De North Bay à Thunder Bay, l’histoire des femmes du Nord de l’Ontario — une invitation

BIENVENUE SUR MON BLOGUE DÉDIÉ À L’HSTOIRE DES FEMMES DU NORD ! Vous y trouverez plus de 210 articles. Bonne lecture !

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© Sabrina Zorzetto, Les soeurs

Qui a été la première femme francophone à pratiquer la médecine dans le Nord de l’Ontario? La première à diriger une école ou un conseil scolaire?

Qui fut la première Franco-Ontarienne à partiquer comme avocate ou journaliste dans votre communauté?

Ou la première femme à siéger au conseil municipal de chaque ville et village le long de la Route 11 et des autres routes du Nord de l’Ontario (Route 17, Route 66, Route 101, etc.)?

Connaissons-nous les noms des pionnières, des chefs de file et de la relève franco-ontarienne à North Bay, Corbeil, Sudbury, Chapleau, Timmins, Cochrane, Moonbeam, Kapuskasing, Hearst, Geraldton, Wawa, Thunder Bay, Kenora, etc.?

Nombreuses sont les femmes qui ont contribué au patrimoine humain du Nord de l’Ontario, de la province et du pays. Quelle est leur histoire?

Je vous invite à m’accompagner dans cette aventure de blogue où je souhaite raconter la contribution et le patrimoine légués par les «Elles du Nord», ces femmes de la francophonie ontarienne dans le domaine des arts, de l’éducation, des affaires, du sport, de la santé, de la politique, de la francophonie, du développement communautaire, du bénévolat, de la littérature…

Les femmes de la Route 11 et des villes et villages qui la longent et la côtoient sont les fondatrices et les reflets d’une région en mouvement depuis le 19e siècle. Membres, bénévoles et militantes au sein des associations, groupes, écoles, services, hôpitaux, conseils municipaux — qui sont-elles ?

Je suis à la recherche de noms, de dates, d’anecdotes, de photos. Connaissez-vous une Franco-Ontarienne qui, par ses actions et sa présence, a contribué à faire du Nord ce qu’il est depuis sa fondation ou à faire rayonner le Nord ailleurs au pays et au monde ? Le Nord de l’Ontario — une communauté vivante et dynamique, peuplée de gens de coeur et de volonté, un lieu où habite une proportion importante de la population francophone de l’Ontario. Parlons-en.

Je vous invite à fouiller dans vos archives personnelles, familiales et communautaires pour y découvrir des noms de femmes francophones originaires du Nord, ou encore des femmes venues d’ailleurs, dont le Nord est devenu leur domicile de coeur, peut-être y habitent-elles toujours ou peut-être ont-elles quitté leur terre natale pour d’autres lieux, sans jamais oublier les profondeurs de leurs racines. Toutes ont brillé par leur excellence et leur rayonnement en Ontario. Je les appelle les «Elles du Nord».

Elles sont :

  1. Les pionnières — les femmes des siècles derniers qui sont nées dans le Nord ou qui sont venues d’ailleurs pour développer le Nord, mettre sur pied ses institutions, faire grandir ses communautés.
  2. Les chefs de file — ces femmes nées ou ayant grandi dans le Nord, ou encore qui sont venues d’ailleurs pour y vivre, et qui se sont distinguées par leurs réalisations dans le Nord ou en province, et sur la scène canadienne ou internationale.
  3. La relève — les femmes du Nord qui représentent aujourd’hui la relève culturelle, musicale, politique, sociale…
  4. Les femmes qui ont accompli de Grandes Premières : une célébration chronologique des premières des femmes du Nord de l’Ontario dans tous les domaines possibles.

À bientôt !

Jeannine   

© Jeannine Ouellette 2012-13-14-15

Cliquez pour voir la page Facebook des Elles du Nord.

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Article publié dans Le Billochet (2016)

Dans le contexte du Mois du patrimoine en Ontario français, dont le thème 2016 est «Patrimoine en musique et en mots», j’ai publié un article dans LE BILLOCHET, le bulletin du Centre franco-ontarien de folklore (CFOF).

Vous pouvez lire l’article en cliquant sur le lien ci-dessous. Dans cet article je présente cinq Elles du Nord passionnées des mots et porteuses de tradition en Ontario français.

Article : Porteuses de tradition! (Le Billochet, février 2016, no 54)

 

 

Histoires Plurielles : blogue

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Le projet des Elles du Nord existe depuis 2012 sous forme d’un blogue (celui-ci !) et d’une page FB intitulée LES ELLES DU NORD. 

J’ai aussi lancé un 2e blogue en 2014 que j’ai intitulé Histoires Plurielles.  Voici le lien pour le visiter ou pour y contribuer ! 

https://histoiresplurielles.wordpress.com

Le projet Histoires plurielles est une initiative des Elles du Nord (https://femmesdelaroute11.wordpress.com). Le projet donne la parole aux femmes et aux hommes qui souhaitent partager une anecdote ou une tranche de vie des bâtisseuses de familles et créatrices de valeurs des quatre coins de l’Ontario français. L’histoire des femmes, notamment celles qui ont donné naissance à un pays francophone en Ontario, à des générations d’enfants, à des institutions, à des oeuvres d’entraide, à des façons de faire et d’être — est une histoire qui a été peu racontée. Le but du projet Histoires plurielles est d’accorder un espace à cette histoire.

Si vous avez le goût de raconter un moment de la vie de votre mère, grand-mère, arrière grand-mère, tante, ou encore une anecdote liée à une femme de l’Ontario français qui a eu une influence positive sur vous, votre famille ou sur la communauté où vous avez grandi, envoyez-nous son histoire à elles@triyana.ca. La personne que vous présentez peut être une membre de votre famille ou encore une enseignante, voisine, politicienne, leader communautaire, auteure, etc. qui fait partie de ces bâtisseuses de l’Ontario. Vous pouvez aussi nous parler de VOUS, d’un souvenir qui vous a marqué en Ontario français (enfance, jeunesse, âge adulte), d’un chemin particulier que vous avez emprunté et qui a eu de l’influence sur la société franco-ontarienne, etc. Au plaisir de vous lire !

Écrivez-moi à elles@triyana.ca

Sr Thérèse Allard, s.a.s.v.

 

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Sr Thérèse Allard, s.a.s.v. Photo : Société historique du Nipissing, 2001

Née à Haileybury en 1931, Thérèse Allard est la fille de Georges Salomon Allard (1885-1948) de Pembroke et de Sophie Godin (1886-1972), également de Pembroke.

Elle est la cadette d’une famille de 12 enfants dont la sœur aînée Stella fut également religieuse chez les Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge. (SASV).

À sa naissance, les parents de Thérèse lui ont donné comme patronne Sainte Thérèse de Lisieux, canonisée quelques années auparavant en 1925.

Élevée dans une famille où régnait l’amour, Thérèse a joui d’une enfance heureuse. «Même si nous étions à revenu moyen, mes parents tenaient à ce que nous soyons propres et bien mis. Un prêtre à l’époque avait décrit le rituel de mon père le dimanche matin avant la messe : ‘tous les enfants se rangeaient pour l’inspection de la tête aux pieds (souliers bien cirés) avant de se rendre à l’église’.»

La famille Allard a connu son lot d’épreuves mais leur foi inébranlable leur a permis de les traverser dans l’espérance sans cesse renouvelée :

  • le grand feu de Haileybury (1922) dans lequel la famille Allard a perdu maison, commerce, chevaux;
  • la dépression des années ’30;
  • l’incendie de l’hôtel Albert à Rouyn en 1938 dans lequel Georges Allard fut gravement brûlé;
  • la 2e guerre mondiale de 1939-1945 dans laquelle ses frères ont combattu sur les champs de bataille d’Europe (les quatre sont revenus sains et saufs).

Jeune fille, Thérèse fit ses études de la première à la treizième année (de 1937 à 1949) à l’Académie-Sainte-Marie située tout près de la maison familiale. «Les religieuses étaient toujours disponibles pour nous aider dans les matières qui présentaient des difficultés ou dans des circonstances pénibles que nous pouvions vivre. Leur vie simple, enjouée et priante faisait de ces éducatrices compétentes des grandes soeurs de qui nous apprenions le sens et le goût de la vie

Thérèse sentit l’appel à la vie consacrée en communauté et a choisi de vouer sa vie aux jeunes par l’entremise l’éducation en se joignant à la Congrégation des Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en 1949. Elle prononça ses voeux en religion à Nicolet, Québec, le 15 février 1952.

Sr Thérèse a complété sa formation à l’École normale de l’Université d’Ottawa en 1953 et se consacra à l’enseignement et à la direction scolaire dans les écoles du Nord, dont Chiswick, Earlton, River Valley et North Bay. Par la suite, elle a obtenu un baccalauréat, une maîtrise en éducation avec spécialisation en orientation de l’Université d’Ottawa et un certificat de spécialiste en orientation du ministère de l’Éducation de l’Ontario.

Dans un texte autobiographique, Sr Thérèse partage que le plus grand défi de sa vie d’enseignante fut celui de fonder le programme d’études en 11e et 12e années de l’école secondaire privée St-Jean-Baptiste à Earlton en 1962/63 pour que garçons et filles francophones de cette paroisse puissent poursuivre leurs études sans avoir à voyager matin et soir. «Après presque quarante ans, j’ai rencontré ces ‘anciens’ aux ‘retrouvailles’ d’Earlton en août 2000. La joie spontanée et la chaleur de leur accueil témoignent des liens tissés alors que nous avons trimé dur ensemble pendant ces quelques années.»

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Photo : «Ils sont venus…Earlton, Ontario, 1910-1960». Merci à l’auteur du livre Alain Savoie pour la permission de reproduction !

Sr Thérèse fut impliquée de maintes façons auprès des jeunes, de sa paroisse et de sa communauté. Elle fut notamment conseillère en orientation, animatrice de groupes jeunesse, accompagnatrice des jeunes dans leurs activités humanitaires au pays et en Jamaïque. Elle fut tour à tour sacristine, directrice de chant, organiste, membre du Conseil de pastorale paroissiale et du comité de liturgie, aide dans les équipes de préparation aux sacrements et agente de pastorale.

En 2002, St Thérèse a célébré le 50e anniversaire de sa consécration dans la vie religieuse. À ce sujet, elle écrit qu’elle est «fière de faire partie de la Congrégation des Soeurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge, car elle [la Congrégation] a bougé sans soubresaut et sûrement. Pour les gens, le changement le plus visible a peut-être été l’adoption du costume contemporain, mais il n’était qu’un signe extérieur du désir qui nous habite de répondre aux besoins nouveaux de notre monde et de nous sensibiliser à ses problèmes dans nos milieux d’insertion : au Québec, en Ontario, dans l’Ouest canadien, aux États-Unis, au Japon, au Brésil, en Équateur et en Haïti

L’engagement et la mission de vie de Sr Thérèse est à l’image de sa définition de ce que représente le fait de «vivre pleinement», c’est-à-dire en étant éveillée — éveillée aux défis, à l’éducation, aux arts, à l’aide humanitaire, à la présence auprès des jeunes, à la beauté du monde, à l’amitié… et à une capacité quotidienne de «renouveler le don de sa vie et en retenir la fraîcheur et la ferveur peu importe l’état où on est engagé

Références : «Vie de chez nous Nipissing Est», 2001, La Société historique du Nipissing, texte autobiographique par Sr Thérèse Allard, s.a.s.v. (résumé); http://www.sasv.ca; livre «Marcheuses à l’étoile : les Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en Ontario 1910-1997.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Hélène (Bélanger) Legros

Enseignante, historienne communautaire, bénévole d’exception en éducation et auprès des aînés francophones

Hélène Legros

Hélène Legros. Source : Société historique du Nipissing

Fille de Joseph Donat Bélanger, natif de Verner, et d’Hyppolyta Marceau, native de North Bay, Hélène est née à North Bay en 1925, la 5e d’une famille de 7 enfants.

Elle a fréquenté les écoles Ste-Marie, Ste-Rita et St-Vincent à North Bay, puis l’Académie Ste-Marie à Haileybury et le couvent St-Joseph’s College, une institution anglaise. Plus tard, elle a fait son École normale à l’Université d’Ottawa en 1943.

Première de classe depuis sa tendre enfance, Hélène avait toujours su qu’elle se dirigerait vers l’enseignement. Les valeurs de justice, d’honnêteté et d’entraide apprises au sein de sa famille ont guidé ses projets professionnels et communautaires tout au long de sa vie.

Jeune femme sportive et enthousiaste, Hélène participait à de nombreuses activités, dont le mouvement des Guides et les activités paroissiales à Corbeil.

En 1945, elle a rencontré celui qui a allait devenir son partenaire de vie, Eugène Legros, alors qu’elle enseignait à Corbeil. Ensemble, ils ont élevé cinq enfants avec qui ils ont partagé des moments mémorables, entre autres, dans leur chalet au bord du lac Nosbonsing.

Sa carrière d’enseignante connut un temps d’arrêt pendant qu’elle a élevé sa famille, mais Hélène reprit la route de l’école par la suppléance et, éventuellement, effectua un retour à l’enseignement à temps plein en 1969. Interpelée par les besoins spéciaux des enfants, elle a complété plusieurs cours de spécialisation en la matière et travailla pendant 10 ans dans la récupération des jeunes dans les écoles.

Fidèle à elle-même, Hélène exerçait son leadership, non seulement en salle de classe, mais au sein de comités et d’associations de sa région. Elle fut, entre autres, directrice du comité qui informait et formait le personnel enseignant sur les nouvelles vagues en éducation. agente de liaison entre un groupe de la municipalité et son école, et membre de l’exécutif de la Fédération des femmes canadiennes françaises.

Hélène fit également sa marque comme historienne communautaire. Elle fut membre du conseil d’administration de la Société historique du Nipissing pendant de nombreuses années. En plus de son rôle de trésorière, elle a rédigé des biographies de personnalités locales, y compris celle de sa mère. En 1993, elle fut décorée du mérite par le ministère des Affaires civiques et culturelles pour son service de bénévolat au sein de la Société historique du Nipissing.

Après 26 ans de service au sein du Conseil scolaire de North Bay, Hélène a pris sa retraite en 1986, mais ne prit pas sa retraite du bénévolat ! En 1986, elle fut membre fondatrice du Club d’âge d’or de East Ferris (Corbeil & Astorville) et s’occupa alors de l’organisation de voyages pour les membres, de cliniques de santé, de cours de danse, de la rédaction de l’historique du Club et des membres, etc.

Hélène fut aussi très active au sein de l’organisation provinciale des enseignants retraités de l’Ontario (ERO), particulièrement de l’unité de langue française dont elle fut la présidente. En 1998, elle a reçu le prix prestigieux de Membre Fondateur pour sa contribution remarquable à ERO/RTO.

La philosophie de vie d’Hèlène fut le fondement de sa joie de vivre : «Ma philosophie, c’est de ne pas espérer au-delà des attentes quotidiennes, et en bout de ligne, on finit par être comblés plus qu’on espère. Ce que je donne pour le bien des autres, un sourire, de l’aide, une parole encourageante, tous ces gestes me reviennent en joies renouvelées

Enseignante pour la vie, Hélène a donné des cours de danse et d’exercices aquatiques jusqu’à un âge avancé. Elle est décédée à l’âge de 88 ans en 2013 léguant en héritage de leçons de vie portant sur l’engagement, le dévouement, le bonheur et le dépassement de soi.

Réf. : «Vie de chez nous Nipissing Est», Société historique de Nipissing, 2001. http://www.mcguintyfuneralhome.com/notices/Hlne-Legros

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Signification des noms des lieux du Nord

Moonbeam

Des visiteurs à Moonbeam. Collecton Gilles Potvin.

Les villes et les villages du Nord ont parfois été nommés en l’honneur d’un personnage important du Nord ou de l’Ontario, ou encore en fonction d’un critère géograpique. Plusieurs noms sont d’origine autochtone. Si vous ne trouvez pas le nom de votre ville ou village du Nord ontarien, faites-moi signe et je l’ajouterai ! elles@triyana.ca. Si vous désirez apporter des corrections, je serai très heureuse d’avoir de vos nouvelles.

Alban : nommé pour son curé fondateur, le père Alban Filiatrault qui a fondé la paroisse en 1934

Armstrong : on retrouve trois possibilités pour le nom Armstrong : 1) nommé pour Samuel Armstrong qui fut député à l’Assemblée législative de l’Ontario de 1886 à 1890; 2) nommé pour Hector Armstrong, un investisseur britannique du chemin de fer à la fin des années 1800; 3)  William Armstrong, un propriétaire de terres à Thunder Bay.

Astorville : d’abord nommé Nosbonsing (du lac du même nom), la région s’est mérité le statut de paroisse avec le père Antonin Astor comme premier curé en 1902. Le village fut renommé Astorville en son honneur.

Azilda : nommé pour la pionnière du village de Rayside, Azilda Brisebois Bélanger

Balfour : comté nommé en l’honneur de William Douglas Balfour, député pour South Essex et président de l’Assemblée législative de l’Ontario de 1895 à 1897

Belle-Vallée :  nommé «belle vallée» en 1922 en raison de sa topographie, mais le village s’était d’abord appelé Falardeau en l’honneur d’un curé Falardeau

Blezard Valley : le village fut arpenté en 1885 et nommé Blezard en hommage à Thomas Blezard (1838-1902), un Écossais qui était membre de l’Assemblée législative de l’Ontario depuis 1879. La municipalité s’est développée avec l’arrivée du train (CNR). Lorsque le premier bureau de poste fut établi en 1899, la municipalité a ajouté «Valley» à son nom en raison de son emplacement dans une vallée.

Blind River : «blind» signifiant «aveugle», la ville fut nommée à cause de la difficulté qu’ont éprouvé les premiers voyageurs à repérer l’endroit depuis le lac Huron

Bonfield : nommé pour James Bonfield qui a été député de l’Assemblée législative de l’Ontario de 1875 à 1883

Cache Bay : le nom provient du fait que la baie qui était «cachée» était un endroit où les voyageurs et ceux qui faisaient le commerce des fourrures cachaient leurs provisions et effets personnels

Callander : nommé en 1880 en l’honneur du lieu de naissance du président de la Canada Central Railway à l’époque, Duncan McIntyre, qui était originaire de Callander en Écosse

Calstock : situé près de Constance Lake (Première Nation), Calstock s’appelait Kabina à l’origine, mais fut changé à Calstock en 1942 étant donné la confusion causée par la similitude avec le nom Nakina. Personne ne sait d’où provient le nom Calstock… (si vous le savez, faites-nous signe!)

Capreol : nommé en l’honneur de Frederick Chase Capreol, un homme d’affaires d’origine britannique et promoteur du chemin de fer

Chapleau : nommé en l’honneur de Joseph-Adolphe Chapleau, avocat, journaliste, homme d’affaires et 5e premier ministre du Québec

Chelmsford : fondé en 1868, Chelmsford était un avant-poste du Canadian Pacific Railway. On croit que le village fut nommé par un ingénieur britannique du chemin de fer qui était natif de la vile de Chelmsford en Angleterre.

Cobalt : c’est à cet endroit que le forgeron Fred LaRose fit la découverte d’un important gisement d’argent en 1903. L’endroit fut baptisé Cobalt (en raison de la présence du cobalt dans les minérais d’argent) par Willett Green Miller, le premier géologue provincial de l’Ontario, en poste de 1902 à 1925.

Cochrane : nommé pour Frank Cochrane, ancien ministre des Terres, Forêts et Mines

Coniston : nommée Coniston par le premier maître de poste Dennis O’Brien (vers 1904). Il avait reçu cette suggestion de nom d’un citoyen du village qui lisait un roman se déroulant à Coniston, une ville située en Angleterre.

Coppell : à l’origine s’écrivait Qu’appel en raison des nombreuses nationalités présentes dans le village soit Finlandais, Allemands, Anglais, Yougoslaves, Canadiens-Français

Corbeil :  nommé pour Jean-Baptiste Corbeil, l’un des premiers pionniers arrivés à cet endroit. Il est venu d’Orléans, Ontario en 1892.

Desaulniers : nommé pour l’abbé A.-L. Desaulniers qui a été le premier prêtre résident de Verner en 1895. L’abbé Desaulniers a fait les missions le long de la rivière Esturgeon.

Desbarats : situé dans le district d’Algoma à l’est de Sault Ste Marie, le hameau Desbarats porte le nom d’un homme d’affaires montréalais, soit George Desbarats qui avait obtenu une licence pour l’exploration des mines à cet endroit au cours des années 1840. Le bureau de poste à Desbarats fut établi en 1895.

Dorion : nommé pour Sir Antoine-Aimé Dorion (1818-1891), avocat, propriétaire d’un journal, homme politique et juge né à Sainte-Anne-de-la-Pérade au Québec. Il fut premier ministre du Canada-Est, d’abord en 1858, en tandem avec George Brown, et une 2e fois en 1863, en tandem avec John Sandfield Macdonald.

Dryden : la communauté de Dryden fut fondée par John Dryden, ministre ontarien de l’Agriculture de 1890 à 1905. L’histoire raconte que le train, duquel John Dryden était à bord, fit un arrêt à Barclay-Tank pour faire le plein d’eau. M. Dryden remarqua que des trèfles à quatre feuilles poussaient à l’endroit et décida d’y fonder une ferme expérimentale en 1897 (la ferme Prospect). L’endroit fut renommé en son honneur.

Dubreuilville : nommé pour les frères Dubreuil de Taschereau Qc qui ont établi la ville en 1961 pour le commerce du bois

Earlton : nommé pour le fils du premier maître de poste M. Brasher dont le fils s’appelait Earl

Eldee : nommé en 1959 pour L. D. MacDonald, un représentant du département des Terres, des Forêts et des Mines qui a obtenu des terres à cet endroit pour les vétérans de guerre. (Eldee est la prononciation anglaise des initiales L.D.).

Elliot Lake : le nom est attribué au sort d’un cuisinier du camp de bûcherons (nommé Elliot) qui s’est noyé dans le lac

Englehart : nommé pour Jacob Lewis Englehart, un Américain qui a joué un rôle important dans le développement du chemin de fer au nord de North Bay

Espanola : Le nom Espanola signifie «petite Espagne». Il provient de la prononciation anglophone du mot Espagne qui prit la forme d’«Espanola».

Fauquier : nommé pour les frères Fauquier, les ingénieurs qui ont construit le tronçon du chemin de fer à cet endroit de la route 11

Field : nommé pour un homme d’affaires et politicien de l’Ontario, Corelli Collard Field (1830-1898). Propriétaire d’un magasin général et ancien maire de Cobourg, il fut député provincial de 1886 à 1898 dans Northemburland-Ouest.

Foleyet : nommé pour les frères Foley qui étaient contracteurs pour ce segment du chemin de fer

Fort Frances : En 1817, la Compagnie de la Baie d’Hudson a construit un fort. Le fort a été nommé Fort Frances en hommage à Lady Frances Simpson, la conjointe de George Simpson qui était Gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson à cette époque.

Génier : nommé pour les quatre frères fondateurs du village: Cleophas, Joseph, Ferdinand et Olivier Génier

Geraldton : le nom fut formée par la combinaison des noms de deux investisseurs dans une mine d’or de la région, près du lac Kenogamisis : Fitzgerald et Errington

Gogama : c’est en 1917 que le premier pionnier, André L’Abbé, s’est installé à cet endroit, et c’est en 1919 que le village fut nommé Gogama par le bureau de poste. Ce mot autochtone signifie «poisson qui saute».

Gowganda : nom dérivé d’un mot Ojibwé signifiant «lieu du porc-épic».

Grand Désert : je n’ai trouvé aucun document officiel indiquant l’origine du nom Grand Désert, mais on me dit qu’après avoir été abondamment bûché, l’endroit aurait pris des allures d’un «grand désert», d’où son nom.

Grégoire’s Mll : nommé pour un pionnier du village, Napoléon Grégoire, propriétaire d’un magasin général et d’un moulin à scie dès 1917

Guilletville : nommé en l’honneur de René A. Guillet qui, avec l’aide de son fils ainé Hubert et son frère Rosaire Guillet, fut le fondateur des subdivisions qui ont créé Guilletville en 1952.  Ce nom fut choisi par le premier maitre de poste, Aimé Lepage. Le village est situé dans Vallée Est, une banlieue du Grand Sudbury.

Hagar : d’abord appelé Veuve Station, le village fut renommé Hagar lorsque le bureau de poste fut mis sur pied en 1927. Le nom rend hommage à Albert Hagar, député à l’Assemblée législative de l’Ontario de 1880 à 1886.

Haileybury : nommé en hommage au nom de l’école fréquentée par le fondateur de la ville de Haileybury (l’école Haileybury and Imperial Service College en Angleterre)

Hallébourg : nommé pour Mgr Joseph Hallé, un visionnaire pour le développement du Nord de l’Ontario de 1919 à 1939. Le village fut d’abord appelé Hallewood, mais aux dires de certains, le nom aurait été changé à Hallébourg à cause de la similitude avec le nom Hollywood, ce qui causait une confusion postale… :-)

Hanmer : nommé pour Gilbert Hanmer, un fermier du comté Brant, qui fut l’un des premiers pionniers à s’installer au nord de Blezard Valley (probablement vers 1898)

Harty : nommé pour William Harty, un homme d’affaires ontarien qui fut élu à l’Assemblée législative de l’Ontario (1892-1894) et à la Chambre des Communes (1902-1911). Il a joué un rôle important au sein de la  Canadian Locomotive and Engine Company et fut aussi commissaire aux Travaux publics. À l’origine, le nom était Harty Station.

Hearst : nommé en l’honneur de William Hearst, ancien ministre des Forêts et des Mines et premier ministre de l’Ontario de 1914 à 1919 (à noter qu’au début des années 1900, l’endroit était connu sous le nom de Grant)

Holtyre : combinaison des syllabes de deux noms de mines dans le Nord : Hollinger et Macintyre

Hornepayne : le village a d’abord porté le nom de Fitzback en 1916, mais fut changé à Hornepayne en 1920 pour rendre hommage à R. M. Horne-Payne, un conseiller financier de Sir William Mackenzie, l’un des fondateurs de la ligne locale du chemin de fer

Ignace :  canton situé dans le district de Kenora dans le Nord-Ouest de l’Ontario ainsi nommé en l’honneur d’Ignace Mentour, un guide autochtone qui a accompagné Sir Sandford Fleming lors de son expédition trans-canadienne de 1872 portant sur le développement du réseau du chemin de fer.

Iroquois Falls : nom provenant des chutes à cet endroit (qui n’existent plus depuis la construction d’un barrage par la compagnie Abitibi lors de la construction d’une usine de pâte et papier). Selon une légende amérindienne, des Iroquois auraient péri en tombant de ces chutes.

Jellicoe : nommé en 1914 par Arthur J. Hills, un surintendant du Canadian Northern Railway, afin d’honorer John Rushworth Jellicoe (1859-1935), un célébre amiral britannique de la Première Guerre mondiale

Jogues : la communauté fut fondée entre 1908 et 1912. Elle porte le nom du père Isaac Jogues (1607-1646), un martyr canadien qui a vécu parmi les Hurons et les Iroquois.

Kapuskasing : nom dérivé de la langue autochtone des Cris et qui serait une fusion de deux mots : Ka (signifiant «branch» dans le sens de «branch river» ou «bras de la rivière) et Puskaon (signifiant qui se sépare), dans ce cas-ci, qui se sépare de la rivière Mattagami.

Kenora : combinaison des premières syllabes de trois noms de villes et villages, soit Keewatin, Norman et Rat Portage

Killarney : Le village fondé en 1820 par Étienne Augustin Robert de la Morandiere (il y faisait la traite des fourrures) s’est d’abord appelé Shebahonaning. Le nom du village fut changé à Killarney en 1882, suite à la visite de Lord et Lady Dufferin qui ont remarqué que la beauté de l’endroit leur rappelait Killarney en Irlande.

Kirkland Lake : nommé pour une secrétaire du ministère des Mines de l’Ontario, Winnifred Kirkland

Kitigan : mot d’origine Ojibwé qui signifie «jardin» ou «clairière». Trois ans après sa fondation en 1920, les gens de Kitigan ont demandé que le nom soit changé à Paquettebourg en l’honneur du Père Paquette, un prêtre colonisateur du Nord, mais le nom est demeuré Kitigan.

Latchford : nommé pour Francis R. Latchford (1856-1938), né à Aylmer, Québec, un avocat élu à l’Assemblée législative de l’Ontario en 1899. Il fut commissaire aux Travaux publics et procureur général de l’Ontario. Il fut également juge à la Cour suprême de l’Ontario pendant 30 ans.

Lavigne : nommé pour le père Arthur Lavigne, premier curé de la paroisse fondée en 1914.

Levack : nommé pour Helen Levack, la mère de Sir Oliver Mowatt (1820–1903) qui fut premier ministre de l’Ontario de 1872 à 1896

Longlac : quleque temps après l’année 1900, deux employés du Canadian Northern Railway, soit M. Ruel et A. J. Hills, ont suggéré le nom Longueloac pour la gare de train, mais le bureau de poste a choisi le nom Longlac en 1919

Lowther : nommé pour le Major Lowther (Lowther était une base de l’armée canadienne pour la surveillance par radar; la base fut fermée en 1987)

Manitoulin : Manitoulin vient du mot autochtone Manitou. Manitou veut dire dieu ou Grand Esprit

Manitouwadge : nom autochtone d’origine Ojibwé qui signifie caverne du Grand Esprit

Marathon : d’abord connu sous le nom de Peninsula, ensuite sous le Everest, la ville prit le nom de Marathon, ainsi nommée pour la compagnie qui était propriétaire de la pulperie locale, soit la Marathon Corporation of Wisconsin

Matheson : d’abord nommé McDougall Chute en 1907 (ainsi nommé pour un trappeur de la région), le nom fut changé à Matheson en 1911 en hommage à Arthur J. Matheson, un député de l’Assemblée législative de l’Ontario de 1898 à 1913

Mattawa : nom autochtone qui signifie rencontre des eaux

Mattice-Val Côté : Mattice nommé pour le Major Gregor Lennox Mattice, l’ingénieur qui a construit le tronçon du chemin de fer à Mattice; Val Côté : nommé pour Georges Côté, contracteur de bois

Missinaïbi : le nom Missinaïbi provient de la langue amérindienne (le cri) et signifie «images sur l’eau», en raison de nombreux pétroglyphes reflétés sur l’eau (dessins symboliques gravés sur de la pierre).

Monetville : nommé pour son fondateur Cyrille Monette

Monteith : nommé en 1908 pour le ministre de l’Agriculture Samuel Monteith (1862-1949)  lorsqu’il a choisi cet endroit pour y établir une ferme expérimentale et de démonstration. En 1920, la ferme est devenue la Monteith Academy (école secondaire), et plus tard, une ferme industrielle pour les jeunes contrevenants. En 1940, l’endroit a servi de camp d’internement pour 5000 prisonniers de guerre (le camp 23) et reprit éventuellement son rôle «d’école de réforme» sous le nom de Complexe Correctionnel de Monteith.

Moonbeam : «moon beam » signifie «rayon de lune», décrivant le clair rayon de lune que les premiers voyageurs de cette région on vu sur la neige après avoir voyagé une longue route dans la forêt sombre

Moose Factory : la communauté de Moose Factory est dans le district de Cochrane, sur l’île de Moose Factory près de l’embouchure de la rivière Moose qui est à l’extrémité sud de la baie James. Le 2e fort de la baie d’Hudson y fut construit en 1672 par Charles Bayly. Ce fort fut capturé par les Français en 1686 et renommé Fort Saint-Louis (détruit en 1696). La compagnie de la Baie d’Hudson reprit ses activités vers 1735. La ville porte le nom Moose (signifiant «orignal») en l’honneur de sa rivière du même nom et Factory est le mot anglais signifiant «usine».

Moosonee : un mot autochtone cri dérivé du mot Moosoneek qui signifie «à la (rivière) Moose» (moose signifie orignal)

New Liskeard : nommé pour la ville de Liskeard en Angleterre d’où provenait John Armstrong, fondateur et premier maire de la ville

Nipissing : nom autochtone qui signifie peuple de la petite eau

Noëlville : nommé en hommage à son premier marchand et homme d’affaires de la place,  Noël Desmarais (le grand-père de Paul Desmarais)

North Bay : la baie au Nord du lac Nipissing

Opasatika : nom autochtone qui signifie rivière bordée de trembles

Ouellette : Le village (hameau) Ouellette a été établi au début du 20e siècle et fut d’abord nommé Ouelletteville, en l’honneur de l’un des premiers pionniers de l’endroit qui s’appelait Joachin Ouellette. Il possédait et dirigeait une fabrique de fromage. Plus tard, le nom devint simplement (hameau) Ouellette. Il fait partie de la municipalité de Rivière des Français.

Porcupine : nommé pour une île dans une rivière avoisinante dont la forme resssemble à un porc-épic (mot qui signifie porcupine en anglais)

Porquis Junction : le nom est composé de deux noms de villes avoisinantes soit PORcupine et IroQUOIS. Le hameau est né lorsque le chemin de fer Temiskaming and Northern Ontario Railway y a installé son réseau de train vers Porcupine et vers Iroquois Falls. À l’origine, son nom était donc Porquois Junction, mais au fil des ans, le –o est disparu et l’endroit fut dorénavant connu sous le nom de Porquis Junction (et même tout simplement Porquis).

Ramore : nommé pour Louis Ramore, un prospecteur canadien français de la région; dans le livre  «Changing Places : History, Community, and Identity in Northeastern Ontario», il est indiqué que M. Ramore avait été tué par un employé en colère

Red Lake : le nom Red Lake (lac rouge) provient d’une légende amériendienne voulant qu’un orignal, abattu par la flèche d’un chasseur, serait tombé dans le lac qui est alors devenu rouge au contact du sang de l’animal

Reesor : fondé vers 1925 dans le district de Cochrane, l’endroit fut nommé en l’honneur de Thomas Reesor, un ministre ménonnite de Markham, Ontario qui avait parrainé des immigrants allemands (de l’Union soviétique à l’époque), venus peupler cette région sur la route 11. Il y eut également plusieurs familles pionnières canadiennes françaises qui se sont établies à Reesor.

River Valley : avant d’être un village, l’endroit fut d’abord un camp de bûcherons en 1890. En 1896, le premier pionnier qui s’est installé au village a été  F.-X. Cataford, un Franco-Américain du Montana. En 1900, le maître de poste, David St. Elois, a nommé l’endroit River Valley pour la vallée de la rivière Temagami.

Smooth Rock Falls : en 1915, un barrage et une usine de pâte à papier ont été construits sur la rivière à l’endroit où l’eau coulait sur une importante surface lisse d’un rocher (lisse se traduit par «smooth» en anglais)

Saint-Charles : Située dans le district de Sudbury, la municipalité de Saint-Charles prend son nom de la paroisse Saint-Charles Borromée qui fut fondée au village en 1904 (deux autres églises avaient été construites en 1900). Le nom de la paroisse honore St-Charles Borromeo (1538-1584) un archevèque italien.

Strickland : on retrouve trois possibilités pour le nom Strickland : a) John Strickland Leitch (1882-1970) de Cornwall en Ontario, un arpenteur qui a été au service du Grand Trunk Railway et qui a travaillé à titre d’ingénieur pour le Gouvernement de l’Ontario; 2) H. Strickland, un garde-forestier recensé dans le Crown Land Report de 1871; 3) James. F. Strickland, député à l’Assemblée législative de l’Ontario de 1929 à 1934

Sturgeon Falls : chutes de l’esturgeon

Sudbury : nommé par James Worthington, surintendant de la construction en 1883, qui a baptisé le nouveau lieu du nom du lieu de naissance de son épouse, soit Sudbury en Angleterre

Swastika : mot qui signifie porte-bonheur ou bonne chance (le nom a pris une tout autre signification après la Seconde Guerre)

Temagami : nom autochtone qui signifie eau profonde près de la rive

Témiscamingue : nom autochtone qui signifie eau profonde

Terrace Bay : nommé pour une succession de «terrasses» qui ont été formées par la fonte des glaciers il y a plus de 20 000 ans; les terrasses sont séparées par des escarpements et des falaises.

Thorne : situé dans le district de Nipissing, les premiers résidents de l’endroit remontent aux années 1870 alors qu’il y avait plusieurs camps de bûcherons dans la région. Il semble que le village ait été nommé pour le village québécois du même nom, fondé dans le comté du Pontiac en Outaouais en 1860. Le nom Thorne, emprunté à une localité d’Angleterre,  signifie épine en français.

Thornloe : nommé pour le révérend père anglican George Thorneloe, un évèque d’Algoma. N.B. La correction orthographique n’a jamais été apportée au nom du village qui s’est toujours écrit sans le premier -e.

Thunder Bay : baie du Tonnerre; les Ojibwés appelaient la baie «Animikie» qui signifie «tonnerre»

Timmins : nommé pour le fondateur de la ville, Noah Timmins

Tunis : fondé par les pères Oblats mais il n’existe aucune référence connue pour expliquer l’origine du nom

Val Caron : nommé pour un missionnaire jésuite, le père Homisdas Caron, qui a fondé la paroisse de Blezard Valley en 1901

Val Gagné : à l’origine, le village portait le nom de Nushka Station, mais cette communauté a été complètement décimée par le Feu de Matheson en 1916.  Le village fut reconstruit et renommé Val Gagné en 1920 en l’honneur du père Wilfred Gagné, le prêtre de la paroisse locale, qui est décédé avec 63 de ses paroissiens qu’il tentait de protéger des flammes.

Val Rita : d’abord nommé Secord en l’honneur d’un des premiers Allemands à habiter l’endroit, le nom du village fut éventuellement changé à Val Rita à la demande de l’abbé Deschenaux (premier curé de la paroisse) qui voulait donner à sa paroisse un nom plus religieux. Le choix s’est arrêté sur Val Rita en l’honneur de Ste-Rita de Cascia, patronne de l’endroit.

Val Thèrèse : nommé en 1964 pour la paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus qui avait été établie en 1960. Dans les documents de référence, Val Thérèse est souvent écrit sans les accents puisqu’au moment de l’enregistrement officiel du nom, les accents avaient été omis.

Verner : nommé pour la conjointe d’Archer Baker, un surintendant de la Canadian Pacific Railway qui gérait la construction du tronçon dans le Nipissing Ouest pendant les années 1880 (son nom de fille était Verner)

Virginiatown : nommée pour Virginia Webster qui était la conjointe de George B. Webster, président de la mine Kerr-Addison à cette époque. La mine cessa ses activités au cours des années 90.

Wawa : un mot d’origine Ojibwé qui signifie outarde sauvage
Webbwood : situé dans le district de Sudbury, Webbwood fut fondé en 1889 lors de l’ouverture du bureau de poste. Le nom rend hommage à Andrew Webb, le premier pionnier de l’endroit.

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PHOTO : Les deux personnes dans la photo étaient venues de Montréal en visite chez Mme Marguerite (Beaudoin) Soucie à Moonbeam, une résidante du village. Il s’agit de Robert Beaudoin (frère de Marguerite) et de Malvina Beaudoin, mère de Marguerite. Collection Gilles Potvin, petit-fils de Marguerite Soucie. Photo reproduite avec permission. Année non identifiée.

SOURCES : plusieurs sources ont été consultées dont des ouvrages et archives communautaires, des blogues, des dictionnaires, des sites internet et des gens natifs des différents endroits.

sudburylivingmagazine.com

highway11.ca

Wikipedia

Sites de municipalités

ruralroutes.com

Alain Chouinard (Grand Désert)

Dictionary of Canadian Place Names

rpfo.ca

Simon R. Guillet (Guilletville)

«La défriche», document imprimé par l’évêché de Hearst en 1974 via Hugo Tremblay

http://www.archivescanada.ca

Ontario Geographic Names Board Secretariat

Ministère des Richesses naturelles et des Forêts

http://www.field1899.info

Wayne F. LeBellle (livres sur l’histoire de Nipissing Ouest)

Les Elles de Nipissing Ouest

Cet article fut rédigé pour distribution au Congrès annuel de l’Association des municipalités françaises de l’Ontario (AFMO) qui s’est tenu à Nipissing Ouest en septembre 2013. J’y présente 12 femmes de Sturgeon Falls et des villages environnants. Les douze Elles de Nipissing Ouest sont des femmes qui ont grandement conbribué au développement de leur région, de l’Ontario et du Canada. Cliquez sur le lien pour lire l’article.

Elles de Nipissing Ouest

Elles de Nipissing Ouest

Roxanne Dubé

Auteure-compositeure-interprète

Roxanne Dubé«La musique a toujours été un aspect super important dans ma vie. Mon rêve ? Être heureuse, vivre de ma musique, avoir du succès. Je veux faire de mon rêve une réalité, car la musique est ma passion !» — Roxanne Dubé, 2015

Native de Smooth Rock Falls, Roxanne fréquente l’école secondaire Georges-Vanier d’où elle prévoit obtenir son diplôme en 2016. Cette enthousiaste des sports a un amour tout aussi grand pour la musique et pour le travail auprès des enfants.

C’est vers l’âge de 7 ans que Roxanne s’est découvert une passion pour la chanson. À cet âge précoce, elle est montée sur scène lors de la première édition du Smooth Truck Fest (un rodéo de camions à Smooth Rock Falls). Au grand bonheur de sa famille, Roxanne remporta la 2e place dans le concours de talent. La petite fille timide venait de trouver un moyen pour communiquer sa raison de vivre… SA VOIX.

Les années qui ont suivi ont secrètement nourri son rêve de faire une carrière professionnelle en musique, et c’est en 2012, à l’âge de 14 ans, qu’elle se lança dans l’aventure. Elle s’est alors inscrite à l’émission de télé québécoise Mixmania en soumettant une première vidéo sur le réseau YouTube. Sa participation à l’émission n’a pas été retenue, mais Roxanne avait franchi une étape personnelle importante et rien ne pouvait l’arrêter. L’option « abandon » ne figurait pas dans son vocabulaire…

Cette même année, elle entreprend d’apprendre à jouer d’un instrument. Son choix s’est arrêté sur la guitare. Après la guitare est venu un deuxième instrument — le piano. Étant donné qu’aucun cours de musique n’était offert dans sa ville natale, Roxanne est forcément devenue autodidacte. La jeune chanteuse ajoutait des cordes à son arc et s’enseignait les rudiments de son métier en devenir.

Vers l’âge de 15 ans, Roxanne découvre sa plume d’auteure et commence à écrire ses propres chansons, en plus d’en composer la musique. Elle s’inspire de son expérience de vie, de ses sentiments et de ce qu’elle observe au quotidien autour d’elle.

À partir de 2013, elle multiplie ses participations à des festivals et concours de chanson. Au Festival Quand ça nous chante, elle fait une rencontre déterminante avec une autre artiste franco-ontarienne — Gabrielle Goulet, auteure-compositeure-interprète, native de Bourget dans l’Est ontarien. Lors du Festival, Gabrielle invite Roxanne à monter sur scène avec elle. Résultat ? Un coup de cœur musical et le début d’une amitié.

Roxanne et Gabrielle

Roxanne Dubé et Gabrielle Goulet

En février 2014, Roxanne a participé au concours musical La Voix du Nord et y remporte la première place, ce qui lui a donné droit à une session professionnelle d’enregistrement. Vous pouvez entendre les trois chansons enregistrées au lien suivant :

https://roxannedube.bandcamp.com.

En 2014, une prestation au Festival Quand ça nous chante, accompagnée du groupe de musique de son école secondaire — les Extensions oranges —, lui confère le prix du «Meilleur coup de coeur d’un artiste solo». Ce prix lui ouvre la porte au programme Jamais Trop Tôt dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby, édition 2014. Dans le cadre de ce programme, Roxanne fut choisie pour participer à l’album Jamais Trop Tôt (12 des 24 participants avait été retenus pour participer à l’album souvenir). Vous pouvez entendre sa chanson T’aimer pour l’éternité au lien suivant :

https://jamaistroptot.bandcamp.com/track/taimer-pour-l-ternit

En 2015, elle s’est inscrite au Festival Trois-Pistoles en chanson, et a fait partie des 20 demi-finalistes. Sa candidature fut également retenue parmi les 10 finalistes du concours.

Que lui réserve l’avenir ? Beaucoup de choses ! Une audition pour l’émission La Voix (TVA) et JAM (TFO) peut-être?  L’apprentissage d’autres instruments de musique? Sûrement. Des études collégiales? Oui, c’est prévu à l’automne 2016. Des concours, des festivals et des spectacles?Oui, tout ça, et plus encore. Histoire à suivre…

Réf.:

http://ici.radio-canada.ca/; http://www.jamaistroptot.ca; http://www.lavoixdunord.ca; textes de R. Dubé

Certification 2015