 2 ans. À cette époque, elle fut l’une des rares cadres à obtenir une semaine de travail de 4 jours, lui permettant ainsi de passer plus de temps avec son jeune fils.

En 2009, une autre porte s’ouvre à Julie — celle de la Banque du Canada où elle occupera d’abord le poste de sous-chef dans le Département de vérification interne (sous la direction de Carmen Vierula dont vous pouvez lire le profil sur ce blogue en cliquant sur ce lien). En 2012, Julie est nommée au poste de vérificatrice en chef à la Banque du Canada en remplacement de Madame Vierula qui avait accepté une mutation de deux ans aux Nations-Unies.

IIA Julie ChampagneMalgré un univers professionnel riche en situations d’apprentissage et chargé en responsabilités, et d’une vie de famille bien remplie, Julie a toujours été une femme engagée dans sa communauté tant au niveau local que national et international.

Entre autres, elle est membre du conseil d’administration de l’Institut des auditeurs internes (IAI), section d’Ottawa depuis 2008 (présidente de 2011 à 2013) et elle fut la coprésidente de la Conférence nationale de l’Institut des auditeurs internes du Canada qui a eu lieu à Ottawa en octobre 2014 (réunissant 500 praticiens et praticiennes à l’échelle pancanadienne).

Le 1er octobre 2014, elle a accepté un nouveau défi — celui de présider le Groupe de travail en développement professionnel au sein de l’Institut des auditeurs internes Canada.

Sur le plan international, Julie fait partie du «Central Bank Internal Audit Group», regroupant les chefs d’audit des banques centrales d’un sous-ensemble des pays du G20. De plus, en octobre 2014, elle fut l’animatrice de la Conférence de chefs d’audit des banques centrales de pays francophones à la Banque du Canada où plus de 15 pays d’Europe, d’Afrique et des Caraïbes seront représentés.

Soucieuse de conserver une vie équilibrée, sa priorité demeure sa famille, notamment son fils maintenant âgé de 9 ans. La forme physique, mentale et spirituelle sont au cœur de sa vie afin d’être bien en mesure de suivre les activités variées de son fils athlétique qui, selon Julie, n’a que deux vitesses — « à toute allure et au repos ! ». Sa vie professionnelle l’a menée dans plusieurs pays du monde et Julie se dit toujours prête à conquérir de nouveaux défis en croquant dans la vie à pleines dents !

Réf. Textes de J. Champagne

Certification_2014