Carolle Beaulieu-Pitre

Enseignante, artisane, promotion des droits des femmes, des francophones et de l’artisanat canadien français traditionnel, bénévole

Carole Beaulieu-Pitre

Photo : avec l’autorisation de Carolle Beaulieu-Pitre

« C’est crucial de connaître nos femmes canadiennes. J’ai siégé pendant 11 ans au conseil d’un refuge pour femmes, et si on connaissait mieux notre histoire en tant que femmes, on serait sans doute plus fortes. » — Carole Beaulieu-Pitre, 2014

Née à Lejeune, Québec, Carolle a quitté sa terre natale pour vivre le début d’une aventure dans le Nord de l’Ontario en 1976. Elle a d’abord habité à Sudbury, et depuis 1982, elle réside à Wawa dans le Nord-Ouest de la province où elle a fait carrière en enseignement.

Carolle a fait des études collégiales en graphisme au Céjep de Rivière-du-Loup (1972-1974) et au Céjep du Vieux-Montréal (1974-1975). Par la suite, elle a obtenu un baccalauréat à l’Université Laurentienne de Sudbury en 1982 et une spécialisation en éducation de l’enfance en difficulté en 1997.

Elle a dévoué trois décennies à l’enseignement dans les écoles du Nord de l’Ontario de 1982 à 2012. Au cours de sa carrière, elle a été enseignante diagnosticienne bilingue pour les Services intégrés des enfants du Nord (2000-2005), et a œuvré en éducation spéciale de 2009 à 2012. Carolle a également obtenu un M.Ed. à l’Université de Toronto en 2006.

Elle a joué un rôle clé pour instaurer le programme d’intégration des arts visuels avec les résidents de longue durée du Centre de santé Lady Dunn à Wawa avec ses élèves. Elle a également investi des efforts au sein de l’AEFO à divers titres entre 1984 et 1995.

Parallèlement à sa carrière en enseignement, Carolle se découvrait aussi comme artiste. Dès 1968, elle a fait des études en sculpture sur bois à l’école La Vastringue à Saint-Jean Port Joli et suivi un premier cours de tissage au métier offert par l’Artisanat Chamard.

Mais son véritable envol artistique s’est produit au moment de sa retraite en 2012, un moment charnière dans sa vie d’artiste où elle a pu renouer avec ses passions d’autrefois en se consacrant aux formes ancestrales d’artisanat : « J’ai recommencé à faire du tissage aux doigts afin, d’une part, de faire connaître notre héritage francophone et, d’autre part, de créer des pièces modernes pour maintenir cette technique vivante. »

Sa passion de l’art et des ouleurs lui a été transmise par sa mère — une amoureuse passionnée de la nature qui inspirait sa fille par une description imagée des paysages colorés et uniques du Bas-Saint-Laurent. Le rythme, le geste, les couleurs, les textures, les motifs, la complexité et la beauté du tissage — l’artisane s’est laissée séduire dès son enfance.

Carole B-P tissage

À cette étape de sa vie, le tissage aux doigts est devenu pour Carolle un univers captivant et poétique. Un élan du cœur la conduit plus précisément vers la ceinture fléchée : « Ce qui m’a plu dans le tissage aux doigts, c’est que je pouvais toucher continuellement la laine. C’est un médium facilement malléable, doux, soyeux qui offre une panoplie de possibilités obtenues par des mariages de couleurs et l’entrelacement des fils. C`est ma façon de transmettre une part de mon héritage culturel francophone. »

Un autre « fil conducteur » de sa vie a été le bénévolat. Soucieuse de l’accès aux services pour les collectivités francophones de sa région, Carolle œuvre depuis des décennies au sein de causes qui lui tiennent à cœur — la francophonie, les femmes, la jeunesse et les sports. Elle a  été membre, vice-présidente ou présidente de plusieurs conseils francophones afin de promouvoir la richesse et la beauté de la langue française, en plus d’assurer des services en français dans sa région (Wawa Healthy Lifestyles Coalition, Chadwic Home, Women In Crisis, Growing Wawa).

Elle a également été instructrice de ski de randonnée et de patin artistique dans le but de permettre aux francophones de participer à ces sports, et a été membre de la Patrouille canadienne de ski (1991- 1995), instructrice de la patrouille junior de ski pour les 14-18 ans et membre patrouilleur pour The Black Fly Run.

Même si Carolle poursuit encore ses nombreuses passions par la suppléance en milieu scolaire et l’entraide en milieu communautaire, l’heure de sa vie est maintenant au tissage — cet art qui n’est devenu rien de moins que sa poésie… Des sculptures qu’elle tisse avec de la laine et qu’elle offre en héritage aux générations.

Références : http://brinsdarcenciel.com; texte de C. Beaulieu-Pitre

Certification_2014

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