Carmen (Prévost) Vierula

Comptable en chef, vérificateur au service d’évaluation et d’audit des Nations-Unies à New York, militante pour l’éducation des enfants et les droits des femmes, bénévole

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Photo : Carmen Vierula, Fin de semaine des courses, Ottawa 2014

Dès son jeune âge, Carmen a appris de ses parents l’importance de l’éducation, de toujours faire son travail de son mieux et avec fierté, et de contribuer au bien-être de sa communauté.

Fille aînée de Doris Prévost, mineur et Hélène Bourré, elle a grandi sur la rue Norman à Dowling avec sa soeur Carole au coeur d’une grande et chaleureuse parenté francophone dans la région de Sudbury.

Carmen est diplômée de l’École secondaire Rayside et de l’Université Laurentienne où elle a obtenu un Baccalauréat en commerce en 1981.

Enfant, sa mère lui a montré à compter avec des pièces de monnaie sur la table de la cuisine. Ces leçons sur un coin de table lui ont bien servi puisque Carmen œuvre maintenant à l’Organisation des Nations Unies où elle est responsable des services de vérification à New York. Elle dirige l’évaluation de l’efficacité des processus de gestion du risque, de contrôle et de gouvernance qui concernent le siège de l’ONU, les opérations sur le terrain pour les commissions économiques et le Bureau des Nations Unies pour la coordination des Affaires humanitaires, le plan-cadre d’équipement et la caisse de retraite.

Depuis près de trois décennies, Carmen acquiert des expertises en finance, en exploitation, en vérification des technologies de l’information et en services consultatifs dans les secteurs public et privé. Elle a œuvré pendant 16 ans dans des fonctions de direction stratégique en vérification interne dans le milieu des banques centrales et de l’enseignement supérieur, et pendant 11 ans, à titre d’experte comptable dans des cabinets de comptables agréés à Calgary, à Guelph et à Ottawa. Elle a aussi enseigné le français au primaire et à l’université de Hammenlina en Finlande pendant une année.

Sa passion pour le service communautaire a connu ses débuts lorsqu’elle est devenue membre de la Coopérative Carrousel pour parents et enfants francophones à Ottawa. Carmen et son conjoint John Vierula étaient ravis de trouver un milieu culturel francophone pour appuyer l’épanouissement de leurs deux enfants. Elle s’est joint au comité d’administration du Carrousel et y a suivi une formation fournie par Centraide afin de comprendre le rôle et les responsabilités des membres bénévoles. Par la suite, elle s’est engagée auprès du conseil de la garderie scolaire, La Clémentine, et le conseil scolaire catholique de l’est de l’Ontario.

Carmen a servi au conseil d’administration bénévole du regroupement des femmes d’Ottawa en tant que trésorière et de MATCH International (organisation à but non lucratif visant à développer le leadership des femmes du sud global). En plus, elle a été membre du comité de vérification de la caisse populaire des femmes d’Ottawa.

Elle a également présidé les comités de vérification et d’administration du conseil d’administration des Services de santé Royal Ottawa (de 2002 à 2007). Elle a participé aux activités d’autres organismes bénévoles, dont Centraide et la Fondation de recherche de l’Institut des vérificateurs internes. Carmen est devenue membre du Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa en 2004 jusqu’en 2013. Avant d’assumer le rôle de vice-présidente du Bureau de 2010 à 2012, elle a été présidente du Comité de vérification.

Carmen va bientôt se joindre à ses collègues de la Banque du Canada à Ottawa dans un nouveau rôle, celui de chef des finances et comptable en chef. Entre-temps, elle a couru son 8e marathon à Ottawa en mai 2014…et prépare déjà son 9e !

NDLR : Je remercie chaleureusement Madame Raymonde Gaudette d’avoir proposé le nom de Carmen Prévost Vierula pour un profil sur les Elles du Nord, et d’avoir fait les démarches nécessaires pour me mettre en contact avec elle.

Références :  uottawa.ca; texte de C. Vierula

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Suzanne F. Charron

Enseignante, agente de communication, gestionnaire, bénévole, auteure

Suzanne-F.Charron

Photographe : Rachelle Bergeron. Avec l’autorisation des Éditions Prise de parole.

« Suzanne F. Charron a de toute évidence développé une vraie passion pour le personnage [Joe LaFlamme, l’indomptable dompteur de loups]. Passion dont on peut sentir le courant traverser les 250 pages du livre. Abondamment illustré, celui-ci se dévore comme un roman. » — La Presse, 16 décembre 2013

Suzanne F. Charron - 8e année 001

Suzanne F. Charron, 1964-65, 8e année

Née à Sturgeon Falls, Suzanne vit présentement dans le Grand Sudbury avec son conjoint. Enfant, elle a fréquenté l’école primaire Saint-Joseph. Par la suite, elle a fait ses études secondaires au couvent Notre-Dame-de-Lourdes et à l’école secondaire Sturgeon Falls High School. En 1970, Suzanne s’est dirigée vers une formation en enseignement à l’École normale de l’Université Laurentienne.

En début de carrière, elle a enseigné au niveau élémentaire et a également mis sur pied la classe de la prématernelle ainsi que la bibliothèque scolaire à Gogama. En 1984, elle a été la première journaliste de l’ancien journal La Boîte à Nouvelles de Cochrane/Iroquois Falls.

En plus d’enseigner et de s’occuper de ses deux enfants, Suzanne a acquis une vaste expérience en communication écrite et orale tout au long de sa carrière. Elle a été gestionnaire de projets pour divers organismes sudburois et a occupé des postes administratifs à la radio de Radio-Canada à Sudbury. Elle a également été secrétaire de direction au bureau sudburois de l’Ontario Institute for Studies in Education (OISE) où elle a contribué à l’établissement du bureau provincial francophone.

Pendant les années 90, Suzanne a travaillé au sein de deux ministères ontariens dans leurs bureaux de Sudbury. D’abord au ministère du Développement du Nord et des Mines où elle œuvré à titre de commis aux informations et premier contact du public pour l’ensemble du Ministère. Elle fut rapidement promue au poste d’agente d’information bilingue dont la fonction principale était la rédaction d’articles, de communiqués de presse et de discours pour la ministre.

Au ministère de la Santé, de 1994 à 1999, elle a été la première et la seule communicatrice en région (qui n’était pas sur les lieux à Queen’s Park). Elle s’occupait, entre autres, de la coordination des communications, des relations avec le public et les médias, de l’organisation et de la coordination des conférences de presse. De plus, pendant cinq ans, elle a coordonné la tournée annuelle de recrutement des professionnels de la santé.

En 2000, Suzanne a oeuvré au sein du Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario à North Bay  où elle a joué un rôle clé dans l’établissement de l’identité visuelle du Conseil à travers le Nord-est ontarien.

Entre 1990 et 2005, Suzanne a entrepris des études de baccalauréat, d’abord en études françaises à l’Université Laurentienne, ensuite en sciences du langage à l’Université du Québec à Montréal. Ses aires de spécialisation sont la linguistique, la grammaire appliquée et l’histoire. Durant cette période, elle a oeuvré dans le domaine de la francisation de la population immigrante au Collège Montmorency à Laval. À son retour en Ontario en 2007, Suzanne a obtenu le poste de rédactrice francophone en communications à l’Université Laurentienne.

En 2013, l’historienne a pris les devants et Suzanne publie alors son premier ouvrage — une biographie présentant la vie d’un personnage légendaire du Nord ontarien — Joe LaFlamme (1889-1965). Natif du Québec, le célèbre dompteur de loups a vécu une bonne partie de sa vie dans le Nord de l’Ontario à Gogama. En vue de la rédaction de cette biographie, sa recherche exhaustive a inclus la recension de nombreux articles sur Joe LaFlamme dans des journaux, des magazines et des livres provenant des quatre coins du continent nord-américain, ce qui démontre l’étendue de la popularité du personnage à cette époque. « J’ai interrogé beaucoup, beaucoup de personnes pour mon livre […] J’ai pu recueillir les anecdotes des gens qui ont personnellement connu Joe LaFlamme».

Joe LaFlammeSuzanne a publié son livre en français sous le titre Joe LaFlamme : L’indomptable dompteur de loups (Prise de parole) et aussi en anglais sous le titre Wolf Man Joe LaFlamme: Tamer Untamed (Scrivener Press). Cet homme doué pour la communication avec les animaux sauvages a incarné l’esprit de toute une époque, au moment où le Nord était synonyme de liberté et d’aventure. Wolfman

Suzanne partage présentement son temps entre la promotion de ses deux livres et la rédaction d’un autre ouvrage. Malgré un horaire chargé, elle s’est toujours impliquée dans des causes bénévoles qui lui tiennent à cœur en siégeant à divers conseils d’administration et comités directeurs. Elle a aussi participé au jury ontarien de sélection du Prix des lecteurs Radio-Canada 2001. Elle est aujourd’hui membre du Club Richelieu Féminin de Sudbury.

Réf. prisedeparole.ca; westnipissing.com; scrivenerpress.com; textes de S. F. Charron

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Lise Charron

Militante pour les familles des soldats canadiens, entrepreneure, animatrice d’ateliers en croissance personnelle, intervenante auprès de la jeunesse en difficulté, bénévole d’exception

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Lise Charron, lors du dévoilement de la plaque dédiée aux Soldats du Suicide au cimetière Beechwood, le 15 septembre 2013. Photo : Brian Long

« Grâce à la famille de Jack Bouthillier, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres familles endeuillées, j’ai aussi rencontré des militaires actifs et j’ai assisté à une foule incroyable d’événements commémoratifs. C’est toute ces petites choses-là qui m’ont amené aujourd’hui à ce que je fais. Je leur dis merci de m’avoir autant inspirée ».

— Lise Charron, dans le journal Le Nord, novembre 2013

Née à St-Vital de Clermont en Abitibi en 1958, Lise a grandi à Hearst à partir de l’âge de 9 ans. Suite à ses études secondaires, elle a œuvré pendant 5 ans à l’école catholique Pavillon Notre Dame à Hearst, d’abord au sein du service de garde d’enfants, et par la suite, à titre d’intervenante auprès des enfants en difficulté (1982-87).

En 1987, Lise est déménagée à Thunder Bay où elle s’est impliquée dans divers secteurs, dont le Club canadien français à titre de coordonnatrice d’activités et de présidente, et aussi, au sein du service de garde à l’école catholique Franco-Supérieur à Thunder Bay. Motocycliste passionnée, elle a été active au chapitre Harley Owners Group en tant qu’édidtrice du H.O.G. (Harley Owners Group) pendant 2 ans et secrétaire pendant quelques mois.

Mais c’est à l’été 2009 que sa réelle mission de vie s’est révélée — le soutien aux parents des militaires canadiens, et plus particulièrement, aux familles des Soldats* suicidés. Suite au contact avec la famille de Jack Bouthillier, un jeune Soldat natif de Hearst qui a combattu en Afghanistan, Lise a été profondément touchée par la détresse des parents qui perdent « un des leurs qui a servi notre pays ». Tristement, Jack Bouthillier, celui qui était affectueusement connu sous le nom de Bouts, a perdu la vie en Afghanistan alors qu’il était âgé d’à peine 20 ans en 2009. Face à cette tragédie humaine, Lise a décidé de s’engager dans la cause de la reconnaissance du sacrifice des troupes canadiennes.

Inspirée par Raynald et Elaine Bouthillier, les parents de Jack, Lise a mis sur pied un premier projet en 2009 — RIDE EN ROUGE, où elle encourageait les gens à « porter du rouge les vendredis » en guise de symbole de soutien aux troupes. Lise a d’ailleurs participé à l’organisation du premier « Red Friday Ride » à Thunder Bay en septembre 2009.

Suivirent plusieurs projets dont le Projet S.O.S. Honour Our Canadian Soldiers (Honorons nos Soldats canadiens) qui poursuit le fil conducteur de l’œuvre bénévole de Lise envers les familles des Soldats canadiens. Peu importe le projet ou le contexte, l’objectif de Lise demeure toujours le même — réunir les différents organismes qui oeuvrent continuellement au soutien des familles dont un membre fait partie des Forces canadiennes, et offrir un appui chaleureux et compatissant aux familles, surtout lorsqu’il y a eu un suicide d’un Soldat. « Mon but à moi, ce n’est pas de critiquer ou d’essayer de changer l’armée, mais d’aider les familles touchées à briser le tabou, à en parler et à donner à ces Soldats, qui se sont enlevé la vie pour peu importe la raison, que ce soit avant les combats ou encore après leur retour dans la vie civile, la reconnaissance qu’ils méritent », Lise Charron, citée dans le journal Le Nord, novembre 2013.

Par l’entremise d’une variété d’activités depuis 2009, Lise multiplie ses efforts de sensibilitsation pour honorer la mémoire des Soldats. Elle a entrepris des levées de fonds pour des projets de reconnaissance envers les membres militaires, en plus d’administrer des sites web, blogues et pages Facebook dédiés à la cause de la reconnaissance des Soldats et à l’honneur de leur mémoire. Lise effectue à l’occasion des recherches pour venir en aide aux familles et organise ou participe à des activités commémoratives, dont les cérémonies aux chandelles célébrées le 21 février de chaque année.

Si les familles endeuillées le demandent, elle prépare des montages souvenir et remet des épinglettes aux parents éprouvés par le deuil. En 2013, elle a coordonné la dédicace d’une plaque et d’un arbre en souvenir des Soldats du Suicide au cimetière militaire national Beechwood à Ottawa.

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La cérémonie de dédicace (arbre et plaque) aux Soldats du Suicide a eu lieu au cimetière national militaire Beechwood, le 15 septembre 2013  à Ottawa. Photo : Guy Théroux

Depuis 2011, Lise coordonne également un groupe bilingue sur Facebook intitulé « Nous nous souvenons d’eux ». Elle y publie les anniversaires de décès des Soldats et leurs photos. En collaboration avec les familles de la Croix d’Argent, elle a dédié le 21 février comme étant la journée dédiée aux Soldats du Suicide.

Pour Lise, aider l’autre à vivre à travers son deuil ou son épreuve est une mission sans compromis, un cri du coeur, une raison d’être. Elle a d’ailleurs reçu la médaille du Jubilée de diamant de la Reine Elizabeth II en 2012 soulignant son engagement bénévole envers les militaires canadiens, ainsi que la plaque de la Légion canadienne royale à Loretteville QC pour son dévouement lors de la campagne de coquelicots 2012. Lise a également été nominée pour son travail de bénévole auprès des familles militaires par le Women’s Leadership Conference dans la catégorie « A Bold Vision ».

*Dans ce texte, le mot Soldat prend la lettre S majuscule. C’est un moyen pour Lise de rendre hommage aux troupes canadiennes. 

Références : Le Journal Le Nord (Semaine du souvenir, novembre 2013); honoronsnossoldatscanadiens.com; www.lisecharron.com; lapelpins-boutique.blogspot.ca; soldiersofsuicide.com; textes de L. Charron.