De North Bay à Thunder Bay, l’histoire des femmes du Nord de l’Ontario — une invitation

BIENVENUE SUR MON BLOGUE DÉDIÉ À L’HSTOIRE DES FEMMES DU NORD ! Vous y trouverez plus de 200 articles. Bonne lecture !
Elle du Nord

Elle du Nord : artiste peintre Suzette Hébert-Downey

Qui a été la première femme francophone à pratiquer la médecine dans le Nord de l’Ontario? La première à diriger une école ou un conseil scolaire?

Qui fut la première Franco-Ontarienne à partiquer comme avocate ou journaliste dans votre communauté?

Ou la première femme à siéger au conseil municipal de chaque ville et village le long de la Route 11 et des autres routes du Nord de l’Ontario (Route 17, Route 66, Route 101, etc.)?

Connaissons-nous les noms des pionnières, des chefs de file et de la relève franco-ontarienne à North Bay, Corbeil, Sudbury, Chapleau, Timmins, Cochrane, Moonbeam, Kapuskasing, Hearst, Geraldton, Wawa, Thunder Bay, Kenora, etc.?

Nombreuses sont les femmes qui ont contribué au patrimoine humain du Nord de l’Ontario, de la province et du pays. Quelle est leur histoire?

Je vous invite à m’accompagner dans cette aventure de blogue où je souhaite raconter la contribution et le patrimoine légués par les «Elles du Nord», ces femmes de la francophonie ontarienne dans le domaine des arts, de l’éducation, des affaires, du sport, de la santé, de la politique, de la francophonie, du développement communautaire, du bénévolat, de la littérature…

Les femmes de la Route 11 et des villes et villages qui la longent et la côtoient sont les fondatrices et les reflets d’une région en mouvement depuis le 19e siècle. Membres, bénévoles et militantes au sein des associations, groupes, écoles, services, hôpitaux, conseils municipaux — qui sont-elles ?

Je suis à la recherche de noms, de dates, d’anecdotes, de photos. Connaissez-vous une Franco-Ontarienne qui, par ses actions et sa présence, a contribué à faire du Nord ce qu’il est depuis sa fondation ou à faire rayonner le Nord ailleurs au pays et au monde ? Le Nord de l’Ontario — une communauté vivante et dynamique, peuplée de gens de coeur et de volonté, un lieu où habite une proportion importante de la population francophone de l’Ontario. Parlons-en.

Je vous invite à fouiller dans vos archives personnelles, familiales et communautaires pour y découvrir des noms de femmes francophones originaires du Nord, ou encore des femmes venues d’ailleurs, dont le Nord est devenu leur domicile de coeur, peut-être y habitent-elles toujours ou peut-être ont-elles quitté leur terre natale pour d’autres lieux, sans jamais oublier les profondeurs de leurs racines. Toutes ont brillé par leur excellence et leur rayonnement en Ontario. Je les appelle les «Elles du Nord».

Elles sont :

  1. Les pionnières — les femmes des siècles derniers qui sont nées dans le Nord ou qui sont venues d’ailleurs pour développer le Nord, mettre sur pied ses institutions, faire grandir ses communautés.
  2. Les chefs de file — ces femmes nées ou ayant grandi dans le Nord, ou encore qui sont venues d’ailleurs pour y vivre, et qui se sont distinguées par leurs réalisations dans le Nord ou en province, et sur la scène canadienne ou internationale.
  3. La relève — les femmes du Nord qui représentent aujourd’hui la relève culturelle, musicale, politique, sociale…
  4. Les femmes qui ont accompli de Grandes Premières : une célébration chronologique des premières des femmes du Nord de l’Ontario dans tous les domaines possibles.

À bientôt !

Jeannine   

© Jeannine Ouellette 2012-13-14

Cliquez pour voir la page Facebook des Elles du Nord.

Année 2

Lyse Morisset

Ingénieure biochimiste, enseignante, chercheure, journaliste scientifique, gestionnaire, mentor pour les femmes en sciences

Lyse Morisset

Photo reproduite avec la permission de l’AEFO, Femmes de vision.

Née à Sudbury, le parcours professionnel de Lyse se distingue tout au long d’une brillante carrière scientifique qu’elle a entreprise au début des années 70.

Tour à tour enseignante, rédactrice, chercheure et gestionnaire, cette ingénieure biochimiste fut la première femme à être diplômée en génie chimique à l’Université d’Ottawa en 1968.

À l’époque de ses études universitaires, Lyse fut l’une des rares femmes à obtenir une bourse d’études dans son domaine. En fait, sur un total de 800 bourses décernées entre 1952 et 1972, seulement 4 ont été remises à des femmes. Lyse fut l’heureuse lauréate de la prestigieuse bourse Athlone en ingénierie.

Elle fut également l’une des premières femmes au Canada à se spécialiser en biotechnologie (maîtrise en génie biochimique obtenue à la University College de Londres en Angleterre).

D’abord chercheure en microbiologie et journaliste scientifique, Lyse a aussi enseigné les sciences naturelles à l’Université York à Toronto. Par la suite, à la fin des années 70, elle a oeuvré à titre de conseillère scientifique à la Commission royale sur la planification de l’énergie électrique à Toronto (1975-1979).

Sa carrière scientifique la ensuite menée à Montréal où elle a géré le programme de recherches externes à l’Institut de recherche en biotechnologie. À partir de 1982, elle s’est jointe au Conseil national de recherches du Canada et, en 1987, elle a agi à titre de conseillère principale au Conseil consultatif national des sciences et de la technologie. Ce groupe de personnes avait alors pour mandat de conseiller le premier ministre du Canada sur les questions reliées aux sciences et à la technologie.

Au sein de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, ses aires de recherche ont porté sur l’impact socio-économique des projets nucléaires. Lyse a également siégé au Conseil canadien du programme de l’environnement de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en plus d’être consultante sur les questions touchant à la santé et à l’environnement.

Soucieuse d’ouvrir des portes aux femmes, Lyse a toujours encourager les carrières en science. Entre autres, elle fut vice-présidente nationale de l’association Femmes en sciences et en génie. Pour son mentorat auprès des femmes en science, le Business and Professional Women’s Club d’Ottawa a publiquement reconnu sa contribution à l’avancement du statut de la femme en 1990.

Lyse fut également impliquée auprès de l’Université d’Ottawa de maintes façons, dont à la présidence de l’Association des anciens de l’Université d’Ottawa et en tant que membre du Bureau des gouverneurs de l’Université.

Maintenant à la retraite, Lyse explore sa passion pour les plantes, leurs propriétés, et leur hybridation. Elle fut, entre autres, récipiendaire du Trophée Cullen 2012 remis par la Ottawa Horticultural Society.

Mot de remerciement : J’aimerais remercier chaleureusement l’AEFO de m’avoir permise d’utiliser leur fiche Femmes de vision pour les informations biographique et la photo de Lyse Morisset.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Article publié dans Le Voyageur, 17 décembre 2014

Un beau merci à la journaliste Andréanne Joli d’avoir publié un texte portant sur le succès du calendrier «Paroles de femmes en Ontario français 2015 ». L’article est paru dans l’édition du journal Le Voyageur en date du 17 décembre 2014.

Merci également à vous toutes et tous qui soutenez et suivez les projets des Elles du Nord depuis 2012 !

Article-2

 

Mimi O’Bonsawin

Auteure, compositeure et interprète

« Dans la vie, il faut suivre son cœur, être soi-même et faire exactement ce que l’on aime. Il faut toujours continuer à avancer par en avant et, comme je le dis dans ma chanson Pedalin’, il faut surtout persister malgré les défis et les difficultés ! » — Mimi O’Bonsawin

Née à Sudbury en 1994, Mimi a fait ses études primaires à l’école catholique Sainte-Thérèse à Hanmer et ses études secondaires au Collège Notre-Dame de Sudbury. Auteure, compositeure et interprète, elle chante les paysages de son Nord natal, inspirée par ses racines autochtones Abénaki et son patrimoine culturel canadien français. À l’automne 2014, Mimi a lancé son premier album éponyme : Mimi.Mimi CD

Son parcours musical remonte à l’enfance. Ses parents Pete et Carole l’ont toujours encouragée à développer son talent musical en l’inscrivant à des leçons de danse et de chant. À l’âge de 8 ans, Mimi a chanté sur la colline du Parlement à Ottawa lors d’une fête en l’honneur de l’honorable Jean Chrétien. Le rêve de la chanteuse ne l’a jamais quittée depuis !

D’origine Abénaki du côté de son père et Canadienne française du côté de sa mère, Mimi intègre fièrement les influences culturelles et ancestrales de ses racines dans sa musique. Quant à ses influences modernes, elles incluent les grands de la musique, dont Bob Marley, Janis Joplin, Otis Redding et CCR, pour ne nommer que ceux-là.

Depuis 2012, Mimi travaille en étroite collaboration avec le producteur, musicien et parolier canadien Thomas Wade avec qui elle a collaboré pour écrire son premier album. Les 12 chansons originales qui composent le répertoire de son album témoignent d’une richesse vocale et d’un talent empreint de la maturité d’une « vieille âme ». Les critiques élogieuses soulignent que Mimi est à la fois habitée par les sons et les textures musicales des temps anciens et ceux de l’époque moderne.

En 2014, en plus de lancer son premier album, elle a participé à l’évènement Canadian Music Week à Toronto. Depuis 32 ans, cet évènement offre une plateforme annuelle aux musiciens, comédiens et cinéastes canadiens qui souhaitent se tailler une place au sein de cette industrie.

Les valeurs de Mimi sont ancrées dans le respect de l’Autre et de la Terre, de la volonté de toujours se dépasser et de continuer à apprendre, ainsi que d’un désir profond d’être fidèle à son âme artistique, mais aussi à son âme humaine. Une de ses chansons intitulée Courage to Stand dénonce le taxage (bullying) dans les écoles et encourage les jeunes victimes à se tenir debout avec courage. En 2012, sa chanson a fait partie des activités réalisées dans le cadre du 20 avril, Jour dédié aux victimes du taxage dans la ville et les écoles de Sudbury. Vous pouvez écouter la chanson Courage to Stand au lien suivant :

https://soundcloud.com/rich-and-gary-kiss-1053/kiss-1053-mimi-obonsawin

Vous pouvez également écouter cinq chansons de l’album Mimi au lien suivant : http://www.reverbnation.com/mimiobonsawin

Visitez son site web pour en connaître davantage et pour vous procurer son album : http://mimi.ca

Références : http://mimi.ca; https://soundcloud.com/rich-and-gary-kiss-1053; http://www.northernlife.ca/news/lifestyle/2012/03/15-mimi-music-career-sudbury.aspx

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Jeannine (Dussault) Sills

HOMMAGE À JEANNINE DUSSAULT SILLS : une Elle du Nord native de Sault Ste Marie, d. le 4 décembre 2014

JeannineSills

Jeannine Dussault Sills, de sa page FB

Jeannine Dussault Sills est née à Sault Ste Marie où elle a fait ses études primaires et secondaires auprès des Filles de la Sagesse. Elle est également une diplômée de l’École normale d’Ottawa. Elle vivait à Honolulu, Hawaï depuis de nombreuses années où elle a été enseignante et a élevé sa famille.

En 1985, elle déposa une thèse de maîtrise à la University of Hawaii à Manoa portant sur la langue française à Sault Ste Marie (A study of the French spoken in Sault Ste. Marie, Ontario, Canada). Plus récemment, en septembre 2013, elle a publié un texte portant sur ses racines canadiennes françaises et la place de l’histoire de ses ancêtres dans sa vie. Vous pouvez lire l’article au lien suivant :

https://voyageurheritage.wordpress.com/2013/09/13/the-storykeepers-project-11-sault-ste-marie-ontario/

Je souhaitais présenter prochainement un profil complet de Jeannine Dussault Sills sur ce blogue, mais tristement, elle nous a quittés le 4 décembre 2014 avant que je puisse obtenir toutes les informations.

Les Filles du roiJe tenais à mettre en lumière sa contribution, non seulement à la langue française en terre d’Amérique, mais aussi au patrimoine et à l’histoire, notamment celle de la Nouvelle-France.

Depuis de nombreuses années, Jeannine était impliquée au sein de la Société des Filles du roi et des soldats du Carignan inc. dont elle était la présidente (voir note ci-dessous au sujet de cette société).

Jeannine était une bénévole assidue dans sa communauté à Honololu où elle s’impliquait dans divers projets au sein de sa paroisse. Sa maison était également un foyer d’accueil pour les chats abandonnés et elle était membre de divers groupes et sites portant sur la généalogie ou l’histoire canadienne française.

Jeannine a appuyé mon projet de recherche sur les Elles du Nord avec enthousiasme depuis le début de ce site en 2012. Avec son aide, j’ai préparé une fiche hommage à sa sœur Jeannette Dussault qui avait travaillé dans une usine de munitions à Sault Ste Marie pendant le Deuxième guerre (voir ci-dessous). Jeannine a également offert son soutien à mon projet de blogue Histoires plurielles  par la relecture de textes. Je lui suis très reconnaissante. Elle va nous manquer…

Site Histoires plurielles : https://histoiresplurielles.wordpress.com/

DUSSAULT, Jeannette, Algoma Steel, Sault Ste Marie, 1943-45. Cette fiche est aussi archivée sur le site  http://www.saultmuseum.com/ .

DUSSAULT, Jeannette, Algoma Steel, Sault Ste Marie, 1943-45. Cette fiche est aussi archivée sur le site http://www.saultmuseum.com/ .

NOTE : «L’objectif de La Société des Filles du roi et soldats du Régiment de Carignan est de rendre hommage à la mémoire de nos courageux ancêtres, les filles du roi et les soldats du Régiment de Carignan-Salières du17ième siècle en Nouvelle-France. Nous désirons mousser la fierté de notre patrimoine canadien français et encourager l’étude de son histoire et de sa culture ainsi que la recherche généalogique et promouvoir des objectifs éducatifs qui y sont reliés.» http://www.fillesduroi.org

Julie Champagne

Vérificatrice interne en chef de la Banque du Canada, comptable agréée, experte-conseil en gestion de petites et moyennes entreprises, contrôleur financier, bénévole

Julie Champagne

« Ma famille et mes amies ont toujours joué un rôle primordial dans ma vie. Je puise mes forces et mon énergie dans la solidarité féminine qui m’entoure – mère, sœur, tantes, cousines, collègues de travail et amies de longue date. » — Julie Champagne

Originaire de Sudbury, Julie a grandi auprès d’une mère qui a su lui transmettre le goût d’apprendre et de persévérer dans le travail et l’adversité, et auprès d’un père qui lui a démontré les richesses que l’on accumule en donnant son temps et ses talents.

Julie a fait ses études scolaires, du primaire jusqu’à à l’universitaire, dans sa ville natale obtenant son baccalauréat en commerce de l’Université Laurentienne en 1993. Elle a poursuivi des études en vus d’acquérir son titre de comptable agréée en 1996. Son parcours professionnel l’a d’abord conduite de Sudbury à Toronto, puis ensuite à Ottawa où elle occupe présentement le poste de vérificatrice interne en chef de la Banque du Canada.

Au départ, son parcours professionnel a pris racine en 1993 au sein du cabinet de services professionnels Deloitte & Touche (aujourd’hui Deloitte). À cette époque, Julie travaillait en plein secteur financier de Toronto sur « Bay Street ». À ses débuts, elle a fait partie du groupe des Services de certification de base pour le secteur financier, et s’est jointe par la suite au groupe des Services en risque d’entreprise et, éventuellement, à l’équipe de Solutions (consultation de gestion de petites et moyennes entreprises).

En 1999, toujours à l’emploi de Deloitte & Touche, Julie a fait la navette entre Toronto et Ottawa dans son rôle de contrôleur pour Paribas Bank of Canada (aujourd’hui BNP Paribas), mais son parcours de vie allait bientôt prendre une nouvelle direction lorsqu’elle accepta un nouvel emploi auprès de Export et développement Canada (EDC) en l’an 2000.

À l’emploi du EDC, Julie fut directrice de la vérification interne, souscriptrice en assurance et cautionnement de contrat et conseillère au premier vice-président du secteur Développement des affaires. Elle a aussi participé à un programme d’échange des cadres en se joignant aux Services correctionnels du Canada à titre de directrice du département de la vérification interne des Services correctionnels pendant 2 ans. À cette époque, elle fut l’une des rares cadres à obtenir une semaine de travail de 4 jours, lui permettant ainsi de passer plus de temps avec son jeune fils.

En 2009, une autre porte s’ouvre à Julie — celle de la Banque du Canada où elle occupera d’abord le poste de sous-chef dans le Département de vérification interne (sous la direction de Carmen Vierula dont vous pouvez lire le profil sur ce blogue en cliquant sur ce lien). En 2012, Julie est nommée au poste de vérificatrice en chef à la Banque du Canada en remplacement de Madame Vierula qui avait accepté une mutation de deux ans aux Nations-Unies.

IIA Julie ChampagneMalgré un univers professionnel riche en situations d’apprentissage et chargé en responsabilités, et d’une vie de famille bien remplie, Julie a toujours été une femme engagée dans sa communauté tant au niveau local que national et international.

Entre autres, elle est membre du conseil d’administration de l’Institut des auditeurs internes (IAI), section d’Ottawa depuis 2008 (présidente de 2011 à 2013) et elle fut la coprésidente de la Conférence nationale de l’Institut des auditeurs internes du Canada qui a eu lieu à Ottawa en octobre 2014 (réunissant 500 praticiens et praticiennes à l’échelle pancanadienne).

Le 1er octobre 2014, elle a accepté un nouveau défi — celui de présider le Groupe de travail en développement professionnel au sein de l’Institut des auditeurs internes Canada.

Sur le plan international, Julie fait partie du «Central Bank Internal Audit Group», regroupant les chefs d’audit des banques centrales d’un sous-ensemble des pays du G20. De plus, en octobre 2014, elle fut l’animatrice de la Conférence de chefs d’audit des banques centrales de pays francophones à la Banque du Canada où plus de 15 pays d’Europe, d’Afrique et des Caraïbes seront représentés.

Soucieuse de conserver une vie équilibrée, sa priorité demeure sa famille, notamment son fils maintenant âgé de 9 ans. La forme physique, mentale et spirituelle sont au cœur de sa vie afin d’être bien en mesure de suivre les activités variées de son fils athlétique qui, selon Julie, n’a que deux vitesses — « à toute allure et au repos ! ». Sa vie professionnelle l’a menée dans plusieurs pays du monde et Julie se dit toujours prête à conquérir de nouveaux défis en croquant dans la vie à pleines dents !

Réf. Textes de J. Champagne

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Émilie Charette

Athlète de compétition en arts martiaux, agente de changement pour la francophonie auprès des jeunes

Charette_Émilie

Émilie Charette au Championnat mondial de Kickboxing junior en Italie 2014, médaille d’argent !

« J’aime la discipline. J’aime aussi la sensation de prendre place sur le tapis de zone de combat. La sensation de monter dans l’arène est fantastique et incroyable !. La passion de mon sport, c’est un « rush » d’adrénaline ». — Émilie Charette

Étudiante en 12e année à l’école secondaire du Sacré-Cœur à Sudbury, Émilie a découvert très jeune l’univers des arts martiaux. En fait, son premier souvenir de compétition en arts martiaux remonte à l’âge de 4 ans !  C’est aux côtés de son père Yves Charette, lui-même adepte des arts martiaux depuis plus de 25 ans, qu’Émilie fut intiée à cette discipline.

L’entraînement fait partie du quotidien d’Émilie depuis déjà plus d’une douzaine d’années. L’athlète de compétition prend plaisir, non seulement aux défis physiques à relever auprès de ses adversaires, mais surtout, aux rencontres, à la camaraderie et aux amitiés qui se tissent dans ces hauts lieu d’athlétisme.

Émilie Charette

Médaille d’or ! Tournoi de judo à Sudbury

Que ce soit la lutte, le jiu-jitsu, le judo ou le kickboxing, Émilie se dédie à son sport et jouit déjà d’une notoriété dans son domaine.

Dans certaines des compétitions auxquelles elle participe, elle doit parfois relever le défi d’affronter des opposants masculins (par exemple, au NAGA en 2011). En 2012, alors âgée de 15 ans, Émilie a remporté la médaille d’or au Championnat provincial ontarien du Brazilian Jiu-jitsu (catégorie Teen Rooster Weight Division).

Lors du Toronto Pro SuperShow (la toute première compétition de Mixed Martial Arts (MMA) amateur  en Ontario, Émilie a été la première fille à participer aux évènements de compétition.

En 2012, elle fut également consacrée championne ontarienne au Championnat provincial de Kickboxing, et en 2013, elle fut couronnée championne nationale du CASK (Council of ammateur sport Kickboxing).

De plus, la jeune athlète a remporté l’argent aux jeux d’hiver de l’Ontario en Kickboxing trois fois (2010, 2012 et 2014) ! Elle a aussi participé au OFSAA (Ontario Federation of Schools Athletics Associations) où elle s’est classée 4e en lutte en 2013.

Médaille ÉmilieMais les honneurs ne s’arrêtent pas là ! En septembre 2014, Émilie a représenté le Canada au Championnat mondial junior de kickboxing en Italie. Elle y a d’ailleurs remporté une médaille d’argent ! Ce championnat rassemblait sous un même toit les meilleurs athlètes provenant de 60 différents pays.

Émilie Charette et père

Émilie Charette et son père Yves Charette, son entraîneur au Championnat mondial du Kickboxing en Italie, septembre 2014

En plus de ses responsabilités scolaires et athlétiques, Émile est une agente de changement pour la francophonie dans son milieu scolaire. Elle est la personne contact (PéCo)  pour la FESFO à son école et a participé deux fois au Stage franco-ontarien de formation en leadership par l’entremise de la FESFO, dont une fois à titre de participante en 2013 (avec grande distinction) et, une deuxième fois, dans un rôle d’animatrice jeunesse en 2014.

À ceux qui n’appuient pas l’idée d’une femme au combat en arts martiaux, surtout dans le domaine de la compétition, Émilie répond que « cela ne la dérange pas ». Pour elle, les arts martiaux représentent plus qu’une simple zone de combat — c’est un endroit où on apprend à affronter la vie dans son sens le plus large. Son père Yves précise que le combat féminin est plus technique que le combat masculin puisque les femmes compensent leur lacune en force physique par une technique plus articulée. Il appuie sa fille dans ses choix et ses objectifs, tant dans le domaine de la compétition que dans la vie.

Aujourd’hui, Émilie avance vers ses rêves et espère un jour devenir athlète professionnel au sein de la catégorie Mixed Martial Arts (MMA), une discipline de sport de combat dont les pratiquants maîtrisent et empruntent leurs techniques au judo, karaté, jiu-jitsu, boxe thaï, etc.

Une fois ses études secondaires terminées l’an prochain, elle a l’intention de poursuivre ses études au Collège Boréal en massothérapie.

Voici un reportage de TFO 24.7 mettant en vedette Émilie Charette.

Vous pouvez également visionner son combat au Championnat du monde au chronomètre 3:26.

NOTE : Yves Charette, professeur au programme de Massothérapie au Collège Boréal depuis 1997, a été l’entraîneur de l’équipe nationale junior à la compétition World Association of Kickboxing Organizations (WAKO) de 2014 qui a eu lieu du 6 au 14 septembre 2014 en Italie. M. Charette, qui est ceinture noire au cinquième degré, a plus de 25 ans d’expérience dans le sport. Comme propriétaire d’un centre d’arts martiaux à Sudbury, il a entraîné une multitude d’athlètes locaux de tout âge, notamment sa fille Émilie, et l’amateur de l’UFC, Mitch Gagnon. http://www.boreal.ca

Réf. www.kisssudbury.com; www.thestar.com; www.cbc.ca (entrevue à Morning North); TFO 24.7; www.northernlife.ca

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Pierrette Carrière

Historienne, fondatrice d’un centre d’alphabétisation en Ontario français, militante pour l’apprentissage des adultes en français et l’avancement des femmes en education

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Photo : avec l’autorisation de Pierrette Carrière

« J’ai continué de me conscientiser à l’histoire du français au Canada et en France à l’École internationale de Bordeaux qui commençait à s’intéresser aux « ex-colonies » et leurs « accents d’Amérique ». Je me suis emballée pour la cause».

— Pierrette Carrière

Née à Sturgeon Falls en 1948, Pierrette a fait ses études secondaires au couvent Notre-Dame-de-Lourdes de 1963 à 1967 et, par la suite, fit sa 13e année au Sturgeon High School (1967-68).

C’est à ce moment que Pierrette a cotôyé l’entourage intime du créateur visionnaire franco-ontarien André Paiement, auprès duquel elle a vécu une première prise de conscience quant à la cause canadienne-française artistique et sociale.

Carrière_Pierrette

Collection Gaston Tremblay

Après ses études secondaires, Pierrette a fréquenté l’Université d’Ottawa d’où elle est diplômée avec maîtrise en Études anciennes et spécialisation en archéologie classique. À cette époque, elle a fait partie du premier groupe d’étudiants canadiens français en archéologie, qui avaient été choisis par l’Université Laval pour faire un stage pratique à Pompéi et Herculanum près de Naples en Italie.

En 1974, Pierrette a été embauchée par le Collège Algonquin à Ottawa pour enseigner des cours d’histoire au sein d’un nouveau programme d’enseignement destiné aux adultes. Au contact de ses étudiants et étudiantes, elle a pris conscience des embûches causées par l’analphabétisme fonctionnel chez les Canadiens français du Québec et des autres provinces canadiennes.

Tout en maintenant sa charge d’enseignement au Collège Algonquin, Pierrette a suivi des formations en alphabétisation au Québec, dans les centres alpha à Montréal et auprès des écoles dans la région d’Ottawa-Hull. Elle poursuivit ses études à l’Université de Montréal où elle a obtenu une maîtrise en andragogie (M.Ed.) en 1988. Avec ses étudiants et des membres dévoués des deux rives de l’Outaouais, Pierrette a réussi à fonder le premier centre d’alphabétisation unilingue francophone en Ontario, La Magie des Lettres à Ottawa.

Pendant 30 ans, l’oeuvre professionnelle de Pierrette a été de faire avancer l’éducation et l’alphabétisation en français. Elle a créé du matériel andragogique en utilisant la technique de l’histoire-photos, une technique qui avait fait ses preuves en Amérique du Sud auprès des femmes pauvres violentées. Pierrette a adapté cette technique auprès des étudiants et étudiantes du niveau II en recyclage académique au Collège Algonquin et les apprenantes et apprenants à La Magie des Lettres.

Pierrette a également été profondément engagée dans la cause des femmes et de leur avancement en éducation. Elle a signé de nombreux articles dont des textes publiés dans la revue Women’s Education des Femmes. Elle a aussi été membre de C.C.L.O.W. (Canadian Committee On Learning Opportunities for Women).

Au cours de sa carrière, Pierrette a siégé à divers comités et conseils d’administration, notamment au sein d’Action-Éducation-Femmes (AEF) où elle a laissé sa marque. L’AEF est un organisme dont le mandat était d’assurer la promotion de l’éducation des femmes francophones et anglophones à travers le Canada. L’organisme visait, entre autres, à aider les femmes à mieux se réseauter afin d’augmenter leurs chances de réussite.

Maintenant à la retraite de l’enseignement et de la gestion éducative, Pierrette ne dépose pas son stylo pour autant. Au contraire ! Elle poursuit sa démarche d’écriture et de « la force des mots » en Ontario français en abordant, cette fois, la rédaction de l’histoire spirituelle de l’Ordre de Jacques-Cartier, une société initiatique secrète entièrement dévouée à la protection de la culture canadienne française dans l’ensemble du Canada de 1926 à 1965.

Pierrette a toujours mis en pratique le travail collaboratif en Ontario français et se considère comme étant une fière héritière de l’Ordre de Jacques-Cartier, surtout que cette société s’est spécialisée dans l’art du réseautage. Ses recherches actuelles et ses réflexions personnelles sur l’Ordre de Jacques-Cartier touchent non seulement sa tête d’auteure, mais aussi son âme francophone et son coeur de bâtisseuse…

Réf.  http://bv.cdeacf.ca/CF_PDF/1989_09_PD103_1986OCT.pdf; textes de Pierrette Carrière

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