Béatrice Rouleau Boulay

Pionnière du Nouvel-Ontario, développement du Moyen-Nord, femme d’affaires

Boulay

Photo : avec l’autorisation de la Bibliothèque publique du Grand Sudbury

«[Béatrice] était énergique, et soit dit en passant, l’homme d’affaires qu’on ne jouait pas»

— Gilberte Proux, petite-fille de Béatrice Rouleau (nosracines.ca).

Native de St-Anaclet dans le comté de Rimouski au Québec, Béatrice a quitté sa terre natale en 1882, accompagnée de son mari Joseph Boulay et de six de leurs enfants.

La famille a traversé le Québec, et s’est  arrêtée, par la suite en Ontario, à Cornwall, pour y travailler dans les usines de coton.

Onze mois plus tard, la famille a quitté Cornwall pour Montréal, où ils sont demeurés pendant 6 mois. Attirée par la promesse d’un avenir meilleur dans le Nord de l’Ontario, la famille Rouleau-Boulay a repris la route, cette fois vers le Nouvel-Ontario.

Béatrice et sa famille sont arrivées en terre nord-ontarienne à Stinson Pit (30 km de Sudbury) en février 1884, et en mai de la même  année, la famille nomade a élu domicile permanent à Sudbury.

La famille Rouleau-Boulay est considérée comme étant l’une des premières familles pionnières canadiennes-françaises de Sudbury, sinon la première. Joseph y a d’ailleurs construit la toute première maison sur la rue Spruce.

Béatrice, femme d’affaires dans l’âme, eut l’idée dès le départ d’ouvrir sa maison aux ouvriers et aux voyageurs qui lui versaient une pension de 25 cents par nuit pour dormir sur le plancher d’une grande pièce de la maison, rebaptisée « le dortoir » — la première maison de pension à Sudbury.

L’entreprise a porté ses fruits et, sept ans plus tard, Béatrice a pu faire construire une grande maison de pension (3 étages) avec les profits de sa première entreprise. Ces argents lui ont non seulement permis de voir aux besoins de la famille et à l’entretien de la maison, mais Béatrice a pu faire éduquer ses filles au couvent des Sœurs de l’Assomption à Nicolet.

Béatrice a continué à faire fleurir son entreprise au point où ses économies lui ont permis d’acheter des terrains et de faire construire plusieurs maisons. Entre autres, elle a acheté cinq terres dans la première concession du canton de Garson pour y établir ses enfants.

Béatrice est décédée à Sudbury en 1921.

Références :  «Familles pionnières : leur odyssée, leur enracinement», Société Historique du Nouvel-Ontario Collège du Sacré-Coeur, Sudbury 1944 (noracines.ca); «La première maison de pension», Le Voyageur, 3 décembre 2008 (C. Pilon).

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

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