Julie Béchard

Travailleuse sociale, militante pour la justice envers les femmes, défenseure des droits de la personne et des droits francophones, mentor auprès des jeunes filles, bénévole

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Photo : avec l’autorisation de Julie Béchard

«Ces cinquante dernières années, plus de femmes ont été tuées parce qu’elles étaient des femmes que d’hommes ne l’ont été sur les champs de bataille du XXe siècle».

— Manon Loizeau, préface de La moitié du ciel : enquête sur des femmes extraordinaires qui combattent l’oppression, 2010

Née à Montréal, Julie habite l’Ontario depuis sa tendre enfance. Vivant d’abord à Welland, ensuite à Georgetown, la famille de Julie a éventuellement élu domicile permanent à Timmins.

Julie a fait ses études primaires et secondaires à Timmins. Par la suite, elle a fait des études en Techniques de travail social au Collège Boréal (1996-1997), et elle a complété un baccalauréat en psychologie à l’Université de Hearst en 1997.

Sensible à la réalité des femmes et aux questions de justice sociale, Julie revendique avec passion l’accès à des services en français et l’amélioration de la condition de vie des femmes dans sa région depuis une quinzaine d’années.

Elle est présentement la directrice-fondatrice du Centre Passerelle pour femmes de Nord de l’Ontario. Ce centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel a vu le jour en 2005.

Julie est également la directrice-fondatrice d’une maison d’hébergement pour les femmes d’expression française qui sont aux prises avec un conjoint violent. La Villa RenouvEllement accueille des femmes et leurs enfants de la région de Timmins depuis 2008.

Entre 1997 et 2005, Julie a travaillé au sein de l’Association canadienne pour la santé mentale où elle a été gestionnaire de cas et intervenante en santé mentale et en gestion de crise.

Très impliquée dans sa communauté depuis son adolescence, Julie a siégé à plusieurs conseils d’administration et organismes, dont les Services d’orientation et d’aide immédiate aux victimes, la Conférence Entre Elles, l’Hôpital de Timmins et du district, et plus récemment, le Comité d’action inter-agence contre la violence familiale de Timmins et l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.

À titre de bénévole, Julie a  une longue implication auprès des Guides du Canada et des Grands frères et Grandes sœurs de Porcupine (1991-2002).

Elle a également été professeure à temps partiel dans le programme de Techniques de travail social au Collège Boréal. Elle y a enseigné l’introduction à la psychologie, l’éthique en travail social, les ressources communautaires et les techniques d’observation et d’enregistrement.

Dans son rôle de directrice du Centre Passerelle, Julie participe à l’élaboration de divers protocoles d’entente avec des partenaires communautaires dans les secteurs de santé mentale, de toxicomanie, des services à l’enfance, du secteur de justice, et autres secteurs. Ces protocoles visent à assurer que les femmes qui vivent de la violence jumelée avec d’autres défis aient accès à une gamme de services adaptés à leur culture et à leur langue.

En 2011, le gouvernement de l’Ontario lui a remis le Prix de distinction pour les services aux victimes. Ce prix rend hommage non seulement à des victimes d’actes criminels, mais aussi aux professionnels et bénévoles du secteur des services aux victimes qui se sont distingués dans leur collectivité.

Écoutez Julie nous parler du projet de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes à Timmins (2 min.).

Références : centrepasserelle.ca  francofemmes.org  news.ontario.ca textes de J. Béchard-Fischer

Certification 2013

Béatrice Bessette

Pionnière du Moyen-Nord, enseignante, historienne communautaire, bénévole

Béatrice Bessette

© Société historique du Nipissing

Née Béatrice Laferrière à Astorville, en 1912 d’un père québécois et d’une mère d’origine irlandaise, Béatrice a grandi dans le canton de Chisholm.

Outre ses cinq années passées à l’École modèle de Sturgeon Falls, en vue de se qualifier comme institutrice pour les écoles bilingues (c’était l’époque du Règlement 17), Béatrice a vécu toute sa vie à Astorville.

Elle a épousé Francis Bessette de Chisholm en 1935, et a élevé 12 enfants.

Béatrice a enseigné dans les écoles de rang pendant 13 ans, en plus de travailler à titre de secrétaire pour le Conseil dans une autre école à Astorville à partir des années 40. Elle est restée au service du Conseil pendant plusieurs décennies, suite à l’amalgamation des conseils d’Astorville, Bonfield, Chiswik et Corbeil, et plus tard, l’amalgamation avec North Bay en 1969.

Elle a une longue histoire de dévouement à sa communauté, notamment à la paroisse du curé Antonin Astor, le premier missionnaire d’Astorville, pour qui la ville a été nommée (à noter que la ville s’est d’abord appelée Lévesqueville en 1885 en l’honneur de son fondateur Joseph Alphonse Lévesque, et ensuite Nobonsing, avant d’être renommée Astorville en 1905).

À la paroisse d’Astorville, Béatrice préparait les animations des messes en anglais et à participé à la chorale. Elle a également été bénévole au « pique-nique » de la paroisse pendant 69 ans !

Béatrice a été décorée d’une médaille spéciale du Pape pour son dévouement et son service à l’église. Elle a aussi assisté au mouvement Cursillo, dirigé certaines de leurs sessions et participé au Ministère des laïques.

Elle a été reconnue par la mairie d’Astorville pour sa contribution exceptionnelle à la communauté.

Béatrice a été l’une des membres fondatrices du Club de l’Âge d’Or de sa région en 1986. Fait intéressant — sa maison d’Astorville est, en fait, la toute première école séparée d’Astorville qu’elle et son conjoint Francis ont achetée en 1945.

Tout au long de sa vie, elle a été une ressource importante pour l’histoire de sa paroisse et de la communauté d’Astorville. Elle a participé à de nombreuses entrevues pour des livrets ou articles sur l’histoire de sa région.

Son nom figure sur la liste des « porteurs de tradition » présentée  sur le site Web du Centre du folklore franco-ontarien. Les personnes sont ainsi nommées pour leur contribution à la conservation du patrimoine oral franco-ontarien.

Elle est décédée en 2001.

Note historique : À l’époque de l’École modèle de Sturgeon Falls, les institutrices devaient se requalifier pour l’enseignement tous les cinq ans en renouvelant leur certificat. L’École modèle avait été créée par le Ministère de l’Ontario pour qualifier les enseignants dans les écoles bilingues (c’était à l’époque du Règlement 17 qui interdisait l’enseignement du français dans les écoles de l’Ontario).

Références : Document biographique «98-99» préparé par la Société historique du Nipissing (date inconnue, ourontario.ca; entrevue menée en octobre 1997 par Hélène Legros de Corbeil);  pastforward.ca  eastferris.ca; cfof.on.ca; livre : Paroisse Saint-Thomas-d’Acquin, 1902-2002.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Yolande Bélanger

Pionnière dans le Moyen-Nord, entrepreneure et femme d’affaires, chef de file pour la francophonie, bénévole

Yolande Bélanger

Photo: avec l’autorisation de Mauril Bélanger

« [Lorsque] le conflit scolaire était en pleine effervescence à Mattawa, j’y ai pris une part active et ne l’ai jamais regretté. Si c’était à refaire, je serais encore prête à me tenir sur “la ligne de feu ».

— Yolande Bélanger, dans un document biographique de la Société historique du Nipissing

Née Yolande Dufour au Québec en 1925, Yolande a fait ses études à l’École normale Marguerite Bourgeois de Sherbrooke.

Elle a enseigné dans une école de rang dans un local sans eau courante ni électricité en plein hiver canadien.

Elle a également travaillé à la banque Canadienne nationale à une époque où elle devait répondre aux besoins bancaires d’une clientèle de trois villages, sans même une calculatrice ! Yolande ne se doutait pas que ces expériences de travail dans des contextes difficiles la préparaient à relever de grands défis plus tard dans le Nord de l’Ontario.

En 1946, elle a épousé Maurice Bélanger, et comme le voulait la tradition de son époque, elle a quitté son poste d’institutrice pour se consacrer à sa famille*.

En 1953, elle est déménagée en Ontario (près de Mattawa) pour y rejoindre son conjoint qui avait dû s’éloigner de son Québec natal pour travailler dans un campement d’opération forestière. Yolande y a travaillé comme « cook », nourrissant jusqu’à 30 travailleurs par jour pendant une période de 18 mois.

Par la suite, les circonstances ont fait en sorte que Yolande et son conjoint ont acheté un dépanneur à Mattawa en 1955, auquel ils ont éventuellement annexé une épicerie.

Face aux nombreux obstacles linguistiques et des soucis d’ordre familial complexes, Yolande a dû travailler d’arrache-pied pour communiquer avec les vendeurs, comptables et inspecteurs, en plus de se familiariser avec les formulaires et la tenue de livres, tout en élevant sa famille.

En 1966, elle a lancé une deuxième entreprise qu’elle a gérée pendant 27 ans à Mattawa sous le nom de « Chez Denise ». Ambitieuse et dévouée, Yolande, mère et entrepreneure, devait travailler 14 heures par jour, 360 jours par année pour « joindre les deux bouts ».

À travers les épreuves et les responsabilités de la vie, Yolande s’est également consacrée à plusieurs œuvres bénévoles, particulièrement celles qui touchaient la francophonie et l’éducation.

Elle a mis sur pied et dirigé la chorale française de Mattawa pendant des décennies et a également siégé au conseil de sa paroisse pendant 34 ans.

Elle a participé à la Fédération des femmes canadiennes-françaises (FFCF), y occupant des postes à l’exécutif local et au régional, et éventuellement secrétaire au palier provincial.

Yolande a également fait partie de celles et ceux qui ont défendu le droit de voir flotter le drapeau franco-ontarien. Malgré une population à 85 % francophone à Mattawa, la bataille des francophones a dû se faire insistante !

En 1978, Yolande est devenue membre du Comité consultatif de langue française du Conseil scolaire pour représenter les francophones de l’Est du Nipissing: Bonfield, Mattawa et Thorne.

Si Mattawa a une école secondaire de langue française aujourd’hui, c’est aussi en grande partie grâce à ses efforts.

En 1984, elle a été représentante de la ville de Mattawa aux assises de la Cour d’Appel de l’Ontario, à Toronto. De cette cause, les francophones de l’Ontario ont obtenu leurs conseils scolaires homogènes.

Elle est décédée à Mattawa en 2009.

Un secret de la vie partagé par Yvonne

« Il faut se rappeler que la vie est belle et qu’en y cherchant les facettes positives, on apprend à l’aimer, à l’apprivoiser. Il faut s’habituer à porter des lunettes roses aux jours où les nuages s’amoncellent et les garder jusqu’à ce que l’arc- en-ciel fasse son apparition. »

*Parmi ses enfants se trouve Mauril Bélanger, député fédéral libéral d’Ottawa-Vanier depuis 1995, et ardent défenseur des droits des francophones en Ontario.

Références : Document biographique «98-99» préparé par la Société historique du Nipissing (date inconnue, ourontario.ca);  openparliament.ca; texte de M. Bélanger

Certification 2013

Blanche Boissoneault-Doucet

Pionnière pour le fait français en Ontario, enseignante, politicienne, conférencière, auteure, bénévole

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Photo : avec l’autorisation de l’AEFO

Née à Victoriaville au Québec en 1933, Blanche s’est engagée dans la communauté franco-ontarienne dès les années 50.

Éducatrice de formation, elle est titulaire d’un certificat d’enseignement du Collège Marguerite-Bourgeois à Sherbrooke au Québec.

Elle a également obtenu un baccalauréat ès arts au Collège universitaire de Hearst en 1978, et un baccalauréat en éducation de l’Université d’Ottawa en 1979.

Blanche a œuvré dans le milieu de l’enseignement à Hearst de 1952 à 1980, et a assumé la direction de plusieurs écoles élémentaires du Conseil des écoles séparées catholiques de Hearst.

De 1974 à 1984, elle a présidé l’unité régionale de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens.

En 1976, Blanche a été élue conseillère de la Ville de Hearst. Engagée à rendre le gouvernement local plus accessible à la population, elle a mis sur pied un comité de relations publiques dont le but était de donner la parole aux citoyennes et citoyens de Hearst.

À titre de conseillère municipale, Blanche a siégé aux comités de finances et de loisirs et a représenté la municipalité au Conseil de l’Unité sanitaire de Timmins. Elle a mené de front une campagne qui visait l’obtention d’une bibliothèque municipale, et elle a présidé l’organisation des fêtes du 60e anniversaire de la ville de Hearst.

En 1985, Blanche a été nommée au Conseil des affaires franco-ontariennes et a également siégé au conseil d’administration du Collège universitaire de Hearst (maintenant connu sous l’Université de Hearst).

Elle a été conseillère pédagogique au ministère de l’Éducation, et a également oeuvré en tant que conseillère en technologie éducative pour le compte de TVOntario jusqu’en 1998.

Blanche a présidé le Regroupement des organismes du patrimoine franco- ontarien (ROPFO) pendant quatre ans.

À titre d’auteure, elle a publié plusieurs contes pour enfants et de nombreux ouvrages pédagogiques qui ont abordé, entre autres, des thèmes liés au patrimoine, à l’expression musicale et au perfectionnement du français.

En 1989, le gouvernement de l’Ontario lui a décerné la médaille du bénévolat communautaire. Blanche habite maintenant à Ottawa où elle fait du bénévolat auprès des personnes atteintes de démence. Références : aefo.ca (Femmes de vision)  tfo.org    orlabs.oclc.org

Certification 2013

Nicole Bélanger

Artiste visuelle, muraliste, sculpteure, artiste en milieu éducatif et communautaire

« Nicole croit dans le pouvoir de l’énergie créé par les efforts d’un groupe, et qu’il y a de la place pour tous dans le monde de la créativité. » — Studio BISONLOU

Nicole B.

Photo : avec l’autorisation de Nicole Bélanger

Née à Timmins, Nicole a passé son enfance à Earlton.

Influencée par sa mère, l’artiste sculpteure Rose Aimée Bélanger, Nicole s’intéresse depuis toujours à la peinture et à la sculpture.

Elle a obtenu un baccalauréat en arts visuels à l’Université d’Ottawa en 1993, et une maîtrise en arts visuels à l’Université de Norwich au Vermont.

Son style marie la photographie théâtrale à la peinture. Elle se préoccupe avant tout « de la relation entre la ligne et la couleur, dans un contexte narratif et allégorique ».

Depuis les années 90, Nicole a participé à de nombreuses expositions en groupe et en solo également. Ses œuvres ont été exposées, entre autres, à Kirkland Lake, à Ottawa, à Haileybury, à North Bay, à Timmins et à Montpellier au Vermont.

Au cours de sa carrière, Nicole s’est spécialisée dans le concept de la murale dirigée dans les écoles et la communauté. En tant qu’artiste muraliste, elle privilégie le travail de groupe, tant au niveau de la conceptualisation que la création, tout en favorisant un lieu d’apprentissage pour les participants.

Ses murales communautaires ont impliqué les personnes sans abris, les centres de santé et d’autres groupes de la communauté.

Nicole a publié dans des revues d’art, et sa contribution artistique éducative fut également reconnue par l’organisme Green Teacher en 2012.

mural

Photo : avec l’autorisation de http://www.studiobisonlou.com

http://www.youtube.com/watch?v=bNr8ZJuuWpM

N.B. Vous pouvez également lire le profil de Rose-Aimée Bélanger sur ce blogue.

Références : studiobisonlou.com  nicolebelangeronline.ca  masconline.ca  greenteacher.com

Certification 2013

Liliane Beauchamp

Pionnière, militante et défenseure de la langue française en Ontario, enseignante, auteure, bénévole

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Née Liliane Gauthier à Sudbury en 1934, Liliane a une longue carrière d’engagement auprès des francophones du Canada, notamment dans les secteurs de l’éducation et des soins hospitaliers.

Elle a obtenu son brevet d’enseignement de l’Université d’Ottawa en 1952. Jusqu’en 1974, elle a occupé plusieurs postes d’enseignante dans les écoles primaires et secondaires de Sudbury, ainsi qu’au Collège Notre-Dame.

Depuis les années 50, Liliane est active au sein de groupes et d’associations à caractère communautaire, tant au niveau paroissial, que régional, provincial et national.

Elle a oeuvré non seulement pour l’avancement des intérêts franco-ontariens, mais aussi pour la reconnaissance des droits des minorités de langue française partout au Canada.

À divers moments de sa carrière, Liliane a été membre de nombreux comités dont, entre autres, l’AEFO et la FEO. En 1970, elle a été élue vice-présidente de l’ACFO provinciale, et présidente du comité d’animation socioculturelle de l’ACFO provinciale.

En 1974, elle a été la première femme élue conseillère scolaire du Conseil des écoles catholiques du district de Sudbury, poste qu’elle a occupé jusqu’en 1988. Elle y a été présidente du Comité consultatif et membre de l’équipe du ministère de l’Éducation pour l’évaluation du Conseil scolaire de Kapuskasing.

Liliane a également été présidente du groupe de travail national sur « La minorité de langue française hors Québec ».

En 1976, elle a été élue directrice à l’Association canadienne d’éducation de langue française et directrice de l’Association française des conseillers scolaires de l’Ontario (AFCSO).

Elle est également l’une des membres fondatrices de l’Association franco-ontarienne des Conseils d’écoles catholiques (AFOCEC), dont elle a été la secrétaire générale de 1988 à 1992.

À partir de 1978, Liliane s’est activement impliquée dans le milieu hospitalier à titre de bénévole — secrétaire de l’Auxiliaire de l’Hôpital Laurentien, présidente du comité des bourses, vice-présidente du conseil d’administration de l’auxiliaire de l’Hôpital Laurentien, présidente des auxiliaires/bénévoles de l’Hôpital régional de Sudbury, et membre du conseil d’administration de l’Hôpital Laurentien entre 1994 et 2001.

Ses sphères d’activité s’étendent également aux conseils administratifs des Caisses populaires, à la reconstruction de l’église Sainte-Anne des Pins à Sudbury, et à la construction d’une maison de pension pour personnes âgées.

En  2000, elle a publié une biographie sur son père, Léoda Gauthier, qui a été membre du parlement pour le Parti libéral du Canada de 1945 à 1958. Elle est également l’auteure de plusieurs mémoires, articles de revues, et d’un guide de formation pour les membres des conseils d’administration des Caisses populaires de l’Ontario.

Ses actions, interventions et réalisations se sont étendues à la communauté canadienne-française de tout l’Ontario, et du Canada. Son œuvre a été reconnue par de nombreuses associations et institutions, dont voici une liste partielle :

  • Décoration de la Compagnie des Cent-Associés francophones, 1983.
  • Personnalité de l’année, ACFO Sudbury, 1984.
  • Chancelière de la Compagnie des Cent-Associcés francophones, 1992-2001.
  • Récipiendaire de la médaille commémorative du 125e anniversaire du Canada, 1993.
  • Membre à vie de l’Association des auxiliaires d’hôpitaux de l’Ontario, 1997.
  • Membre à vie de l’Association des établissements de santé du Canada, 1998.
  • Membre honoraire de l’ACELF, 2003.
  • Chevalier de l’Ordre de la Pléiade remis par l’Assemblée parlementaire de la francophonie, 2003.

Elle a été membre fondatrice de l’École de Médecine du Nord de l’Ontario, et y a siégé de 2003 à 2009. Elle a présidé le comité de Qualité de l’École pendant 5 ans.

Liliane habite présentement à Ottawa.

Références : www.acelf.ca  www.documentationcapitale.ca  www.nosm.ca  http://www.laurentian.ca

Certification 2013

Lysette Brochu

Auteure, enseignante, animatrice culturelle, professeure universitaire

Lysette

Avec l’aimable autorisation de Maurice Brochu

Une femme à sa fenêtre… de Lysette Brochu

rayon pur de soleil
tableau sur jardin
invitation à ouvrir fenêtre-guillotine
jour de souffrance
regrets voilés de vieille dentelle
poussières d’hier papillonnant sur l’air du temps
cœur agité butine le silence transparent
dehors
une belle-de-jour s’ouvre au mystère du ciel
blessures
 en sourdine
 montent
en sanglots étouffés
une femme cicatrise
dans l’ombre
rideau sur clarté 

Lysette est originaire de Sudbury, où elle a fréquenté l’école primaire Immaculée-Conception. À l’âge de 12 ans, sa famille est déménagée à Gatineau, au Québec. Malgré son éloignement physique du Nord, Lysette a toujours conservé un rapport privilégié avec le Nord à travers ses écrits et ses engagements d’auteure et d’animatrice culturelle.

Elle a obtenu son brevet d’enseignement en 1966, et un baccalauréat ès arts en lettres françaises à l’Université d’Ottawa en 1978. En 1992, elle a terminé ses études de maîtrise en éducation de l’Université d’Ottawa. Elle a également obtenu des certificats en théologie et en animation de l’Université Saint-Paul.

Lysette a enseigné à l’école secondaire et à l’université, et offre présentement des formations en création littéraire. Au cours de sa carrière, elle a été présidente de l’Atelier littéraire en Outaouais, membre de plusieurs conseils d’administration, chroniqueuse culturelle et membre de nombreux jurys. Elle fut elle-même finaliste à de maintes fois pour des prix littéraires.

D’ailleurs, en septembre 2013, Lysette a fait partie des lauréats du prix Pierre-Nothomb 2013 au Luxembourg. Il s’agit d’un concours pour lequel les auteurs écrivent un discours. Le discours de Lysette portait sur le bonheur et a été publié dans une brochure préparée par le Salon du livre luxembourgeois.

Parfum de rose et de tabacDepuis 1979, elle publie des textes poétiques et autres textes dans des revues et collectifs. Elle a également publié des recueils de récits, des tableaux de vie, des recueils de poésie et de nouvelles, en plus de onze livres pour enfants.  Pour la liste complète de ses publications, consultez ce lien: Publications

Lysette, livreElle fait des tournées dans les salons du livre, les bibliothèques et les écoles à travers le Canada — en Gaspésie, à Vancouver, au Sault-Ste-Marie, à Hearst, à North Bay, à Timmins, etc., ainsi qu’en Europe.

À l’automne 2010, Lysette a bénéficié d’une résidence d’écrivain à La Maison Jules-Roy, en France, où elle a écrit Mes lettres et poèmes à Jules Roy. Poste restante, Vézelay.

En décembre 2012, elle a été l’invitée de Diane Desaulniers à l’émission D’une page à l’autre (TV Rogers). Cette émission est dédiée aux auteurs francophones de la région d’Ottawa.

Brûlants_couv2Paraîtra le 1er mars 2014 son tout dernier roman aux Éditions du Vermillon à Ottawa. Brûlants secrets de Marianne est un roman, ancré dans les débuts de l’Ontario français, dans lequel Lysette raconte l’histoire d’une femme qui est arrivée dans le Nord de l’Ontario à l’âge de 15 ans.

Brochu_Lysette

Références : http://www.lysettebrochu.com; lapoesiequejaime.net;  Livre : Saisons d’or et d’argile (2005)

Certification 2012