Yvonne Nault Whissell (Mailloux)

Pionnière, femme d’affaires, défenseure de la langue française en Ontario,  bénévole

Kitty« La vie pour moi n’est pas une courte chandelle. C’est une torche splendide que je tiens pour le moment. Je veux qu’elle brille aussi brillante que possible avant de la donner à la future génération. »

— Yvonne Nault Whissell-Mailloux

Dédicace du livre Kitty, le gai pinson écrit par sa fille Marguerite Whissell-Tregonning,  Prise de Parole, 1978

* * *

Née Yvonne Nault d’un père métis et d’une mère canadienne-française à Saint-André-Avelin au Québec en 1896, Yvonne était la 6e d’une famille de dix enfants. Elle est déménagée à Sudbury en 1923 suite à une série de circonstances de vie difficiles.

Orpheline dès l’âge de 7 ans, elle a erré de foyer en foyer, dont cinq ans passés à l’orphelinat avant de travailler comme domestique. En 1914, elle a épousé Adorice Whissell.

Lorsqu’il est décédé quatre ans plus tard de la grippe espagnole, Yvonne, veuve à l’âge de 21 ans, place ses deux enfants en pension, et part travailler à Montréal pour subvenir aux besoins de sa famille.

Quelques années plus tard, en 1923, elle est déménagée en Ontario avec ses enfants où elle a rejoint des membres de sa famille déjà installés à Sudbury. Elle a épousé Joseph Mailloux à Sudbury neuf ans plus tard.

Pendant la Grande Dépression des années 30, Yvonne s’improvise femme d’affaires et accueille des pensionnaires chez elle pour assurer le bien-être de la famille, son mari étant au chômage. Dès lors, Yvonne dirige les affaires de la famille, et devient éventuellement la propriétaire de 17 immeubles à Sudbury pendant la Dépression.

Pendant 30 ans, Yvonne a dirigé son entreprise «en français, en milieu minoritaire» sans jamais apprendre l’anglais. Elle a travaillé assidûment à la conservation de la langue française pendant la période où le Règlement 17 était en vigueur en Ontario, écrivant des lettres au premier ministre de l’époque, William Lyon Mackenzie King.

Yvonne a été une des premières femmes à s’adresser au public en politique. En 1937, elle est montée sur une estrade pour prendre la parole, et faire valoir ses opinions politiques à une époque où peu de femmes n’avaient encore osé le faire.

Yvonne a consacré beaucoup de son temps à des œuvres de bienfaisance et s’est dévouée envers les malades.

Sa vie de pionnière dans le Nord de l’Ontario a été racontée dans un livre intitulé «Kitty le Gai Pinson : Résumé de vie d’une pionnière du nord de l’Ontario», écrit par sa fille, Marguerite Whissell-Tregonning, publié aux Éditions Prise de Parole, en 1978.

Yvonne est décédée en 1968.

Références : Dictionnaire des écrits de l’Ontario français : 1613-1993 (éditeurs, Gaëtan Gervais, Jean-Pierre Pichette); «Au fil de la mémoire : trois Franco-Ontariennes se racontent », Francophones d’Amérique, no 7, 1997, p.59-70 (J. Urbas); « Une langue qui pense : la recherche en milieu minoritaire francophone au Canada,» sous la direction de Linda Cardinal, PUO, 1993.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

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