Émilie Charette

Athlète de compétition en arts martiaux, agente de changement pour la francophonie auprès des jeunes

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Émilie Charette au Championnat mondial de Kickboxing junior en Italie 2014, médaille d’argent !

« J’aime la discipline. J’aime aussi la sensation de prendre place sur le tapis de zone de combat. La sensation de monter dans l’arène est fantastique et incroyable !. La passion de mon sport, c’est un « rush » d’adrénaline ». — Émilie Charette

Étudiante en 12e année à l’école secondaire du Sacré-Cœur à Sudbury, Émilie a découvert très jeune l’univers des arts martiaux. En fait, son premier souvenir de compétition en arts martiaux remonte à l’âge de 4 ans !  C’est aux côtés de son père Yves Charette, lui-même adepte des arts martiaux depuis plus de 25 ans, qu’Émilie fut intiée à cette discipline.

L’entraînement fait partie du quotidien d’Émilie depuis déjà plus d’une douzaine d’années. L’athlète de compétition prend plaisir, non seulement aux défis physiques à relever auprès de ses adversaires, mais surtout, aux rencontres, à la camaraderie et aux amitiés qui se tissent dans ces hauts lieu d’athlétisme.

Émilie Charette

Médaille d’or ! Tournoi de judo à Sudbury

Que ce soit la lutte, le jiu-jitsu, le judo ou le kickboxing, Émilie se dédie à son sport et jouit déjà d’une notoriété dans son domaine.

Dans certaines des compétitions auxquelles elle participe, elle doit parfois relever le défi d’affronter des opposants masculins (par exemple, au NAGA en 2011). En 2012, alors âgée de 15 ans, Émilie a remporté la médaille d’or au Championnat provincial ontarien du Brazilian Jiu-jitsu (catégorie Teen Rooster Weight Division).

Lors du Toronto Pro SuperShow (la toute première compétition de Mixed Martial Arts (MMA) amateur  en Ontario, Émilie a été la première fille à participer aux évènements de compétition.

En 2012, elle fut également consacrée championne ontarienne au Championnat provincial de Kickboxing, et en 2013, elle fut couronnée championne nationale du CASK (Council of ammateur sport Kickboxing).

De plus, la jeune athlète a remporté l’argent aux jeux d’hiver de l’Ontario en Kickboxing trois fois (2010, 2012 et 2014) ! Elle a aussi participé au OFSAA (Ontario Federation of Schools Athletics Associations) où elle s’est classée 4e en lutte en 2013.

Médaille ÉmilieMais les honneurs ne s’arrêtent pas là ! En septembre 2014, Émilie a représenté le Canada au Championnat mondial junior de kickboxing en Italie. Elle y a d’ailleurs remporté une médaille d’argent ! Ce championnat rassemblait sous un même toit les meilleurs athlètes provenant de 60 différents pays.

Émilie Charette et père

Émilie Charette et son père Yves Charette, son entraîneur au Championnat mondial du Kickboxing en Italie, septembre 2014

En plus de ses responsabilités scolaires et athlétiques, Émile est une agente de changement pour la francophonie dans son milieu scolaire. Elle est la personne contact (PéCo)  pour la FESFO à son école et a participé deux fois au Stage franco-ontarien de formation en leadership par l’entremise de la FESFO, dont une fois à titre de participante en 2013 (avec grande distinction) et, une deuxième fois, dans un rôle d’animatrice jeunesse en 2014.

À ceux qui n’appuient pas l’idée d’une femme au combat en arts martiaux, surtout dans le domaine de la compétition, Émilie répond que « cela ne la dérange pas ». Pour elle, les arts martiaux représentent plus qu’une simple zone de combat — c’est un endroit où on apprend à affronter la vie dans son sens le plus large. Son père Yves précise que le combat féminin est plus technique que le combat masculin puisque les femmes compensent leur lacune en force physique par une technique plus articulée. Il appuie sa fille dans ses choix et ses objectifs, tant dans le domaine de la compétition que dans la vie.

Aujourd’hui, Émilie avance vers ses rêves et espère un jour devenir athlète professionnel au sein de la catégorie Mixed Martial Arts (MMA), une discipline de sport de combat dont les pratiquants maîtrisent et empruntent leurs techniques au judo, karaté, jiu-jitsu, boxe thaï, etc.

Elle poursuit présentement ses études au Collège Boréal où elle est la directrice de l’Association générale des étudiantes et étudiants du Collège. En 2016, Émilie a reçu le Prix Jeunesse du Club Richelieu international en reconnaissance de son leadership communautaire.

Voici un reportage de TFO 24.7 mettant en vedette Émilie Charette.

Vous pouvez également visionner son combat au Championnat du monde au chronomètre 3:26.

NOTE : Yves Charette, professeur au programme de Massothérapie au Collège Boréal depuis 1997, a été l’entraîneur de l’équipe nationale junior à la compétition World Association of Kickboxing Organizations (WAKO) de 2014 qui a eu lieu du 6 au 14 septembre 2014 en Italie. M. Charette, qui est ceinture noire au cinquième degré, a plus de 25 ans d’expérience dans le sport. Comme propriétaire d’un centre d’arts martiaux à Sudbury, il a entraîné une multitude d’athlètes locaux de tout âge, notamment sa fille Émilie, et l’amateur de l’UFC, Mitch Gagnon. http://www.boreal.ca

Réf. www.kisssudbury.com; www.thestar.com; www.cbc.ca (entrevue à Morning North); TFO 24.7; www.northernlife.ca

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Pierrette Carrière

Historienne, fondatrice d’un centre d’alphabétisation en Ontario français, militante pour l’apprentissage des adultes en français et l’avancement des femmes en education

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Photo : avec l’autorisation de Pierrette Carrière

« J’ai continué de me conscientiser à l’histoire du français au Canada et en France à l’École internationale de Bordeaux qui commençait à s’intéresser aux « ex-colonies » et leurs « accents d’Amérique ». Je me suis emballée pour la cause».

— Pierrette Carrière

Née à Sturgeon Falls en 1948, Pierrette a fait ses études secondaires au couvent Notre-Dame-de-Lourdes de 1963 à 1967 et, par la suite, fit sa 13e année au Sturgeon High School (1967-68).

C’est à ce moment que Pierrette a cotôyé l’entourage intime du créateur visionnaire franco-ontarien André Paiement, auprès duquel elle a vécu une première prise de conscience quant à la cause canadienne-française artistique et sociale.

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Collection Gaston Tremblay

Après ses études secondaires, Pierrette a fréquenté l’Université d’Ottawa d’où elle est diplômée avec maîtrise en Études anciennes et spécialisation en archéologie classique. À cette époque, elle a fait partie du premier groupe d’étudiants canadiens français en archéologie, qui avaient été choisis par l’Université Laval pour faire un stage pratique à Pompéi et Herculanum près de Naples en Italie.

En 1974, Pierrette a été embauchée par le Collège Algonquin à Ottawa pour enseigner des cours d’histoire au sein d’un nouveau programme d’enseignement destiné aux adultes. Au contact de ses étudiants et étudiantes, elle a pris conscience des embûches causées par l’analphabétisme fonctionnel chez les Canadiens français du Québec et des autres provinces canadiennes.

Tout en maintenant sa charge d’enseignement au Collège Algonquin, Pierrette a suivi des formations en alphabétisation au Québec, dans les centres alpha à Montréal et auprès des écoles dans la région d’Ottawa-Hull. Elle poursuivit ses études à l’Université de Montréal où elle a obtenu une maîtrise en andragogie (M.Ed.) en 1988. Avec ses étudiants et des membres dévoués des deux rives de l’Outaouais, Pierrette a réussi à fonder le premier centre d’alphabétisation unilingue francophone en Ontario, La Magie des Lettres à Ottawa.

Pendant 30 ans, l’oeuvre professionnelle de Pierrette a été de faire avancer l’éducation et l’alphabétisation en français. Elle a créé du matériel andragogique en utilisant la technique de l’histoire-photos, une technique qui avait fait ses preuves en Amérique du Sud auprès des femmes pauvres violentées. Pierrette a adapté cette technique auprès des étudiants et étudiantes du niveau II en recyclage académique au Collège Algonquin et les apprenantes et apprenants à La Magie des Lettres.

Pierrette a également été profondément engagée dans la cause des femmes et de leur avancement en éducation. Elle a signé de nombreux articles dont des textes publiés dans la revue Women’s Education des Femmes. Elle a aussi été membre de C.C.L.O.W. (Canadian Committee On Learning Opportunities for Women).

Au cours de sa carrière, Pierrette a siégé à divers comités et conseils d’administration, notamment au sein d’Action-Éducation-Femmes (AEF) où elle a laissé sa marque. L’AEF est un organisme dont le mandat était d’assurer la promotion de l’éducation des femmes francophones et anglophones à travers le Canada. L’organisme visait, entre autres, à aider les femmes à mieux se réseauter afin d’augmenter leurs chances de réussite.

Maintenant à la retraite de l’enseignement et de la gestion éducative, Pierrette ne dépose pas son stylo pour autant. Au contraire ! Elle poursuit sa démarche d’écriture et de « la force des mots » en Ontario français en abordant, cette fois, la rédaction de l’histoire spirituelle de l’Ordre de Jacques-Cartier, une société initiatique secrète entièrement dévouée à la protection de la culture canadienne française dans l’ensemble du Canada de 1926 à 1965.

Pierrette a toujours mis en pratique le travail collaboratif en Ontario français et se considère comme étant une fière héritière de l’Ordre de Jacques-Cartier, surtout que cette société s’est spécialisée dans l’art du réseautage. Ses recherches actuelles et ses réflexions personnelles sur l’Ordre de Jacques-Cartier touchent non seulement sa tête d’auteure, mais aussi son âme francophone et son coeur de bâtisseuse…

Réf.  http://bv.cdeacf.ca/CF_PDF/1989_09_PD103_1986OCT.pdf; textes de Pierrette Carrière

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