De North Bay à Thunder Bay, l’histoire des femmes du Nord de l’Ontario — une invitation

NOUVEAU PRODUIT : CALENDRIER ! 

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Calendrier

 

 

Calendrier 2

12 femmes. 12 citations.

Janvier : Sonia Lamontagne
Février : Gisèle Quenneville
Mars : Mariette Carrier-Fraser

Avril : Linda Cardinal
Mai : Danielle Coulombe
Juin : Sr Lorraine Desjardins, s.c.o.
Juillet : Dyane Adam
Août : Marguerite Andersen
Septembre : Lise Paiement
Octobre : Gisèle Lalonde
Novembre : Marie Bouclin
Décembre : Ethel Côté
Couverture : toile de l’artiste Suzette Hébert-Downey

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MOSAÏQUE : VOLER DE SES PROPRES ELLES !

Imprimez l’affiche en 11 x 14  en cliquant sur l’image. Vous pouvez également imprimer la liste des noms en cliquant ici.

Mosaique_EDN_2013

Mosaïque des Elles du Nord présentées sur le blogue en 2012/13. Certains profils n’ont pas de photo donc ne sont pas inclus dans cette mosaïque.

Elle du Nord

Elle du Nord, Suzette Hébert-Downey, artiste

L’HISTOIRE DES FEMMES DU NORD DE L’ONTARIO !

Qui a été la première femme francophone à pratiquer la médecine dans le Nord de l’Ontario? La première à diriger une école ou un conseil scolaire?

Qui fut la première Franco-Ontarienne à partiquer comme avocate ou journaliste dans votre communauté?

Ou la première femme à siéger au conseil municipal de chaque ville et village le long de la Route 11 et des autres routes du Nord de l’Ontario (Route 17, Route 66, Route 101, etc.)?

Connaissons-nous les noms des pionnières, des chefs de file et de la relève franco-ontarienne à North Bay, Corbeil, Sudbury, Chapleau, Timmins, Cochrane, Moonbeam, Kapuskasing, Hearst, Geraldton, Wawa, Thunder Bay, Kenora, etc.?

Nombreuses sont les femmes qui ont contribué au patrimoine humain du Nord de l’Ontario, de la province et du pays. Quelle est leur histoire?

Je vous invite à m’accompagner dans cette aventure de blogue où je souhaite raconter la contribution et le patrimoine légués par les «Elles du Nord», ces femmes de la francophonie ontarienne dans le domaine des arts, de l’éducation, des affaires, du sport, de la santé, de la politique, de la francophonie, du développement communautaire, du bénévolat, de la littérature…

Les femmes de la Route 11 et des villes et villages qui la longent et la côtoient sont les fondatrices et les reflets d’une région en mouvement depuis le 19e siècle. Membres, bénévoles et militantes au sein des associations, groupes, écoles, services, hôpitaux, conseils municipaux — qui sont-elles ?

Je suis à la recherche de noms, de dates, d’anecdotes, de photos. Connaissez-vous une Franco-Ontarienne qui, par ses actions et sa présence, a contribué à faire du Nord ce qu’il est depuis sa fondation ou à faire rayonner le Nord ailleurs au pays et au monde ? Le Nord de l’Ontario — une communauté vivante et dynamique, peuplée de gens de coeur et de volonté, un lieu où habite une proportion importante de la population francophone de l’Ontario. Parlons-en.

Je vous invite à fouiller dans vos archives personnelles, familiales et communautaires pour y découvrir des noms de femmes francophones originaires du Nord, ou encore des femmes venues d’ailleurs, dont le Nord est devenu leur domicile de coeur, peut-être y habitent-elles toujours ou peut-être ont-elles quitté leur terre natale pour d’autres lieux, sans jamais oublier les profondeurs de leurs racines. Toutes ont brillé par leur excellence et leur rayonnement en Ontario. Je les appelle les «Elles du Nord».

Elles sont :

  1. Les pionnières — les femmes des siècles derniers qui sont nées dans le Nord ou qui sont venues d’ailleurs pour développer le Nord, mettre sur pied ses institutions, faire grandir ses communautés.
  2. Les chefs de file — ces femmes nées ou ayant grandi dans le Nord, ou encore qui sont venues d’ailleurs pour y vivre, et qui se sont distinguées par leurs réalisations dans le Nord ou en province, et sur la scène canadienne ou internationale.
  3. La relève — les femmes du Nord qui représentent aujourd’hui la relève culturelle, musicale, politique, sociale…
  4. Les femmes qui ont accompli de Grandes Premières : une célébration chronologique des premières des femmes du Nord de l’Ontario dans tous les domaines possibles.

À bientôt !

Jeannine   

© Jeannine Ouellette 2012-13-14

Cliquez pour voir la page Facebook des Elles du Nord.

Année 2

Francine Noiseux

Enseignante, artiste, bénévole

Francine Noiseux

Francine Noiseux, 2013

« Chaque vie compte, et ce n’est pas nécessairement  »combien » de choses on a fait en passant sur cette terre. Une seule chose peut tout changer et chaque personne oeuvre dans son entourage. C’est plutôt ce qu’on peut faire dans cet entourage qui compte vraiment. Nous sommes tous et toutes un microcosme du macrocosme. » — Francine Noiseux, 2014

Née à North Bay en 1947, Francine a passé une bonne partie de son enfance à Chapleau avant que sa famille ne reprenne la route vers North Bay en 1959.

Suite à ses études secondaires, Francine a choisi la profession d’enseignement. Elle a consacré 27 ans de sa carrière professionnelle auprès des enfants dans les classes de jardin, maternelle, première et deuxième année à North Bay. Au moment de sa retraite en l’an 2000, elle eut un pincement au coeur de laisser ces « enfants de sa vie » qu’elle avait tant aimés et qui l’avaient inspirée.

Mais une autre porte allait maintenant s’ouvrir — celle du monde des arts, plus particulièrement, des arts autochtones. Élevée dans une culture canadienne-française, c’est en 1996 que Francine a commencé à renouer avec ses racines ancestrales, notamment par l’entremise de son cheminement artistique. « Tout être humain cherche un rituel; mon rituel est celui des autochtones » (L’Accent, entrevue réalisée avec Francine Noiseux en 2006 sur les ondes de Radio-Canada).

Au moment de sa retraite, Francine fit d’abord un séjour de 6 mois en Australie pour rendre service à des amis, ce qui lui a permis, par la même occasion, de vivre une transition entre les deux grands univers de sa vie — l’enseignement et l’art.

De retour au Canada, elle décide de se consacrer à l’art à temps plein. Elle commence alors par suivre des cours au White Mountain Academy of the Arts à Elliot Lake, une école des beaux-arts axée sur les arts autochtones. De 2002 à 2005, Francine a acquis et développé des techniques artistiques et artisanales tout en faisant un voyage au cœur d’elle-même et de son passé ancestral. Elle a suivi une variété de cours, tout en choisissant de s’attarder plus particulièrement aux Arts Autochtones et à la sculpture. Pendant son séjour d’études, Francine a reçu une bourse soulignant sa réussite académique au White Mountain Academy of Arts, soit le prix KIJADJIWAN. Elle est ressortie de sa formation transformée au plus profond de son être…

À la fin de ses études en art, Francine est retournée vivre à North Bay où elle participe depuis une dizaine d’années à des expositions présentées par le NBAA (North Bay Art Association) et BRAVO (Bureau des regroupements des artistes visuels en Ontario).

En parallèle à ses activités professionnelles et artistiques, le bénévolat a, lui aussi, joué un rôle essentiel dans sa vie. Francine est membre fondatrice de la Société de St-Vincent de Paul à North Bay où elle a été active de 1991 à 2000, et de nouveau, depuis 2006. Elle s’est impliquée au sein de cet organisme suite à trois voyages en Jamaïque où elle a accompagné de jeunes adolescents qui se rendaient travailler dans les bidonvilles (le groupe Jeunesse de l’École secondaire Algonquin de North Bay).

Elle a également organisé des prélèvements de fonds et d’articles pour ce même groupe au sein de son milieu scolaire lorsqu’elle était enseignante. D’ailleurs, une plaque accrochée dans le foyer de l’école St- Vincent lui a été remise par le groupe de Jeunesse de l’école seondaire Algonquin, en guise de remerciement pour son travail en Jamaique et les prélèvements de fonds et d’articles qu’elle a organisés. Francine est également secrétaire bénévole du North Bay Art Association (NBAA) depuis 2007.

En octobre et novembre 2012, Francine a fait un stage d’artiste en résidence au sein du Arts Health North à North Bay. Pendant son mandat, elle a réalisé une oeuvre communautaire avec l’aide de membres de la commaunuté, de patients en traitement psychiatrique et d’employés du Centre régional de santé de North Bay. La pièce, créée à partir de plumes de papier qui forment un mandala, est accrochée au-dessus de l’entrée du gymnase dans la section des Programmes de santé mentale de l’hôpital.

Mandala

Mandala, oeuvre communautaire réalisée en 2012, Centre régional de santé de North Bay, Programme en santé mentale

En plus de ses expositions et de son bénévolat, Francine offre des ateliers en Arts Autochtones. Au cours des dernières années. elle a offert des formations à Sudbury, Verner, Stratford, North Bay, ainsi qu’aux États-Unis. Qu’il s’agisse de fabrication de tambours, de mocassins, de pochettes de tabac ou de hochet, ou encore, de confection de masques et d’attrape-rêves, les ateliers livrés dépassent la simple fonction esthétique et technique. Plutôt, les formations sont une invitation et un moyen privilégié d’accéder à des enseignements culturels et historiques sur les Arts Autochtones, les Premières Nations et leur histoire. La démarche entre Francine et ses étudiants en est une de confiance et d’engagement. Transmission d’un patrimoine ancien. Expression des styles artistiques. Démarche personnelle, spirituelle…

En septembre 2014, Francine exposera à la galerie Alex Dufresne de Callander avec une collègue artiste de North Bay. Au rythme des saisons, au son des tambours et aux couleurs de sa vie, Francine poursuit son œuvre tout en partageant son savoir avec les artistes et le public, qui sont, eux aussi, sur le chemin de la découverte de leurs forces intérieures…

Références : Émission L’Accent, Radio-Canada, 11 novembre 2006; textes de F. Noiseux.

Certification_2014 

Émilie «Lillie» LaFlamme

Aventurière du Nord de l’Ontario (Gogama)

Lillie LaFlamme

Photo : Lillie LaFlamme en traîneau, possiblement à Montréal en 1924, Reproduite avec permission de Suzanne F. Charron. Source : Denise Savard

En parlant de son « mari »*, Joe LaFlamme qui vivait à Gogama, Émilie aurait dit : «Il est drôle. Il aime tout de sa vie dans le Nord — ses chiens, sa chasse et sa trappe. Il est venu ici et moi, je l’ai suivi». — Émilie Haigneré dite Lillie LaFlamme, citée par Suzanne F. Charron** dans son livre Joe LaFlamme : L’indomptable dompteur de loups

Imaginez un trajet qui vous conduirait de Paris, en passant par Liverpool en Angleterre et Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, pour arriver à Montréal au Québec, et finalement aboutir à Gogama dans le Nord de l’Ontario. Voilà le parcours de vie d’Émilie Haigneré au moment de sa mi-vingtaine !

Ce qui est d’autant plus étonnant dans le parcours inusité d’Émilie (plus tard connue sous le nom de Lillie), c’est bien le fait qu’il a eu lieu au coeur de la forêt nord-ontarienne, au début des années 1920, à titre de compagne de Joe LaFlamme avant même que celui-ci soit renommé comme dompteur de loups partout en Amérique !

Au moment du départ de sa France natale, Émilie, alors domestique peu argentée, avait quitté sa terre parisienne sur invitation de ses amies, des épouses de soldats canadiens. Arrivée à Montréal en 1919, Émilie a fait la connaissance de Joe LaFlamme… et  son aventure nordique ne tarda pas à commencer.

Émilie Ernestine Hélène Haigneré est née en 1893 à Étaples-sur-Mer, un village de pêcheurs dans le département du Pas-de-Calais en France. Malgré sa lignée marine, c’est à Paris que la jeune Émilie a grandi, probablement élevée par un membre de sa famille étendue. Mode, élégance, grands magasins et manières faisaient partie du vocabulaire de la jeune femme en devenir. Et pourtant, à l’été 1920, Émilie s’est retrouvée à Gogama, vivant une vie rustique avec Joe LaFlamme dans un « lieu éloigné et dépourvu de commodités telles que l’électricité, l’eau courante ou les toilettes intérieures ». Émilie avait peut-être le sens de l’élégance, mais elle avait aussi une âme aventurière et une capacité d’adaptation plutôt extraordinaire !

Les gens du village de Gogama la connaissaient sous le nom de Lillie ou encore de la p’tite femme, un surnom que lui avait donné Joe LaFlamme en raison de sa petite taille (1,3 mètre, 45 kilos). Intelligente, maquillée, chapeautée, Lillie se plaisait dans la rudesse du style de vie nordique. Elle aimait le Canada, le froid, la neige, et aussi, fort probablement, la notoriété d’être la compagne d’une légende vivante. Entourée de ses oiseaux, poules, pigeons, moufettes et même d’une louve appelée Sparky, Lillie jouissait du contraste des saisons du Nord engendré par les hivers blancs et rigoureux, suivis d’étés chauds et lumineux. Mais la vie avec Joe LaFlamme n’était pas de tout repos. Il pouvait être intransigeant et colérique envers elle, en plus de lui imposer ses absences longues et fréquentes lorsqu’il parcourait l’Amérique, participant à des expositions sportives en vue de faire connaître ses loups, et plus tard, ses orignaux, tout en éduquant la population sur les modes de vie du Nord de l’Ontario.

Sous les yeux du couple LaFlamme, le village de Gogama prenait de l’ampleur depuis l’arrivée du premier résident du village en 1917 (Arthur L’Abbé). Gogama se développait, les familles s’y faisaient plus nombreuses, des églises et des écoles étaient fondées et des moulins à scie étaient mis sur pied. Joe et Lillie y occupaient une place de choix.

Malgré une enfance européenne et citadine, Lillie se plaisait dans le Nord de l’Ontario. Femme indépendante et audacieuse, Joe lui avait enseigné à atteler elle-même une meute de chiens afin qu’elle puisse jouir d’une liberté de déplacement même lorsqu’il était parti au loin. À une époque où le rôle des femmes était plutôt restreint sur la place publique, Lillie savait faire valoir son opinion et ses désirs et reculait devant peu de choses. Elle excellait au billard et était même devenue une adversaire redoutable pour quiconque voulait la défier au jeu.

Avec Joe, Lillie a aussi pratiqué l’élevage de loups et d’orignaux. Côte à côte, ils ont préparé et servi les repas à de nombreux pensionnaires et même à tout le personnel de Warner Brothers qui était venu à Gogama pour filmer les pompiers forestiers vers 1945 ! Lillie s’est également improvisée prospectrice en 1938, enregistrant trois claims miniers lors de la deuxième ruée vers l’or de la région. Et toujours, Lillie a soutenu les rêves aventuriers de son mari.

Les temps durs d’un village pionnier et d’une époque qui a traversé les années de la Grande Dépression ainsi que de la Seconde Guerre mondiale n’auront pas permis à Lillie de remettre les pieds dans sa patrie française. Mëme si la vie du Nord a été excitante, elle a aussi été éprouvante pour cette jeune femme qui connut la maladie six ans après son arrivée en terre canadienne, qui a aussi perdu une fillette en bas âge, et qui a toujours vécu à proximité du danger, entourée d’animaux sauvages et dangereux, ainsi que d’un mari contrebandier d’alcool. Lillie a quitté Gogama en 1948 pour Montréal où elle est décédée en 1982, soit 17 ans après le décès de Joe LaFlamme en 1965. Elle a incontestablement laissé sa marque dans le paysage nord-ontarien.

* * *

* Dans ses recherches sur Joe LaFlamme, l’auteure Suzanne F. Charron n’a trouvé aucun document qui puisse confirmer un mariage officiel entre Émilie Haigneré et Joe LaFlamme, mais Émilie Haigneré a tout de même été connue sous le nom de Lillie LaFlamme.

** Je remercie très chaleureusement Suzanne F. Charron de m’avoir accordé la permission de résumer les faits saillants de la vie d’Émilie Haigneré à partir de ses recherches effectuées dans le cadre de la publication de sa biographie Joe LaFlamme. L’indomptable dompteur de loups. Je le remercie aussi pour la relecture de ce bref résumé biographique.

Joe LaFlammeRéf. Joe LaFlamme. L’indomptable dompteur de loups, Suzanne F. Charron, Éditions Prise de parole, 2013 et 2014.

Certification_2014

Calendrier de collection : Paroles de femmes en Ontario français 2015

DOUZE FEMMES. DOUZE CITATIONS.

Calendrier de collection pour  l’année 2015 ! 

Calendrier

Le calendrier Paroles femmes en Ontario français 2015 sera en vente dès le 24 juin 2014 ! Le lancement officiel du calendrier aura lieu en septembre 2014 lors du 25e congrès de l’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO). Le calendrier s’inscrit dans les activités qui soulignent la commémoration de la présence française en Ontario en 2015.

Chaque mois du calendrier offre une citation d’une femme de l’Ontario français : de Saint-Joachim (près de Windsor) à Toronto, en passant par le Nord de l’Ontario et l’Est ontarien, douze femmes partagent leur passion pour la politique, l’écriture, la spiritualité, les communications, la langue française et la francophonie en Ontario, au Canada, en Amérique. 12 femmes. 12 citations.

À partir du 24 juin, vous pouvvez réserver et prépayer votre calendrier en ligne en toute sécurité. Il vous sera expédié en septembre 2014 ! Nous vous suggérons de conserver chaque page du calendrier pour les encadrer à la fin de l’année 2015 et les exposer dans vos salles d’attente, votre hall d’entrée, vos espaces de bureau, votre salle de classe, etc.

Pour commander votre calendrier, visitez le : http://www.triyana.ca

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Soeurs de l’Assomption de la Sainte Vierge

Soeurs de la Charité d’Ottawa

Soeurs de Notre-Dame du Perpétuel Secours

Soeurs de Sainte-Marie de Namur

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V

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Carmen (Prévost) Vierula

Comptable en chef, vérificateur au service d’évaluation et d’audit des Nations-Unies à New York, militante pour l’éducation des enfants et les droits des femmes, bénévole

Carmen V. course

Photo : Carmen Vierula, Fin de semaine des courses, Ottawa 2014

Dès son jeune âge, Carmen a appris de ses parents l’importance de l’éducation, de toujours faire son travail de son mieux et avec fierté, et de contribuer au bien-être de sa communauté.

Fille aînée de Doris Prévost, mineur et Hélène Bourré, elle a grandi sur la rue Norman à Dowling avec sa soeur Carole au coeur d’une grande et chaleureuse parenté francophone dans la région de Sudbury.

Carmen est diplômée de l’École secondaire Rayside et de l’Université Laurentienne où elle a obtenu un Baccalauréat en commerce en 1981.

Enfant, sa mère lui a montré à compter avec des pièces de monnaie sur la table de la cuisine. Ces leçons sur un coin de table lui ont bien servi puisque Carmen œuvre maintenant à l’Organisation des Nations Unies où elle est responsable des services de vérification à New York. Elle dirige l’évaluation de l’efficacité des processus de gestion du risque, de contrôle et de gouvernance qui concernent le siège de l’ONU, les opérations sur le terrain pour les commissions économiques et le Bureau des Nations Unies pour la coordination des Affaires humanitaires, le plan-cadre d’équipement et la caisse de retraite.

Depuis près de trois décennies, Carmen acquiert des expertises en finance, en exploitation, en vérification des technologies de l’information et en services consultatifs dans les secteurs public et privé. Elle a œuvré pendant 16 ans dans des fonctions de direction stratégique en vérification interne dans le milieu des banques centrales et de l’enseignement supérieur, et pendant 11 ans, à titre d’experte comptable dans des cabinets de comptables agréés à Calgary, à Guelph et à Ottawa. Elle a aussi enseigné le français au primaire et à l’université de Hammenlina en Finlande pendant une année.

Sa passion pour le service communautaire a connu ses débuts lorsqu’elle est devenue membre de la Coopérative Carrousel pour parents et enfants francophones à Ottawa. Carmen et son conjoint John Vierula étaient ravis de trouver un milieu culturel francophone pour appuyer l’épanouissement de leurs deux enfants. Elle s’est joint au comité d’administration du Carrousel et y a suivi une formation fournie par Centraide afin de comprendre le rôle et les responsabilités des membres bénévoles. Par la suite, elle s’est engagée auprès du conseil de la garderie scolaire, La Clémentine, et le conseil scolaire catholique de l’est de l’Ontario.

Carmen a servi au conseil d’administration bénévole du regroupement des femmes d’Ottawa en tant que trésorière et de MATCH International (organisation à but non lucratif visant à développer le leadership des femmes du sud global). En plus, elle a été membre du comité de vérification de la caisse populaire des femmes d’Ottawa.

Elle a également présidé les comités de vérification et d’administration du conseil d’administration des Services de santé Royal Ottawa (de 2002 à 2007). Elle a participé aux activités d’autres organismes bénévoles, dont Centraide et la Fondation de recherche de l’Institut des vérificateurs internes. Carmen est devenue membre du Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa en 2004 jusqu’en 2013. Avant d’assumer le rôle de vice-présidente du Bureau de 2010 à 2012, elle a été présidente du Comité de vérification.

Carmen va bientôt se joindre à ses collègues de la Banque du Canada à Ottawa dans un nouveau rôle, celui de chef des finances et comptable en chef. Entre-temps, elle a couru son 8e marathon à Ottawa en mai 2014…et prépare déjà son 9e !

NDLR : Je remercie chaleureusement Madame Raymonde Gaudette d’avoir proposé le nom de Carmen Prévost Vierula pour un profil sur les Elles du Nord, et d’avoir fait les démarches nécessaires pour me mettre en contact avec elle.

Références :  uottawa.ca; texte de C. Vierula

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