Claire Rochon Blais

Femme d’affaires, pionnière en politique municipale, visionnaire pour la communauté francophone du Moyen-Nord, mentor pour les générations

Rochon-Blais_Claire

Photos : avec l’autorisation de Jean-Jacques Blais

« Comment décrire en une phrase, une femme exceptionnelle qui a vécu 75 ans avant son temps, la vie de femme que connaissent celles du 21e siècle — énergie, intelligence, force.  »

—   Nicole, fille de Claire, dans Une femme d’avant-garde

Née en 1915 dans une famille d’entrepreneurs à Sturgeon Falls*, Claire a appris tôt à se tailler une place auprès de ses frères dans l’entreprise familiale J.W. ROCHON ET FILS.  Née la 4e d’une famille de onze enfants, elle est la fille de Wilfrid Rochon et d’Énédine Lortie.

Détermination en main, elle a suivi un cours commercial dans le but de perfectionner ses connaissances administratives, et ainsi faire valoir ses talents sur le marché du travail, d’abord au service d’institutions bancaires, mais aussi dans l’entreprise familiale.

Employée à temps plein et mère de 6 enfants pendant la Seconde Guerre mondiale, Claire a dû relever des défis de taille pendant que son conjoint, Rodolphe Blais, était à l’étranger pour servir les efforts de guerre. En son absence, la famille a connu un sinistre incendie au cours duquel Claire a même dû risquer sa vie pour récupérer quelques objets des flammes, dont son SINGER (machine à coudre à pédale).

Non seulement Claire était-elle fine couturière, mais le SINGER était un objet absolument essentiel à la survie de la famille durant la période de guerre. Il n’était pas rare que les mères de famille devaient confectionner tous les vêtements de leurs enfants, ce qui était le cas de Claire.

Au fil d’une vie bien remplie, Claire a toujours vécu selon l’adage : Ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait. Ainsi, peu importe qu’il s’agisse de —

  • voir au fonctionnement de la maisonnée Blais;
  • suivre les progrès académiques, artistiques et sportifs de ses enfants;
  • assumer ses responsabilités dans la boutique de vêtements de son père;
  • administrer les affaires de la famille Rochon;
  • relever le défi d’être chef de campagne pour son fils Jean-Jacques Blais, élu député fédéral dans Nipissing en 1972; ou
  • siéger à titre de conseillère au conseil municipal de Sturgeon Falls, ce qu’elle a fait pendant 13 ans (1972-1985), en plus d’être maire suppléante…

Claire était toujours au rendez-vous. Partout où elle a passé, elle a fait briller l’excellence et fut un mentor pour les générations. Elle a été l’une des premières femmes à se lancer en politique dans le Moyen-Nord. Elle fut d’ailleurs la première femme francophone à se faire élire au conseil municipal de Sturgeon Falls en 1973 (la même année que Colette Lévis).

Conseil municipal de Sturgeon Falls, 1973

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De g.à.d. en avant, assis : Claire Rochon Blais, le maire Gilbert Ouellette, Roger Aubry, le greffier. De g.à.d.en arrière, debout : Colette Lévis, Rhéal Savage, Marcel Labbé, Walter Cockburn, Ubald Serré.

Pendant ses 55 ans de vie à Sturgeon Falls, Claire a laissé sa marque dans plusieurs dossiers, particulièrement, celui de l’économie locale. Elle a également joué un rôle clé dans l’édification d’un nouvel hôtel de ville à Sturgeon Falls.

Conseil de Claire aux générations  —

«Si on veut que les choses changent, il faut être là où se prennent les décisions. Voilà la clé du changement ». (Citation puisée dans l’article de Monique Cousineau, 2011)

* La famille de Joseph Wilfrid Rochon a participé pendant plusieurs décennies au développement économique et culturel de Sturgeon Falls. J.W. Rochon s’est lancé en affaires dès 1925. Plusieurs enfants de la famille Rochon, dont Claire, se sont impliqués dans la communauté par l’intermédiaire d’organismes dont le but était de secourir les citoyens dans le besoin ou de faire avancer un dossier dans les domaines des arts et de l’éducation.

Note historique : L’avocat Jean-Jacques Blais, fils de Claire et de Rodolphe, a été député et ministre libéral de 1972 à 1984. Il a occupé plusieurs postes de prestige dont, entre autres, ministre de la Défense nationale, ministre des Approvisionnements et Services, Solliciteur général du Canada et ministre des Postes. En 2011, il a été décoré du Prix Bernard Grandmaître pour souligner sa contribution à la francophonie ontarienne.

Références : Article de Monique Cousineau, «Une femme d’avant-garde», Concerto, vol 2, no 11, 2011; biographie de Gaëtan Rochon (our.ontario.ca); texte de Claire Rochon-Blais, «Gaston’s First Communion», The Memory of all that: Canadian Women Remember World War II, p. 21-24, 1992; parl.gc.ca

Certification 2013

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2 avis sur « Claire Rochon Blais »

  1. Félicitations Madame Blais! J’ai aussi une tante qui célèbrera son 100e anniversaire de naissance, le 30 juillet 2015. Elle est née à Saint-Pascal-Baylon, Ontario.

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