Hélène Brodeur

Enseignante, auteure, traductrice, poste-cadre à la fonction publique, pionnière de la littérature franco-ontarienne

« Hélène Brodeur est pour l’Ontario ce qu’Antonine Maillet est pour l’Acadie ou Gabrielle Roy pour les provinces de l’Ouest : une figure emblématique de la littérature canadienne »

— Béatriz Mangada, professeure de français, Madrid

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Photo reproduite avec permission de l’AEFO (Femmes de vision)

Née à Saint-Léon de Val-Racine dans les Cantons-de-l’Est en 1923, Hélène quitté sa terre natale avec sa famille pour s’enraciner dans le Nord de l’Ontario. Hélène a grandi à Val Gagné, près de Timmins, à partir de l’âge de 4 ans.

La vie des années 20 à 40 dans le Nord de cette époque n’avait rien de facile pour les familles pionnières. Crise économique. Maigres ressources. Longues soirées d’hiver. La télévision n’était même pas encore inventée et il n’y avait pas de bibliothèque où l’enfant Hélène pouvait s’abreuve de connaissances et de divertissement. La famille et les voisins formaient une «communauté».

Elle a obtenu un diplôme de l’École normale de l’Université d’Ottawa, et a été institutrice dans une école de rang jusqu’en 1946.

Par la suite, elle s’est établie à Ottawa et a obtenu un baccalauréat ès arts  de l’Université d’Ottawa. Elle a été professeure de français et d’histoire au niveau secondaire.

Hélène a également été traductrice pour le compte de nombreux éditeurs, ainsi que pigiste pour divers journaux et revues. Elle a signé des textes en français et en anglais pour la CBC Châtelaine, MacLean, Flight Magazine, Extension Magazaine, North… Elle a publié des nouvelles dans la revue du département des lettres françaises de l’Université d’Ottawa (Incidences).

À partir de 1964, elle a été agente d’information au gouvernement fédéral (Conseil du Trésor). En 1975, elle a occupé la fonction de directrice-adjointe de l’information à Statistique Canada et, par la suite, directrice des communications jusqu’en 1977.

Elle a commencé à écrire professionnellement en 1957, faisant d’elle l’une des premières femmes de la littérature franco-ontarienne, mais c’est à partir de 1977 qu’elle se dédie à la création littéraire à temps plein.

Au cours des années 80, Hélène a écrit la première saga franco-ontarienne, Les Chroniques du Nouvel-Ontario (trois tomes), dans laquelle elle relate de manière romancée, l’histoire de la colonisation du Nouvel-Ontario.

Liste partielle de ses publications :

  • Chroniques du Nouvel-Ontario : tome 1, La Quête d’Alexandre, 1981 (prix Champlain); tome 2, Entre l’aube et le jour, 1983 (prix littéraire Le Droit); tome 3, Les Routes incertaines, 1986
  • Les Ontariens, scénario de 13 émissions pour TVOntario, 1982-1983
  •  L’Ermitage, 1996
  • Marie-Julie, 2001

Sa carrière fut couronnée de prix et de distinctions dont le Prix du Nouvel-Ontario en 1984 et le premier prix du livre du Journal Le Droit en 1985.

Elle est décédée à Ottawa en 2010.

Chroniques Nouvel Ontario

Références: lexpress.to/archives ; prisedeparole.ca; crccf.uottawa.ca; «Hélène Brodeur : une romancière au service de notre histoire », Yolande Grisé, Liaison, no42, 1987, p. 26-27.

NDLR: J’ai rédigé ce résumé à partir de sources fiables et au meilleur de mes connaissances. Dans toutes les instances possibles, je tente de faire valider le contenu auprès de la personne ou de sa famille  lorsqu’il est possible de le faire. Toutefois, s’il contient des erreurs, n’hésitez pas à m’en faire part. 

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