De North Bay à Thunder Bay, l’histoire des femmes du Nord de l’Ontario — une invitation

BIENVENUE SUR MON BLOGUE DÉDIÉ À L’HSTOIRE DES FEMMES DU NORD ! Vous y trouverez plus de 210 articles. Bonne lecture !

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© Sabrina Zorzetto, Les soeurs

Qui a été la première femme francophone à pratiquer la médecine dans le Nord de l’Ontario? La première à diriger une école ou un conseil scolaire?

Qui fut la première Franco-Ontarienne à partiquer comme avocate ou journaliste dans votre communauté?

Ou la première femme à siéger au conseil municipal de chaque ville et village le long de la Route 11 et des autres routes du Nord de l’Ontario (Route 17, Route 66, Route 101, etc.)?

Connaissons-nous les noms des pionnières, des chefs de file et de la relève franco-ontarienne à North Bay, Corbeil, Sudbury, Chapleau, Timmins, Cochrane, Moonbeam, Kapuskasing, Hearst, Geraldton, Wawa, Thunder Bay, Kenora, etc.?

Nombreuses sont les femmes qui ont contribué au patrimoine humain du Nord de l’Ontario, de la province et du pays. Quelle est leur histoire?

Je vous invite à m’accompagner dans cette aventure de blogue où je souhaite raconter la contribution et le patrimoine légués par les «Elles du Nord», ces femmes de la francophonie ontarienne dans le domaine des arts, de l’éducation, des affaires, du sport, de la santé, de la politique, de la francophonie, du développement communautaire, du bénévolat, de la littérature…

Les femmes de la Route 11 et des villes et villages qui la longent et la côtoient sont les fondatrices et les reflets d’une région en mouvement depuis le 19e siècle. Membres, bénévoles et militantes au sein des associations, groupes, écoles, services, hôpitaux, conseils municipaux — qui sont-elles ?

Je suis à la recherche de noms, de dates, d’anecdotes, de photos. Connaissez-vous une Franco-Ontarienne qui, par ses actions et sa présence, a contribué à faire du Nord ce qu’il est depuis sa fondation ou à faire rayonner le Nord ailleurs au pays et au monde ? Le Nord de l’Ontario — une communauté vivante et dynamique, peuplée de gens de coeur et de volonté, un lieu où habite une proportion importante de la population francophone de l’Ontario. Parlons-en.

Je vous invite à fouiller dans vos archives personnelles, familiales et communautaires pour y découvrir des noms de femmes francophones originaires du Nord, ou encore des femmes venues d’ailleurs, dont le Nord est devenu leur domicile de coeur, peut-être y habitent-elles toujours ou peut-être ont-elles quitté leur terre natale pour d’autres lieux, sans jamais oublier les profondeurs de leurs racines. Toutes ont brillé par leur excellence et leur rayonnement en Ontario. Je les appelle les «Elles du Nord».

Elles sont :

  1. Les pionnières — les femmes des siècles derniers qui sont nées dans le Nord ou qui sont venues d’ailleurs pour développer le Nord, mettre sur pied ses institutions, faire grandir ses communautés.
  2. Les chefs de file — ces femmes nées ou ayant grandi dans le Nord, ou encore qui sont venues d’ailleurs pour y vivre, et qui se sont distinguées par leurs réalisations dans le Nord ou en province, et sur la scène canadienne ou internationale.
  3. La relève — les femmes du Nord qui représentent aujourd’hui la relève culturelle, musicale, politique, sociale…
  4. Les femmes qui ont accompli de Grandes Premières : une célébration chronologique des premières des femmes du Nord de l’Ontario dans tous les domaines possibles.

À bientôt !

Jeannine   

© Jeannine Ouellette 2012-13-14-15

Cliquez pour voir la page Facebook des Elles du Nord.

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Rose Viel

Militante pour la francophonie et les femmes, bénévole d’exception

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Native de Blind River, Rose Viel a grandi au coeur d’une grande famille francophone aux abords de la rive nord du lac Huron avec ses cinq frères et soeurs.

Diplômée de l’école secondaire Jeunesse-Nord de Blind River, elle a poursuivi des études en sciences infirmières au Collège Canadore de North Bay et des études en éducation des petits au Collège Cambrian à Sudbury.

Dès l’adolescence, Rose s’est sentie interpeller par le bénévolat au sein de son école secondaire et de sa communauté avec le Club Richelieu, la Paroisse Ste-Famille et l’École St-Joseph.

Après un séjour sur le marché du travail, elle a effectué un retour aux études, cette fois en administration au Collège Boréal. C’est à cette époque qu’elle s’engage de manière encore plus active dans les dossiers francophones, d’abord à titre de présidente du Conseil des apprenants du campus d’Elliot Lake.

En 1998, Rose accepte un poste offert au sein du programme de jeune stagiaire de FedNor par l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario (AFNOO) où elle oeuvra à titre d’adjointe pendant 7 ans. Depuis près de 18 ans maintenant, Rose laisse sa marque dans les organismes francophones de Thunder Bay.

static1.squarespaceElle fut présidente du Club canadien-français de Thunder Bay de 1999 à 2007. Ce Club, créé en 1965, a comme objectif principal de promouvoir l’épanouissement social, culturel et communautaire de ses membres — des valeurs qui correspondent entièrement aux engagements de Rose depuis sa jeunesse.

Rose est également membre fondatrice de la Coopérative du regroupement des organismes francophones de Thunder Bay Inc et siège à son conseil d’administration. Le ROFTB Inc. est une coopérative à partenaires multiples qui compte sept (7) organismes francophones de Thunder Bay réunis sous un même toit. Son engagement auprès de la Coopérative fut reconnu par le gouvernement de l’Ontario en 2012, année où elle fut récipiendaire de la Distinction de l’Ontario soulignant une décennie de bénévolat assidu auprès de l’organisme.

Centr'Elles logoDepuis 2005, Rose est impliquée auprès de Centr’Elles, le Centre des femmes francophones du Nord-Ouest de l’Ontario. Elle est présentement la directrice générale de Centr’Elles, le seul organisme francophone qui oeuvre dans le domaine de la violence faite aux femmes dans cette région du Nord de l’Ontario.

Parmi ses nombreuses activités de planification et de résautage, Rose participe à des comités et conseils d’administration à l’échelle locale et provinciale. Elle siège également au conseil d’administration du Centre ontarien de prévention des agressions (COPA) depuis une décennie et occupe le poste de présidente depuis plus de six ans. Le COPA est un organisme provincial francophone à but non lucratif qui a pour mandat de prévenir les agressions faites aux enfants et de promouvoir un changement positif dans la société et dans la vie des femmes.

Mais son engagement ne se termine pas là puisque Rose siège aussi au conseil d’administration de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes (AOcVF), un organisme dont le mandat est de travailler à la prévention de la violence, à la formation continue des intervenantes et des directions, au démarchage en vue de mettre en place de services en français, à l’analyse des enjeux et à la réalisation de matériel éducatif et de sensibilisation en français.

On pourrait certainement dire que les droits des femmes et les droits des francophones sont la signature du dévouement de Rose Viel. Infatiguable et déterminée, elle oeuvre au sein de la communauté de Thunder Bay toujours avec le souci d’améliorer la qualité de vie des femmes et de la communauté francophone en fournissant, entre autres, des occasions de rassemblement et de développement. Le Franco-Festival de Thunder Bay, le Centre Grandir en français, l’AFNOO et le Novocentre sont quelques-uns des organismes qui ont pu compter sur son savoir, son savoir-faire et son savoir-être.

Réf. Le Chaînon, vol. 30, no 4, automne 2012, p. 39; ccftb.ca; afnoo.org; infocopa.com; aocvf.ca; textes de R. Viel

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Ma mère disait toujours…

unnamed.pngLa langue française est merveilleusement colorée ! Il y a des expressions bien connues que l’on retrouve dans la grande majorité des familles canadiennes-françaises et qui proviennent de nos ancêtres (avoir la couenne dure, venter à écorner des boeufs, se tirer une bûche), mais chaque famille développe aussi son propre patrimoine d’expressions.

Dans cette rubrique, je présenterai des expressions qui sont propres au patrimoine des familles de «chez nous», des expressions hors du commun ou moins bien connues outre que par les membres d’une famille, d’un clan ou d’un village. Si vous voulez partager une expression de votre famille, écrivez-moi à elles@triyana.ca. Il s’agit tout simplement de partager une expression en donnant aussi sa signfication afin que je puisse l’ajouter à la liste. Au plaisir de vous lire !

#1 TI-PHONSE VIENT DE JOMPER

Chantal raconte que pendant son enfance, une de ses tantes était standardiste chez Bell. Au travail, la tante de Chantal avait entendu une femme raconter sur une ligne partagée (party line) que Ti-Phonse venait de jomper en parlant de son mari Alphonse qui venait de décéder. La famille de Chantal a récupéré cette expression et l’utilise dans le contexte où quelque chose vient de briser ou ne fonctionne plus. Par exemple, si la laveuse brise ou si une soucoupe se fracasse au plancher, la famille dit : Ti-Phonse vient de jomper (en parlant de la laveuse ou de la soucoupe) !

#2 MA JOSÉPHINE !

Christine se souvient que lorsqu’elle était enfant et qu’elle se faisait prendre à faire quelque chose de «pas correct» (un petit peu espiègle)sa memére lui disait affectueusement : Qu’est-ce que tu fais-là ma Joséphine ?  Était-ce en lien avec la Joséphine de Bonaparte ? Christine n’en sait rien, mais elle se souvient de ces paroles prononcées par sa grand-mère dans le Nord de l’Ontario ! Après tout, Joséphine, née dans une grande propriété de la Martinique, est arrivée en métropole grâce à son mariage avec Alexandre de Beauharnais, une figure de la Révolution française… :-)  Rebelle, la petite Christine ?

#3 LES FESSES PINCÉES, LES BECS PINCÉS

Clothilde se souvient que les gens de son village natal (Verner) se faisaient appeler «la gang aux p’tits robbeurs» (mot provenant de l’anglais rubber faisant référence aux bottes de caoutchou). Elle raconte qu’à Verner, les sobriquets étaient très populaires : Ti-Noir, Ti-Pit, La Noire, La Jaune, La B’lette, La Jument, Ti-Coq, Ti- Nours, Le Rat, etc. Les religieuses se faisaient appeler Les Capines, alors que les prétentieux étaient nommés Les Fesses Pincées et les les scrupuleux étaient rien de moins que Les Becs Pincés ! Verner – village au langage vivant !

#4 COMME DES CRAPAUDS SUR UNE MOTTE

Diane se souvient que lorsque les enfants traînaient de la patte pour terminer leurs corvées à la maison, son père, qui trouvait que les enfants ne «sautaient» pas assez vite à son goût, leur disait : «Restez pas là comme des crapauds sur une motte !».  Et allez hop, les enfants se remettaient à la tâche. Mais saviez-vous qu’avant de passer à l’action ou de s’engager sur une voie nouvelle, le cher crapaud, attentif et immobile, écoute en silence… Peut-être bien que Diane et ses frères et soeurs étaient tout simplement à l’écoute…🙂

#5  IL EST ARRIVÉ AVEC LES GROS CHARS

Raymonde nous raconte que sa famille du Nord ontarien utilisait cette expression dans deux contextes : 1) soit pour décrire une personne qui était arrivée en même temps que le chemin de fer dans un village, ou encore, 2) en parlant d’une personne qui avait voyagé par train plutôt que par voiture. Plusieurs de nos ancêtres et pionniers sont donc arrivés avec les gros chars dans les deux sens du mot ! Au début de la colonisation, ils sont venus construire le chemin de fer et, par la suite, les familles fondatrices sont arrivées majoritairement par train, car les voitures n’étaient pas monnaie courante dans toutes les familles à l’époque !

#6 SI TU NE VOIS PAS UNE RISÉE, TU NE VOIS PAS GRAND CHOSE

Diane raconte que sa mère disait toujours : «Si tu ne vois pas une risée, tu ne vois pas grand chose !». D’ailleurs, Diane est convaincue que cette phrase maternelle est à l’origine de l’excellent sens de l’humour des membres de sa famille. Elle avoue que parfois, elle riait jaune, mais le message passait et les enfants retenaient la leçon de ne pas trop se prendre au sérieux. On pourrait dire que l’éclat de rire dépoussière une situation et permet de voir plus clair, non ?

#7 Y’A PAS MARIÉ LES GROS CHARS

Dans le village où Raymonde a grandi, les gens utlisaient l’expression «Y’a pas marié les gros chars» pour attirer l’attention sur le fait que quelqu’un avait choisi comme époux ou épouse une personne pas très débrouillarde, peu astucieuse, et en toute apparence, pas intelligente. Cette expression péjorative provenait peut-être du fait qu’un gros char était plus fiable qu’une petite bagnole. Dans le temps, un gros char était signe de réussite et montrait qu’on était «quelqu’un».

#8 BAYOCHE MAYOCHE OU VAYOCHE ?

De botte de foin à balle de foin, en passant par melon de foin (lorsque sa forme est circulaire), les agriculteurs ont plusieurs mots pour désigner ces amoncellements dorés qui garnissent nos campagnes à certains temps de l’année. Dans certaines familles, on utilisait le mot bayoche pour désigner les bottes de foin, alors que dans d’autres, on disait plutôt mayoche ou vayoche. D’où proviennent toutes ces variantes ? Eh bien, le mot vayoche serait, en fait, une déformation du mot «veilloche». En agriculture, la veilloche est une meule de foin laissée temporairement dans un pré. D’ailleurs, l’auteur Louis Hémon utilise le mot veilloche dans son roman Maria Chapdelaine (1916) pour désigner «un petit tas de foin». Bayoye et mayoche seraient donc des variantes de prononciation de ce mot.

Un beau merci à J.A. pour ses recherches ! Réf. http://www.cnrtl.fr/definition/veilloche

#9 FUME ENCORE UN PEU !

La pipe dans la poche de chemise ou le paquet de cigarettes au bout des doigts, nos ancêtres ont «fait bien de la boucanne» dans nos rencontres de famille ! L’expression «fume encore un peu» se rapporte directement à cette époque où une bonne majorité de gens était des fumeurs. Hélène raconte que  lorsqu’un visiteur s’apprêtait à partir à la fin d’une soirée ou d’une après-midi agréable, sa mère, dans l’espoir de retenir l’invité un peu plus longtemps, lui disait : fume encore un peu ! Quand les enfants entendaient cette phrase prononcée par leur mère, ils savaient qu’elle était en très bonne compagnie et qu’elle voulait prolonger son bonheur encore un petit peu…🙂

#10 LE TEMPS SE GRAISSE

Cette expression très imagée est reliée à la température. On s’en sert pour parler du temps qu’il fait, en particulier, le mauvais temps qui approche. Raymonde raconte que dans sa famille, on dit que le temps se graisse lorsque de gros nuages de pluie se forment et qu’une tempête se dessine dans le ciel. Jolie expression, n’est-ce pas ? Et la métaphore est juste puisqu’à la venue de la tempête, le ciel n’est plus clair (ciel couvert par une couche de nuages) et l’air s’épaissit avant l’orage.

#11 FAIRE LE SAMEDI

Monique raconte que le samedi était jour de grand ménage dans sa famille quand elle était jeune. Toute la famille s’y mettait pour faire un gros ménage de haut en bas. Leur maman appelait ça «faire le samedi». Toutefois, si pour une raison quelconque, ils devaient faire le ménage un autre jour tel que le vendredi, par exemple, ça s’appelait quand même «faire le samedi» ! Et vous, quel jour de la semaine faites-vous votre samedi ?

#12 FAIS PAS TA MARICHETTE !

Armande se souvient que sa mère disait souvent : pèse sur ton torchon, fais pas ta marichette ! Cette phrase voulait dire qu’il fallait nettoyer à fond en pesant bien sur son torchon. J’ai cherché d’où pouvait bien provenir cette expression, mais la seule «marichette» que j’ai trouvée est celle-ci : l’Acadienne Émilie LeBlanc (1863-1935) fut connue sous le pseudonyme de « Marichette ». Elle est devenue célèbre grâce à ses lettres publiées dans le journal L’Évangéline de Weymouth entre 1895 et 1898 dans lesquelles elle exigeait le droit de votes pour les femmes et l’égalité. Et vous, connaissez-vous une autre origine pour le mot marichette ? Si oui, partagez avec nous !

#13 LE SOLEIL SE COUCHE DANS L’EAU

Dans la famille de Raymonde, cette jolie expression fort poétique est utilisée en parlant du soleil au moment où il commence à se coucher dans un ciel sans nuages. Donc, à mesure qu’il descend ou « se couche » il disparaît dans les nuages à l’horizon, comme s’il se couchait dans l’eau. Joliment dit, n’est-ce pas ?

 

Mélanie Smits

Enseignante en construction identitaire autochtone, formatrice en art et culture autochtones, musicienne et chanteuse en langues anishnabes

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Mélanie Smits via YouTube (Fier et Métissé, L’Écho d’un peuple)

«Il y en a qui m’appelle une Amérindienne. D’autres qui m’appellent une Autochtone. Mais moi, ce qui me fait vraiment plaisir, c’est quand on m’appelle par mon vrai nom. Je suis une Anishnabe

— Mélanie Smits dans Fier et Métissé, L’Écho d’un peuple

Mélanie Smits est née à Sudbury en 1989. Elle a grandi à Sudbury et dans la région de Nipissing, le lieu d’origine de sa famille. Ancienne étudiante du Collège Notre-Dame, Mélanie a complété des études postsecondaires à l’Université Laurentienne et à l’Université Western. Enseignante de formation, elle a un baccalauréat en éducation spécialisé en sciences religieuses et en études autochtones et une maîtrise en éducation spécialisée en leadership autochtone. De plus, Mélanie a suivi un programme de leadership pour femmes autochtones au Coady International Institute (St. Francis Xavier University).

De 2012 à 2016, Mélanie fut responsable du dossier Autochtone (Premières Nations, Métis et Inuit) au Conseil scolaire catholique du Nouvel-Ontario (CSCNO) à Sudbury. Elle y gérait un programme au service des élèves de la maternelle à la 12e année. Parmi ses responsabilités figuraient le développement et la mise en oeuvre des programmes et services qui favorisent la réussite académique et la construction identitaire des élèves autochtones fréquentant les écoles du CSCNO.

Parmi ses activités au CSCNO, Mélanie a sensibilisé et formé les membres du personnel scolaire sur l’histoire, la culture et les perspectives des différentes nations autochtones. Elle a également développé des stratégies pour mieux répondre aux besoins des élèves autochtones sur l’ensemble du territoire desservi par le Conseil, en plus d’organiser des activités culturelles et d’appuyer l’établissement de partenariats avec des organismes et services communautaires.

Son implication auprès des jeunes Autochtones fait partie de sa vie depuis plusieurs années En 2011, elle a créé et coordonné le Camp de transition Autochtone au Collège Boréal. Parmi les ateliers offerts au Camp, on retrouvait des thèmes tels que la roue de la médecine, les sept enseignements sacrés, les enseignements de la tortue et les cérémonies traditionnelles. En plus de coordonner le programme, Mélanie offrait des formations sur la signification et la fabrication des capteurs de rêves et des bâtons de parole. En 2010, Mélanie fut également coordonnatrice du programme d’été pour les jeunes au sein de la Nation Métisse de l’Ontario.

En 2011, Mélanie a reçu l’Épée de Loyola. Ce prix est la plus prestigieuse distinction décernée par l’Université de Sudbury. Mélanie est la première descendante métisse à recevoir ce prix. Pendant son séjour à l’Université de Sudbury, elle était la représentante autochtone au Conseil étudiant de l’Association des étudiants francophones (l’AEF), ainsi que la représentante des étudiants Métis au conseil Indigenous Students Circle. Elle a aussi participé à l’équipe de révision du programme des Études amérindiennes et au comité d’embauche du département des Sciences religieuses. L’Épée de Loyola reconnaît son leadership exemplaire et ses remarquables qualités de leader.

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Mélanie Smits via http://www.naho.ca

Mélanie fut Réserviste d’infanterie au sein du 2e Régiment irlandais du Canada de 2007 à 2012. Bénévole au sein des nombreuses causes qui lui tiennent à coeur, elle fut décorée de la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II pour ses engagements. Depuis 2012, Mélanie fait également fièrement partie du Programme national des modèles autochtones.

13782105_307487936257243_9005697483405899760_nAujourd’hui, Mélanie marche dans les pas de ses ancêtres et transmet son savoir, son savoir-faire et son savoir-être aux enfants de sa famille élargie et de la communauté sudburoise, nipissingue et ontaroise.

Elle fait partie du quatuor Le Cercle Métissé — un quatuor d’artistes des Premières Nations et Métis franco-ontariens qui offre la richesse de la culture par l’entremise des chansons traditionnelles, légendes et traditions. Ce quatuor se produit au Canada et a aussi fait une tournée en France.

Le message que Mélanie tient à partager est que le « sang mêlé » (le métissage) est un cadeau identitaire, une force pour l’évolution de la personne métisse, des Premières Nations et de la société en général. Dans tout ce qu’elle entreprend, elle se laisse porter par la sagesse de ses grands-mères qui lui ont enseigné l’amour des gens, l’amour de la nature et l’amour de la Terre Mère.

En septembre 2016, Mélanie entreprend une nouvelle aventure. Elle retourne dans la région du Nipissing, cette fois au service du Conseil scolaire catholique Franco-Nord dans un rôle de conseillère pédagogique en éducation autochtone. Fière Métisse et fière Franco-Ontarienne, Mélanie poursuit son œuvre dans les Pays d’en haut…

NOTE : L’Épée de Loyola est le prix le plus prestigieux décerné par l’Université de Sudbury.  Il fut crée par le Conseil des Régents en 1966 pour reconnaître chaque année les mérites du finissant ou de la finissante qui entre tous et toutes, s’est rendu(e) remarquable par la distinction de ses études, par ses qualités de chef, et par sa sollicitude pour les autres. Le prix est inspiré par la vie de St-Ignace de Loyola, chevalier espagnol qui est converti au christianisme en 1521.  En abandonnant son épée, il fonda la communauté des Jésuites qui a pour but le service à l’humanité.

Réf. http://melaniesmits.weebly.com/prix.html; Monologue créé pour les spectacles L’écho d’un peuple fier et métissé; profil de Mélanie Smits sur LinkedIn; http://www.naho.ca; http://www.usudbury.ca/fr/archives-2015/508-deux-camps-d-exploration-a-l-universite-de-sudbury

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Fleurette Robillard, sasv

Religieuse, enseignante, directrice scolaire, directrice de camps d’été pour jeunes

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Sr Fleurette Robillard, sasv yourlifemoments.ca

Née à Timmins en 1921, Fleurette Robillard est la fille aînée de Jean-Baptiste Robillard, originaire de Thurso au Québec et d’Anna Valiquette.

Animée par sa foi et un dynamisme passionné pour la vie, Sr Fleurette a tracé un chemin de lumière partout où elle est passée.

Élevés par des parents pieux, Fleurette et ses frères et sœurs (famille de 7 enfants) apprirent à aimer leur prochain et à se dévouer à Marie. L’enfant Fleurette fréquenta l’école primaire sous l’égide de la Congrégation des Sœurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge (SASV), ainsi que l’Académie Sainte-Marie à Hailebury où sa dévotion mariale fut bien alimentée. Pour la jeune Fleurette, il allait de soi qu’elle se ferait religieuse dès la fin de ses études secondaires. Elle est devenue Soeur St-Jean-du-Calvaire au sein de la Congrégation des Soeurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge (SASV) en 1944.

Par la suite, Sr Fleurette a consacré sa vie à la transmission de l’amour de Marie et oeuvra particulièrement auprès de la jeunesse franco-ontarienne et québécoise. Elle fut enseignante à North Bay et directrice à l’école élémentaire de Haileybury. Créative et dynamique, elle a fait sa marque auprès des jeunes en les appuyant dans le développement et la mise en valeur de leurs qualités de leadership.

En 1957, elle fut nommée responsable diocésaine de la Croisade eucharistique et commença dès lors à organiser des camps d’été pour les jeunes. D’abord connu sous le nom de camp «Baie de l’Orignal» dans le Témiscamingue québécois, le camp prit le nom de Camp Fatima sous la direction de Sr Fleurette. En Ontario, le camp portait le nom de «Mond’Ami» et était situé face au lac Gillies, au sud de Cobalt.

Ses nombreux camps d’été ont réuni plusieurs centaines de jeunes qui, au fil des décennies, ont appris à se développer tant au niveau spirituel qu’organisationnel. À ses côtés, garçons et filles apprivoisaient l’autonomie et nourrissaient leurs habiletés de futurs chefs de société.

Malgré des moyens financiers limités, Sr Fleurette trouvait d’année en année tout ce qui lui fallait pour entretenir les chalets au camp, nourrir les centaines de jeunes qui participaient au programme, superviser les équipes de moniteurs et monitrices, ainsi que gérer les relations avec les bienfaiteurs de son programme jeunesse. Certains diront qu’elle avait un pouvoir de persuasion impressionnant et une détermination sans faille ! Au coeur de tous ses gestes, la charité apostolique de sa congrégation religieuse brillait comme une étoile dans le ciel.

Parmi les nombreuses réalisations de Sr Fleurette, on retrouve son implication dans l’équipe de l’Accueil Ste-Marie, un centre de ressourcement spirituel. Elle avait également à cœur de faciliter l’accès à de la documentation pédagogique variée qu’elle mettait au service de sa communauté religieuse et des écoles. Sr Fleurette a aussi organisé des nombreuses activités visant à faire découvrir d’autres pays et d’autres cultures à sa communauté religieuse.

Femme de grande foi, Sr Fleurette a toujours conservé sa joie de vivre, son sens de la communauté, sa spiritualité d’espérance. Elle fut, pour plusieurs, un exemple de courage, de ténacité, d’audace et d’endurance. Son sens irréprochable du devoir et du respect des autres fut un enseignement en soi. Sr Fleurette (Soeur Saint-Jean-du-Calvaire) est décédée en 2012.

Marcheuses à l'étoileNOTE HISTORIQUE : L’oeuvre des SASV à North Bay prit racine en 1920 alors que les religieuses ont répondu à la demande d’enseigner aux enfants canadiens-français de North Bay. À cette époque, on ne comptait que deux écoles séparées où les enfant anglophones et francophones se partagaient les classes (l’école Sainte-Marie et l’école Saint-Joseph). En 1925, étant donné le nombre grandissant d’élèves, le conseil scolaire fit construire l’école Saint-Vincent-de-Paul, première école exclusivement réservées aux Canadiens-Français de North Bay. (Réf. Tremblay, Claire, S.A.S.V., «Marcheuses à l’étoile : les Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en Ontario, 1910-1997», 1999, pp.295-296.)

Références pour la rédaction du profil : un texte préparé par Sr Alice Ayotte et ses compagnes de la Congrégation des Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge (juin 2012); des souvenirs partagés par Michelle Deshaies; un ouvrage rédigé par Sr Claire Tremblay, S.A.S.V., «Marcheuses à l’étoile : les Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en Ontario, 1910-1997», 1999; une notice nécrologique publiée sur le site www.mcguintyfuneralhome.com. Photo : yourlifemoments.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. Je remercie tout particulièrement et très chaleureusement Michelle Deshais pour ses recherches et le partage de ses souvenirs de Sr Fleurette Robillard.

Les Soeurs de Sainte-Croix à Gogama

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Jubilé d’or de Sr Marie Wenceslas, supérieure fondatrice à Gogama. De g. à d. Cécile Nadeau (enseignante), sa mère  Yvonne, Sr Marie Anne-Lucie, Sr Marie Wenceslas.

 

« Enfin les mots sont impuissants à traduire ce que nous avons vécu à l’occasion de cette rencontre. Si nous nous sommes données durant trente années, nous avons aussi beaucoup reçu de ces gens simples mais vrais, capables de dévouement et de générosité, de solidarité, de gratitude et de partage. » — Soeur Berthe Lefebvre, c.s.c, au moment de la retraite des Soeurs de Sainte-Croix de Gogama, 1988

De nombreuses congrégations religieuses ont participé au développement de l’Ontario français, dont la Congrégation des Soeurs de Sainte-Croix. Cette congrégation a oeuvré dans plusieurs villes incluant Lafontaine, Cornwall, Penetanguishene, Ottawa, Barrie et plusieurs autres. Dans le Nord de l’Ontario, plus particulièrement à Gogama, les Soeurs de Sainte-Croix ont été présentes pendant 30 ans, de 1958 à 1988.

Il faut dire que les religieuses étaient fort attendues à Gogama, puisque les curés de la mission solicitaient leur présence depuis 1935. Celles-ci arrivèrent en 1958 sous la direction de  la supérieure Soeur Wenceslas (Mary O’Connor) et trois religieuses : Soeur Anne-Lucie (Lucie Charest), Soeur Paul-Bernard (Thérèse Quesnelle) et Soeur Lucien-René (Irène Dauphin).

Gogama est l’un des 22 districts de forêts de l’Ontario. Au moment de l’arrivée des religieuses de Sainte-Croix dans ce district en 1958, la population catholique locale se chiffrait à 582 personnes. Pourtant, if fut un temps où 4 000 habitants avaient élu résidence à Gogama entre les années 1917 et 1941 ! Les soeurs ont été accueillies avec grand enthousiasme par le curé Georges-Aimé Mathieu et ses paroissiens, mais plusieurs défis les attendaient !

Les soeurs ont d’abord habité au presbytère, puis elles ont aménagé dans des locaux de l’école : chambres, chapelle, salle à manger et bureau devaient être rapidement organisés, mais les soeurs n’avaient aucune possession matérielle outre leur petite malette individuelle. Elles s’y installèrent tant bien que mal, même si les locaux présentaient de nombreux inconvénients. Les quatre soeurs  fondatrices ont fait montre de courage !

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École Notre-Dame-du-Rosaire à Gogama en 1950. Les locaux des religieuses étaient situés aux deux extrémités.

Dès septembre, les religieuses enseignaient à 137 élèves, répartis en 5 classes. En quelques mois, le progrès des élèves était évident et les parents étaient remplis de reconnaissance pour la congrégation. De plus, une fois par semaine, une religieuse se déplaçait de Foleyet pour venir enseigner le piano aux enfants de Gogama. Sr Madeleine-Cécile (Madeleine Villeneuve) clôturait les cours de musique avec un récital au plus grand bonheur des familles.

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Les soeurs ont enseigné et exercé leur apostolat, non seulement à Gogama, mais dans quelques villes avoisinantes (catéchèse, préparation à la première Communion et à la Confirmation). À la fin des années 60, les religieuses sont retournées vivre au presbytère alors que le curé prit résidence dans une roulotte.

Tout au long de leur mission à Gogama, les soeurs ont su profiter de la magnifique région — les lacs, les randonnées en nature, le patin sur glace, le Carnaval d’hiver, etc. Lorsque les températures étaient trop froides, les religieuses faisaient du  patin à roulettes !

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Au cours des années 1970, la présence laïque se faisant plus grande dans les écoles, la présence des soeurs se faisait de plus en plus discrète. Elles étaient vieillissantes et la relève n’était pas au rendez-vous, si bien qu’en juin 1988, la Congrégation des Soeurs de Sainte-Croix se retira complètement de Gogama. C’était la fin d’une époque…

Screen Shot 2016-03-31 at 10.36.35 AMÀ l’automne 1988, une grande fête de gratitude fut organisée pour les religieuses et une plaque-souvenir où figurent les noms de toutes les religieuses fut dévoilée. Elles ont laissé leur marque dans le coeur des parroissiens et dans le développement de la communauté reconnaissante. Heureusement, Sr Hélène Bériault, csc, a raconté la fabuleuse histoire de l’oeuvre des Soeurs de Sainte-Croix en Ontario français dans un ouvrage publié en 1989.

NOTE : J’aimerais remercier très chaleureusement Gerry Talbot, le directeur du Musée héritage de Gogama pour sa précieuse collaboration. Grâce à sa générosité, j’ai pu rédiger ce profil de la présence des Soeurs de Sainte-Croix à Gogama. M. Talbot a fourni des documents, des photos et des souvenirs pour la rédaction du profil. Merci ! 

Références : La Montée avec les Franco-Ontariens écrit par Hélène Bériault, c.s.c, 1989; Gerry Talbot, directeur du Musée héritage de Gogama http://www.gogama.ca/museum.html

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L’honorable Lise Maisonneuve

Juge en chef de la Cour de justice de l’Ontario, spécialiste du droit criminel

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L’honorable Lise T. Maisonneuve via news.ontario.ca

«Au cours d’une carrière judiciaire exemplaire, la juge Maisonneuve a acquis une réputation de solide chef de file, de collaboratrice efficace et de défenseuse déterminée de la modernisation et de l’amélioration continue de nos tribunaux.

J’ai entièrement confiance en sa capacité de diriger et j’attends avec impatience de voir le travail que nous pouvons accomplir ensemble pour le système de justice et pour la population qu’il dessert.»

— L’honorable Madeleine Meilleur, procureure générale via https://news.ontario.ca

Native de Timmins, Lise Maisonneuve a grandi au coeur d’une famille francophone où elle a appris la valeur du service aux autres et la fierté du travail bien exécuté.

«Dans ma famille, on ne parlait que le français. Mon père est né à Timmins, mais ses parents sont Québécois. Et ma mère a quitté le Québec pour déménager à Timmins à l’âge de 18 ans, elle ne parlait pas un mot d’anglais.» (Lise Maisonneuve citée dans le journal LeDroit, 11 avril 2015).

Lise a fait ses études en droit à l’Université d’Ottawa et fut admise au Barreau en 1991. En 2015, elle fut nommée au poste de juge en chef de la Cour de justice de l’Ontario faisant d’elle est la deuxième femme nommée à ce poste, la première francophone de l’Ontario nommée juge en chef de la plus vaste cour de justice au pays, et la première personne native du Nord de l’Ontario à occuper ces fonctions.

Avant d’être nommée juge en chef de la Cour de justice de l’Ontario, la juge Maisonneuve a présidé des affaires criminelles dans la région d’Ottawa pendant douze ans. Elle est devenue juge principale régionale de l’Est, en 2011, puis juge en chef adjointe de la Cour de justice de l’Ontario en 2013. Elle fut également associée du cabinet Carroll, Wallace and Maisonneuve d’Ottawa, où elle se spécialisait dans le droit criminel.

Fière de ses racines et consciente des lacunes en matière linguistique dans le système judicaire ontarien, la juge Maisonneuve est commise à la cause des services en français dans les tribunaux de la province. Elle souhaite de tout coeur être un modèle pour les femmes, mais aussi pour les francophones de l’Ontario qui aspirent à gravir les échelons au sein de la profession du droit.

«On m’accorde un immense privilège et j’en suis très fière. C’est une cour qui a une grande crédibilité, même au niveau national. Et c’est un privilège d’avoir été choisie pour mener cette cour pour les huit prochaines années.», citée dans LeDroit, 11 avril 2015.

NOTE : «La Cour de justice de l’Ontario traite d’affaires relevant du droit criminel et du droit de la famille. Elle constitue le tribunal le plus vaste du Canada. Elle entend plus de 200 000 affaires criminelles et des millions de cas d’infractions provinciales, comme des contraventions au Code de la route, et dessert plus de 20 000 familles en crise chaque année.» Gérard Levesque, L’Express, avril 2015, accédé le 9 mars 2016

Réf. http://www.lexpress.to/archives/15180/; http://ottawacitizen.com/news/local-news/ottawa-judge-lise-maisonneuve-named-chief-justice-of-ontario; http://ici.radio-canada.ca/emissions/ca_parle_au_nord/2013-2014/chronique.asp?idChronique=369091; http://www.lapresse.ca/le-droit/chroniqueurs/denis-gratton/les-grandes-entrevues/201504/11/01-4860114-une-premiere-a-la-cour-de-justice-de-lontario.php

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part.