Léocadie Turgeon

Pionnière du développement du Nord, femme d’affaires

« Si toutes les femmes avaient combattu le feu comme [Léocadie Turgeon], elles auraient sauvé la ville ».

— Gus MacManus, maire de Grant (maintenant Hearst)  au moment du grand feu de 1914

Née en 1883 à Saint-Ange-de-Ham-Nord au Québec, Marie Vitaline Léocadie Beaudoin a élu domicile avec son conjoint Pierre Turgeon, à Hearst, en juin 1912.

Après avoir quitté sa terre natale, Léocadie a d’abord vécu et travaillé aux États-Unis avant de se marier en 1899 à l’âge de 16 ans. Par la suite, le couple Turgeon a vécu dans les Laurentides, puis ensuite à Cobalt, à Cochrane, à Val Gagné (appelé Nushka à l’époque), à Matheson, et enfin, à Hearst (appelé Grant à l’époque).

Au début des années 20, tout était à faire dans le Nord de l’Ontario, et comme le précise Gérard Payeur de l’Écomusée de Hearst— ce n’était pas un pays pour les paresseux et les peureux, seuls les plus forts et les plus débrouillards y arrivaient.

Léocadie était une bâtisseuse et une défricheuse qui n’avait pas froid aux yeux. Peu de temps après son arrivée en terre nord-ontarienne, elle a tenu une maison de chambres à trois étages sur la rue Front à Hearst (Hôtel Windsor). Éventuellement, le couple a acheté un des premiers terrains à St-Pie-X (appelé MacManusville à l’époque) où ils ont construit une ferme.

En 1914, un grand feu a ravagé la ville au complet, y compris leur hôtel de la rue Front. Léocadie a cependant réussi à sauver la maison de ferme, faisant de cette maison la seule habitation encore debout après l’incendie. Léocadie y a accueilli les rescapés du feu.

Par la suite, elle et son conjoint ont bâti une nouvelle maison de chambres sur la rue Front, que Léocadie a vendue en 1949 lorsqu’elle est devenue veuve. Elle est décédée à Hearst en 1984 à l’âge de 101 ans.

Témoin d’une époque riche en développement et en rebondissements de 1922 à 1984, les mémoires de Léocadie font partie du folklore local et du patrimoine franco-ontarien.

Non seulement a-t-elle participé à l’émission Villages et visages sur les ondes de TFO en 1976, mais son histoire de pionnière a également été racontée dans le livre Gens de chez nous, publié aux Éditions Cantinales en 1997.

Gens de chez nous

Références : ecomuseedehearst.ca (chronique #27, Gérard Payeur)  lenord.on.ca

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

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