Solange (Lemire) Fortin

Enseignante, chef de file pour la francophonie à Sault Ste Marie, visionnaire pour le fait français en Ontario, la culture et les arts, bénévole

SolangeFortin2

Photo : avec l’autorisation de Solange Fortin

Se référant à la crise linguistique à Sault Ste Marie, les paroles de Solange en 1990 —

« Cette crise a  eu cependant un effet positif. Ce que nous appelons les francophones assis sur la clôture, c’est-à-dire les francophones qui ne s’affichent pas pour ou contre un centre-scolaire communautaire, ont été obligés de réagir. Cela a créé un lien d’unité ».

—   Solange Fortin, Femmes d’action, Vol. 19, no 4, p. 7, 1990

Née à Rouyn-Noranda Qc, Solange a grandi à Sault Ste Marie. Elle a fréquenté l’école primaire Saint-Ignace, une école fondée en 1902 par les pères Jésuites et dirigée par la Congrégation des Filles de la Sagesse à partir de 1914.

Par la suite, elle a fait des études secondaires au Pensionnat Notre-Dame-de-Lourdes à Sturgeon Falls, puis à Ottawa, suivies d’une année de formation à l’École normale de Sudbury.

Solange a enseigné pendant un an à l’école primaire St-Joseph à Cochrane avant de retourner vivre à Sault Ste Marie en 1972.

Femme de vision et d’action, Solange s’est dévouée à la communauté francophone de Sault Ste Marie pendant plus de 15 ans.

Elle a, entre autres, mis sur pied le Centre francophone de Sault Ste Marie en 1979, en plus d’en devenir la première coordonnatrice de 1981 à 1985. En 1983, Solange a également mis sur pied le premier Club d’âge d’or pour les aînés francophones de sa communauté.

Enseignante pour le Conseil des écoles séparées de Sault Ste Marie de 1986 à 1990, Solange était vivement intéressée par la création d’un milieu d’apprentissage enrichi pour les élèves francophones de Sault Ste Marie. C’est ainsi qu’elle a ardemment œuvré pour la mise en place des éléments fondateurs d’un projet de centre scolaire-communautaire francophone — le premier de son genre en Ontario.

Mais une crise linguistique se préparait à cette époque à Sault Ste Marie*, et non seulement le projet du centre scolaire-communautaire n’a-t-il pas vu le jour à ce moment-là, mais Solange s’est également retrouvée au cœur de la tempête linguistique étant donné son rôle de présidente du Centre francophone au moment des manchettes.

Le coup a été dur ! Suite à plusieurs menaces, Solange et sa famille ont dû prendre la décision de quitter leur ville pour aller vivre dans l’Est ontarien. Ce fut tout de même un changement positif, car ce déménagement a permis aux enfants de s’épanouir en français.

Solange n’a pas abandonné ses objectifs pour autant ! De 1990 à 1994, elle été la directrice générale du Centre culturel La Ste-Famille à Rockland. Pendant une trentaine d’années, elle a oeuvré à la Fondation franco-ontarienne à titre de coordonnatrice-gestionnaire.

Femme d’engagement social, Solange s’est toujours impliquée dans des causes qui lui tiennent à cœur, dont, entre autres, le Centre espoir Sophie, le Comité des affaires temporelles de la Communauté du Saint-Frère-André et l’Assemblée des centres culturels de l’Ontario. Elle a œuvré au sein de l’ACFO–Rive Nord, de la Fédération des organismes culturels francophones de l’Ontario Nord (FOCFON) et de l’Assemblée des centres culturels de l’Ontario (ACCO).

Elle s’implique présentement auprès de la Saint-Vincent de Paul, du Centre Pauline-Charron, du Centre espoir Sophie et du Comité des affaires temporelles de la Communauté chrétienne du Saint-Frère-André.

En 2012, son dévouement à la francophonie lui a valu la Médaille du Jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II pour l’ensemble de son travail depuis plus de 40 ans en Ontario français.

*En 1990, le conseil municipal de Sault Ste Marie, « inquiet des dépenses que pourrait occasionner la nouvelle Loi 8 sur les services en français », avait déclaré l’anglais comme seule langue de travail de la municipalité (le 29 janvier 1990). Le résultat de cette déclaration et décision a été  « le choc, l’insulte, et l’humiliation » chez les 3 000 francophones qui vivaient à Sault Ste Marie.

Note historique : L’ancêtre du Centre francophone de Sault Ste Marie était le Club Social fondé au début des années 50. Dès le départ, le Club Social avait comme objectif de promouvoir la culture canadienne-française à l’échelle locale. Le Club Social est ensuite devenu le Club des Copains en 1965, et ce dernier a été remplacé par le Centre francophone de Sault Ste Marie en 1979 qui s’est alors fusionné avec l’ACFO locale sous la direction de Solange Fortin.

Références : Entrevue : «L’avenir n’est pas rose à Sault Ste-Marie», Femmes d’action, Vol.19, No4, 1990, p.6-7; Article : «Soo Language Wars», Chatelaine, juillet 1990; fondationfranco-ontarienne.ca; centrefrancophone.net; http://www.ledroit.org/redaction/100ans/2013/03/26/crise-linguistique-a-sault-sainte-marie-une-alliance-inedite-entre-journaux/; cv et texte de S. Fortin

Certification 2013

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s