Lorraine Cantin

Enseignante, visionnaire pour l’éducation des sciences dans le Nord de l’Ontario et l’apprentissage du français langue seconde auprès des adultes, bénévole

Lorraine Cantin

(Photo : Timmins and District Hospital Foundation)

Lorraine est née et a grandi à Timmins où elle a fait ses études secondaires au Collège Notre-Dame.

Par la suite, elle a obtenu un brevet en enseignement de l’École normale de l’Université d’Ottawa en 1963.

Entre 1967 et 1992, Lorraine s’est qualifiée dans plusieurs secteurs d’éducation dont l’orientation, la science, le bilinguisme, l’ordinateur en salle de classe et le renouveau dans l’enseignement des mathématiques.

Lorraine a également complété un baccalauréat à l’Université Laurentienne en sciences religieuses et géographie en 1976, et a obtenu son B. Ed. en 1985 de la même université.

En début de carrière, elle a enseigné à l’école St-Charles (1963-1967) et à l’école St-Gérard (1969-1978) à Timmins. Elle a également œuvré à titre de conseillère pédagogique (1984-1988) et directrice d’école à l’école St-Jérome (1999) et l’école St-Patrick (2000).

Avant de prendre sa retraite de l’enseignement, Lorraine a été très active au sein de l’AEFO. Elle a aussi été directrice et coordinatrice d’un Réseau de formation pour l’Ontario nord, et professeure à la faculté d’éducation de l’Université Laurentienne à Sudbury.

Elle a été récipiendaire de la plaque de l’AEFO pour la plus haute distinction d’excellence dans la profession.

Femme d’engagement, Lorraine a une passion pour les sciences qu’elle communique avec enthousiasme depuis des décennies aux jeunes et à la communauté entière de Timmins et du Nord de l’Ontario.

Elle a, entre autres, occupé le poste de coprésidente de l’Expo-sciences locales et régionales de Timmins pendant douze ans. Elle siège également au conseil d’administration de Youth Science Ontario.

Lorraine a été coprésidente de l’Expo-sciences pancanadienne en 1998, et est présentement vice-présidente de Science Timmins.

Elle est impliquée de près dans le projet régional d’un Village de sciences mené par Science Timmins.  Le Village vise à offrir des activités informelles d’apprentissage par des activités pratiques pour permettre aux gens de tous les âges d’avoir un coup de cœur pour les sciences !

Lorraine a aussi une longue histoire d’implication communautaire incluant, entre autres,  la Fondation de l’Hôpital de Timmins et du district, le patinage artistique, les prélèvements de fonds pour les Expo-sciences et les services de santé, l’action politique locale et la lithurgie paroissiale.

En partenariat avec son conjoint Antoine Garwah, elle a mis sur pied une entreprise de consultation. Leur entreprise, Apprentissage Nova Learning coordonne, entre autres, la traduction et la mise en oeuvre de logiciels de sciences, en plus de développer et offrir des cours de conversation française à la communauté anglophone.

Références : scitechontario.org; sciencetimmins.com; youthscienceontario.ca; textes de L. Cantin

Certification 2013

Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge

Marcheuses à l'étoile

Auteure, Sr Claire Tremblay, s.a.s.v.

DEVISE DES SOEURS DE L’ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE

«Avec Marie, tout miser sur Dieu pour révéler l’amour, dans l’éducation».

La Congrégation des Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge (S.A.S.V.) est une congrégation d’origine canadienne, fondée à St-Grégoire de Nicolet au Québec  en septembre 1853.

La Congrégation a exercé sa mission éducative dans douze diocèses du Québec, en plus de s’ouvrir aux appels venant de l’Ontario, de l’Alberta, des États-Unis, du Japon, du Brésil, de l’Équateur, de la Nouvelle-Calédonie, de l’Afrique, d’Haïti…

Depuis leur fondation, les Sœurs ont servi, entre autres, dans des écoles bilingues, des écoles normales, des instituts familiaux, des écoles de musique et de diction, des collèges classiques, des oeuvres catéchétiques, des studios d’arts visuels, des ateliers de tapisserie, des maisons d’accueil pour jeunes filles, ainsi qu’en pastorale paroissiale.

Sentant l’appel pour les milieux ruraux, les minorités culturelles et les régions éloignées des grands centres, les Sœurs de l’Assomption se sont implantées en terre nord-ontarienne à partir de 1910. Elles avaient à coeur l’éducation en français des enfants catholiques, l’aide aux démunis et le travail auprès des jeunes filles et des femmes.

Quelques jalons de leur présence dans le Nord de l’Ontario :

  • Cochrane, 1922-1938, école St-Joseph et pensionnat pour filles au niveau primaire
  • Cochrane, 1942-1957, nouveau pensionnat pour filles, 9e et 10e année
  • Hearst, 1941, remplacement des Sœurs Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours au pensionnat-orphelinat et à l’école Ste-Thérèse
  • Hearst, 1956-1968, Académie Saint-Joseph
  • Mattice, 1952, école St-François-Xavier, puis l’école St-Joseph jusqu’en 1982
  • St-Pie X, 1982-1985, fondation du Foyer Assomption
  • Chapleau, 1978-1993, travail pastoral, enseignement de la catéchèse, remplacement des Sœurs de Sainte-Marie de Namur
  • Hornepayne, 1995, Sr Alice Laurin devient animatrice de paroisse

À partir des années 70, la situation scolaire en Ontario a subi de grands changements et les Sœurs s’investissent alors de moins en moins dans les écoles et davantage dans la pastorale.

103 ANS DE PRÉSENCE EN ONTARIO FRANÇAIS !

Lieux et années d’insertion par ordre chronologique des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge dans le Nord de l’Ontario :

  • Haileybury, depuis 1910
  • Cochrane, depuis 1914
  • Timmins, de 1918 à 1997
  • North Bay, depuis 1920
  • North Cobalt, de 1922 à 1943
  • New Liskeard, depuis 1922
  • Earlton, depuis 1927
  • Cobalt, de 1928 à 1989
  • Kirkland Lake, de 1931 à 1985
  • Ottawa, depuis 1931
  • Belle-Vallée, de 1935 à 1968
  • Chiswick, de 1936 à1967
  • St-Charles, de 1938 à 1975
  • Warren, de 1939 à 1989
  • Hearst, depuis 1941
  • Val Gagné, de 1941 à 1984
  • Corbeil, de 1942 à 1952
  • Iroquois Falls, de 1945-1968
  • Mattice, de 1952 à 1982
  • Ramore, de 1956 à 1994
  • Belleterre, de 1974 à 1980
  • Larder Lake, de 1979 à 1989
  • Matheson, depuis 1983
  • Dubreuilville, depuis 1987
  • Sudbury, depuis 1990

Note historique : La Congrégation a été cofondée par l’abbé Jean Harper et le prêtre Calixte Marquis, en collaboration avec quatre jeunes filles du village de St-Grégoire : Léocadie Bourgeois, Julie Héon, Mathilde Leduc et Hedwidge Buisson.

Références : texte de Sr Agathe Brochu SASV, 1996 (hearstdiocese.com); livre Marcheuses à l’étoile : les Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en Ontario, 1910-1997  de Sr Claire Tremblay SASV, 1999; sasv,ca;biographi.ca

Certification 2013

Charlotte L’Écuyer

Politicienne, travailleuse sociale

Charlotte L'Écuyer

(Photo : avec l’autorisation de Charlotte L’Écuyer)

«[…] on est dans une société d’abondance, on ne sait pas c’est quoi la pauvreté. Si t’enlèves la pauvreté, t’enlèves la violence, dont la violence faite aux femmes».

— Charlotte L’Écuyer, info07.com, 2008

Née à Smooth Rock Falls en 1943, Charlotte a fait ses études de baccalauréat en travail social à l’Université du Québec à Hull en 1980 (maintenant connue sous le nom d’Université du Québec en Outaouais).

Elle a également obtenu une maîtrise en travail social à l’Université de Sherbrooke en 1984.

Charlotte habite au Québec dans la région de Pontiac où elle a œuvré pendant près de trois décennies dans le secteur des services sociaux en Outaouais.

De 1986 à 1995, elle a été directrice du CLSC du Pontiac, et par la suite, directrice du Centre de santé du Pontiac pendant 8 ans (1995-2003).

Parmi ses nombreuses fonctions, elle a siégé à plusieurs conseils et associations dont, entre autres, le Centre local de développement de la MRC du Pontiac et le comité de priorités santé pour la région de l’Outaouais.

Charlotte est également membre fondatrice de la Corporation des approvisionnements pour les établissements de santé et services sociaux pour la région de l’Outaouais (1994), et a été présidente de la Table de concertation des établissements de santé du Pontiac de 1992 à 1995.

À partir de 2003, Charlotte a représenté la région du Pontiac à titre de députée pour le parti libéral à l’Assemblée nationale du Québec.

Au cours de sa carrière politique, elle a occupé plusieurs postes et fonctions, dont adjointe parlementaire au ministre de la Santé et des Services sociaux, vice-présidente de la Commission de l’aménagement du territoire,  et adjointe parlementaire au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

À titre de représentante de la section du Québec, Charlotte a été élue présidente, de 2006 à 2008, et vice-présidente, depuis 2011, du Comité directeur de la Région canadienne du Réseau des Femmes parlementaires du Commonwealth (Association parlementaire du Commonwealth). Elle est également membre de la section du Québec de la Confédération parlementaire des Amériques (COPA).

Elle fut réélue pour un deuxième mandat en 2008 au cours duquel elle a été nommée vice-présidente de la Commission des transports et de l’environnement, et membre de la Commission spéciale sur la question du droit de mourir dans la dignité.

Charlotte fut réélue députée pour un troisième mandat en 2012. Elle a été porte-parole de l’opposition officielle pour le Curateur public et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’indemnisation des victimes d’actes criminels. Elle a pris sa retraite de la vie politique en 2014.

Références : plq.org; assnat.qc.ca; texte de C. L’Écuyer

Certification 2013

 

Claudette Gleeson

Entrepreneure, militante pour les services en français, la culture, la santé et l’éducation dans le Nord-Ouest ontarien, bénévole

Claudette Gleeson

(Photo : courtoisie de Claudette Gleeson)

« Je suis fière de pouvoir travailler pour aider la communauté francophone à se mobiliser afin d’améliorer l’offre de services en français pour la population de Thunder Bay et de la région. » — Claudette Gleeson, dans  Nouvelles. AFNOO, 14 mars 2011

Claudette est née à North Bay en 1958. Elle habite Thunder Bay depuis 1988.

Elle a terminé des études en 1982 et œuvre depuis de nombreuses années comme femme d’affaires dans la région de Thunder Bay. Elle est planificatrice financière certifiée depuis 1998.

Pendant près d’une quinzaine d’années, Claudette a offert des services de gestion et de planification financière dans la région de Thunder Bay. Son succès en entreprise lui a valu le prix « Francophone Entrepreneur » de l’année en 2011 — un prix remis par le Centre PARO pour les femmes en entreprise.

Depuis plusieurs décennies, Claudette renouvèle son engagement pour soutenir le développement des services en français dans le Nord-Ouest de l’Ontario.

Parmi ses nombreux engagements envers la communauté, Claudette a été présidente de l’Accueil francophone de Thunder Bay en 1996. L’Accueil est un organisme à but non lucratif qui facilite l’accessibilité aux services de santé en mettant l’accent sur l’interprétation, les services de soutien, la représentation et les projets.

Elle a également été présidente du Regroupement des organismes francophones de Thunder Bay (ROFTB Inc.) de 2006 à 2009. Cette Coopérative, créée en 1998, regroupe les organismes francophones de Thunder Bay sous un même toit.

En 2011, Claudette a été élue vice-présidente du Conseil scolaire du district catholique des Aurores boréales. Elle siège également à titre de vice-présidente du Groupe consultatif francophone de l’École de médecine du Nord de l’Ontario.

Depuis 2011, Claudette coordonne le projet « Centre francophone multiservices » pour le compte de la Coopérative du Regroupement des organismes francophones de Thunder Bay (ROFTB Inc.). Ce projet, présentement en recherche de fonds capitaux pour la construction, a aussi donné naissance au projet de la Résidence coopérative Baie du Tonnerre, une coopérative d’habitation pour les ainés a faible et moyen revenu.

Depuis 2012, Claudette est membre du conseil d’administration de l’Association des francophones du Nord-Ouest de l’Ontario (AFNOO) dont elle a été élue vice-présidente  en 2012.

Elle est également la fondatrice et présidente du Franco-Festival à Thunder Bay, éditions 2007, 2010 et 2012.

En reconnaissance de ses services exemplaires à la francophonie, Claudette a été adoubée membre de la Compagnie des Cent-Associés francophones en 2010. La Compagnie des Cent-Associés francophones rend ainsi hommage aux défenseurs de la francophonie en Amérique du Nord, et plus particulièrement en territoire canadien.

Références : afnoo.org; francofestival.com; enterprisingwomen.ca; lacitec.on.ca  accueilfrancophone.com;centrefranco.ca

Certification 2013

Enseignantes des soeurs Dionne

À Corbeil en Ontario, cinq petites filles à l’école privée Dionne…

Marcheuses à l'étoile« Aussi loin que je m’éloigne, les religieuses représentent des « paratonnerres », qui me préservent des influences nocives des alentours… Leur formation spirituelle fait naître la joie, la paix, parfois la compréhension… »

— Cécile Dionne, citée dans le livre Marcheuses à l’étoile, écrit par Claire Tremblay, S.A.S.V. (1999)

Les jumelles Dionne sont nées à Corbeil le 28 mai 1934. Leurs parents Oliva Dionne et Elzire Legros avaient déjà 5 enfants au moment de la naissance des jumelles. La possibilité d’une naissance réussie de quintuplées était de un sur 57 millions à l’époque! Personne ne savait si elles allaient survivre…

Madame LegrosDeux sage-femmes, Madame Legros et Madame Lebel, ont accouché les deux premières jumelles, et le Dr Alan Roy Dafoe a accouché les trois dernières filles.

Alors qu’elles étaient encore des bébés d’à peine 2 mois, le gouvernement ontarien les a enlevées à leurs parents pour les prendre sous sa tutelle. On les a alors surnommées les « pupilles du Roi George V ».

Le premier ministre Mitchell Hepburn, nouvellement élu à l’époque et en poste jusqu’en 1942, les a confiées au Dr Dafoe — leur tuteur et médecin.

Pendant près de dix ans, le gouvernement a tiré profit des jumelles Dionne en permettant à la population de payer pour venir « admirer » les quintuplées, qui ont été élevées dans un milieu fort irrégulier — un vase clos sous forme d’un petit hôpital clôturé, gardé par des policiers.

En 1938, la pouponnière des sœurs Dionne fut transformée en école privée, une sorte de laboratoire de pédagogie et de psychologie expérimentale. Les jumelles n’ont pas pu faire l’expérience d’un milieu scolaire régulier comme les autres enfants de leur âge.

Cependant, avec l’appui de l’Association canadienne-française d’éducation de l’Ontario, les parents des jumelles ont réussi à assurer une éducation française et catholique à leurs filles. Contre vents et marées…

La première enseignante des sœurs Dionne a été Gaëtane Vézina, native de Buckingham, qui avait enseigné à Sudbury dans les années 20. Elle était l’une des premières diplômées de l’École de pédagogie de l’Université d’Ottawa. L’embauche d’une enseignante francophone a été perçue comme étant « un pas décisif dans la francisation de la pouponnière ».

L’enseignante Vézina fut congédiée par M. Dionne en 1942, lorsque le couple Dionne a regagné la tutelle de leurs enfants.Vous pouvez lire le profil de Gaëtane Vézina sur ce blogue.

À partir de 1942, sous le regard constant du public, des médias et du couple  Dionne, ce sont  les Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge qui ont pris la relève de l’éducation d’Annette, Yvonne, Cécile, Émilie et Marie.

En 1947-48, les Sœurs ont également accueilli d’autres enfants à l’école privée Dionne. Huit jeunes filles ont côtoyé les jumelles de près puisqu’elles habitaient à même l’école dont le 2e étage avait été transformé en pensionnat.

Malgré le retrait de la tutelle gouvernementale, la situation de la famille Dionne est demeurée complexe et perturbée, le climat familial tendu, voire volatile. Ainsi, l’insertion des Sœurs de l’Assomption dans la vie et l’éducation des soeurs Dionne ne s’est pas faite sans remous.

Néanmoins, les Sœurs ont veillé à l’éducation et au bien-être des jumelles jusqu’en 1952. La prise en charge de l’éducation des jumelles Dionne est devenue, à l’époque, un modèle canadien-français d’éducation catholique. 

Par la suite, les jumelles ont étudié à l’Institut familial de Nicolet afin d’entreprendre des études en Art domestique. Cet Institut a été fondé par les Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en 1930, et a fermé ses portes en 1965.

Note historique : Les huit jeunes filles qui ont étudié avec les sœurs Dionne provenaient de l’Ontario français et du Québec. Elles étaient Jacqueline Giroux, de River Valley; Geneviève Provost, de Lac-Mégantic; Marielle Rousseau, de Nicolet; Dolorès Cahill, de La Passe; Jeannine Boivin, de Bonfield; Carmelle Bergeron, de Fauquier; Cécile Allard, de Drummond; et Yvonne Morrisson, de Kirkland Lake.

Références : Livre : Marcheuses à l’étoile : les Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge en Ontario, 1910-1997 (C. Tremblay, SASV); crccf.uottawa.ca; radio-canada.ca (vidéo d’archives sur YouTube); lapresse.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Nicole Gravelle

Enseignante, mentor, visionnaire pour l’éducation, militante pour la francophonie, la santé et les jeunes

Nicole Gravelle

(Photo : courtoisie de Nicole Gravelle)

« L’amour de Nicole pour ses élèves, ses idées novatrices, sa grande générosité et sa capacité d’inspirer ses collègues ont créé à son école une culture de partage et de collaboration 

— Benoît Mercier, président de l’AEFO, 2010-2012

Née à Sudbury, Nicole a grandi dans le quartier du Moulin à Fleur.

Elle a obtenu un baccalauréat en éducation physique et santé en 1983 et un brevet d’enseignement en éducation à l’École des Sciences de l’Éducation de l’Université Laurentienne en 1984.

Par la suite, elle a enseigné l’éducation physique à Elliot Lake à l’école Georges-Vanier pendant 4 ans.

Depuis 1988, Nicole enseigne l’éducation physique et santé à l’école publique Jeanne-Sauvé à Sudbury pour le Conseil scolaire public du Grand Nord de l’Ontario.

Soucieuse de l’identité franco-ontarienne, elle organise une panoplie d’activités au sein de l’école qui visent à souder le sentiment d’appartenance culturelle chez les étudiants, tout en encourageant la participation des parents.

Afin de favoriser le développement de la fierté francophone chez les jeunes, Nicole organise, entre autres, une foire familiale annuelle, le pique-nique de l’école, le défi-lecture, les fêtes champêtres, des journées thèmes, le concert de fin de l’année et l’annuaire.

Parmi ses idées novatrices, Nicole a mis sur pied et gère le programme quotidien des petits-déjeuners, y compris l’achat et la préparation de la nourriture avec son équipe.

De plus, Nicole a mis sur pied un programme mensuel qui permet aux élèves de déjeuner en compagnie d’une personne de marque dans la communauté. Le programme motive les élèves à se démarquer par leur sens civique afin d’accéder au programme.

À titre de professeure d’éducation physique, Nicole se préoccupe également de la santé physique des élèves de son école. Elle a mis en place un ambitieux programme de conditionnement physique et entraine toutes les équipes sportives de l’école.

Parmi ces projets d’éducation physique se trouve l’aménagement et l’entretien d’une patinoire extérieure à l’école chaque hiver. Nicole est fière d’être en mesure de dire  que « Tous les élèves qui ont passé par Jeanne-Sauvé ont appris à patiner ».

Nicole est également impliquée dans le développement des outils pédagogiques et les stratégies éducatives de la province. Elle participe, entre autres, à la rédaction et à la mise en essai de copies types en éducation physique et santé.

En 1999, elle a participé à l’élaboration du curriculum d’éducation physique et santé de l’Ontario. Au niveau provincial, elle a participé à la planification de tâches d’évaluation sommative en éducation physique et santé.

De 1997 à 2000, Nicole a enseigné le cours d’éducation physique et santé à l’École des Sciences de l’éducation à l’Université Laurentienne à temps partiel. Elle est également enseignante des cours de qualifications additionnelles en Éducation physique et santé aux cycles primaire et moyen.

Elle s’implique également dans la communauté à titre de présidente du Sudbury Women’s Soccer Club depuis 15 ans et leader en aménagement linguistique pour le CSPGNO.

En 2010, l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens lui a remis le Mérite franco-ontarien en éducation, une distinction qui vise à souligner l’excellence  et le dévouement des enseignants.

Nicole fait partie du Groupe consultatif Terre à coeur Sudbury qui vise à rehausser la santé environnementale du Grand Sudbury.

Références : northernlife.ca; Communiqué de l’AEFO : Une enseignante de Sudbury à l’honneur (15.03.10);   sudbury.cioc.ca; grandsudbury.ca; texte de N. Gravelle

Certification 2013