L’honorable Lise Maisonneuve

Juge en chef de la Cour de justice de l’Ontario, spécialiste du droit criminel

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L’honorable Lise T. Maisonneuve via news.ontario.ca

«Au cours d’une carrière judiciaire exemplaire, la juge Maisonneuve a acquis une réputation de solide chef de file, de collaboratrice efficace et de défenseuse déterminée de la modernisation et de l’amélioration continue de nos tribunaux.

J’ai entièrement confiance en sa capacité de diriger et j’attends avec impatience de voir le travail que nous pouvons accomplir ensemble pour le système de justice et pour la population qu’il dessert.»

— L’honorable Madeleine Meilleur, procureure générale via https://news.ontario.ca

Native de Timmins, Lise Maisonneuve a grandi au coeur d’une famille francophone où elle a appris la valeur du service aux autres et la fierté du travail bien exécuté.

«Dans ma famille, on ne parlait que le français. Mon père est né à Timmins, mais ses parents sont Québécois. Et ma mère a quitté le Québec pour déménager à Timmins à l’âge de 18 ans, elle ne parlait pas un mot d’anglais.» (Lise Maisonneuve citée dans le journal LeDroit, 11 avril 2015).

Lise a fait ses études en droit à l’Université d’Ottawa et fut admise au Barreau en 1991. En 2015, elle fut nommée au poste de juge en chef de la Cour de justice de l’Ontario faisant d’elle est la deuxième femme nommée à ce poste, la première francophone de l’Ontario nommée juge en chef de la plus vaste cour de justice au pays, et la première personne native du Nord de l’Ontario à occuper ces fonctions.

Avant d’être nommée juge en chef de la Cour de justice de l’Ontario, la juge Maisonneuve a présidé des affaires criminelles dans la région d’Ottawa pendant douze ans. Elle est devenue juge principale régionale de l’Est, en 2011, puis juge en chef adjointe de la Cour de justice de l’Ontario en 2013. Elle fut également associée du cabinet Carroll, Wallace and Maisonneuve d’Ottawa, où elle se spécialisait dans le droit criminel.

Fière de ses racines et consciente des lacunes en matière linguistique dans le système judicaire ontarien, la juge Maisonneuve est commise à la cause des services en français dans les tribunaux de la province. Elle souhaite de tout coeur être un modèle pour les femmes, mais aussi pour les francophones de l’Ontario qui aspirent à gravir les échelons au sein de la profession du droit.

«On m’accorde un immense privilège et j’en suis très fière. C’est une cour qui a une grande crédibilité, même au niveau national. Et c’est un privilège d’avoir été choisie pour mener cette cour pour les huit prochaines années.», citée dans LeDroit, 11 avril 2015.

NOTE : «La Cour de justice de l’Ontario traite d’affaires relevant du droit criminel et du droit de la famille. Elle constitue le tribunal le plus vaste du Canada. Elle entend plus de 200 000 affaires criminelles et des millions de cas d’infractions provinciales, comme des contraventions au Code de la route, et dessert plus de 20 000 familles en crise chaque année.» Gérard Levesque, L’Express, avril 2015, accédé le 9 mars 2016

Réf. http://www.lexpress.to/archives/15180/; http://ottawacitizen.com/news/local-news/ottawa-judge-lise-maisonneuve-named-chief-justice-of-ontario; http://ici.radio-canada.ca/emissions/ca_parle_au_nord/2013-2014/chronique.asp?idChronique=369091; http://www.lapresse.ca/le-droit/chroniqueurs/denis-gratton/les-grandes-entrevues/201504/11/01-4860114-une-premiere-a-la-cour-de-justice-de-lontario.php

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Article publié dans Le Billochet (2016)

Dans le contexte du Mois du patrimoine en Ontario français, dont le thème 2016 est «Patrimoine en musique et en mots», j’ai publié un article dans LE BILLOCHET, le bulletin du Centre franco-ontarien de folklore (CFOF).

Vous pouvez lire l’article en cliquant sur le lien ci-dessous. Dans cet article je présente cinq Elles du Nord passionnées des mots et porteuses de tradition en Ontario français.

Article : Porteuses de tradition! (Le Billochet, février 2016, no 54)

 

 

Histoires Plurielles : blogue

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Le projet des Elles du Nord existe depuis 2012 sous forme d’un blogue (celui-ci !) et d’une page FB intitulée LES ELLES DU NORD. 

J’ai aussi lancé un 2e blogue en 2014 que j’ai intitulé Histoires Plurielles.  Voici le lien pour le visiter ou pour y contribuer ! 

https://histoiresplurielles.wordpress.com

Le projet Histoires plurielles est une initiative des Elles du Nord (https://femmesdelaroute11.wordpress.com). Le projet donne la parole aux femmes et aux hommes qui souhaitent partager une anecdote ou une tranche de vie des bâtisseuses de familles et créatrices de valeurs des quatre coins de l’Ontario français. L’histoire des femmes, notamment celles qui ont donné naissance à un pays francophone en Ontario, à des générations d’enfants, à des institutions, à des oeuvres d’entraide, à des façons de faire et d’être — est une histoire qui a été peu racontée. Le but du projet Histoires plurielles est d’accorder un espace à cette histoire.

Si vous avez le goût de raconter un moment de la vie de votre mère, grand-mère, arrière grand-mère, tante, ou encore une anecdote liée à une femme de l’Ontario français qui a eu une influence positive sur vous, votre famille ou sur la communauté où vous avez grandi, envoyez-nous son histoire à elles@triyana.ca. La personne que vous présentez peut être une membre de votre famille ou encore une enseignante, voisine, politicienne, leader communautaire, auteure, etc. qui fait partie de ces bâtisseuses de l’Ontario. Vous pouvez aussi nous parler de VOUS, d’un souvenir qui vous a marqué en Ontario français (enfance, jeunesse, âge adulte), d’un chemin particulier que vous avez emprunté et qui a eu de l’influence sur la société franco-ontarienne, etc. Au plaisir de vous lire !

Écrivez-moi à elles@triyana.ca

Sr Thérèse Allard, s.a.s.v.

 

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Sr Thérèse Allard, s.a.s.v. Photo : Société historique du Nipissing, 2001

Née à Haileybury en 1931, Thérèse Allard est la fille de Georges Salomon Allard (1885-1948) de Pembroke et de Sophie Godin (1886-1972), également de Pembroke.

Elle est la cadette d’une famille de 12 enfants dont la sœur aînée Stella fut également religieuse chez les Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge. (SASV).

À sa naissance, les parents de Thérèse lui ont donné comme patronne Sainte Thérèse de Lisieux, canonisée quelques années auparavant en 1925.

Élevée dans une famille où régnait l’amour, Thérèse a joui d’une enfance heureuse. «Même si nous étions à revenu moyen, mes parents tenaient à ce que nous soyons propres et bien mis. Un prêtre à l’époque avait décrit le rituel de mon père le dimanche matin avant la messe : ‘tous les enfants se rangeaient pour l’inspection de la tête aux pieds (souliers bien cirés) avant de se rendre à l’église’.»

La famille Allard a connu son lot d’épreuves mais leur foi inébranlable leur a permis de les traverser dans l’espérance sans cesse renouvelée :

  • le grand feu de Haileybury (1922) dans lequel la famille Allard a perdu maison, commerce, chevaux;
  • la dépression des années ’30;
  • l’incendie de l’hôtel Albert à Rouyn en 1938 dans lequel Georges Allard fut gravement brûlé;
  • la 2e guerre mondiale de 1939-1945 dans laquelle ses frères ont combattu sur les champs de bataille d’Europe (les quatre sont revenus sains et saufs).

Jeune fille, Thérèse fit ses études de la première à la treizième année (de 1937 à 1949) à l’Académie-Sainte-Marie située tout près de la maison familiale. «Les religieuses étaient toujours disponibles pour nous aider dans les matières qui présentaient des difficultés ou dans des circonstances pénibles que nous pouvions vivre. Leur vie simple, enjouée et priante faisait de ces éducatrices compétentes des grandes soeurs de qui nous apprenions le sens et le goût de la vie

Thérèse sentit l’appel à la vie consacrée en communauté et a choisi de vouer sa vie aux jeunes par l’entremise l’éducation en se joignant à la Congrégation des Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en 1949. Elle prononça ses voeux en religion à Nicolet, Québec, le 15 février 1952.

Sr Thérèse a complété sa formation à l’École normale de l’Université d’Ottawa en 1953 et se consacra à l’enseignement et à la direction scolaire dans les écoles du Nord, dont Chiswick, Earlton, River Valley et North Bay. Par la suite, elle a obtenu un baccalauréat, une maîtrise en éducation avec spécialisation en orientation de l’Université d’Ottawa et un certificat de spécialiste en orientation du ministère de l’Éducation de l’Ontario.

Dans un texte autobiographique, Sr Thérèse partage que le plus grand défi de sa vie d’enseignante fut celui de fonder le programme d’études en 11e et 12e années de l’école secondaire privée St-Jean-Baptiste à Earlton en 1962/63 pour que garçons et filles francophones de cette paroisse puissent poursuivre leurs études sans avoir à voyager matin et soir. «Après presque quarante ans, j’ai rencontré ces ‘anciens’ aux ‘retrouvailles’ d’Earlton en août 2000. La joie spontanée et la chaleur de leur accueil témoignent des liens tissés alors que nous avons trimé dur ensemble pendant ces quelques années.»

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Photo : «Ils sont venus…Earlton, Ontario, 1910-1960». Merci à l’auteur du livre Alain Savoie pour la permission de reproduction !

Sr Thérèse fut impliquée de maintes façons auprès des jeunes, de sa paroisse et de sa communauté. Elle fut notamment conseillère en orientation, animatrice de groupes jeunesse, accompagnatrice des jeunes dans leurs activités humanitaires au pays et en Jamaïque. Elle fut tour à tour sacristine, directrice de chant, organiste, membre du Conseil de pastorale paroissiale et du comité de liturgie, aide dans les équipes de préparation aux sacrements et agente de pastorale.

En 2002, St Thérèse a célébré le 50e anniversaire de sa consécration dans la vie religieuse. À ce sujet, elle écrit qu’elle est «fière de faire partie de la Congrégation des Soeurs de l’Assomption de la Sainte-Vierge, car elle [la Congrégation] a bougé sans soubresaut et sûrement. Pour les gens, le changement le plus visible a peut-être été l’adoption du costume contemporain, mais il n’était qu’un signe extérieur du désir qui nous habite de répondre aux besoins nouveaux de notre monde et de nous sensibiliser à ses problèmes dans nos milieux d’insertion : au Québec, en Ontario, dans l’Ouest canadien, aux États-Unis, au Japon, au Brésil, en Équateur et en Haïti

L’engagement et la mission de vie de Sr Thérèse est à l’image de sa définition de ce que représente le fait de «vivre pleinement», c’est-à-dire en étant éveillée — éveillée aux défis, à l’éducation, aux arts, à l’aide humanitaire, à la présence auprès des jeunes, à la beauté du monde, à l’amitié… et à une capacité quotidienne de «renouveler le don de sa vie et en retenir la fraîcheur et la ferveur peu importe l’état où on est engagé

Références : «Vie de chez nous Nipissing Est», 2001, La Société historique du Nipissing, texte autobiographique par Sr Thérèse Allard, s.a.s.v. (résumé); http://www.sasv.ca; livre «Marcheuses à l’étoile : les Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en Ontario 1910-1997.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Hélène (Bélanger) Legros

Enseignante, historienne communautaire, bénévole d’exception en éducation et auprès des aînés francophones

Hélène Legros

Hélène Legros. Source : Société historique du Nipissing

Fille de Joseph Donat Bélanger, natif de Verner, et d’Hyppolyta Marceau, native de North Bay, Hélène est née à North Bay en 1925, la 5e d’une famille de 7 enfants.

Elle a fréquenté les écoles Ste-Marie, Ste-Rita et St-Vincent à North Bay, puis l’Académie Ste-Marie à Haileybury et le couvent St-Joseph’s College, une institution anglaise. Plus tard, elle a fait son École normale à l’Université d’Ottawa en 1943.

Première de classe depuis sa tendre enfance, Hélène avait toujours su qu’elle se dirigerait vers l’enseignement. Les valeurs de justice, d’honnêteté et d’entraide apprises au sein de sa famille ont guidé ses projets professionnels et communautaires tout au long de sa vie.

Jeune femme sportive et enthousiaste, Hélène participait à de nombreuses activités, dont le mouvement des Guides et les activités paroissiales à Corbeil.

En 1945, elle a rencontré celui qui a allait devenir son partenaire de vie, Eugène Legros, alors qu’elle enseignait à Corbeil. Ensemble, ils ont élevé cinq enfants avec qui ils ont partagé des moments mémorables, entre autres, dans leur chalet au bord du lac Nosbonsing.

Sa carrière d’enseignante connut un temps d’arrêt pendant qu’elle a élevé sa famille, mais Hélène reprit la route de l’école par la suppléance et, éventuellement, effectua un retour à l’enseignement à temps plein en 1969. Interpelée par les besoins spéciaux des enfants, elle a complété plusieurs cours de spécialisation en la matière et travailla pendant 10 ans dans la récupération des jeunes dans les écoles.

Fidèle à elle-même, Hélène exerçait son leadership, non seulement en salle de classe, mais au sein de comités et d’associations de sa région. Elle fut, entre autres, directrice du comité qui informait et formait le personnel enseignant sur les nouvelles vagues en éducation. agente de liaison entre un groupe de la municipalité et son école, et membre de l’exécutif de la Fédération des femmes canadiennes françaises.

Hélène fit également sa marque comme historienne communautaire. Elle fut membre du conseil d’administration de la Société historique du Nipissing pendant de nombreuses années. En plus de son rôle de trésorière, elle a rédigé des biographies de personnalités locales, y compris celle de sa mère. En 1993, elle fut décorée du mérite par le ministère des Affaires civiques et culturelles pour son service de bénévolat au sein de la Société historique du Nipissing.

Après 26 ans de service au sein du Conseil scolaire de North Bay, Hélène a pris sa retraite en 1986, mais ne prit pas sa retraite du bénévolat ! En 1986, elle fut membre fondatrice du Club d’âge d’or de East Ferris (Corbeil & Astorville) et s’occupa alors de l’organisation de voyages pour les membres, de cliniques de santé, de cours de danse, de la rédaction de l’historique du Club et des membres, etc.

Hélène fut aussi très active au sein de l’organisation provinciale des enseignants retraités de l’Ontario (ERO), particulièrement de l’unité de langue française dont elle fut la présidente. En 1998, elle a reçu le prix prestigieux de Membre Fondateur pour sa contribution remarquable à ERO/RTO.

La philosophie de vie d’Hèlène fut le fondement de sa joie de vivre : «Ma philosophie, c’est de ne pas espérer au-delà des attentes quotidiennes, et en bout de ligne, on finit par être comblés plus qu’on espère. Ce que je donne pour le bien des autres, un sourire, de l’aide, une parole encourageante, tous ces gestes me reviennent en joies renouvelées

Enseignante pour la vie, Hélène a donné des cours de danse et d’exercices aquatiques jusqu’à un âge avancé. Elle est décédée à l’âge de 88 ans en 2013 léguant en héritage de leçons de vie portant sur l’engagement, le dévouement, le bonheur et le dépassement de soi.

Réf. : «Vie de chez nous Nipissing Est», Société historique de Nipissing, 2001. http://www.mcguintyfuneralhome.com/notices/Hlne-Legros

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Les Elles de Nipissing Ouest

Cet article fut rédigé pour distribution au Congrès annuel de l’Association des municipalités françaises de l’Ontario (AFMO) qui s’est tenu à Nipissing Ouest en septembre 2013. J’y présente 12 femmes de Sturgeon Falls et des villages environnants. Les douze Elles de Nipissing Ouest sont des femmes qui ont grandement conbribué au développement de leur région, de l’Ontario et du Canada. Cliquez sur le lien pour lire l’article.

Elles de Nipissing Ouest

Elles de Nipissing Ouest

Roxanne Dubé

Auteure-compositeure-interprète

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Crédit photo : Sophie Lauzon Photographe

«La musique a toujours été un aspect super important dans ma vie. Mon rêve ? Être heureuse, vivre de ma musique, avoir du succès. Je veux faire de mon rêve une réalité, car la musique est ma passion !» — Roxanne Dubé, 2015

Native de Smooth Rock Falls, Roxanne a fréquenté l’école secondaire Georges-Vanier d’où elle a obtenu son diplôme en 2016. Cette enthousiaste des sports a un amour tout aussi grand pour la musique.

C’est vers l’âge de 7 ans que Roxanne s’est découvert une passion pour la chanson. À cet âge précoce, elle est montée sur scène lors de la première édition du Smooth Truck Fest (un rodéo de camions à Smooth Rock Falls). Au grand bonheur de sa famille, Roxanne remporta la 2e place dans le concours de talent. La petite fille timide venait de trouver un moyen pour communiquer sa raison de vivre… SA VOIX.

Les années qui ont suivi ont secrètement nourri son rêve de faire une carrière professionnelle en musique, et c’est en 2012, à l’âge de 14 ans, qu’elle se lança dans l’aventure. Elle s’est alors inscrite à l’émission de télé québécoise Mixmania en soumettant une première vidéo sur le réseau YouTube. Sa participation à l’émission n’a pas été retenue, mais Roxanne avait franchi une étape personnelle importante et rien ne pouvait l’arrêter. L’option « abandon » ne figurait pas dans son vocabulaire…

Cette même année, elle entreprend d’apprendre à jouer d’un instrument. Son choix s’est arrêté sur la guitare. Après la guitare est venu un deuxième instrument — le piano. Étant donné qu’aucun cours de musique n’était offert dans sa ville natale, Roxanne est forcément devenue autodidacte. La jeune chanteuse ajoutait des cordes à son arc et s’enseignait les rudiments de son métier en devenir.

Vers l’âge de 15 ans, Roxanne découvre sa plume d’auteure et commence à écrire ses propres chansons, en plus d’en composer la musique. Elle s’inspire de son expérience de vie, de ses sentiments et de ce qu’elle observe au quotidien autour d’elle.

À partir de 2013, elle multiplie ses participations à des festivals et concours de chanson. Au Festival Quand ça nous chante, elle fait une rencontre déterminante avec une autre artiste franco-ontarienne — Gabrielle Goulet, auteure-compositeure-interprète, native de Bourget dans l’Est ontarien.

Roxanne et Gabrielle

Roxanne Dubé et Gabrielle Goulet

En février 2014, Roxanne a participé au concours musical La Voix du Nord et y remporte la première place, ce qui lui a donné droit à une session professionnelle d’enregistrement. Cette même année, une prestation au Festival Quand ça nous chante, accompagnée du groupe de musique de son école secondaire — les Extensions oranges —, lui confère le prix du «Meilleur coup de coeur d’un artiste solo». Ce prix lui ouvre la porte au programme Jamais Trop Tôt dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby, édition 2014. Dans le cadre de ce programme, Roxanne fut choisie pour participer à l’album Jamais Trop Tôt (12 des 24 participants avait été retenus pour participer à l’album souvenir). Vous pouvez entendre sa chanson T’aimer pour l’éternité au lien suivant :

https://jamaistroptot.bandcamp.com/track/taimer-pour-l-ternit

En 2015, elle s’est inscrite au Festival Trois-Pistoles en chanson, et a fait partie des 20 demi-finalistes, obtenant la 5e position. Sa candidature fut également retenue parmi les 10 finalistes du concours. En 2016, elle a participé à la 3e résidence artistique Rond-Point- APCM.

Unknown-2Que lui réserve l’avenir ? Beaucoup de choses ! Une audition pour l’émission La Voix (TVA) et JAM (TFO) peut-être?  L’apprentissage d’autres instruments de musique? Sûrement. Des études collégiales? Oui, c’est prévu à l’automne 2016 (en coiffure). Des concours, des festivals et des spectacles? Oui, tout ça, et plus encore. Histoire à suivre…

Réf.:

http://ici.radio-canada.ca/; http://www.jamaistroptot.ca; http://www.lavoixdunord.ca; textes de R. Dubé

Certification 2015

Claudette Côté Léonard

Militante pour la francophonie, bénévole d’exception

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Claudette Côté Léonard avec la permission de sa fille Nathalie Léonard-Maillé

L’aînée d’une famille de 9 enfants, Claudette Côté Léonard est née en 1943 dans le village de Norembéga. Ce village est situé 23 km à l’Est de Cochrane et fut actif principalement entre les années 1913 et 1981.

Dès son jeune âge, Claudette fut initiée à l’engagement communautaire par l’entremise de sa mère Rose Alma (Carrier) Côté qui faisait du bénévolat au sein de La Ruche, un club francophone de loisirs et de culture à Cochrane.

À partir des années 70, Claudette a suivi dans les pas de sa mère et l’engagement communautaire fut dès lors au coeur de sa vie ! La francophonie lui tenant à cœur, Claudette fut membre à vie du club La Ruche de Cochrane dont elle fut également la présidente de 1993 à 1997.

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Monique Génier (à gauche) et Claudette Côté Léonard (à droite).

Surnommée affectueusement la Reine des abeilles, Claudette s’est dévouée à la communauté francophone de sa région de maintes façons.

Que ce soit la planification d’activités communautaires, le recrutement des bénévoles, l’organisation d’évènements — elle était toujours au rendez-vous, le cœur généreux et le sourire aux lèvres.

Pendant les années 80, Claudette a également fait partie de l’équipe du journal francophone La Boîte à nouvelles. Ce journal avait pris racine dans le Nord-Est ontarien à Iroquois Falls en 1983, et fut vendu une quinzaine d’années plus tard.

Claudette fut aussi membre de l’UCFO, des Filles d’Isabelle et des Jeunes Tisserandes. Sa famille, dont son conjoint Rhéal Léonard natif de Driftwood, et leurs deux enfants Simon et Nathalie, ont toujours fièrement appuyé le bénévolat de Claudette et l’ont soutenue dans ses engagements.

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Claudette Côté Léonard lors de la remise d’un prix reconnaissant son bénévolat dans la communauté de Cochrane.

Fièrement enracinée dans sa culture canadienne française, Claudette a fait partie du comité des parents qui ont lutté pour obtenir une école secondaire de langue française à Cochrane. Grâce à leurs efforts soutenus, l’école Jeunesse-Nord (renommée Nouveau-Regard) a éventuellement ouvert ses portes à Cochrane.

Claudette Côté Léonard est décédée en 2013 et laissa un grand vide au sein de sa famille et de sa communauté. L’équipe de La Ruche a souligné sa contribution exemplaire et ses nombreuses années de service en célébrant sa force et sa persévérance. Les abeilles de La Ruche ont beaucoup aimé leur Reine qui a laissé des traces de lumière pour les générations à suivre…

Réf. http://www.crccf.uottawa.ca/passeport/II/D/1/IID1c05.html; http://www.geniergauthierfuneralhome.com; texte de Nathalie Léonard-Maillé

Certification 2015

Anne Swiderski

Artiste visuelle

Anne Swiderski

 «Quand je peins, je retourne à cette place intérieure d’intensité et de vibration et j’utilise la couleur, la forme et la texture comme danse visuelle pour exprimer la beauté et l’harmonie parfaite de ce qui m’entoure.» – Anne Swiderski

Montréalaise de naissance, c’est à Timmins qu’Anne a grandi à partir de l’âge de 3 ans. Ses années formatives dans le Nord de l’Ontario ont eu une influence sur son parcours artistique où la nature joue un rôle prédominant. Les échos de son enfance à Timmins et de ses étés passés à Kapuskasing font partie de ses racines humaines et artistiques…

Anne a fait ses études primaires aux écoles St-Alphonse et St-Charles à Timmins et ses études secondaires à l’école André Laurendeau à Vanier (Ottawa). Par la suite, elle a suivi des formations professionnelles en art au Collège Algonquin ainsi qu’à l’École d’art d’Ottawa auprès d’Yves M. Laroque, un artiste originaire du Nord de l’Ontario. Depuis, elle poursuit ses apprentissages incluant des cours de techniques mixtes ou de peinture acrylique auprès de peintres reconnus. Un séjour prolongé dans le sud de la France lui a permis d’observer et d’étudier l’influence du soleil sur la couleur, ce qui a influencé son utilisation des couleurs fortes dans son oeuvre.

La peinture est au cœur de la vie d’Anne depuis toujours, si bien qu’elle n’a pas de souvenir d’elle-même sans un pinceau à la main, un crayon ou une palette de couleurs ! Son parcours artistique lui a permis d’explorer plusieurs médias, y compris la peinture à l’huile, l’acrylique et la sculpture sur bois.

Anne S, toile

Toile : Deux soeurs 4 © Anne Swiderski

«Je me sens très près de la nature, mais pas comme quelque chose qui m’est externe. C’est plutôt un sentiment d’arriver chez-soi, de s’immerger dans l’énergie de la vie, et dans cette perfection vivante, je crée.»

Adepte du canot, elle voyage aux endroits sauvages du Canada pour les peindre — la baie Georgienne du lac Huron, le lac Supérieur, les Rocheuses, la région de l’Outaouais, le parc Algonquin et le Maine figurent parmi les endroits qui l’inspirent le plus.

Continuellement fascinée par l’aspect humain, Anne utilise les éléments de la nature pour explorer et élargir la perception que l’humain a de lui-même et de son intérieur.

Ainsi, dans l’univers d’Anne, les vibrations de l’âme vont à la rencontre des vibrations des couleurs, des textures et de la lumière… Son style est reconnu par l’utilisation de ses couleurs fortes et vibrantes, de ses formes, de ses coups de pinceaux  et de ses compositions puissantes.

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© Anne Swiderski, Une rivière de couleurs

Ses toiles ont été sélectionnées pour des expositions aux États-Unis, au Québec et en Ontario. Plusieurs de ses toiles se sont distinguées et ont remporté des prix ou des mentions honorables.

Réf. http://www.anneswiderski.com; textes de A. Swiderski

Doris Genest

Artiste peintre

Doris Genest

Doris Genest et sa toile Flamenka

« La joie d’être capable de parler avec mon pinceau, c’est très fort pour moi. Je veux que mes toiles dégagent une joie ». – Doris Genest http://dorisgenest.ca

Doris Genest est née à Val Gagné où elle a grandi dans son Nord natal avant de s’établir dans la région de l’Outaouais. Elle a fait ses études primaires aux écoles Immaculée-Conception (Val Gagné) et Ste-Jeanne-d’Arc (Iroquois Falls), et ses études secondaires à Iroquois Falls Secondary School.

Par la suite, elle a étudié en arts visuels au Collège Northern d’arts appliqués et de technologies et a suivi des formations auprès de son mentor, le peintre Clément Bérini de Timmins. Celui-ci fut pour Doris, non seulement un maître extraordinaire, mais également une source d’inspiration dans son cheminement artistique et humain.

Au cours de sa carrière, Doris a animé de nombreux ateliers d’art auprès des enfants et des adultes. Elle a également coordonné des projets en arts visuels dans les écoles francophones du Nord-Est ontarien. Elle poursuit toujours ses activités d’enseignement en offrant des cours de peinture à l’huile dans son studio à Gatineau.

Doris a participé à divers projets, dont «Artistes créateurs dans les écoles» et fut boursière du Conseil des Arts de l’Ontario. Elle expose ses œuvres en solo et en groupe depuis le début des années 80, principalement en Ontario et au Québec, mais aussi, et de plus en plus, sur la scène internationale. Elle participera au Carousel du Louvre à Paris, France, en octobre 2015.

Au cours de sa carrière artistique, Doris a touché à l’univers de la musique, de la poterie et fut également chanteuse et interprète de chansons françaises folkloriques au sein du groupe «La Parenté» au début des années 1990. Depuis une trentaine d’années, sa démarche artistique évolue et son medium de choix est devenu la peinture à l’huile, plus particulièrement les portraits de style figuratif.

Sous ses coups de pinceau, Doris unit une myriade de couleurs mystiques au sein d’une même toile pour créer des sentiments particuliers pour chacun de ses sujets. D’abord fascinée par les chevaux, Doris s’est ensuite intéressée aux visages des femmes. Ce qui l’attire dans ce trajet artistique, c’est son désir de peindre la bonté et la beauté qu’elle voit dans chaque visage. Pour Doris, chaque personne dévoile sa personnalité dans son visage et les yeux sont le regard de l’âme… La bonté humaine l’attire, l’interpelle, l’inspire.

En 2014, une de ses œuvres intitulée «Flamenka» (voir sa photo de profil en début de texte) a récolté la médaille d’argent lors de la 39e exposition internationale du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (CAPSQ) à Cangas en Espagne. Doris y a également reçu un diplôme d’honneur pour sa contribution à la promotion de l’art visuel du Canada sur la scène internationale.

Quelques mois plus tard, Doris obtenait un deuxième diplôme d’honneur et la médaille d’or à Rome en Italie pour sa toile «Gypsy Rose» (première toile à gauche, rangée du haut ci-dessous) lors de la 40e exposition internationale du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (CAPSQ).

«Sur la toile, c’est une femme au regard perçant dont les cheveux s’attachent dans un amalgame de couleurs qui retient notre attention. Elle est jeune, elle ne fait que commencer sa vie. Elle est naïve, pure», nous raconte l’artiste peintre dans La Revue de Gatineau (3 décembre 2014).

Toutes ses oeuvres originales sont accompagnées d’un certificat d’authenticité. Doris offre également des giclées (terme générique utilisé dans l’univers artistique pour définir la reproduction numérique de très haute définition et de très haute qualité de toiles originales). Toutes ses giclées sont offertes en tirage limité, numérotées et signées par Doris. Visitez le site web de l’artiste pour en apprendre davantage.

Doris a un calendrier bien rempli qui la fait voyager de salon en symposium, de concours en exposition. Elle exposera, entre autres, à la Galerie Eugène Racette au MIFO à Orléans du 1er décembre 2015 au 4 janvier 2016. Vous pouvez vous familiariser avec sa démarche artistique en écoutant la vidéo (7 min 42) au lien suivant:

Réf. site web de l’artiste (http://dorisgenest.ca); textes de D. Genest; article dans La Revue de Gatineau (2014).

Certification 2015