De North Bay à Thunder Bay, l’histoire des femmes du Nord de l’Ontario — une invitation

BIENVENUE SUR MON BLOGUE DÉDIÉ À L’HSTOIRE DES FEMMES DU NORD ! Vous y trouverez plus de 200 articles. Bonne lecture !
Elle du Nord

Elle du Nord : artiste peintre Suzette Hébert-Downey

Qui a été la première femme francophone à pratiquer la médecine dans le Nord de l’Ontario? La première à diriger une école ou un conseil scolaire?

Qui fut la première Franco-Ontarienne à partiquer comme avocate ou journaliste dans votre communauté?

Ou la première femme à siéger au conseil municipal de chaque ville et village le long de la Route 11 et des autres routes du Nord de l’Ontario (Route 17, Route 66, Route 101, etc.)?

Connaissons-nous les noms des pionnières, des chefs de file et de la relève franco-ontarienne à North Bay, Corbeil, Sudbury, Chapleau, Timmins, Cochrane, Moonbeam, Kapuskasing, Hearst, Geraldton, Wawa, Thunder Bay, Kenora, etc.?

Nombreuses sont les femmes qui ont contribué au patrimoine humain du Nord de l’Ontario, de la province et du pays. Quelle est leur histoire?

Je vous invite à m’accompagner dans cette aventure de blogue où je souhaite raconter la contribution et le patrimoine légués par les «Elles du Nord», ces femmes de la francophonie ontarienne dans le domaine des arts, de l’éducation, des affaires, du sport, de la santé, de la politique, de la francophonie, du développement communautaire, du bénévolat, de la littérature…

Les femmes de la Route 11 et des villes et villages qui la longent et la côtoient sont les fondatrices et les reflets d’une région en mouvement depuis le 19e siècle. Membres, bénévoles et militantes au sein des associations, groupes, écoles, services, hôpitaux, conseils municipaux — qui sont-elles ?

Je suis à la recherche de noms, de dates, d’anecdotes, de photos. Connaissez-vous une Franco-Ontarienne qui, par ses actions et sa présence, a contribué à faire du Nord ce qu’il est depuis sa fondation ou à faire rayonner le Nord ailleurs au pays et au monde ? Le Nord de l’Ontario — une communauté vivante et dynamique, peuplée de gens de coeur et de volonté, un lieu où habite une proportion importante de la population francophone de l’Ontario. Parlons-en.

Je vous invite à fouiller dans vos archives personnelles, familiales et communautaires pour y découvrir des noms de femmes francophones originaires du Nord, ou encore des femmes venues d’ailleurs, dont le Nord est devenu leur domicile de coeur, peut-être y habitent-elles toujours ou peut-être ont-elles quitté leur terre natale pour d’autres lieux, sans jamais oublier les profondeurs de leurs racines. Toutes ont brillé par leur excellence et leur rayonnement en Ontario. Je les appelle les «Elles du Nord».

Elles sont :

  1. Les pionnières — les femmes des siècles derniers qui sont nées dans le Nord ou qui sont venues d’ailleurs pour développer le Nord, mettre sur pied ses institutions, faire grandir ses communautés.
  2. Les chefs de file — ces femmes nées ou ayant grandi dans le Nord, ou encore qui sont venues d’ailleurs pour y vivre, et qui se sont distinguées par leurs réalisations dans le Nord ou en province, et sur la scène canadienne ou internationale.
  3. La relève — les femmes du Nord qui représentent aujourd’hui la relève culturelle, musicale, politique, sociale…
  4. Les femmes qui ont accompli de Grandes Premières : une célébration chronologique des premières des femmes du Nord de l’Ontario dans tous les domaines possibles.

À bientôt !

Jeannine   

© Jeannine Ouellette 2012-13-14

Cliquez pour voir la page Facebook des Elles du Nord.

Année 2

Anne Swiderski

Artiste visuelle

Anne Swiderski

 «Quand je peins, je retourne à cette place intérieure d’intensité et de vibration et j’utilise la couleur, la forme et la texture comme danse visuelle pour exprimer la beauté et l’harmonie parfaite de ce qui m’entoure.» – Anne Swiderski

Montréalaise de naissance, c’est à Timmins qu’Anne a grandi à partir de l’âge de 3 ans. Ses années formatives dans le Nord de l’Ontario ont eu une influence sur son parcours artistique où la nature joue un rôle prédominant. Les échos de son enfance à Timmins et de ses étés passés à Kapuskasing font partie de ses racines humaines et artistiques…

Anne a fait ses études primaires aux écoles St-Alphonse et St-Charles à Timmins et ses études secondaires à l’école André Laurendeau à Vanier (Ottawa). Par la suite, elle a suivi des formations professionnelles en art au Collège Algonquin ainsi qu’à l’École d’art d’Ottawa auprès d’Yves M. Laroque, un artiste originaire du Nord de l’Ontario. Depuis, elle poursuit ses apprentissages incluant des cours de techniques mixtes ou de peinture acrylique auprès de peintres reconnus. Un séjour prolongé dans le sud de la France lui a permis d’observer et d’étudier l’influence du soleil sur la couleur, ce qui a influencé son utilisation des couleurs fortes dans son oeuvre.

La peinture est au cœur de la vie d’Anne depuis toujours, si bien qu’elle n’a pas de souvenir d’elle-même sans un pinceau à la main, un crayon ou une palette de couleurs ! Son parcours artistique lui a permis d’explorer plusieurs médias, y compris la peinture à l’huile, l’acrylique et la sculpture sur bois.

Anne S, toile

Toile : Deux soeurs 4 © Anne Swiderski

«Je me sens très près de la nature, mais pas comme quelque chose qui m’est externe. C’est plutôt un sentiment d’arriver chez-soi, de s’immerger dans l’énergie de la vie, et dans cette perfection vivante, je crée.»

Adepte du canot, elle voyage aux endroits sauvages du Canada pour les peindre — la baie Georgienne du lac Huron, le lac Supérieur, les Rocheuses, la région de l’Outaouais, le parc Algonquin et le Maine figurent parmi les endroits qui l’inspirent le plus.

Continuellement fascinée par l’aspect humain, Anne utilise les éléments de la nature pour explorer et élargir la perception que l’humain a de lui-même et de son intérieur.

Ainsi, dans l’univers d’Anne, les vibrations de l’âme vont à la rencontre des vibrations des couleurs, des textures et de la lumière… Son style est reconnu par l’utilisation de ses couleurs fortes et vibrantes, de ses formes, de ses coups de pinceaux  et de ses compositions puissantes.

Une riviere de couleurs 2 72 dpi

© Anne Swidesski, Une rivière de couleurs

Ses toiles ont été sélectionnées pour des expositions aux États-Unis, au Québec et en Ontario. Plusieurs de ses toiles se sont distinguées et ont remporté des prix ou des mentions honorables.

Réf. http://www.anneswiderski.com; textes de A. Swiderski

Doris Genest

Artiste peintre

Doris Genest

Doris Genest et sa toile Flamenka

« La joie d’être capable de parler avec mon pinceau, c’est très fort pour moi. Je veux que mes toiles dégagent une joie ». – Doris Genest http://dorisgenest.ca

Doris Genest est née à Val Gagné où elle a grandi dans son Nord natal avant de s’établir dans la région de l’Outaouais. Elle a fait ses études primaires aux écoles Immaculée-Conception (Val Gagné) et Ste-Jeanne-d’Arc (Iroquois Falls), et ses études secondaires à Iroquois Falls Secondary School.

Par la suite, elle a étudié en arts visuels au Collège Northern d’arts appliqués et de technologies et a suivi des formations auprès de son mentor, le peintre Clément Bérini de Timmins. Celui-ci fut pour Doris, non seulement un maître extraordinaire, mais également une source d’inspiration dans son cheminement artistique et humain.

Au cours de sa carrière, Doris a animé de nombreux ateliers d’art auprès des enfants et des adultes. Elle a également coordonné des projets en arts visuels dans les écoles francophones du Nord-Est ontarien. Elle poursuit toujours ses activités d’enseignement en offrant des cours de peinture à l’huile dans son studio à Gatineau.

Doris a participé à divers projets, dont «Artistes créateurs dans les écoles» et fut boursière du Conseil des Arts de l’Ontario. Elle expose ses œuvres en solo et en groupe depuis le début des années 80, principalement en Ontario et au Québec, mais aussi, et de plus en plus, sur la scène internationale. Elle participera au Carousel du Louvre à Paris, France, en octobre 2015.

Au cours de sa carrière artistique, Doris a touché à l’univers de la musique, de la poterie et fut également chanteuse et interprète de chansons françaises folkloriques au sein du groupe «La Parenté» au début des années 1990. Depuis une trentaine d’années, sa démarche artistique évolue et son medium de choix est devenu la peinture à l’huile, plus particulièrement les portraits de style figuratif.

Sous ses coups de pinceau, Doris unit une myriade de couleurs mystiques au sein d’une même toile pour créer des sentiments particuliers pour chacun de ses sujets. D’abord fascinée par les chevaux, Doris s’est ensuite intéressée aux visages des femmes. Ce qui l’attire dans ce trajet artistique, c’est son désir de peindre la bonté et la beauté qu’elle voit dans chaque visage. Pour Doris, chaque personne dévoile sa personnalité dans son visage et les yeux sont le regard de l’âme… La bonté humaine l’attire, l’interpelle, l’inspire.

En 2014, une de ses œuvres intitulée «Flamenka» (voir sa photo de profil en début de texte) a récolté la médaille d’argent lors de la 39e exposition internationale du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (CAPSQ) à Cangas en Espagne. Doris y a également reçu un diplôme d’honneur pour sa contribution à la promotion de l’art visuel du Canada sur la scène internationale.

Quelques mois plus tard, Doris obtenait un deuxième diplôme d’honneur et la médaille d’or à Rome en Italie pour sa toile «Gypsy Rose» (première toile à gauche, rangée du haut ci-dessous) lors de la 40e exposition internationale du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (CAPSQ).

«Sur la toile, c’est une femme au regard perçant dont les cheveux s’attachent dans un amalgame de couleurs qui retient notre attention. Elle est jeune, elle ne fait que commencer sa vie. Elle est naïve, pure», nous raconte l’artiste peintre dans La Revue de Gatineau (3 décembre 2014).

Toutes ses oeuvres originales sont accompagnées d’un certificat d’authenticité. Doris offre également des giclées (terme générique utilisé dans l’univers artistique pour définir la reproduction numérique de très haute définition et de très haute qualité de toiles originales). Toutes ses giclées sont offertes en tirage limité, numérotées et signées par Doris. Visitez le site web de l’artiste pour en apprendre davantage.

Doris a un calendrier bien rempli qui la fait voyager de salon en symposium, de concours en exposition. Elle exposera, entre autres, à la Galerie Eugène Racette au MIFO à Orléans du 1er décembre 2015 au 4 janvier 2016. Vous pouvez vous familiariser avec sa démarche artistique en écoutant la vidéo (7 min 42) au lien suivant:

Réf. site web de l’artiste (http://dorisgenest.ca); textes de D. Genest; article dans La Revue de Gatineau (2014).

Certification 2015

Rose Miron

Médecin

Rose Miron

Dre Rose Miron. Photo de graduation, Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, 1957. Collection : Henriette Miron Sylvestre

Le 17 novembre 1918, Rose Miron vit le jour à Verner dans le Nord de l’Ontario. Née dans une famille de 12 enfants, elle était la fille de Joseph Miron et Delvina Lepage, dont les parents étaient originaires de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Qc.

Un grand destin attendait cette jeune fille du Nord née au tournant du 20e siècle – celui d’être une des premières femmes de sa région à devenir médecin!

Rose avait des aspirations peu communes aux jeunes filles de son temps – «elle avait de l’ambition», comme on le disait à cette époque. Aussi a-t-elle poursuivi des études de baccalauréat à l’Université d’Ottawa d’où elle a gradué en 1953. Trois ans plus tard, elle a gradué de la Faculté de médecine de cette même université (1957).

Avant d’être médecin, Rose avait d’abord oeuvré à titre d’enseignante. En effet, dans les années 50, il était encore difficile pour les femmes de se faire accepter dans les facultés de médecine, mais forte de sa détermination, Rose a persisté et a réussi malgré les attitudes et les embûches du milieu.

Il faut dire qu’à l’époque où Rose Miron poursuivait sa carrière en médecine, les rôles des femmes étaient encore restreints à des fonctions particulières rattachées essentiellement au rôle de mère que la société et la religion leur confiaient. La plus forte majorité des femmes canadiennes françaises des années 50 devaient donc cesser leurs activités professionnelles suite au mariage afin de vaquer aux occupations familiales. Rose Miron a choisi une autre route – celle du célibat, ce qui lui a permis de poursuivre son rêve professionnel.

Suite à ses études en médecine, Dre Miron a fait son internat aux États-Unis, plus précisément à St.Thomas Hospital (Akron) dans l’état de l’Ohio, en 1957-58. Par la suite, elle a poursuivi sa résidence médicale à Cleveland de 1958 à 1961.

À son retour au Canada, elle fut embauchée par l’Hôpital général de Hamilton au sein de leur équipe d’anesthésie. Dre Miron a également entrepris d’autres études, dont une spécialisation à l’Université McGill, afin d’obtenir un certificat du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada. Lorsqu’elle a terminé cette spécialisation, Dre Miron a repris son poste en anesthésie à l’Hôpital Général de Hamilton en janvier 1965.

Pendant son séjour à Hamiltion, Dre Miron a fait beaucoup pour l’éducation en langue française dans cette ville. Elle siégait au CCLF de Hamilton et fut une pionnière qui a milité pour la création de l’école secondaire Geroges-P.-Vanier à Hamilton.

Malheureusement, une maladie grave mit fin à sa carrière et entraîna son décès précoce en 1974. Malgré une carrière interrompue dans la fleur de l’âge, Dre Miron est une femme d’exception pour sa génération, non seulement par le fait qu’elle ait étudié la médecine à une époque où peu de femmes francophones du Nord de l’Ontario choisissaient cette profession, mais aussi par le choix de sa spécialisation, car l’anesthésie n’était pas un choix typique pour une femme médecin à cette époque. Dre Miron fait figure de pionnnière et a tracé la route pour les générations qui ont suivi…

Dre Miron fut également une présence aimante auprès des membres de sa famille, particulièrement ses neveux et ses nièces qui conservent un excellent souvenir de leur tante Rose — une femme de science fonceuse et une femme de coeur courageuse!

Note : Je tiens à remercier la nièce de Dre Miron, Henriette Miron Sylvestre, pour sa généreuse collaboration à la rédaction de ce profil ! Je lui suis reconnaissante de sont temps et de sa générosité.

Réf. Henriette Sylvestre et Robert Bérubé

Certification 2015

Rayanne Dupuis

Soliste classique (cantatrice d’opéra)

Habitant Paris depuis de nombreuses années, la cantatrice de renommée internationale, Rayanne Dupuis, est native de Kapuskasing où elle a grandi jusqu’à l’adolescence. Dès l’âge de 6 ans, sa mère enseignante l’avait inscrite à des cours de piano.

Enfant timide, Rayanne a néamoins participé à de nombreux concours de chant organisés dans sa ville natale, et ce, à partir de l’âge de 8 ans. L’amour de la musique classique et du chant lyrique est alors devenu pour elle une réelle passion et un moyen privilégié d’expression.

La famille Dupuis déménagea à Sudbury où Rayanne poursuivit ses études au Collège Notre-Dame et fit partie de la chorale scolaire fort bien réputée de ce collège d’études secondaires.

Pendant son séjour à Sudbury, Rayanne a également chanté pour la reine Elizabeth II lors du passage de celle-ci à Science Nord. À l’âge de 15 ans, Rayanne assista à son premier opéra mettant en vedette Joan Sutherland et Judith Forst, et sa carrière s’est alors précisée suite à un coup de cœur pour cet art vocal.

Rayanne Dupuis rôle

Rayanne Dupuis dans le rôle de Lulu, mai 2000 à l’Opéra théatre de Metz (France). http://www.rayannedupuis.net

Rayanne étudia en chant à l’Université de Toronto et à la prestigieuse Yale University aux États-Unis, en plus d’obtenir un doctorat en arts musicaux de la State University de New York (SUNY) à Stony Brook.

Elle fit ses premiers pas dans le métier au sein de la Canadian Opera Company dans les années 1990, et depuis 20 ans, sa carrière l’a fait voyager aux quatre coins de la planète.

Polyglotte, elle chante en plusieurs langues et accumule des premières qui lui valent des salutations chaleureuses de la part des critiques à l’échelle mondiale.

Rayanne a chanté avec les grands orchestres du monde dont l’Orchestre symphonique de Montréal, la BBC Londres et la Deutsche Orchestra Berlin. Elle a chanté des opéras à Edmonton, en Floride, à Austin, Seattle, Reims, Nantes, Angers et Montpellier. Elle a également enregistré plusieurs CD sur diverses étiquettes.

Interprète du répertoire contemporain, son talent vocal somptueux se traduit également par des performances riches et nuancées sur scène. La vie parisienne est idéale pour le type de carrière que Rayanne a choisie, mais elle n’oublie pas ses racines du Nord pour autant…

Visionnez un extrait mettant en vedette Rayanne Dupuis.

 

Réf. Sudbury Living Magazine (Nov.11/13) ; http://www.rayannedupuis.net

Certification 2015

Lyse Morisset

Ingénieure biochimiste, enseignante, chercheure, journaliste scientifique, gestionnaire, mentor pour les femmes en sciences

Lyse Morisset

Photo reproduite avec la permission de l’AEFO, Femmes de vision.

Née à Sudbury, le parcours professionnel de Lyse se distingue tout au long d’une brillante carrière scientifique qu’elle a entreprise au début des années 70.

Tour à tour enseignante, rédactrice, chercheure et gestionnaire, cette ingénieure biochimiste fut la première femme à être diplômée en génie chimique à l’Université d’Ottawa en 1968.

À l’époque de ses études universitaires, Lyse fut l’une des rares femmes à obtenir une bourse d’études dans son domaine. En fait, sur un total de 800 bourses décernées entre 1952 et 1972, seulement 4 ont été remises à des femmes. Lyse fut l’heureuse lauréate de la prestigieuse bourse Athlone en ingénierie.

Elle fut également l’une des premières femmes au Canada à se spécialiser en biotechnologie (maîtrise en génie biochimique obtenue à la University College de Londres en Angleterre).

D’abord chercheure en microbiologie et journaliste scientifique, Lyse a aussi enseigné les sciences naturelles à l’Université York à Toronto. Par la suite, à la fin des années 70, elle a oeuvré à titre de conseillère scientifique à la Commission royale sur la planification de l’énergie électrique à Toronto (1975-1979).

Sa carrière scientifique la ensuite menée à Montréal où elle a géré le programme de recherches externes à l’Institut de recherche en biotechnologie. À partir de 1982, elle s’est jointe au Conseil national de recherches du Canada et, en 1987, elle a agi à titre de conseillère principale au Conseil consultatif national des sciences et de la technologie. Ce groupe de personnes avait alors pour mandat de conseiller le premier ministre du Canada sur les questions reliées aux sciences et à la technologie.

Au sein de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, ses aires de recherche ont porté sur l’impact socio-économique des projets nucléaires. Lyse a également siégé au Conseil canadien du programme de l’environnement de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en plus d’être consultante sur les questions touchant à la santé et à l’environnement.

Soucieuse d’ouvrir des portes aux femmes, Lyse a toujours encourager les carrières en science. Entre autres, elle fut vice-présidente nationale de l’association Femmes en sciences et en génie. Pour son mentorat auprès des femmes en science, le Business and Professional Women’s Club d’Ottawa a publiquement reconnu sa contribution à l’avancement du statut de la femme en 1990.

Lyse fut également impliquée auprès de l’Université d’Ottawa de maintes façons, dont à la présidence de l’Association des anciens de l’Université d’Ottawa et en tant que membre du Bureau des gouverneurs de l’Université.

Maintenant à la retraite, Lyse explore sa passion pour les plantes, leurs propriétés, et leur hybridation. Elle fut, entre autres, récipiendaire du Trophée Cullen 2012 remis par la Ottawa Horticultural Society.

Mot de remerciement : J’aimerais remercier chaleureusement l’AEFO de m’avoir permise d’utiliser leur fiche Femmes de vision pour les informations biographique et la photo de Lyse Morisset.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Article publié dans Le Voyageur, 17 décembre 2014

Un beau merci à la journaliste Andréanne Joli d’avoir publié un texte portant sur le succès du calendrier «Paroles de femmes en Ontario français 2015 ». L’article est paru dans l’édition du journal Le Voyageur en date du 17 décembre 2014.

Merci également à vous toutes et tous qui soutenez et suivez les projets des Elles du Nord depuis 2012 !

Article-2

 

Mimi O’Bonsawin

Auteure, compositeure et interprète

« Dans la vie, il faut suivre son cœur, être soi-même et faire exactement ce que l’on aime. Il faut toujours continuer à avancer par en avant et, comme je le dis dans ma chanson Pedalin’, il faut surtout persister malgré les défis et les difficultés ! » — Mimi O’Bonsawin

Née à Sudbury en 1994, Mimi a fait ses études primaires à l’école catholique Sainte-Thérèse à Hanmer et ses études secondaires au Collège Notre-Dame de Sudbury. Auteure, compositeure et interprète, elle chante les paysages de son Nord natal, inspirée par ses racines autochtones Abénaki et son patrimoine culturel canadien français. À l’automne 2014, Mimi a lancé son premier album éponyme : Mimi.Mimi CD

Son parcours musical remonte à l’enfance. Ses parents Pete et Carole l’ont toujours encouragée à développer son talent musical en l’inscrivant à des leçons de danse et de chant. À l’âge de 8 ans, Mimi a chanté sur la colline du Parlement à Ottawa lors d’une fête en l’honneur de l’honorable Jean Chrétien. Le rêve de la chanteuse ne l’a jamais quittée depuis !

D’origine Abénaki du côté de son père et Canadienne française du côté de sa mère, Mimi intègre fièrement les influences culturelles et ancestrales de ses racines dans sa musique. Quant à ses influences modernes, elles incluent les grands de la musique, dont Bob Marley, Janis Joplin, Otis Redding et CCR, pour ne nommer que ceux-là.

Depuis 2012, Mimi travaille en étroite collaboration avec le producteur, musicien et parolier canadien Thomas Wade avec qui elle a collaboré pour écrire son premier album. Les 12 chansons originales qui composent le répertoire de son album témoignent d’une richesse vocale et d’un talent empreint de la maturité d’une « vieille âme ». Les critiques élogieuses soulignent que Mimi est à la fois habitée par les sons et les textures musicales des temps anciens et ceux de l’époque moderne.

En 2014, en plus de lancer son premier album, elle a participé à l’évènement Canadian Music Week à Toronto. Depuis 32 ans, cet évènement offre une plateforme annuelle aux musiciens, comédiens et cinéastes canadiens qui souhaitent se tailler une place au sein de cette industrie.

Les valeurs de Mimi sont ancrées dans le respect de l’Autre et de la Terre, de la volonté de toujours se dépasser et de continuer à apprendre, ainsi que d’un désir profond d’être fidèle à son âme artistique, mais aussi à son âme humaine. Une de ses chansons intitulée Courage to Stand dénonce le taxage (bullying) dans les écoles et encourage les jeunes victimes à se tenir debout avec courage. En 2012, sa chanson a fait partie des activités réalisées dans le cadre du 20 avril, Jour dédié aux victimes du taxage dans la ville et les écoles de Sudbury. Vous pouvez écouter la chanson Courage to Stand au lien suivant :

https://soundcloud.com/rich-and-gary-kiss-1053/kiss-1053-mimi-obonsawin

Vous pouvez également écouter cinq chansons de l’album Mimi au lien suivant : http://www.reverbnation.com/mimiobonsawin

Visitez son site web pour en connaître davantage et pour vous procurer son album : http://mimi.ca

Références : http://mimi.ca; https://soundcloud.com/rich-and-gary-kiss-1053; http://www.northernlife.ca/news/lifestyle/2012/03/15-mimi-music-career-sudbury.aspx

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