Marie-Louise Dumais Carrier

Première coiffeuse à Mattice

Carrier_Marie-Louise

(Photo : courtoisie de la municipalité de Mattice-Val Côté)

«La coiffure : Un métier d’art et de mode [qui] exige un talent créatif, mais aussi un sens commercial affirmé et d’excellentes qualités relationnelles.» www.onisep.fr

Marie-Louise Dumais, fille de Polydore Dumais et de Marie-Louise Lavoie, est née à Mont-Carmel QC en 1905. Elle est arrivée à Mattice en 1926.

Alors que la municipalité de Mattice a eu son premier salon de barbier en 1923 (Eugène Breton, premier barbier), c’est en 1941 que les femmes de la communauté de Mattice ont eu accès à un service de coiffure pour elles.

Marie-Louise Dumais Carrier fut la première coiffeuse à offrir ses services à Mattice. Elle a fait ses études de coiffeuse à Montréal. À l’époque, le programme de formation était d’une durée de 10 mois.

À son retour de Montréal, elle a offert ses services à même le salon de barbier de son conjoint, Thomas Carrier, qui avait ouvert son salon en 1937 après avoir suivi un cours de barbier d’une durée de 3 mois à Montréal. Il a pratiqué son métier à Mattice jusqu’en 1961.

Pendant les années 40, la mode des coiffures pour femmes était « frisée avec des boudins, vagues ou rouleaux tout autour de la tête » (Si Missinaïbi m’était conté, tome 1, p. 94). Les coiffures visaient surtout à mettre en valeur la féminité.

Au début de la carrière de Marie-Louise, une coupe de cheveux coûtait 50 cents et une permanente coûtait 5 $. À cette époque, les instruments utilisés pour faire la permanente étaient des bigoudis de fer avec papier et solution à permanente, le tout tenu par des fils électriques très lourds ! Une permanente pouvait prendre jusqu’à 4 heures avant d’être complétée.

Le travail de Marie-Louise et des autres coiffeuses de son époque a éventuellement été facilité par les permanentes à vapeur (cold wave).

Étant donné la crise économique liée aux conditions de vie à l’époque de la Deuxième guerre, les produits de beauté étaient plutôt rares et souvent difficiles à acquérir. Les femmes qui pratiquaient le métier de coiffeuse à l’époque des années 40 dans le Nord de l’Ontario étaient des pionnières dans leur domaine, et offraient un service indispensable au bien-être des populations.

Marie-Louise est décédée en 1967 à l’âge de 62 ans.

Note historique : Toutes les époques ont connu des coiffures à la mode. Au cours des années 40, une des coupes les plus populaires était celle de la vedette hollywoodienne, Veronica Lake — une cascade de cheveux descendant jusqu’aux épaules, lissés sur le dessus et finissant en larges boucles. On peut se demander combien de fois Marie-Louise a été demandée de reproduire cette coiffure dans son salon pendant les années 40 !

Référence : Si Missinaïbi m’était conté…l’histoire vécue des pionniers de Mattice-Val Côté, 1986.

NDLR : J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s