Hélène (Bélanger) Legros

Enseignante, historienne communautaire, bénévole d’exception en éducation et auprès des aînés francophones

Hélène Legros

Hélène Legros. Source : Société historique du Nipissing

Fille de Joseph Donat Bélanger, natif de Verner, et d’Hyppolyta Marceau, native de North Bay, Hélène est née à North Bay en 1925, la 5e d’une famille de 7 enfants.

Elle a fréquenté les écoles Ste-Marie, Ste-Rita et St-Vincent à North Bay, puis l’Académie Ste-Marie à Haileybury et le couvent St-Joseph’s College, une institution anglaise. Plus tard, elle a fait son École normale à l’Université d’Ottawa en 1943.

Première de classe depuis sa tendre enfance, Hélène avait toujours su qu’elle se dirigerait vers l’enseignement. Les valeurs de justice, d’honnêteté et d’entraide apprises au sein de sa famille ont guidé ses projets professionnels et communautaires tout au long de sa vie.

Jeune femme sportive et enthousiaste, Hélène participait à de nombreuses activités, dont le mouvement des Guides et les activités paroissiales à Corbeil.

En 1945, elle a rencontré celui qui a allait devenir son partenaire de vie, Eugène Legros, alors qu’elle enseignait à Corbeil. Ensemble, ils ont élevé cinq enfants avec qui ils ont partagé des moments mémorables, entre autres, dans leur chalet au bord du lac Nosbonsing.

Sa carrière d’enseignante connut un temps d’arrêt pendant qu’elle a élevé sa famille, mais Hélène reprit la route de l’école par la suppléance et, éventuellement, effectua un retour à l’enseignement à temps plein en 1969. Interpelée par les besoins spéciaux des enfants, elle a complété plusieurs cours de spécialisation en la matière et travailla pendant 10 ans dans la récupération des jeunes dans les écoles.

Fidèle à elle-même, Hélène exerçait son leadership, non seulement en salle de classe, mais au sein de comités et d’associations de sa région. Elle fut, entre autres, directrice du comité qui informait et formait le personnel enseignant sur les nouvelles vagues en éducation. agente de liaison entre un groupe de la municipalité et son école, et membre de l’exécutif de la Fédération des femmes canadiennes françaises.

Hélène fit également sa marque comme historienne communautaire. Elle fut membre du conseil d’administration de la Société historique du Nipissing pendant de nombreuses années. En plus de son rôle de trésorière, elle a rédigé des biographies de personnalités locales, y compris celle de sa mère. En 1993, elle fut décorée du mérite par le ministère des Affaires civiques et culturelles pour son service de bénévolat au sein de la Société historique du Nipissing.

Après 26 ans de service au sein du Conseil scolaire de North Bay, Hélène a pris sa retraite en 1986, mais ne prit pas sa retraite du bénévolat ! En 1986, elle fut membre fondatrice du Club d’âge d’or de East Ferris (Corbeil & Astorville) et s’occupa alors de l’organisation de voyages pour les membres, de cliniques de santé, de cours de danse, de la rédaction de l’historique du Club et des membres, etc.

Hélène fut aussi très active au sein de l’organisation provinciale des enseignants retraités de l’Ontario (ERO), particulièrement de l’unité de langue française dont elle fut la présidente. En 1998, elle a reçu le prix prestigieux de Membre Fondateur pour sa contribution remarquable à ERO/RTO.

La philosophie de vie d’Hèlène fut le fondement de sa joie de vivre : «Ma philosophie, c’est de ne pas espérer au-delà des attentes quotidiennes, et en bout de ligne, on finit par être comblés plus qu’on espère. Ce que je donne pour le bien des autres, un sourire, de l’aide, une parole encourageante, tous ces gestes me reviennent en joies renouvelées

Enseignante pour la vie, Hélène a donné des cours de danse et d’exercices aquatiques jusqu’à un âge avancé. Elle est décédée à l’âge de 88 ans en 2013 léguant en héritage de leçons de vie portant sur l’engagement, le dévouement, le bonheur et le dépassement de soi.

Réf. : «Vie de chez nous Nipissing Est», Société historique de Nipissing, 2001. http://www.mcguintyfuneralhome.com/notices/Hlne-Legros

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Les Elles de Nipissing Ouest

Cet article fut rédigé pour distribution au Congrès annuel de l’Association des municipalités françaises de l’Ontario (AFMO) qui s’est tenu à Nipissing Ouest en septembre 2013. J’y présente 12 femmes de Sturgeon Falls et des villages environnants. Les douze Elles de Nipissing Ouest sont des femmes qui ont grandement conbribué au développement de leur région, de l’Ontario et du Canada. Cliquez sur le lien pour lire l’article.

Elles de Nipissing Ouest

Elles de Nipissing Ouest

Roxanne Dubé

Auteure-compositeure-interprète

Unknown-1

Crédit photo : Sophie Lauzon Photographe

«La musique a toujours été un aspect super important dans ma vie. Mon rêve ? Être heureuse, vivre de ma musique, avoir du succès. Je veux faire de mon rêve une réalité, car la musique est ma passion !» — Roxanne Dubé, 2015

Native de Smooth Rock Falls, Roxanne a fréquenté l’école secondaire Georges-Vanier d’où elle a obtenu son diplôme en 2016. Cette enthousiaste des sports a un amour tout aussi grand pour la musique.

C’est vers l’âge de 7 ans que Roxanne s’est découvert une passion pour la chanson. À cet âge précoce, elle est montée sur scène lors de la première édition du Smooth Truck Fest (un rodéo de camions à Smooth Rock Falls). Au grand bonheur de sa famille, Roxanne remporta la 2e place dans le concours de talent. La petite fille timide venait de trouver un moyen pour communiquer sa raison de vivre… SA VOIX.

Les années qui ont suivi ont secrètement nourri son rêve de faire une carrière professionnelle en musique, et c’est en 2012, à l’âge de 14 ans, qu’elle se lança dans l’aventure. Elle s’est alors inscrite à l’émission de télé québécoise Mixmania en soumettant une première vidéo sur le réseau YouTube. Sa participation à l’émission n’a pas été retenue, mais Roxanne avait franchi une étape personnelle importante et rien ne pouvait l’arrêter. L’option « abandon » ne figurait pas dans son vocabulaire…

Cette même année, elle entreprend d’apprendre à jouer d’un instrument. Son choix s’est arrêté sur la guitare. Après la guitare est venu un deuxième instrument — le piano. Étant donné qu’aucun cours de musique n’était offert dans sa ville natale, Roxanne est forcément devenue autodidacte. La jeune chanteuse ajoutait des cordes à son arc et s’enseignait les rudiments de son métier en devenir.

Vers l’âge de 15 ans, Roxanne découvre sa plume d’auteure et commence à écrire ses propres chansons, en plus d’en composer la musique. Elle s’inspire de son expérience de vie, de ses sentiments et de ce qu’elle observe au quotidien autour d’elle.

À partir de 2013, elle multiplie ses participations à des festivals et concours de chanson. Au Festival Quand ça nous chante, elle fait une rencontre déterminante avec une autre artiste franco-ontarienne — Gabrielle Goulet, auteure-compositeure-interprète, native de Bourget dans l’Est ontarien.

Roxanne et Gabrielle

Roxanne Dubé et Gabrielle Goulet

En février 2014, Roxanne a participé au concours musical La Voix du Nord et y remporte la première place, ce qui lui a donné droit à une session professionnelle d’enregistrement. Cette même année, une prestation au Festival Quand ça nous chante, accompagnée du groupe de musique de son école secondaire — les Extensions oranges —, lui confère le prix du «Meilleur coup de coeur d’un artiste solo». Ce prix lui ouvre la porte au programme Jamais Trop Tôt dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby, édition 2014. Dans le cadre de ce programme, Roxanne fut choisie pour participer à l’album Jamais Trop Tôt (12 des 24 participants avait été retenus pour participer à l’album souvenir). Vous pouvez entendre sa chanson T’aimer pour l’éternité au lien suivant :

https://jamaistroptot.bandcamp.com/track/taimer-pour-l-ternit

En 2015, elle s’est inscrite au Festival Trois-Pistoles en chanson, et a fait partie des 20 demi-finalistes, obtenant la 5e position. Sa candidature fut également retenue parmi les 10 finalistes du concours. En 2016, elle a participé à la 3e résidence artistique Rond-Point- APCM.

Unknown-2Que lui réserve l’avenir ? Beaucoup de choses ! Une audition pour l’émission La Voix (TVA) et JAM (TFO) peut-être?  L’apprentissage d’autres instruments de musique? Sûrement. Des études collégiales? Oui, c’est prévu à l’automne 2016 (en coiffure). Des concours, des festivals et des spectacles? Oui, tout ça, et plus encore. Histoire à suivre…

Réf.:

http://ici.radio-canada.ca/; http://www.jamaistroptot.ca; http://www.lavoixdunord.ca; textes de R. Dubé

Certification 2015

Claudette Côté Léonard

Militante pour la francophonie, bénévole d’exception

Léonard_Claudette_01-Edit

Claudette Côté Léonard avec la permission de sa fille Nathalie Léonard-Maillé

L’aînée d’une famille de 9 enfants, Claudette Côté Léonard est née en 1943 dans le village de Norembéga. Ce village est situé 23 km à l’Est de Cochrane et fut actif principalement entre les années 1913 et 1981.

Dès son jeune âge, Claudette fut initiée à l’engagement communautaire par l’entremise de sa mère Rose Alma (Carrier) Côté qui faisait du bénévolat au sein de La Ruche, un club francophone de loisirs et de culture à Cochrane.

À partir des années 70, Claudette a suivi dans les pas de sa mère et l’engagement communautaire fut dès lors au coeur de sa vie ! La francophonie lui tenant à cœur, Claudette fut membre à vie du club La Ruche de Cochrane dont elle fut également la présidente de 1993 à 1997.

Léonard_Claudette_02

Monique Génier (à gauche) et Claudette Côté Léonard (à droite).

Surnommée affectueusement la Reine des abeilles, Claudette s’est dévouée à la communauté francophone de sa région de maintes façons.

Que ce soit la planification d’activités communautaires, le recrutement des bénévoles, l’organisation d’évènements — elle était toujours au rendez-vous, le cœur généreux et le sourire aux lèvres.

Pendant les années 80, Claudette a également fait partie de l’équipe du journal francophone La Boîte à nouvelles. Ce journal avait pris racine dans le Nord-Est ontarien à Iroquois Falls en 1983, et fut vendu une quinzaine d’années plus tard.

Claudette fut aussi membre de l’UCFO, des Filles d’Isabelle et des Jeunes Tisserandes. Sa famille, dont son conjoint Rhéal Léonard natif de Driftwood, et leurs deux enfants Simon et Nathalie, ont toujours fièrement appuyé le bénévolat de Claudette et l’ont soutenue dans ses engagements.

Léonard_Claudette_01[1]

Claudette Côté Léonard lors de la remise d’un prix reconnaissant son bénévolat dans la communauté de Cochrane.

Fièrement enracinée dans sa culture canadienne française, Claudette a fait partie du comité des parents qui ont lutté pour obtenir une école secondaire de langue française à Cochrane. Grâce à leurs efforts soutenus, l’école Jeunesse-Nord (renommée Nouveau-Regard) a éventuellement ouvert ses portes à Cochrane.

Claudette Côté Léonard est décédée en 2013 et laissa un grand vide au sein de sa famille et de sa communauté. L’équipe de La Ruche a souligné sa contribution exemplaire et ses nombreuses années de service en célébrant sa force et sa persévérance. Les abeilles de La Ruche ont beaucoup aimé leur Reine qui a laissé des traces de lumière pour les générations à suivre…

Réf. http://www.crccf.uottawa.ca/passeport/II/D/1/IID1c05.html; http://www.geniergauthierfuneralhome.com; texte de Nathalie Léonard-Maillé

Certification 2015

Anne Swiderski

Artiste visuelle

Anne Swiderski

 «Quand je peins, je retourne à cette place intérieure d’intensité et de vibration et j’utilise la couleur, la forme et la texture comme danse visuelle pour exprimer la beauté et l’harmonie parfaite de ce qui m’entoure.» – Anne Swiderski

Montréalaise de naissance, c’est à Timmins qu’Anne a grandi à partir de l’âge de 3 ans. Ses années formatives dans le Nord de l’Ontario ont eu une influence sur son parcours artistique où la nature joue un rôle prédominant. Les échos de son enfance à Timmins et de ses étés passés à Kapuskasing font partie de ses racines humaines et artistiques…

Anne a fait ses études primaires aux écoles St-Alphonse et St-Charles à Timmins et ses études secondaires à l’école André Laurendeau à Vanier (Ottawa). Par la suite, elle a suivi des formations professionnelles en art au Collège Algonquin ainsi qu’à l’École d’art d’Ottawa auprès d’Yves M. Laroque, un artiste originaire du Nord de l’Ontario. Depuis, elle poursuit ses apprentissages incluant des cours de techniques mixtes ou de peinture acrylique auprès de peintres reconnus. Un séjour prolongé dans le sud de la France lui a permis d’observer et d’étudier l’influence du soleil sur la couleur, ce qui a influencé son utilisation des couleurs fortes dans son oeuvre.

La peinture est au cœur de la vie d’Anne depuis toujours, si bien qu’elle n’a pas de souvenir d’elle-même sans un pinceau à la main, un crayon ou une palette de couleurs ! Son parcours artistique lui a permis d’explorer plusieurs médias, y compris la peinture à l’huile, l’acrylique et la sculpture sur bois.

Anne S, toile

Toile : Deux soeurs 4 © Anne Swiderski

«Je me sens très près de la nature, mais pas comme quelque chose qui m’est externe. C’est plutôt un sentiment d’arriver chez-soi, de s’immerger dans l’énergie de la vie, et dans cette perfection vivante, je crée.»

Adepte du canot, elle voyage aux endroits sauvages du Canada pour les peindre — la baie Georgienne du lac Huron, le lac Supérieur, les Rocheuses, la région de l’Outaouais, le parc Algonquin et le Maine figurent parmi les endroits qui l’inspirent le plus.

Continuellement fascinée par l’aspect humain, Anne utilise les éléments de la nature pour explorer et élargir la perception que l’humain a de lui-même et de son intérieur.

Ainsi, dans l’univers d’Anne, les vibrations de l’âme vont à la rencontre des vibrations des couleurs, des textures et de la lumière… Son style est reconnu par l’utilisation de ses couleurs fortes et vibrantes, de ses formes, de ses coups de pinceaux  et de ses compositions puissantes.

Une riviere de couleurs 2 72 dpi

© Anne Swiderski, Une rivière de couleurs

Ses toiles ont été sélectionnées pour des expositions aux États-Unis, au Québec et en Ontario. Plusieurs de ses toiles se sont distinguées et ont remporté des prix ou des mentions honorables.

Réf. http://www.anneswiderski.com; textes de A. Swiderski

Doris Genest

Artiste peintre

Doris Genest

Doris Genest et sa toile Flamenka

« La joie d’être capable de parler avec mon pinceau, c’est très fort pour moi. Je veux que mes toiles dégagent une joie ». – Doris Genest http://dorisgenest.ca

Doris Genest est née à Val Gagné où elle a grandi dans son Nord natal avant de s’établir dans la région de l’Outaouais. Elle a fait ses études primaires aux écoles Immaculée-Conception (Val Gagné) et Ste-Jeanne-d’Arc (Iroquois Falls), et ses études secondaires à Iroquois Falls Secondary School.

Par la suite, elle a étudié en arts visuels au Collège Northern d’arts appliqués et de technologies et a suivi des formations auprès de son mentor, le peintre Clément Bérini de Timmins. Celui-ci fut pour Doris, non seulement un maître extraordinaire, mais également une source d’inspiration dans son cheminement artistique et humain.

Au cours de sa carrière, Doris a animé de nombreux ateliers d’art auprès des enfants et des adultes. Elle a également coordonné des projets en arts visuels dans les écoles francophones du Nord-Est ontarien. Elle poursuit toujours ses activités d’enseignement en offrant des cours de peinture à l’huile dans son studio à Gatineau.

Doris a participé à divers projets, dont «Artistes créateurs dans les écoles» et fut boursière du Conseil des Arts de l’Ontario. Elle expose ses œuvres en solo et en groupe depuis le début des années 80, principalement en Ontario et au Québec, mais aussi, et de plus en plus, sur la scène internationale. Elle participera au Carousel du Louvre à Paris, France, en octobre 2015.

Au cours de sa carrière artistique, Doris a touché à l’univers de la musique, de la poterie et fut également chanteuse et interprète de chansons françaises folkloriques au sein du groupe «La Parenté» au début des années 1990. Depuis une trentaine d’années, sa démarche artistique évolue et son medium de choix est devenu la peinture à l’huile, plus particulièrement les portraits de style figuratif.

Sous ses coups de pinceau, Doris unit une myriade de couleurs mystiques au sein d’une même toile pour créer des sentiments particuliers pour chacun de ses sujets. D’abord fascinée par les chevaux, Doris s’est ensuite intéressée aux visages des femmes. Ce qui l’attire dans ce trajet artistique, c’est son désir de peindre la bonté et la beauté qu’elle voit dans chaque visage. Pour Doris, chaque personne dévoile sa personnalité dans son visage et les yeux sont le regard de l’âme… La bonté humaine l’attire, l’interpelle, l’inspire.

En 2014, une de ses œuvres intitulée «Flamenka» (voir sa photo de profil en début de texte) a récolté la médaille d’argent lors de la 39e exposition internationale du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (CAPSQ) à Cangas en Espagne. Doris y a également reçu un diplôme d’honneur pour sa contribution à la promotion de l’art visuel du Canada sur la scène internationale.

Quelques mois plus tard, Doris obtenait un deuxième diplôme d’honneur et la médaille d’or à Rome en Italie pour sa toile «Gypsy Rose» (première toile à gauche, rangée du haut ci-dessous) lors de la 40e exposition internationale du Cercle des Artistes Peintres et Sculpteurs du Québec (CAPSQ).

«Sur la toile, c’est une femme au regard perçant dont les cheveux s’attachent dans un amalgame de couleurs qui retient notre attention. Elle est jeune, elle ne fait que commencer sa vie. Elle est naïve, pure», nous raconte l’artiste peintre dans La Revue de Gatineau (3 décembre 2014).

Toutes ses oeuvres originales sont accompagnées d’un certificat d’authenticité. Doris offre également des giclées (terme générique utilisé dans l’univers artistique pour définir la reproduction numérique de très haute définition et de très haute qualité de toiles originales). Toutes ses giclées sont offertes en tirage limité, numérotées et signées par Doris. Visitez le site web de l’artiste pour en apprendre davantage.

Doris a un calendrier bien rempli qui la fait voyager de salon en symposium, de concours en exposition. Elle exposera, entre autres, à la Galerie Eugène Racette au MIFO à Orléans du 1er décembre 2015 au 4 janvier 2016. Vous pouvez vous familiariser avec sa démarche artistique en écoutant la vidéo (7 min 42) au lien suivant:

Réf. site web de l’artiste (http://dorisgenest.ca); textes de D. Genest; article dans La Revue de Gatineau (2014).

Certification 2015

Rose Miron

Médecin

Rose Miron

Dre Rose Miron. Photo de graduation, Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa, 1957. Collection : Henriette Miron Sylvestre

Le 17 novembre 1918, Rose Miron vit le jour à Verner dans le Nord de l’Ontario. Née dans une famille de 12 enfants, elle était la fille de Joseph Miron et Delvina Lepage, dont les parents étaient originaires de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, Qc.

Un grand destin attendait cette jeune fille du Nord née au tournant du 20e siècle – celui d’être une des premières femmes de sa région à devenir médecin!

Rose avait des aspirations peu communes aux jeunes filles de son temps – «elle avait de l’ambition», comme on le disait à cette époque. Aussi a-t-elle poursuivi des études de baccalauréat à l’Université d’Ottawa d’où elle a gradué en 1953. Trois ans plus tard, elle a gradué de la Faculté de médecine de cette même université (1957).

Avant d’être médecin, Rose avait d’abord oeuvré à titre d’enseignante. En effet, dans les années 50, il était encore difficile pour les femmes de se faire accepter dans les facultés de médecine, mais forte de sa détermination, Rose a persisté et a réussi malgré les attitudes et les embûches du milieu.

Il faut dire qu’à l’époque où Rose Miron poursuivait sa carrière en médecine, les rôles des femmes étaient encore restreints à des fonctions particulières rattachées essentiellement au rôle de mère que la société et la religion leur confiaient. La plus forte majorité des femmes canadiennes françaises des années 50 devaient donc cesser leurs activités professionnelles suite au mariage afin de vaquer aux occupations familiales. Rose Miron a choisi une autre route – celle du célibat, ce qui lui a permis de poursuivre son rêve professionnel.

Suite à ses études en médecine, Dre Miron a fait son internat aux États-Unis, plus précisément à St.Thomas Hospital (Akron) dans l’état de l’Ohio, en 1957-58. Par la suite, elle a poursuivi sa résidence médicale à Cleveland de 1958 à 1961.

À son retour au Canada, elle fut embauchée par l’Hôpital général de Hamilton au sein de leur équipe d’anesthésie. Dre Miron a également entrepris d’autres études, dont une spécialisation à l’Université McGill, afin d’obtenir un certificat du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada. Lorsqu’elle a terminé cette spécialisation, Dre Miron a repris son poste en anesthésie à l’Hôpital Général de Hamilton en janvier 1965.

Pendant son séjour à Hamiltion, Dre Miron a fait beaucoup pour l’éducation en langue française dans cette ville. Elle siégait au CCLF de Hamilton et fut une pionnière qui a milité pour la création de l’école secondaire Geroges-P.-Vanier à Hamilton.

Malheureusement, une maladie grave mit fin à sa carrière et entraîna son décès précoce en 1974. Malgré une carrière interrompue dans la fleur de l’âge, Dre Miron est une femme d’exception pour sa génération, non seulement par le fait qu’elle ait étudié la médecine à une époque où peu de femmes francophones du Nord de l’Ontario choisissaient cette profession, mais aussi par le choix de sa spécialisation, car l’anesthésie n’était pas un choix typique pour une femme médecin à cette époque. Dre Miron fait figure de pionnnière et a tracé la route pour les générations qui ont suivi…

Dre Miron fut également une présence aimante auprès des membres de sa famille, particulièrement ses neveux et ses nièces qui conservent un excellent souvenir de leur tante Rose — une femme de science fonceuse et une femme de coeur courageuse!

Note : Je tiens à remercier la nièce de Dre Miron, Henriette Miron Sylvestre, pour sa généreuse collaboration à la rédaction de ce profil ! Je lui suis reconnaissante de sont temps et de sa générosité.

Réf. Henriette Sylvestre et Robert Bérubé

Certification 2015