L’honorable* Louise Charron

Avocate, pionnière du domaine judiciaire canadien, juge à la retraite de la Cour suprême du Canada

Louse Charron

Photo : avec autorisation et droit d’auteur à la Cour suprême du Canada, photographe Philippe Landreville

«J’espère que l’on se souviendra de moi comme d’une juriste honnête, qui travaillait dur pour rendre ses jugements avec bon sens».

— L’honorable Louise Charron, http://www.droit-inc.com

Née en 1951, Louise Charron a grandi à Sturgeon Falls où elle a fait ses études secondaires au pensionnat Notre-Dame-de-Lourdes.

Fille de banquier éduquée chez les Filles de la Sagesse, elle a appris tôt les valeurs du travail bien fait, soutenu par l’honnêteté et l’effort continu.

Dans une entrevue accordée à Canadian Lawyer Magazine en 2012, Louise Charron a raconté que les Filles de la Sagesse lui ont transmis plusieurs des habiletés sur lesquelles elle a bâti les fondements de sa carrière judiciaire.

En effet, voulant s’assurer que leurs élèves francophones en milieu minoritaire et isolé n’accusaient aucun désavantage par rapport aux élèves anglophones ou aux élèves des grands centres, les religieuses n’acceptaient rien de moins que l’excellence de toutes leurs élèves !

Louise Charron

Louise Charron, vers 1966-67, Pensionnat

Donner le meilleur de soi, développer le sens de la discipline et de l’organisation, atteindre la rigueur intellectuelle — tels étaient les mots d’ordre de l’éducation dispensée par les Filles de la Sagesse.

Elle a obtenu un B.A. en psychologie expérimentale de l’Université Carleton en 1972, et, par la suite, une licence en droit de l’Université d’Ottawa en 1975.

Admise au barreau de l’Ontario en 1977, maître Charron a exercé le droit au sein du cabinet Lalonde et Chartrand de 1977 à 1980, principalement en droit civil et en droit criminel.

De 1978 à 1988, elle a oeuvré comme procureure adjointe de la Couronne pour le district judiciaire d’Ottawa-Carleton. Elle a également enseigné à la section de common law en français de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa.

À l’âge de 37 ans, Madame Charron a été nommée juge de la Cour de district et juge locale de la Haute Cour de justice de l’Ontario en 1988.

En 1990, elle a été nommée juge de la Cour de l’Ontario (division générale). Juge Charron a également été directrice adjointe de l’Institut national de la magistrature de 1994 à 1996.

La juge Charron a été nommée à la Cour d’appel de l’Ontario en 1995 et juge adjointe de la Cour de justice du Nunavut de 1999 à 2004.

En 2004, elle a été nommée juge à la Cour suprême du Canada, faisant d’elle la première et seule femme franco-ontarienne à avoir été nommée à ce poste. Elle a pris sa retraite de la Cour suprême en 2011.

Sa carrière a été couronnée de reconnaissance. Elle a reçu des doctorats honorifiques du Barreau du Haut-Canada en 2004, de l’Université Nipissing en 2005 et de l’Université Laurentienne de Sudbury en 2006.

Elle a également été élue membre titulaire honoraire de l’American College of Trial Lawyers en 2007.

Le 30 décembre 2012, juge Charron été nommée Compagnon de l’Ordre du Canada. Il s’agit de la plus haute distinction de cet Ordre. Elle a été nommée pour ses contributions en tant que juriste de renom et son engagement à l’égard de l’enseignement de la common law en français. La cérémonie a eu lieu le 3 mai 2013.

Order of Canada Ceremony

Photo : Sgt Ronald Duchesne, Rideau Hall ©Sa Majesté la Reine du Chef du Canada représentée par le Bureau du secrétaire du gouverneur général (2013)

L’entrevue qui suit a été menée par Gisèle Quenneville dans le cadre de l’émission Carte de visite sur les ondes de Tfo.

Note historique : Depuis 1875, il y a eu 7 femmes nommées au poste de juge à la Cour suprême du Canada (données 2013). La première femme juge fut nommée en 1982 (Bertha Wilson). Louise Charron est la 7e femme à avoir été nommée, et la première femme francophone de l’Ontario.

*Au Canada, peu de gens peuvent porter le titre « honorable » avant leur nom. Certaines personnes y ont droit à vie dont le lieutenant-gouverneur de chaque province, les membres du Sénat canadien et les membres du Conseil privé. D’autres peuvent porter le titre « honorable » pendant la durée de leur fonction ou sur permission.

Charron_Louise

Références : www.scc-csc.gc.cawww.justice.gc.ca; www.droit-inc.com; www.lsuc.on.ca/media/third_colloquium_louise_charron.pdfwww3.tfo.org.ca; textes de L. Charron.

Certification 2013

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2 avis sur « L’honorable* Louise Charron »

  1. Lucie Lafrenière dit :

    Tellement inspirant.

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